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09 janvier 2008

Commentaires

Michel P Meyer

C'est une bonne nouvelle, je m'y suis senti chez moi, les jours de grande solitude.
J'en aime le style dépouillé, déglingué, et un peu neuneu.
Le titre est bon.
J'achète.

Par contre, je commence à me demander ce que recouvre le mot "nouvelle", parce je n'aurais naturellement pas rangé ce texte dans cette catégorie. Il me semble que l'appellation "nouvelle", pour un texte qui ne sort pas de la première personne du singulier, est un peu déplacé. Il y aurait comme une sorte de confusion entre l'auteur et son personnage, pas de distanciation, ça donne le sentiment ambigü qu'il pourrait s'agir d'un témoignage. Mais cette ambiguïté participe certainement au charme de ce texte.

Marco

Le texte se lit bien, c'est vrai, et la fin "explicative" brise l'aspect statique du texte, mais perso, je ne suis pas trop partant, il me semble que l'individu "insensibilisé" a déjà souvent été vu (l'"homme qui dort" de Perec etc.)et l'évocation reste impersonnelle. Le côté non-narratif et intime ne me gêne pas en revanche, on est loin de la nouvelle "classique" c'est vrai, mais c'est vrai aussi de nombreux romans contemporains qui intègrent beaucoup (trop?) de "discours" et moins de "récit" qu'auparavant.

SchyzoBoy

@Wrath : J'ai toujours eu du mal pour ce qui est des descriptions. Dans une autre nouvelle j'ai déjà essayé de décrire un homme et je n'y suis tout simplement pas arrivé. Mais, ça se travaille...

@Michel P Meyer : Merci. Pour ce qui est de la confusion entre l'auteur et le personnage, c'est involontaire ou alors j'ai vécu cela inconsciemment...

@Marco : Je lis très peu, alors je n'ai pas pu me rendre compte des sujets traités et retraités. Ce que je trouvais intéressant dans cette "insensibilité" c'était d'évoquer cela sens par sens. Après il y a des sujets qui seront éternellement revus. Pour ce qui est du discours, c'est peut-être une habitude d'aller à l'essentiel ou des restes de poésie. Je ne sais pas trop, à vrai dire...

galadrielle

J'aime bien certains passages (en particulier la salle de cinéma, ce film que tout le monde voit et auquel tout le monde peut réagir, sauf le narrateur), mais je n'ai pas vraiment accroché à l'ensemble. D'abord, c'est peut-être idiot mais certaines fautes de français m'ont vraiment gênée : comme "je me rappelle de" qui revient plusieurs fois. Ensuite, je trouve qu'il manque une histoire pour soutenir le tout : le personnage est campé, on le sent bien, mais ... peut-être simplement la fin me semble-t-elle un peu faible, pas très convaincante, du coup je n'y crois pas. L'absence de sensations, la solitude sont bien décrites, mais très dramatisées, et cette dramatisation ne me paraît pas justifiée par la perte de l'amour. Mais bon. Peut-être est-ce vraiment personnel comme façon de voir.

Jo Ann v.

Je voulais faire très court : j'aime beaucoup. Mais je ferai un peu moins court ;-)
J'aime la poésie qui se dégage de ce texte, qui a la bonne longueur. Pas trop long, juste assez pour faire comprendre les sensations ou l'absence de... J'aime beaucoup les comparaisons , je suis moi-même adepte des paraphrases (à voir si c'est une qualité ou un défaut) et le texte m'a sonné très vrai. J'ai tout ce dont j'ai besoin entre ces lignes parce que je comprends ces sensations (ou manque de), parce que je les ai vécues (la mort est une b*) et c'est très joliment dit.
Reste à savoir s'il faut l'avoir vécu pour aimer, ou l'aimer par le style ?

SchyzoBoy

@galadrielle : Je n'ai aucune excuse pour les fautes de français, c'est un manque d'attention de ma part. Mais je ne pense pas que cette dramatisation est injustifiée. Cet amour que le personnage perd peut-être de toutes les formes : l'amour d'une famille, d'amis, d'un homme ou une femme, d'enfants, voire de choses moins concrètes. Et pour une personne qui ne ressent aucun signe d'amour, il est très difficile, selon moi, de ressentir quoique ce soit d'autre. Mais c'est une vision personnelle, en effet...

@Jo Ann v. : Merci beaucoup. Personnellement, je n'ai pas souvenir d'avoir vécu cette situation, ou alors l'ai-je vécu sans le savoir ?

max léon

C'est pas mal écrit, y'a un truc mais, au final, je trouve que ça ne veut rien dire. Il faudrait une idée directrice plus forte.

Chproutz

Assez d'accord avec Michel Meyer et Max Leon: c'est correctement ecrit mais ca n'est pas une nouvelle: Pas de personnage, ni de situation.

Ca ressemble plutot a de la poesie en prose, non?

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