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24 octobre 2006

Bad news

A1Record battu! J'avais perdu espoir de recevoir une réponse de Fayard, 10 mois après avoir envoyé mon roman. Eh bien, j'ai eu la joie de recevoir ce matin un joli paquet emballé : la version préhistorique de "Crevez tous, useless cunts" (qu'entre temps, j'ai remaniée plusieurs fois...)

Et bien sûr, j'ai eu droit à la lettre type: "malgré ses qualités, blablabla, votre roman, blablabla, croyez, chère madame, en l'assurance de nos sentiments distingués, blablabla"

Quand je pense à ma naïveté, il y a encore quelques mois...J'ai même été jusqu'à adresser mon manuscrit à Raphaël Sorin lui-même! Alors qu'il faut des mois de networking intensif (cocktail, soirée, cocktail) pour espérer approcher l' éditeur le plus rock n'roll...

Comme je suis d'humeur indulgente aujourd'hui, voici mon message pour Sorin: lisez, lisez, lisez au lieu de confier à votre service de stagiaires sous-payés la gestion des manuscrits qui vous sont naïvement adressés...

Question aux lecteurs de ce blog: Vous est-il arrivé qu'un éditeur vous réponde dans un délai "irraisonnable"?

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Voici les sites qui parlent de Bad news:

Commentaires

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Attendre 10 mois pour une réponse niaise c'est moins pire que d'attendre encore et encore pour rien du tout...

Savoir que mes manuscrits ont étés foutus directement au bourrier...

comment éviter la paranoïa autodestructrice alors?

Devenir Franz Kafka?

Argh, c'est affligeant de voir un tel temps de réaction...

Surtout qu'ils avaient l'air d'être prêt à le publier...

Retour au point de départ, mais il ne faut pas perdre espoir...

Bonjour,
eh bien j'ai fait partie de ces petits stagiaires sous-payés il y a quelques années. Et c'est vrai, nous lisions rapidement les textes envoyés, faisions un bref résumé à la responsable expliquant pourquoi il ne correspondait pas à la ligne éditoriale puis faisions un courrier type de refus. Parfois, nous lisions avec beaucoup plus d'attention les livres accompagnés d'une lettre de recommandation...
C'est triste, mais cela se passe ainsi...
Il ne faut pas se décourager et continuer d'y croire...

Au plaisir de vous relire

J'ai encore trois manuscrits en liberté, postés il y a environ 8 mois. Comme mon roman sort en novembre, autant dire que mon intérêt premier n'est plus autant d'actualité. Note, ce serait assez poilant de recevoir une réponse positive après les premières ventes ! D'un autre côté, je me dis que peut-être il serait bon de leur épargner la lecture de mon manuscrit en leur signifiant ma prochaine publication, car au vu des délais, je ne voudrais pas retarder davantage la lecture d'autres manuscrits...

Plutôt que de se faire chier à quémander des ex. aux maisons d'édition inaptes à comprendre l'essentiel des trucs intéressants, on ferait bcp mieux de bosser sur des modes alternatifs de diffusion. Le plus classe étant naturellement de le faire au moment ou gallimard vous lèche les boules pour publier votre géniale prose.

@Daniel: je vois tout à fait ce que tu veux dire par "paranoïa autodestructrice". D'un autre côté, les éditeurs n'ont que mépris pour des auteurs sans contacts dans le milieu. Dans cette optique, il leur semble normal de ne pas lire ce qui arrive par la poste. C'est absolument exécrable, puisque la seule solution qu'on laisse à des écrivains motivés est de quémander des contacts (ce que je fais, et je n'en suis pas fière!)

@Schizoboy: bah, j'essaie de ne pas commettre les mêmes erreurs qu'avant (genre envoyer un manuscrit par la poste sans connaître personne dans la maison d'édition)

@Anne-Sophie: au bout d'un moment, on est forcément découragé. Mais j'apprécie ton honnêteté: il est évident qu'avec une "lettre de recommandation", un manuscrit est lu plus attentivement...

@Marie: fais moi plaisir, envoie leur une petite lettre bien sentie: "malgré votre intérêt pour mon roman, que vous conservez depuis 8 mois, j'ai le regret de vous annoncer sa publication" :)

@Max léon: honnêtement, c'est illusoire de chercher des circuits parallèles (auto-publication...) Tout simplement parce que ce genre de livres n'est jamais suffisamment diffusé pour que cela soit satisfaisant pour l'auteur...


Entre des moyens "parallèles" (et je pense moins à de l'auto-édition simple qu'à des tentatives communautaires) et se faire éditer chez HdO ou autre Mic-mac, je vois un différentiel de puissance assez faible...

Max Léon : je ne comprends pas bien la teneur de votre message, sachant qu'à l'instar d'autres, j'ai envoyé mon manuscrit par la poste, sans aucune lettre de recommandation, ni aucun contact. Bien qu'étant toujours partante pour un verre, avaler 600km de route pour un cocktail me rebute quelque peu... Les éditions Mic_Mac, cependant, font partie de ces petites maisons qui lisent les manuscrits qu'ils reçoivent et défendent les auteurs avec lesquels ils choisissent de travailler, et rien que pour celà, ils méritent le respect. Dans ce milieu où l'on critique les procédés des grandes enseignes, n'abattons pas ceux qui cherchent à faire connaître les jeunes auteurs. Au contraire, c'est en soutenant par nos lectures ces maisons d'édition que les mentalités peuvent changer. Pour autant qu'on lise.

Je ne critique pas, je dis seulement que niveau puissance et diffusion c'est faiblounet, donc qu'un projet communautaire alternatif ne serait pas plus stupide.

Bah... Ca ne m'étonne franchement pas, et je trouve ca dommage que je trouve cela normal. M'enfin, ces délais sont vraiment immenses, c'est incroyable. J'admire le courage que tu as, sincèrement. C'est... gnia, j'imagine si on me faisait un coup pareil.
M'enfin... Je serai le premier à lire ton bouquin et a te faire une review de haut niveau. Soyons positifs!

Bonsoir,

Oui, aller-retour de chez moi à Grasset en trois jours. Le manuscrit a dû passer vraiment directement d'une enveloppe à l'autre !

Excellent, votre blog, mam'zelle.

Ca meflanque le moral à plat, j'attend une réponse de Fayard depuis seulement deux mois !

Pour info, le Cherche Midi et JC Lattès m'ont retournés mon manuscrit (gratuitement) en déclinant, Albin Michel,Minuit et Grasset m'ont répondu en moins de deux mois, ça avait le mérite d'être clair... ! Pas encore de réponse d'EHO et de Laffont. A suivre

Avant d'avoir été stagiaire chez Hachette, j'admets que le "mythe" du génie incompris me faisait doucement rigoler.
Mais depuis mon petit séjour rue de Grenelle, j'admets que j'ai dû revoir sérieusemenr ma copie.
J'ai renvoyé des manuscrits formidables, certains qui auraient mérités un léger coup de pouce, d'autres parfaitement achevés.
Je peux vous dire que les éditrices en place n'en avaient mais alors rien à battre. Qu'elles traitaient cela avec un mépris franchement violent, ou, selon le cas, une certaine jalousie.
Bref, aujourd'hui dans l'édition, on préfère passer commande aux gens plus ou moins compétents déjà dans la place.
Donc si vous tenez à vous faire publier et que vous ne connaissez personne : reposez-vous sur un système pyramidal. Commencez par la PQR, les magazines, puis les petites maisons d'éditions (qui au moins vous lisent, elles) et finissez par les grandes.
Sinon, à moins d'un gros coup de bol...

@Audrey: intéressant, ce que vous dites en proposant de commencer par les petites maisons d'édition: ça tend à confirmer une sorte de "préjugé" que j'avais - un auteur passé par un petit éditeur serait-il peut-être plus rassurant qu'un illustre inconnu?...

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