Le milieu de l'édition n'est pas hostile (quand on a fait Sciences-Po): parole de Guilllaume Robert!
Voilà ce que m'écrit Guillaume Robert (éditeur chez Flammarion, que j'ai Podwrathé il y a quelques temps):
Le milieu de l'édition n'est pas toujours hostile
C’est une jolie histoire d’édition que j’ai envie de te raconter. Eh oui, cela arrive parfois… Il y a un peu plus de deux ans, j’étais juré dans un concours de nouvelles à Science-Po. Un concours que tu dois connaître j'imagine. Comme il est d’usage dans ce genre d’exercice, j’ai reçu une cinquantaine de nouvelles, dont une majorité, il faut bien le dire, était sans grand intérêt. Et là un petit miracle se produit. Une nouvelle sort du lot et enthousiasme l’intégralité du jury. Cette nouvelle est celle d'un étudiant, Pierre Stasse , que je demande très vite à rencontrer. Le garçon a vingt ans et des poussières, écrit des nouvelles et semble sur le point de terminer un roman. Quelques mois plus tard, le premier roman arrive, plein de qualités, de promesses, mais aussi plein des petits défauts qui font les premiers textes. Ensemble, nous le retravaillons pendant plus d’un an, car le manuscrit en vaut vraiment la peine. Mais hélas nous ne trouvons pas la solution. Et là un deuxième miracle se produit. Au lieu de se décourager, au lieu d’aller voir un autre éditeur, Pierre Stasse écrit un second roman. Un second roman que j’aime immédiatement et sans condition. Un second roman, à la fois drôle et émouvant. Un second roman qui sortira à la prochaine rentrée littéraire et qui sera donc son premier, "Les Restes de Jean-Jacques".
Résumons: Pierre Stasse a participé à un concours de nouvelles organisé par Sciences-Po. Guillaume Robert, qui a lui même fait Sciences-Po, a repéré le jeune homme et a fini par le publier. Le même Guillaume Robert m'a ensuite contactée, sachant que j'ai fait Sciences-Po. Et Guillaume Robert est également l'éditeur de Florian Zeller qui est passé par la rue Saint Guillaume, et copain avec Frédéric Beigbeder qui . . . Bref, je pourrais multiplier les exemples de cette Sciences-Po connexion.
Mais à part ça, tout le monde a sa chance dans le milieu non hostile de l'édition. Et Guillaume Robert m'a même promis une interview avec le jeune Pierre Stasse (à condition que je sois gentille et que je dise du bien de son livre...)
"Les Restes de Jean Jacques" sortira à la rentrée, et j'aurais l'occasion d'en reparler...
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