Julien Parme
Il parait que le nouveau roman de Florian Zeller se vend très bien malgré (ou grâce) aux critiques de la presse littéraire. Exemple dans Télérama: "Au risque de rendre fou Florian Zeller, beau gosse de la littérature française, force est de reconnaître que son style faussement familier et totalement dénué d’humour suscite la moquerie et l’agacement dès la première page. A trop vouloir singer le langage actuel, l’auteur de 27 ans finit a contrario par avoir l’air d’un vieux ringard. « Pas de quoi se pendre en slip », dirait élégamment son personnage"
J'ai une furieuse envie de trouver "Julien Parme" absolument génial, ne serait-ce que pour contredire ces crétins de journalistes bobos. Mais restons honnête: il n'y a effectivement pas de quoi "se pendre en slip".
Certes, le personnage de Julien est attachant et cohérent. Il veut être cool, sans trop y arriver. Il adore sa mère, mais finit toujours par clasher avec elle. Bref, "Julien Parme" offre un bon portrait d'ado, qui passe son temps à jouer à l'adulte mais lit encore "Super Picsou géant".
Le problème, c'est que le langage fait vraiment toc. Exemple: "Eh bien vous lui posiez une question, n'importe laquelle, genre par politesse, pour qu'il ait un peu l'impression d'exister et tout, et ça y est, il vous broutait pendant des heures avec sa vie perso"
J'ai l'impression que FZ a essayé de recréer le jargon de sa propre adolescence. Heureusement, il nous a évité des mots tels que: naze, relou, et j'en passe.
A mon avis, il vaut mieux écrire de façon plus classique, avec un niveau de langue courant. Prenez les ados qui écrivent leur journal intime. Est-ce qu'ils emploient des tournures trop familières? Sûrement pas! Ils ont généralement un style très scolaire (déformation de l'exercice de la dissert...)
D'autre part, on a beaucoup reproché à Florian Zeller d'avoir plagié Salinger, sans même le citer. C'est vrai que l'intrigue de "Julien Parme" est très proche de "The catcher in the Rye". Mais les clichés et la réécriture de scènes cultes ne m'ont jamais gênée...
J'ai quand même un peu l'impression qu'à chaque livre, Florian Zeller "copie" un auteur plus connu (et plus doué) que lui. Houellebecq pour "La Fascination du pire", Salinger maintenant. Vous ne trouvez pas?
les premières pages de Julien Parme "offertes" par les inrocks m'avaient suffi : langage absolument indigeste, frôlant le ridicule.
du coup comme j'étais franchement étonnée qu'on parle tant d'un type a priori mauvais (je sais je débarque un peu tard), je me suis collée 'la fascination du pire' (chouette titre) et franchement... le moindre premier week end en orient du moindre premier clampin venu peut susciter des réflexions plus profondes. et je vous promets, je n'avais aucun a priori au départ (me fout de sa tronche et de sa coupe de cheveux comme de mon premier kinder).
en tout cas l'imitation de houellebecq m'est complètement passée au dessus. ah, ah!!! c'est une blague non?
drôle de phénomène ce zeller, je ne comprends absolument pas ce qu'on peut lui trouver.
Rédigé par: maplume | le 18 octobre 2006 à 10:48
(...)J'ai quand même un peu l'impression qu'à chaque livre, Florian Zeller "copie" un auteur plus connu (et plus doué) que lui. Houellebecq pour "La Fascination du pire", Salinger maintenant.(...)
Il n'a peur de rien le "Beckham" de la littérature! Pour le prochain, il va pomper qui? Ellroy? Wolfe? Easton Ellis? Hornby? Beigbeder (culte chez Colette)? George Michael?
Rédigé par: Isidore D. | le 18 octobre 2006 à 23:18
@maplume: le succès de Florian Zeller s'explique assez facilement:
1) Il écrit lisiblement (qualité rare!) Je te trouve dure avec "la Fascination du pire", ce n'est pas si mal...
2) Il est resté modeste et abordable. Dans un milieu de l'édition où chacun cherche à écraser plus faible que soi, c'est appréciable...
@Isidore: pourquoi pas un remake de "About a boy" de Nick Hornby? C'est un bouquin que j'adore et qui mériterait une version française. Florian, si tu nous lis...
Rédigé par: wrath | le 19 octobre 2006 à 01:21
J'avais lu les "Neiges artificielles", que j'ai abandonnées à la centième page ou dans les environs. Bien écrit, franchement, mais une histoire ennuyeuse et un style extrêmement lourd à la fin.
Rédigé par: Gadrel | le 19 octobre 2006 à 10:55
La critique de Marine Landrot contre Florian Zeller dans Télérama est d'autant plus étonnante qu'elle est également l'auteur d'un article dithyrambique sur Rendez-vous de Cristine Angot dans le même journal. (http://www.telerama.fr/livres/B060829001129.html)
Je cite :"Christine Angot continue de ressasser, de ruminer, de ratiociner. Mais ce « ratiocinéma » bouleverse par son humilité. Sa rumeur intérieure ne gronde plus, elle chuchote. D’une pudeur nouvelle, l’écrivain laisse couler les mots comme des larmes silencieuses."
Contre Zeller, mais pour Angot. Une question de style, certainement...
Rédigé par: Aurelien | le 19 octobre 2006 à 12:46
Pas de quoi s'arracher les cheveux... Mais ce roman est très en dessous de ce dont FZ est capable. Cela signifie donc que Julien Parme est un très mauvais roman car ses autres bouquins comme Neiges Artificielles ou Les Amants du N'importe Quoi étaient lourds et ennuyeux.
Bref, FZ peut mieux faire et je suis certain qu'on parlerait moins de ses cheveux si le bouquin n'était pas si médiocre.
Rédigé par: Lu-k | le 19 octobre 2006 à 15:02
Regardez les photos de José Garcia mieux que Florian Zeller. Johnny Deep lorsqu'il avait 27 ans plus beau. Sans oublier Justin Timberlake un super beau blond dont Florian Zeller n'arrive même pas à la cheville. J'ai même vu un blond encore plus beau à Naplouse en Israël.
Rédigé par: Nat | le 01 novembre 2006 à 14:49
Pour connaitre l'auteur de ces ligne dans Telerama, je peux vous assurer qu'il s'agit de l'antithese du bobo. Et puisque de bobo il est question, visez la coupe du Zeller, et dites moi si lui meme n'est pas a ranger dans cette categorie!
Rédigé par: Tootsie | le 26 novembre 2006 à 22:37
Génial ?
Rédigé par: Livre plat | le 07 avril 2007 à 14:54