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25 septembre 2006

Commentaires

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vic

qu'en-dira-t-on.

Marie-Charlotte de la Tronchambière

Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage...

Chproutz

Rien a redire a ce post, la vertu avant tout.

Effectivement, l'idee que tout bon texte finira par etre edite, que j'ai deja lue dans les commentaires, est certe tres belle mais aussi d'une naivete effarante.

Gadrel

"l'idee que tout bon texte finira par etre edite, que j'ai deja lue dans les commentaires, est certe tres belle mais aussi d'une naivete effarante."

Tu as des preuves à apporter, le texte génial d'un voisin de palier qui n'a jamais été publié... ou le tien peut-être ?

Chproutz

Eh non rate, je fais partie de la minorite de francais qui n'ecrit pas.

Je te rappelle qu'en logique c'est celui qui avance une proposition ("tout bon texte va forcement etre publie") qui doit la demontrer. Mais bon.
Pour ce qui est des exemples evidemment c'est difficile car on parle la d'auteurs non edites, donc inconnus. Mais je voudrais rappeler "L'extension du domaine de la lutte", qui a ete initialement rejete par tout le monde. Imaginons que Houellebecq se soit decourage (ou suicide), ce texte ne serait jamais sorti.
S'il a fini par etre publie, c'est que Michou a fini par faire comme tout le monde c'est a dire se forger un reseau dans le milieu et faire jouer ses pistons.

Gadrel

La démonstration est très simple : les seuls textes bons dont nous disposons nous sont connus parce qu'ils ont été édités un jour ou l'autre, même à compte d'auteur. Les autres ayant disparu ou étant toujours inconnus, il est impossible de trouver un seul exemple de bon texte n'ayant pas été pas édité. Car la destinée d'un texte, c'est d'être publié, sans quoi il n'existe pas.

Concernant Houellebecq, tu as une vision trop rigide de l'apparition des oeuvres : il est vrai que ce sont les pressions de la femme de H sur Maurice Nadeau qui l'ont convaincu de publier Extension, mais même si le livre n'avait pas été publié, rien ne dit que personne n'aurait été intéressé par Les Particules (qui a été publié par Flammarion après un passage normal par le comité de lecture, sans aucune forme de copinage), puis, comme cela arrive extrêmement souvent, un éditeur aurait demandé à H s'il avait quelque chose d'autre en stock et aurait publié Extension.

wrath

Et si Houellebecq s'était découragé, face à l'accueil glacial des éditeurs? Tu raisonnes comme si "Les Particules" DEVAIT forcément avoir été écrit...

Gadrel

Et tu raisonnes comme si Extension n'avait pas été publié, ce qui n'a pas été le cas.

Marie-Charlotte de la Tronchambière

Est ce si important de se faire publier? le plaisir de l'écriture ne peut-il pas primer?

Eraser, The

le plaisir d'écrire comme le paradis des caniches dirait peut être l'autre...

Sable

Redire, encore et toujours, que ça arrive pourtant... qu'on peut ne connaître personne dans le monde de l'édition, n'avoir pas de "nom", envoyer son manuscrit par la Poste et finir par signer un jour chez un éditeur majeur... C'est ce qui m'est arrivé et je n'écris pas des sagas historiques ni des histoires de filles en Prada. Je trouve un peu tristes toutes ces théories du "complot éditorial" qui circulent sur les blogs. Si Bourdieu était encore là, il vous expliquerait que la structure concurrentielle du champ de l'édition française est telle que les maisons d'édition ont intérêt (en termes économiques) à découvrir de nouveaux auteurs extérieurs au sérail. La lecture des manuscrits reçus par la Poste fait partie du travail quotidien de tout éditeur et l'idée que les manuscrits ne sont pas ouverts relève simplement du fantasme. Comment expliquer sinon que chacun des quatre éditeurs auxquels j'ai envoyé mon manuscrit m'ait adressé une réponse circonstanciée, deux d'entre eux m'appelant pour un rendez-vous ? Ne vous découragez pas et, surtout, ne découragez pas les autres, en particulier les auteurs les plus jeunes. Y croire ne suffit pas pour être édité, mais aide sans doute un peu. Encore faut-il que cette possibilité d'optimisme soit préservée par les discours de défaite.

wrath

Vous prétendez avoir eu des réponses encourageantes de 4 éditeurs sans aucune recommandation. Votre commentaire étant anonyme, permettez-moi d'en douter...

Chproutz

Sable, ne serais-tu pas editeur par hasard? Cela expliquerait bien des choses: Tu envoies ton texte a 3 collegues plus toi-meme, un collegue te propose un rendez-vous, tu t'en proposes un toi-meme (apres tout, on est plus a ca pres...). Voila qui me semble plus semblable...

Sable

Non, je ne suis pas éditrice, je suis prof et je ne connaissais PERSONNE dans le milieu de l'édition. Je n'ai pas donné mon nom parce que je ne suis pas là pour faire ma pub. J'essayais de nuancer un peu le débat mais si vous voulez continuer à décourager tout le monde, je vous en prie, ne vous privez pas. C'est de toute manière le propre de tout système paranoïaque que de se trouver renforcé par la contradiction...

Sable

Le sujet m'énerve suffisamment (j'ai bu trop de café par ailleurs, et il est bientôt 3h du matin, mais ça n'a aucun rapport !) pour que je revienne ajouter que si j'avais lu il y a un peu plus d'un an le type de propos désespérés qui se tiennent ici sur l'édition, je n'aurais peut-être même pas pris la peine de finir ni d'envoyer mon manuscrit...
Vous pouvez donc compter sur moi pour écrire et dire partout que oui, un manuscrit par la Poste, ça marche aussi... Je ne crois rien. Je l'ai simplement vécu, et je ne vous permets pas de le mettre en doute. Apportez-moi des faits vous aussi, et peut-être alors en reparlera-t-on.
Naturellement, je ne parle pas de Chproutz et de ses galéjades si subtiles. Lorsqu'on croit que quelque chose est "plus semblable" que vraisemblable, il ne faut pas s'étonner que la pâmoison des éditeurs tarde quelque peu...

Emmanuelle Pagano

J'ai vécu ce que dis Sable, et je l'ai vécu trois fois : à chaque fois qu'un éditeur qui m'avait publiée par la poste me refusait un nouveau manuscrit, je recommençais à envoyer par la poste, et même en changeant de nom. Mais à chaque fois que je raconte ça, de façon non anonyme pourtant, on ne le croit pas. Pourtant, Lise aussi a envoyé par la poste et a été appelée par les édtions HO.

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