18 mars 2008

Revue Sans Soirée n°3

Misted_filly_glamour Vous avez jusqu'au 20 avril pour m'envoyer une nouvelle de 2000-2500 mots sur le thème "Glamorama". Les règles sont simples: si vous écrivez de la fiction de qualité, si vous détestez l'autofiction et les délires stylistiques, j'attends avec impatience de vous lire.

En attendant, je vous laisse avec une nouvelle envoyée par Nicole Schou, "Quinze Août":

Téléchargement quinze_aot_nicole_schou.doc

J'ai trouvé cette nouvelle très lisible. Mais certains points mériteraient d'être retravaillés. Les informations sur le personnage sont parfois lancées en vrac, au lieu d'être insérées plus subtilement à la narration:

"Maintenant il se dit: tout ça pour ça! Tout ça pour s'apercevoir qu'il s'enquiquine avec son épouse et qu'il végète dans son poste de juge d'instance à Poitiers.

Depuis quelques années, il se dit qu'il aurait sans doute été plus heureux en étant médecin (il avait beaucoup hésité entre droit et médecine)"

Petit détail: le verbe "s'apercevoir" est un peu trop répété.

Cela dit, le milieu de la bourgeoisie de province est décrit de façon très réaliste (ah, le labrador des beaux parents...)

Bon, n'oubliez pas de laisser un petit commentaire pour Nicole!

23 janvier 2008

"In the Grupetto", Emilien Noel

Bureau Selon Daniel Fattore, mon avis sur les textes de la revue influence de façon inconsciente la lecture. Donc (une fois n'est pas coutume), je vais vous laisser commenter en premier ce texte, "In the Grupetto" d'Emilien Noel.

Téléchargement in_the_grupetto_emilien_noel.doc

Je donnerai ma propre critique bientôt...

16 janvier 2008

"Cinq minutes de présence en cet endroit", Michel Meyer

Starwarsbobbafett J'ai déjà parlé de Michel Meyer ICI. Comme c'est un des rares "écrivains du web" que je respecte, j'étais absolument enchantée qu'il m'ait envoyé un texte.

Téléchargement cinq_minutes_de_prsence_en_cet_endroit_michel_meyer.doc

Malheureusement, je n'ai rien compris à cette histoire de science-fiction. J'avais vraiment l'impression de lire du Dantec: même vocabulaire abscons, même délire fantastique. Bon, il n'y a pas la dimension mystique, c'est déjà ça...

Mais je reconnais que:

1) Je ne lis jamais de science-fiction. Donc je suis assez mal placée pour juger ce texte.

2) Il y a probablement une dimension ironique. Mais le second degré, très peu pour moi. Je préfère les histoires basiques, honnêtes, réalistes.

Cela dit, je pense sincèrement que Michel Meyer a du talent. Lisez sa nouvelle "Bonjour, je suis Dominique Lepage", vous verrez...

[Pour ceux qui ne connaissent pas la Revue Sans Soirée, n'oubliez pas de laisser un commentaire pour l'auteur. Avec un peu de chance, il vous répondra!]

 

09 janvier 2008

"On ne peut pas avoir vécu", Alexandre Schuers

Fantome Voilà un court texte que m'a envoyé Alexandre Schuers (voir son blog ICI):

Téléchargement on_ne_peut_pas_avoir_vcu_alexandre_schuers.doc

Je ne veux pas trop dévoiler l'intrigue, donc disons que le narrateur est absent à lui-même, perdu au milieu de la foule, incapable d'éprouver des sensations.

Le début m'a paru un peu faible: le côté "je tire la langue en public", ça fait un peu dissertation de collégien.

Mais après, ça s'améliore sérieusement. Le meilleur passage est, à mon humble avis, celui qui joue sur les 5 sens:

"Je me rappelle maintenant du pain tout chaud que je rapportais le matin. De la voiture qui ne démarrait pas les froides matinées d’hiver. De la pluie battante fouettant les vitres."

Mon conseil à Alexandre: essaie de donner plus de contexte et de descriptions du monde extérieur. Sinon, l'évocation des états d'âme peut sembler assez creuse.

Et, pour les autres lecteurs, n'oubliez pas de laisser un petit com' (bon, vous devez commencer à connaître la formule de la Revue Sans Soirée, maintenant...)

18 décembre 2007

"Tigres et dresseurs de tigres", Marc Séfaris

Tigredressesansbarreau Pour le grand retour de la Revue Sans Soirée, j'ai choisi "Tigres et dresseurs de tigres" de Marc Séfaris (alias Marco).

Téléchargement tigres_et_dresseurs_de_tigres_marc_sefaris.doc

Le début est vraiment très bon: la description du cirque est ultra réaliste, mais respecte le point de vue naïf de l'enfant:

"Mais moi, agrippé au bras de mon grand-père, je compris tout. Je n'avais guère plus de cinq ou six ans, et je compris que tout ici bas est factice: le dresseur jouait l'inquiétude, les tigres jouaient la sauvagerie domestiquée, le public jouait l'éblouissement."

Malheureusement, le texte s'essouffle très vite. La relation entre le narrateur et Vanessa sonne faux. J'ai eu du mal à imaginer cette jeune femme qui a tant de pouvoir sur le narrateur: à quoi ressemble-t-elle? quel âge a-t-elle? quel est son milieu social? etc...

Tout ça paraît très abstrait:

"Que m'importe, à moi, les horizons sans fin si je peux dormir allongé sur Vanessa, Vanessa mon rivage, ma ravisseuse, Vanessa saveur de fauve et de vanille..."

De même, l'appartement n'est pas décrit précisément. Quant à la chute de la nouvelle, elle m'a paru vraiment artificielle.

Donc je pense que "Tigres et dresseurs de tigres" gagnerait à être retravaillé. Mais je ne me fais pas de souci pour Marc Séfaris: on sent qu'il a quelque chose à raconter. A natural-born storyteller, diraient mes camarades britanniques...

[N'oubliez pas de laisser votre avis sur le texte de Marco, et éventuellement un petit conseil pour l'améliorer...]

18 octobre 2007

Numéro 2: appel à textes !

Bilan du numéro 1 de la Revue Sans Soirée: quelques textes très réussis (ceux d'Aymeric Patricot et de Manon Fornari, à mon humble avis) et de nombreux commentaires de lecteurs. Bref, un projet qui devrait intéresser tout écrivain wannabe!

Il est donc grand temps que j'organise le retour de la Revue Sans Soirée...

Vous avez jusqu'au 15 décembre 2007 pour écrire une nouvelle autour de cette phrase:

"I must give myself what I need" (Je dois trouver ce qui me manque, ce dont j'ai besoin)

La citation est tirée de "Black tickets", de Jayne Ann Phillips.

Quelques règles à respecter, avant d'envoyer vos textes à wrath_lmj[at]yahoo.fr :

  • Longueur du texte: pas plus 2 000 mots
  • Ligne éditoriale: BE REAL, pas d'autofiction, pas de nombrilisme
  • La Revue Sans Soirée étant fondée sur l'interaction entre auteur et lecteurs, il est important que vous soyez prêt à répondre aux commentaires une fois votre texte publié online. En clair, si vous avez peur des lecteurs, inutile de m'envoyer un texte!

(Pour la publication papier, ça va être plus difficile que prévu. Mais je compte établir des partenariats avec d'autres revues online. A suivre, donc...)

10 octobre 2007

"Etat latent", Fabrice Causape

Et voilà le dernier texte de la revue Sans Soirée (enfin, du numéro 1 !)

Téléchargement etat_latent_fabrice_causape.pdf Painting_absinthe_degas

Je me souviens d'une conversation avec Lucien Cerise (l'auteur de "Photographies d'un Hamburger") : il me disait qu'un texte doit forcément être jugé dans une catégorie précise. Autrement dit, un fan de Guyotat devra changer de perspective quand il essaie de juger un bouquin de Zola (et inversement).

"Etat latent" appartient donc à ce que j'appellerais la catégorie "grand style": emploi abondant du passé simple ("le téléphone chut sans retenue") et vocabulaire recherché ("sommeil létal").

Vous vous en doutez: le grand style n'est pas ma tasse de thé. Pourtant, le sujet m'a paru intéressant et traité honnêtement: une jeune femme dépressive qui regrette l'amour de sa vie.

J'ai envie de dire que c'est dommage, que Fabrice Causape aurait pu parler de son sujet avec moins d'emphase. Mais tout le monde ne veut pas forcément écrire comme Houellebecq, avec des phrases courtes et un vocabulaire simple...

[N'oubliez pas de laisser un petit commentaire pour l'auteur, et d'aller jeter un coup d'oeil à son blog ICI ]

05 octobre 2007

"Matricide à la Fnac", Carole Mortier

Matricide Carole Mortier est probablement très sympa: elle soutient mon projet de Revue Sans soirée depuis le début et m'a demandé en "friends" sur Myspace.

J'aimerais donc dire du bien du texte qu'elle m'a envoyé. Mais malheureusement, je pense que cette histoire de matricide est ratée.

Téléchargement matricide_la_fnac_carole_mortier1.doc

Tout d'abord, ça me paraît difficile d'expliquer des sentiments si complexes en 3 pages. Le passé des personnages est bâclé, et la psychologie est vraiment rudimentaire.

Ensuite, le vocabulaire est parfois lourd: cf "gaillard", "vieille truie rigolarde",...

Enfin, je trouve que les émotions sont dites plutôt que ressenties. Plutôt que de nous dire que le fils pense à tuer sa mère (cf "instinct matricide, "mauvaises pensées"), mieux vaudrait que l'on ressente ces pulsions.

Ce qui me fait penser à un exercice qu'on a fait en creative writing hier. Prenez une idée abstraite, comme la joie et le désespoir, et essayez de la présenter en utilisant les 5 sens. La principale difficulté consiste à ne PAS réemployer de concepts (par exemple, ne pas dire "la joie sonne comme une promesse d'amour"...)

Bon, que pensez-vous du texte de Carole? Et si ça ne vous plait pas, laissez un petit conseil pour s'améliorer...

20 septembre 2007

"Métro vavin", Parisian Dundee

Verlaine "Il y a une part de folie dans le fait de persévérer, de s'obstiner, de s'acharner, et pourtant cette folie seule permet de s'ouvrir les porte de l'accomplissement", m'a écrit Parisian Dundee en guise d'introduction au texte envoyé pour la Revue Sans Soirée.

Téléchargement métro_vavin_parisian_dundee.doc

Mélange de théâtre, de fiction et de poésie, "Métro Vavin" est un "truc" littéraire (dixit l'auteur).

Pour être honnête, j'ai été déçue par ce texte, qui parle d'un clochard qui attend la femme de sa vie sur un quai de métro.

Malgré des dialogues bien construits, j'ai trouvé que le thème était vraiment cliché. Vous en connaissez, vous, des clodos poètes? ça sent le mythe Verlaine-Rimbaud à plein nez (alcool + manque d'argent = artiste maudit !)

Non, franchement, je trouve que Parisian Dundee aurait pu écrire un texte plus personnel au lieu de broder des lieux communs.

(Bon, à vous de laisser votre avis...)

13 septembre 2007

"Sugar", Thierry Rouze

Pour le rendez-vous hebdomadaire de la revue Sans Soirée, j'ai choisi un texte assez étrange...Téléchargement sugar_thierry_rouze.doc

Vous me connaissez, j'ai l'habitude de donner mon avis franchement: j'aime ou je n'aime pas. Mais concernant "Sugar", je n'arrive pas à me décider.

Coca_claude_max_lochuBon, c'est un texte plutôt bien écrit, avec un thème original (un type qui tente de dissuader les gens d'acheter du Coca au distributeur...)

Mais la fin contraste bizarrement avec l'originalité du début. Les clichés sont trop nombreux: "Et je pourrai boire dans vos yeux", "Le silence de ces 20 secondes sera intense",...

J'ai quand même un doute: y a-t-il une ironie qui m'aurait échappé ? A vous de me le dire !

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