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18 septembre 2006

Commentaires

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Gadrel

C'est mieux, mais :

- le style ne convient pas à la personne et à l'époque. Une façon de s'exprimer qui est beaucoup trop moderne pour un homme des années 30 ;
- tu as manifestement des comptes à régler avec ton éducation, mais tu ne parviens pas à dépasser le sujet et à devenir objective et supra-personnelle. Tu es un écrivain-vengeur, mais pas dans le sens commun : tu écris pour te venger de ce que tu as vécu et de ceux que tu as rencontrés. C'est plutôt ennuyeux et je ne m'y retrouve pas : à la limite c'est intéressant dans une perspective anthropologique.
- un peu trop de clichés - stylistiques : la pluie qui coule le long de la colonne vertébrale, etc. - de situation : la mort, le suicide et la folie ne sont pas les seules issues possibles à une nouvelle ou un roman. - psychologiques : on ne comprend pas pourquoi le héros tue et la fêlure originelle n'arrange pas les choses.

Ne le prends pas mal ni comme une attaque personnelle.

maplume

je passe sur le sujet (il m'intéresse ou pas, mais à mon sens on a pas à dire à un auteur sur quoi il doit écrire)
Pour la forme, j'ai trouvé ça très réussi, le rythme "étiré" tient debout, la fin est insoutenable...
je trouve que cette nouvelle se démarque beaucoup des deux précédentes, on a là un vrai personnage. j'aime beaucoup ses ruminations obsessionnelles, on sent bien la pesanteur et la récurrence.
un peu d'accord avec gadrel pour le langage, quoi que l'ambiance 'poussiéreuse' est bien restituée à mon avis. trop d'adjectifs contemporains à mon gout, les expressions avec "atrocement" m'ont légèrement gênée.
en revanche ça ne me gêne pas du tout qu'on ne comprenne pas clairement les raisons qui le pousse à agir, je ne pense pas qu'un tueur ait une vision lucide de ses raisons, l'aperçu donné sur son déséquilibre mental me suffit amplement.
d'habitude je lis deux fois au moins les textes quand je dois donner mon avis, mais là je crois que la deuxième lecture ne va pas être possible... trop éprouvant!
bravo pour la progression et pour l'ouverture à la critique.

Céhaime

C'est mis en marque page, je lis cela cette nuit!

\o/

negrito

congrats it's always good to be published !!!

wrath

Merci pour les commentaires. Deux lecteurs pour l'instant, c'est mieux que rien:)
Sinon, je reconnais qu'il y a des maladresses dans "adieu la vie", mais c'est impossible de restituer à 100% la langue de l'époque. Prenons Drieu la Rochelle: il emploie bcp d'expressions qui sonnent très "actuelles". Sans parler de Céline...

@Gadrel: des comptes à rendre avec mon éducation? De quoi parles-tu? J'ai été à Sciences-Po, pas à Normale Sup (malheureusement!) Je ne me reconnais pas dans tout ce que dit mon personnage. Il a sa vie autonome, en quelque sorte...

@maplume: je suis contente que tu ais trouvé cette nouvelle "éprouvante". C'est tout à fait l'impression qu'elle me fait!

Céhaime

Cette nouvelle est simplement atypique parce que comme le dit Gadrel, il y aurait comme un anachronisme entre l'époque de la nouvelle et le language moderne. On reconnait de loin ton style, cependant cette nouvelle est beaucoup plus mûre que les autres. Je ne sais pas pourquoi. Elle me rend... tu sais, le syndrôme de Stockholm. Je plains le narrateur, je pourrais m'y retrouver quelques fois.

Sinon, totalement subjectivement, c'est une nouvelle qui me touche beaucoup et j'en suis légèrement chamboulé (surtout avec la bande son que j'ais en ce moment même).

Du très très grand boulot, sickly beautiful and wonderfully dirty.

J'en redemande...

SchyzoBoy

Argh...

J'avais fait un commentaire pour ta nouvelle hier soir, mais, j'ai oublié de faire le code de securité et j'ai dû fermer la page, du coup le commentaire ne s'est pas affiché...

Je ne devais pas être reveillé...

En gros je disais que j'ai adoré cette nouvelle, non seulement par un mélange du style et de l'époque mais également par le mystère l'interrogation qu'on se pose sur le personnage...

Sans oublier le suspense qui nous tient en haleine...

Seul un certain passage où j'avoue ne pas avoir compris, au moment où Pierre se trouve derrière René et qu'il aperçoit une marque rouge dans son cou, je n'ai pas saisi la signification de cette marque...

En tout cas j'aime beaucoup...

Définitivement...

vic

De fait, c'est un peu plus lisible. Je n'accroche néanmoins pas du tout. Navré.

wrath

@Céhaime: best way to read my short stories, avec de la musique à fond. Merci encore, ça me touche vraiment!

@Schizoboy: pour tout dire, je ne me souviens plus vraiment ce que j'ai voulu dire par cette histoire de marque rouge. Bref, ce n'est pas le meilleur passage:) Au fait, merci beaucoup pour le commentaire et j'attends avec impatience tes prochains poèmes!

@vic: prend exemple sur Gadrel, et donne les raisons pour lesquelles tu n'as pas aimé. Sinon, ça n'a aucun intérêt de laisser un commentaire...

Jo Ann

C'est un sujet dur, et dans quelques contrées, encore d'actualité!
Il y a une chose qui m'échappe pourtant... je n'ai pas réussi à voir le moment où Pierre commença à avoir des pulsions meurtrières. J'ai lu de façon erronnée peut-être parce que je sens qu'il était traumatisé depuis sa prime enfance, mais le moment où il devient psycho, j'ai sûrement dû le louper.

Sinon, même si j'apprécie la manière dont tu écris, je n'oserais pas avoir cette nouvelle (ou un roman) sur ce thème sur ma table de chevet... :|

wrath

Je n'ai pas voulu trop expliquer la psychologie du personnage. Tout simplement parce que lui même ne sait pas pourquoi il tue...
Sinon, j'ai bien "American Psycho" en livre de chevet. Pas de quoi faire des cauchemars:)

Fi

Il s’agit de la première nouvelle que j’ai lue, il y a déjà quelque temps, j’aurai peut-être dû donner mes impressions « à chaud ». Néanmoins, des souvenirs restent dans ma mémoire, des éléments qui m’ont marqué, enfin plutôt une époque, une atmosphère, un état d’esprit.

Ma première bonne impression est concernant l’époque à laquelle se déroule le récit. A vrai, la fin du dix-neuvième et jusqu’au début du vingtième siècle est précisément la période qui me fascine le plus.
Ensuite, l’atmosphère. En parcourant ces onze pages, j’ai ressenti les morsures de l’hiver, son incommodité. Également, un goût de fer s’installa confortablement dans ma bouche, je pense que cela est relatif au robinet de la chambre de Pierre, mon entendement ne m’en dit pas plus. Puis, des couleurs : marron, gris, vert et rouge tapissent pertinemment la narration.
Enfin, l’état d’esprit de Pierre, fébrile, aux abois, oscillant entre ce monde qui lui est étranger et sa folie diffuse qui l’en libérera. Pierre me fait penser aux personnages de Bataille notamment le héros de Bleu du ciel ou celui de l’Histoire de l’œil. D’ailleurs, tout comme cet écrivain (et bien d’autres, je n’en doute pas) les faits sont à peine suggérés, invoquant l’intelligence du lecteur si ce n’est, son bon sens toujours en parfait accord avec la disposition du personnage. Je parle particulièrement du passage à la fin du chapitre 3, où il sombre et fend son poing sur le miroir.

Pour conclure, je suis certain que le microcosme d’Adieu la vie, adieu l’amour pourrait devenir aisément un macrocosme tant il est rempli de richesses qui n’attendent que d’être extraites.

wrath

Merci pour le commentaire. Effectivement, j'ai beaucoup travaillé sur les couleurs, je voulais un univers qui se rapproche d'un champ de bataille.

Et je dois beaucoup à Drieu la Rochelle, que j'adore.

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