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14 novembre 2006

Commentaires

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Jo Ann

On ressent une énorme lassitude et perte de goût pour la vie. Du début à la fin. On aurait dit que cette femme n'avait plus rien à vivre. C'était terminé. Complètement dépressive et déprimante...

Pas mon genre de littérature, mais je trouve toujours "agréable" (si on peut dire agréable avec des sujets aussi durs) ton style.

SchyzoBoy

Cela change des précédentes nouvelles où nous avions à faire avec des adolescents ou de jeunes adultes, tandis que là nous avons une femme mûre, beaucoup plus mûre, dans sa tête, ses idées, ses pensées sont plutôt fixées et empreints d'une profonde lassitude, de tout, et c'est un aspect tout à fait intéressant, dans un contexte très actuel, sans pour autant prendre en compte et retenir ce côté politique qui est évoqué...

Pour le style, j'aime toujours, cette fluidité qui laisse nos yeux rouler sur le texte, ces mots, ces phrases qui ne se bloquent pas dans la gorge, et, surtout, ces descriptions naturelles où l'on se retrouve presque...

Bref, j'adore...

wrath

@Jo ann: Si j'arrive à déprimer quelques lecteurs, j'ai atteint mon objectif ;)

@Schyzoboy: merci! Effectivement, Camille est beaucoup plus mature que Florentin (le personnage de Dignitas), et heureusement...

@autres lecteurs de ce blog: allez, un petit effort! J'attends votre avis!!!

half a person

C'est la première fois que je lis autre chose que tes interventions sur ce blog, je découvre donc, et je suis déçu, je trouve qu'il n'y a pas d'écriture. Mais bon, ce n'est que mon avis, jsuis pas éditeur.

yann

coucou first time here. Tu décris bien londres mais ton histoire est trop hachée, imprécise.
Et puis (je me mets dans le lot rassure toi) il va falloir qu'on sorte de houellebecq/BEE, des depressifs et des explosions...
;))

Amicalement

yann

3617MyLife

Il y a beaucoup de passages qui m'ont plu dans ce que t'as ecris. L'horreur, nue, presente du debut a la fin est ce qui m'a le plus touche. Comment parler autrement de la guerre apres tout... Sauf que ton recit hesite, hesite entre ce sujet la...et le vide interieur d'une femme de ce monde. Rapprocher les deux sujets est plus qu'interessant car symptomatique de notre epoque mais je trouve que tu ne t'attarde pas assez sur ce qui relie ces deux mondes.
T'as fais le choix aussi d'opposer deux visions, l'horreur dans un camp comme dans l'autre. Sauf que la separation est trop nette, je pense que ton recit gagnerai beaucoup a rapprocher les deux points de vue, les deux visages de la souffrance.
Au plaisir de te lire encore et desole pour mon message sans accents, ce n'est point de ma faute.

wrath

@half a person: "il n'y a pas d'écriture" si si, il y a même 20 pages d'écriture :)

@yann: c'est vrai que j'adore BEE/ Houellebecq. C'est normal que mes thèmes se rapprochent de ces deux auteurs...

@3617MyLife: disons que j'ai voulu faire une sorte de "paysage état d'âme". La guerre comme reflet d'une intériorité tourmentée...


manue

j'ai finalement lue ton histoire.

critique technique: je l'ai trouvée trés bien écrite, agréable à lire. la désolation mentale du character principale est bien décrite. 1 ou 2 phrases m'on fait ricaner (dans l'analyse du couple).

opinion personelle: le sujet ne m'intérresse pas parce que le character principale m'ennuie.

dans le tout: bien écrit, ca se tient.

allez, je vais eventuellement lire tes autres histoires:)

bonne continuation.

wrath

Et pourquoi le personnage principal ne t'intéresse pas?

manue

parce que c'est un character triste.
même si je comprends que de travailler dans des situations trés dure peut mettre un coup au moral (ayant des amis qui travaillent dans l'humanitaire dans des pays en guerre et PDM comme appelle gentiment les humanitaires les Pays de Merde), et que je pense que les réfléctions du character sont toutes à fait légitimes, le character reste deséspérée.
autant que je suis intérréssée par les impressions négatives que ces personnes peuvent avoir du monde, je suis du temps plus inttérréssée par le petit peu de positif qu'il peut y avoir à tirer de telles horreures.
pourquoi se mettre dans de telles positions si l'on ne croit pas au moins un tout petit peu que ce travail puisse amener du positifs dans la vie des gens que ces actions touchent? cela m'inérresserait plus. ie, le character semble trés noir et blanc, alors qu'il y a tellement de beaux gris entre les 2.

mais comme j'ai dis, c'est trés bien écrit, et la desesperation est trés compréhensible, donc beau travail de ce coté là.

i hope this makes sense;)

Fi

Pour commencer, je vais indiquer les phrases et passages qui m’ont le plus plu :
- « ce mélange infect d’acétone et de sueur, de peur de la mort. » cette phrase explicite au mieux l’effluve agressant le nez de Camille.
- « On n’entendrait plus les gémissements, c’était tout ce qui comptait. » voilà, le genre de sentence que j’adore retrouver dans un texte, le genre de celle que je mets entre crochets avec mon crayon à papier et dont je note la page afin de pouvoir la retrouver avec aisance. Une sentence cynique, souvent et particulièrement dans tes récits, de flagrante lucidité.
- « Il est faux de dire que la vie à deux suppose des sacrifices [...] il n’y avait plus d’histoire. » pensée qui me fit sourire, pas vraiment original puisque relatif au couple (mais quel écrivain n’en parle pas ?) cependant bien construite et en total accord avec l’état d’esprit de l’héroïne.
- « Les images se superposaient [...] the final solution ». Description hachée, ou le son, l’image s’enchaîne de manière nauséeuse. Très réaliste et vraiment bien exprimée, qui paraît donner une clé sur ta manière d’écrire, très cinématographique, suis-je à côté de la plaque ?
- « la forme vide progressait lentement » image intéressante !
Enfin, le dernier chapitre qui à mon goût fait tout l’intérêt de la nouvelle, on sent que son mal-être supplante le motif réel de sa présence en Irak, lieu de désolation, simulacre d’Enfer (que tu décris à merveille d’ailleurs) où par un heureux hasard elle pourrait perdre la vie et de ce fait annihiler sa souffrance.

Ce qui me déroute un peu c’est l’utilisation de l’anglais au milieu de phrase française. Néanmoins, cela suggère d’une manière originale la langue dans laquelle s’exprime Camille puisque vivant à Londres. De plus, cela semble être ta particularité, enfin le titre de ton roman me fait supposer ceci. D’ailleurs est-ce que cela t’est naturel ou travailles-tu justement sur cet effet ?

Pour conclure, comme pour les précédentes nouvelles, un potentiel non négligeable, une nouvelle qui pourrait être un roman riche où l’opportuniste pourrait avoir un rôle plus pertinent dans l’intrigue notamment. Toutefois, c’est très agréable à lire et appartient à un genre littéraire que j’affectionne.

wrath

Je suppose que le fait de vivre à Londres entraîne une sorte de charabia franco-anglais dans la vie de tous les jours.
Du genre: "est-ce que la météo a prévu du heavy rain ou du light rain?"

Mais dans le cas de Camille, c'est un peu différent: elle travaille en anglais, or j'avais besoin que la nouvelle soit compréhensible par des Français non bilingues. D'où le mélange des deux langues. J'espère que ça ne fait pas trop bizarre.

Merci pour le commentaire en tout cas. Je vois que tu passes tes soirées à lire mes nouvelles :)

Fi

Non, cela ne fait pas bizarre, en tout cas, cela ne gêne en rien la lecture. De plus, ta justification valide l'effet.

C'est avec plaisir que je commente tes nouvelles. Et en effet, elles ont occupés mes soirées de la semaine passée.

Laure

Je viens de lire cette nouvelle. Effectivement le style est agréable, ça se lit bien, il y a même de jolies formules. Cependant ça n'a pas suffi à m'intéresser au sujet en lui-même. Je ne me suis pas attachée à l'héroïne, je vais vite l'oublier. Des dépressives comme ça, on en a déjà lues et déjà vues ailleurs : tu n'apportes rien de plus.
D'ailleurs, la fin est trop facile, prévisible...

C'est le reproche principal qu'on peut te faire : ce que tu écris est du déjà-vu, on dirait du sous-Brett Easton Ellis. On aimerait que ta plume soit mise au service d'un univers bien à toi. Il faudrait que tu te libéres de tes influences car elles parasitent ton style.

Tu aurais pu pousser la psychologie de l'héroïne encore plus loin, là on reste trop à la surface. C'est survolé (peut-être à cause de la limite de mots d'une nouvelle). On aimerait ce personnage plus complexe, moins caricatural.

Les références musicales font un peu ado fan de rock (bien que j'aime beaucoup Radiohead). Sans te connaître, on a l'impression qu'il y a un peu de toi chez cette fille.

Les réflexions sur l'islam sont plus intéressantes à mon sens que le thème de la dépression (déjà vu chez tes auteurs fétiches), car au moins, elles apportent quelque chose (qu'on soit d'accord ou pas), et il s'agit de ton opinion personnelle (et non une citation d'un autre auteur avec qui tu es d'accord).

Bref, une bonne base, mais il faut peut-être oublier les citations, les références, les clins d'oeil, les emprunts, pour se recentrer sur ton univers à toi. C'est ça qu'on veut lire. Pas du BEE-like.

Bon courage !

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L'article est bien écrit, j'aime bien! En fait, je pense que j'ai besoin de ces choses!

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