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12 septembre 2006

Commentaires

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Gadrel

Tous les éditeurs qui se publient ne sont pas automatiquement nuls et corrompus. L'exemple qui me vient à l'esprit est celui d'Yves Berger, dont les livres étaient lisibles. Maintenant, pourquoi le faisait-il chez Grasset ? Parce que c'est plus simple. Ces types connaissent de toute façon tellement de gens dans le milieu qu'ils trouveraient sans le moindre problème à se faire éditer, n'en doute pas (cf. Nadeau et Pauvert, par ex.).

Eraser, The

Sauf que effectivement, Richard Millet est peut être un des seuls très bon écrivain français qui nous reste. Qu'il publie beaucoup de livres ne me déplait donc pas...que ce soit dans sa propre maison d'édition, encore moins...
Dans ton dernier paragraphe, on croit lire un passage de discours de DeVilliers ; va falloir me nettoyer tout ça et vite, effacer tout ce vice qiui ronge le milieu de l'édition française, tout ça parce qu'il ne veut pas éditer mademoiselle.

wrath

Si De Villiers propose vraiment de nettoyer le vice et la corruption, je suis de tout coeur avec lui...

Ce qui m'étonne dans vos commentaires, c'est que personne ne mentionne le VRAI problème: un éditeur ne doit pas être écrivain. S'il veut écrire, il change de métier. Point final.

Alan King

A moins qu'ils ne s'agissent d'auteurs qui ont compris/pensaient que le seul moyen d'être édité était... d'être éditeur.

Eraser, The

Ecrire et faire découvrir en même temps des écrivains ? c'est vrai, ça parait tellement étrange...bref, c'est pas parce que Beigbeder a dit que lui n'arrivait plus à écrire depuis qu'il était éditeur que c'est pareil pour tout le monde.
Et toi quel est ton boulot ? Comment peut tu te permettre de juger de ce qu'il est bien de faire ou de ne pas faire ? Dans ce cas làautant ne pas être prof de littérature et en même temps écrivain publié, ça deviendrait trop facile de faire étudier son oeuvre par ses étudiants, et d'ailleurs pas seulement en littérature, mais plus géénralement tout nce qui touche de près ou de loin aux sciences humaines...bref, je m'éloigne du problème qui est loin d'en être un...Mais bon heureusement que tu es là pour relever les torts et travers de l'édition française (entre autres).

Gadrel

"un éditeur ne doit pas être écrivain. S'il veut écrire, il change de métier."

Pour quelle raison ?

wrath

Parce que les qualités nécessaires à un bon éditeur ne sont pas les mêmes que pour un écrivain.
"Sentir" si un bouquin va marcher, savoir encourager des auteurs prometteurs, être capable de concilier aspect créatif et mercantile, voilà les "skills" nécessaires à un éditeur. Je doute que Michel Houellebecq,par exemple, les possède. Il a d'ailleurs choisi de ne pas occuper de position à responsibilités dans l'édition:
http://web.mac.com/michelhouellebecq/iWeb/Site/Blog/F6E6E2F4-69A3-4636-B11A-07EE1F3CCDF6.html

Last but not least, il est bien sûr indécent de publier dans sa propre maison d'édition (et donc d'être son propre éditeur!). Même le patron de Fayard le reconnaît (et ce n'est pas un modèle de vertu, ayant lui-même publié chez Grasset quand il y travaillait...)

vic

Encore des pleurnicheries "pourquoi eux et pas moi ?". Obsession, quand tu la tiens ! Ecris, écris. Ne t'occupes ni de Millet ni des autres. Ecris. Point barre. Angot a mis dix ans avant que de trouver une maison qui veuille la publier...

Emmanuelle Pagano

Millet a quitté POL, son ancien éditeur, à cause de divergences d'opinions. Millet voulait publier un livre où il "descendait" tous les auteurs contemporains (sauf lui et quelques élus), voir :

http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2005/05/richard_millet_.html

Sinon : Sylvie Gracia, éditrice (Rouergue) et écrivain (Verdier, l'Arpenteur), fait ses deux boulots très bien.

Effectivement, si on cherche la bebête, il y a plein de métiers qu'on pourrait s'interdire...

Chproutz

Personellement je suis pour que tu continues a denoncer tout ce qui deconne dans ce milieu Wrath, puisque il faut bien l'admettre tu es l'une des seules a le faire.

Je remarque que personne n'a releve ta comparaison avec la GB, qui est pourtant tres interessante.

max léon

Total soutien à Wrath, comme disent les jeunes.

Eraser, The

Soutien à quoi ? à une pleurnicheuse qui n'a pas assez de talent pour se faire éditer (et pourtant !! vu ced qui se fait éditer il devrait y avoir de la place) et qui ne voulant pas l'admettre en attribue la cause à un monde qu'elle convoite, qu'elle admire tant que le fait d'en être rejeté la fait le détester profondément. Sur l'aspect, elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, laissez moi rire.
Bref, je ne sais même pas pourquoi je me fais chier à écrire cela, et surtout à lire ton blog...peut être tou simplemenbt parce que ta posture m'insupporte, qu'elle n'est qu'une enième forme d'auto promotion d'idée frelatées n'ayant aucune autre originalité que celle que leur auteur veunt bien croire qu'elles ont....peut être parce qu'en ce moment je n'ai pas de boulot, qui sait, je te rassure ça va pas durer...
Et puis merde, lisez un peu, l'histoire de la littérature n'a pas commencé en l'an 2000 ni les années 90...

Alan King

Ah tiens, apparemment Eraser, vous semblez fonctionner de la même manière frelatée dont vous accusez Wrath : la frustration (ici, de ne pas travailler, mais je suis rassuré, ça ne durera pas) vous fait déverser une rage bilieuse sur ce que vous considérez être la rage bilieuse de Wrath déversée sur les éditeurs.
Une cascade de bile, donc, et une structure en abîme assez intéressante.

Il m'arrive aussi de lire des blogs qui m'horripilent, par une sorte de plaisir masochiste pervers, je suppose (comme celui de Thomas Clément, par exemple), mais j'évite de déverser des litres de bile. Mieux vaut essayer de présenter son point de vue de manière convaincante pour amener l'autre à adopter le vôtre, non ?
Les attaques frontales ne sont pas très pédagogiques et sont plutôt à éviter. Enfin sauf si on y trouve du plaisir, naturellement.
Pervers ou non.

Eraser, The

M. King, à toutes fins utiles, je ne suis pas au chômage, je ne suis pas frustré parce que je ne travaille pas. Je me suis surement mal exprimé, le fait de dire que je n'avais pas de boulot ne voulait absolument pas dire que j'étais au chomage, mais bien au sens propre, que malgré le fait que je travaille comme beaucoup de monde, je n'ai pour le moment pas véritablement de tache qui m'accapare toute la journée. Vos réflexions pseudos psychologisantes ne me flattent donc pas... le "peut-être" d'ailleurs est assez clair il me semble. La prochaine fois, j'indiquerais que j'ai du temps libre, comme ça je ne serai pas taxé d'être frustré.
Et puis la pédagogie, on voit ou ça mène, à pas grand chose. heureusement ici, ce ne sont que des mots.

Gadrel

"Parce que les qualités nécessaires à un bon éditeur ne sont pas les mêmes que pour un écrivain."

Ok, mais les êtres humains ne sont pas des monolithes, il y a moyen d'avoir pas mal de qualités différentes en même temps (John Irving était un excellent lutteur, Matisse et Ingres jouaient très bien du violon, etc.). On peut être un bon éditeur et un bon écrivain, d'ailleurs nombre d'écrivains y jouent eux-mêmes en faisant partie de comités de lecture, en se commettant avec des journalistes et avec le milieu pour faire avancer leur carrière, en s'intéressant à l'aspect marketing de leur oeuvre (4ème de couv, planning, visites de librairies, etc).

"Je doute que Michel Houellebecq,par exemple, les possède. Il a d'ailleurs choisi de ne pas occuper de position à responsibilités dans l'édition:"

Il y a ce que Houellebecq dit et ce qu'il fait. L'immense campagne de presse qui accompagne chacun de ses livres depuis les Particules ne tombe pas du ciel et ne sort pas que de la tête de son éditeur.

"Last but not least, il est bien sûr indécent de publier dans sa propre maison d'édition (et donc d'être son propre éditeur!)."

En quoi est-ce indécent ? À aucun moment tu ne l'expliques.

Chproutz

>Gadrel: Disons que dans un systeme vertueux, il parraitrait logique qu'un editeur a qui il viendrait des pretentions litteraires soumette son travail au regard critique d'un editeur concurant. Cela dit, dans le milieux francais ca n'a effectivement aucun sens, les editeurs pouvant bien evidemment jouer a "je t'edite ton bouquin tu m'edites le mien". Donc autant qu'ils s'editent eux-memes...

Gadrel

Vous raisonnez comme si éditer un livre était une opération blanche (dans le sens comptable). Or éditer un livre coûte de l'argent et les éditeurs ne sont pas suffisamment riches pour pouvoir jeter du fric au pilon. Un éditeur ou un dirlit qui édite ses propres bouquins prend un risque financier et personnel (un dirlit qui coûte du fric finit par être jeté). Il n'y a donc aucune "indécence" là-dedans, seulement la volonté d'opter pour la simplicité administrative (car comme je l'ai dit, n'importe quel éditeur ou dirlit important peut de toute façon se faire éditer ailleurs sans problème).

wrath

@Gadrel: les arguments de fait ne m'intéressent pas. Qu'un éditeur ait la capacité de se faire publier facilement dans une autre maison ou dans la sienne, tout le monde s'en doute.
Mais est-ce légitime? Est-ce qu'il normal de ne pas se soumettre à la critique, comme le dit Chproutz? Bien sûr que non.

Thibault

Avoir des écrivains au sein de comités de lecture des éditeurs, ça peut aussi permettre d'avoir des avis différents (et complémentaires) par rapport à ceux des commerciaux. Je ne vois pas où est le problème, d'ailleurs: toutes les maisons d'édition défendent une certaine esthétique; le but n'est pas du tout d'être impartial, mais de vendre et de promouvoir une certaine conception de la littérature. Que les choses soient différentes en Angleterre démontre uniquement le fait que les traditions éditoriales n'y sont pas les mêmes que chez nous...
Enfin, je ne veux pas dire que tout est beau chez les éditeurs. C'est juste qu'il faut bien faire la part des choses. Un texte à lire à ce sujet: "Vie et mort d'Emile Ajar", par Romain Gary.

Gadrel

"les arguments de fait ne m'intéressent pas."

C'est triste et regrettable.

"Est-ce qu'il normal de ne pas se soumettre à la critique, comme le dit Chproutz? Bien sûr que non."

Et pourquoi ? Tu dois absolument apprendre à dépasser l'a priori irrationel et non argumenté.

Par ailleurs, il ne se soumet pas à la critique ? La critique, ce n'est pas dans les comités de lecture qu'on la trouve, mais parmi les lecteurs. Tu as l'impression que la critique qui importe est celle au sein des maisons d'édition car tu ne parviens pas encore à dépasser ce stade, mais tu verras qu'elle est inexistante à partir du moment où le livre est édité.

wrath

Gadrel, je ne te ferai pas l'injure de t'expliquer la différence entre un argument de fait et de droit. Que tu trouves légitime le fait qu'un éditeur publie dans sa propre maison, soit. Mais justifie-le.

Gadrel

1° En logique, c'est normalement la personne qui avance une proposition (s'éditer est illégitime) qui doit la prouver.

2° Parce que je suis gentil, s'éditer est légitime

a) du point de vue juridique car le ou les propriétaires de la maison d'édition et/ou la ou les personnes qu'ils ont nommées dirlit peuvent publier qui ils veulent quand ils le veulent.

b) du point de vue éthique car l'éditeur ou le dirlit ne prennent pas un pseudonyme et qu'ils avancent donc à visage découvert.

strangedays

Un éditeur-écrivain ne publiera JAMAIS un roman génial qu'il aurait rêvé être capable d'écrire. Tout simplement parce que son ego sudrimensionné et sa qualité d'être humain – vaniteux – ne l'y autorisent pas. On est a mille lieues du marketing là. On est au coeur du "problème".

un lecteur qui passe

Je reprends ce poste un an plus tard. Ca peut être une solution d'ouvrir sa maison d'édition quand aucune ne t'a acceptée.Pas pour s'éditer soi-même (effectivement je trouve que ça a quelque chose d'immoral) mais pour éditer d'autres écrivains et créer un réseau qui permette ensuite de trouver un éditeur... ouf! C'est ce que fait Dimitri vazemsky avec les éditions des Nuits Myrtides. Sauf qu'il s'est directement publié dans sa propre maison(une sorte de variante de l'auto- édition). Bon, comme ses textes sont nuls il n'a rien vendu et n'est connu que comme éditeur, ses romans, personne n'a jamais pu aller jusqu'au bout... C'est assez pathétique ce besoin de publication à tout prix...

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