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23 janvier 2008

Commentaires

cassiopée

Et pourquoi aurait-on la gentillesse de lire le texte d'un inconnu sans avoir aucune connaissane de sa qualité et de le commenter ? Pour te faire plaisir Wrath? Mais toi-même n'est pas très respectueuse des lecteurs et commentateurs de ton blog. Au moins quand tu disais que c'était nul, je pouvais avoir la satisfaction de te contredire et de défendre une pauvre personne injustement agressée. Là rien. Donc pour le moment, je m'abstiens, en attendant que quelqu'un d'autre fasse la première lecture. Alors, ça vaut le coup d'être lu ou pas? D'avance merci :-)

nicole

Vous êtes vraiment une râleuse, Cassiopée :-)

Sinon ce texte est de loin le meilleur que j'ai lu dans Revue sans soirée.
Très bien écrit, drôle, moderne sans les excès dans lesquels tombent souvent les imitateurs de Houellebecq.
Seul bémol; la fin, je suis restée sur ma faim, si j'ose dire.

cassiopée

@Nicole : Maybe :-). Bon, du coup j'ai essayé de lire le texte. J'ai craqué page 3, je trouvais ça trop soporifique. Puis j'ai lu la fin, je ne vois pas trop le rapport avec le reste. Donc, je n'ai pas accroché du tout. On dirait qqun qui raconte sa vie au bureau. Et puis à la fin (attention spoiler !!!) ah tiens , j'ai plus de place, terminons en beauté, boum :-). (désolée si je suis rude, c'est à cause de Nicole, plus l'attente est grande, plus l'est aussi la déception :-) )

Marco

Je suis presque d'accord avec Nicole: c'est vraiment bien mené, et il y a de sacrées trouvailles derrière l'apparente monotonie. Humour accrocheur. Nonchalance efficace (mine de rien, y a un vrai suspense, si si Cassiopée, je te jure). Et puis intrusion discrète de poésie sur moquette usée. Bravo.
Mais aussi, je trouve, quelques notations vraiment caricaturales sur les collègues de travail, trop "attendues" pour le coup (les 2 euros, les connes, l'"homo de service" etc.) et quelques formules en trop (surtout au début). Pour ce qui est de la fin, je suis prêt à adhérer, mais je ne suis pas sûr de l'avoir comprise :) (l'auteur pourrait-il venir ici donner une piste, quand il aura fini ses sauts de trampoline en Bob l'Eponge sur Dailymotion?)

Michel P Meyer

Une nouvelle plutôt réussie, j'ai bien aimé.

Le mélange de prose et de poésie, un environnement de travail banal, un protagoniste désabusé nourri à la vulgate scientifique, l'humour comme moyen, l'amour comme préoccupation: c'est l'école Houellebecq, Emilien Noel l'a bien étudié, peut-être trop bien.

Houellebecq aurait lui, certainement opté pour une narration à la première personne du singulier.

Mais je trouve qu'il y a vraiment de belles phrases et des considérations intéressantes. Dramatiquement c'est bien foutu, il y une tension, une attente. La variation: "On dit que les femmes aiment les chefs", "Les filles aiment bien les gars diplomates" ou encore "les femmes aiment bien les hommes qui parlent bien", est assez sympa.

La fin est effectivement plutôt mystérieuse. En le relisant, et me relisant, je me dis qu'il doit s'agir d'un attentat terroriste, Houellebecq oblige.

@Wrath: cette nouvelle contient plus de 2300 mots, le plafond de 2000 mots de ta Revue sans Soirée est dans les choux. Mais de toute manière, 2000 mots c'est carrément trop court et très contraignant, pourquoi pas 5000 ?

galadrielle

J'aime bien, franchement. Des phrases comme "Les incidents fortuits et inconséquents sont une plaie sans fond dans la condition humaine.", je trouve ça très bon! Le texte me paraît très bien écrit en général. C'est vrai que ça évoque un peu "l'extension du domaine de la lutte", mais bon... ça ne m'a pas gênée, j'ai adoré ce livre.

Raminagrobis

On sent l'imitation de Michel H. Les clichés genre "l'homo de service" déçoivent. On aurait pu aller plus profond dans l'évocation de la médiocrité de la vie de bureau...jusqu'à la transcender. Et puis on dit "aréoles" et non "auréoles". Ca casse aussi le mood, ça. On dirait un auteur qui n'a rien à dire, en fait, même si formellement c'est pas trop la cata. Au contraire du texte de Schuers, complètement maladroit dans la technique, mais dont le mal-être sincère et fort transparaissait.

wrath

Je suis d'accord avec Raminagrobis: la technique est assez bien maitrisée, mais c'est vraiment trop superficiel au niveau des émotions.

Il y a quand même quelques phrases drôles:
"Il faudrait sans doute pour cela rajouter une petite coquetterie, comme de trampoliner à poil, par exemple, ou bien déguisé en Bob-L’éponge."

Et des petits détails qui rendent bien l'atmosphère d'une réunion de travail:
"Une grosse mouche noire traverse pesamment la pièce et vient buter contre la baie vitrée. Un instant étourdie, elle fait demi-tour et sort finalement par la porte laissée entrouverte."

@Michel Meyer: c'est vrai, j'ai oublié de compter le nombre de mots de cette nouvelle.
5000 mots, ça me semble vraiment trop.
Les concours de nouvelles en Angleterre demandent en général 2000 - 3000 mots. C'est peut-être ce que je demanderai la prochaine fois, on verra...

Emilien N.

Merci pour vos commentaires.

Le format est court, il s'agit donc surtout d'un travail sur le style.

Je ne suis pas spécialement fan de houellebecq (je préfère kafka, céline, Bukowski ou même Pagnol). L'impression de filiation vient peut-être du fait que c'est un des rares auteurs français résolument modernes.

La fin se veut naturellement ambigue. Sa brutalité suggère qu'elle n'est peut-être pas réelle.

Enfin, la confusion entre "auréoles" et "aréoles" est amusante mais elle ne vient pas de moi.

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