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29 septembre 2006

Commentaires

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Alan King

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Xpp

Encore une fois, je remarque que pour les debats steriles les commentaires sont nombreux, mais lorsqu'il s'agit de lire des textes, il n'y a plus personne.

Pour ma part, j'ai transmis a Wrath mon opinion sur ses trois nouvelles.
Ce blog a quoi? 100? 200 lecteurs par jour? et combien ont donne leur opinion sur les textes? 5 ou 6.

Quant on pense a tous les gens du "milieu" qui trainent sur ce blog (Emmanuelle Paganot, Thomas Clement, Max Monnehay, Gilles Cohen-Solal au moins) et qui n'ont absolument aucun interet pour les textes, ca laisse songeur...

Chproutz

Eh oui, ecrivains, editeurs et autres n'aiment pas lire. C'est une triste realite.

Emmanuelle Pagano

Ce n'est pas vrai. Tout d 'abord, Lise est autant du "milieu" que moi : et même, elle a l'air de mieux le connaître et elle est comme moi, en contrat avec un éditeur, pusique son bouquin va sortir débvut 2007. Ensuite :
j'adore lire, et lire me permet de vivre. Lire m'est vital. En plus de l'écriture, en plus de mon métier à plein temps, en plein de m'occuper de mes trois enfants, je lis 3 à 4 livres par semaine.
Seulement je ne suis pas éditeur et je ne lis pas de manuscrit pour les mêmes raisons (ou presque) que Martin Winckler, que je copie-colle ici :

"- je n’ai pas le temps de lire les manuscrits
- je ne sais pas si un manuscrit est publiable ou pas, car je ne suis pas éditeur ; des textes que j’adore sont considérés comme impubliables et inversement ; seul un éditeur (quelqu’un qui va vouloir publier et défendre votre livre) est en mesure de lire vos manuscrits
- si je me risquais à vous donner mon avis, il consisterait à vous dire... comment j’aurais écrit ce livre à votre place, et ça n’est pas ce que vous voulez."

Comment un écrivain peut-il écrire sans lire ?

prixdeflore2006

J'aurais pu intervenir pour saluer d'un clin d'oeil sympathique les quelques coupes opérées dans mon commentaire... Mais au final l'éditeur est maître chez lui... ;-)
Je me permettrai donc juste d'intervenir pour dire que, au fond, je suis bien d'accord avec Emmanuelle. Voilà.
Et bonne suite à LMJ, vraiment.

wrath

@Prix de Flore: je n'ai pas cité la partie de ton message sur ma nouvelle WRATH, puisque ce post concerne Dignitas. Je ne pense pas avoir fait preuve de malhonnêteté intellectuelle...

@Emmanuelle Pagano: Je ne suis pas d'accord. Je donne régulièrement mon avis sur des textes ou poèmes (ex: ceux de Kingbomber/ Skyzoboy).
Pour moi, c'est simplement une marque d'honnêteté: si un auteur attend du feedback, et que son texte a retenu mon attention, je lui donne mon avis.
Inutile de se retrancher derrière des arguments du type "je ne veux pas vous dire comment j'aurais écrit ce texte à votre place" pour justifier l'indifférence.

@Chproutz: lire la 4ème de couverture et un bon résumé, ça suffit généralement:)

@XPP: Tout à fait d'accord.

Chproutz

>Emanuelle Pagano: L'arriere des paquets de cereales ca ne compte pas, comme lecture...

Emmanuelle Pagano

Chproutz : encore une fois, tu te trompes : j'achète les céréales par 3kg, dans des sacs en papier sans rien d'écrit dessus !

prixdeflore2006

Don't worry, Wrath, I was only tongue-in-cheeking...

Benoît Girardot

Salut Lise! Les débats sont passionnés on dirait...Je viens de lire tes deux nouvelles Dignitas et Adieu la vie, adieu l'amour; au risque de me faire sauvagement couper dans cette rubrique je te donne mon avis sur les deux en même temps! J'ai préféré Adieu... pour le sujet, parce que tes deux thèmes mêlés se répondent bien, et que tu crées une ambiance bien glauque, mais par contre je trouve que l'histoire mérite plus de profondeur; bon, décider de tuer quelqu'un comme ça c'est chouette mais pas trop réaliste: une bonne idée, sans plus, si tu ne développes pas, moi j'y crois pas dans l'état actuel des choses! Par contre Dignitas m'a plu pour le côté bien mené, centré sur quelques persos, bien suivi, et qui se suffit à lui même. Le père, totu à fait ça, et la mère, parfait, pas de jugement, juste deux éclairages différents: c'est super! Ce qui est chouette, c'est que du coup Florentin est éclairé par l'entourage sans que tu aies à prendre la peine de le développer outre mesure.
Conclusion: j'attends tes autres nouvelles avec impatience, et je vais travailler au miennes, histoire de te les soumettre si tu veux bien!
Bonne soirée, et mes salutations à XPP.

Benoît

Fi

Ma mémoire est déjà plus fraîche que lors de mon précédent commentaire puisque j’ai lu Dignitas hier soir.

Tout d’abord, la scène du procès met en bouche. On se demande immédiatement pourquoi ? Et l’ellipse vient s’assouvir notre curiosité fraîchement attisée. Rien d’original, en effet, mais déjà une preuve d’une certaine maîtrise de l’écriture.
Ensuite, la psychologie du personnage est plutôt intéressante, on est guidé dans l’esprit perturbé de cet adolescent bouleversé bien qu’il n’éprouve pas une grande tristesse à la mort de sa sœur, celle-ci s’étant rapidement dissipée après l’annonce. Le rapport avec les parents reflète bien la révolte adolescente, seulement dans cette histoire, elle est exacerbée par le court vécu de Florentin auprès d’un monstre, emprisonnant son entourage dans des rituels avilissants dont la conclusion ne pouvait qu’être qu’une implosion familiale.
Le cynisme du personnage est déroutant, il semble mûr sûrement trop d’ailleurs l’émancipant de tout espoir certes utopique, mais indispensable à son âge et le perdant dans une lucidité accablante. Cultivé par une mère qui l’empêche de consommer son deuil « Ça ne sert à rien de pleurer, elle ne souffre plus, au moins », ne pouvant qu’entraîner la haine qu’éprouve Florentin pour sa génitrice, contrastant avec le pathétisme à l’encontre de ce père à la fois criminelle, démissionnaire et phagocyté par sa femme.
L’antihéros nous entraîne dans sa lente, mais ferme chute sous les sonorités d’Holly wood en autre. D’ailleurs, c’est troublant de lire des paroles familières dans une nouvelle, néanmoins cela est plutôt plaisant.
Seul regret, la fin où justement l’on reste sur notre faim, mais ne serait-ce pas pour laisser le lecteur s’imaginer son propre avenir du jeune Florentin ou seulement son évidente conclusion ? Bref, comme pour Adieu la vie, adieu l’amour, tout ceci pourrait être plus exploité à mon goût (notamment tout ce qui concerne la maladie de la sœur, son euthanasie…), cependant le résultat demeure convaincant.

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