Intellos précaires
Vu dans la newsletter de Zone littéraire:
"Spécial Prix : Le 13 novembre dernier avait lieu la soirée de remise du Prix Wepler. Traditionnelle, devenue déjà presque intemporelle, cette soirée fut une fois de plus prise d'assaut par le petit monde de l'édition. Savourer des huîtres, une coupe à la main, tout en écoutant parler littérature, quoi de plus plaisant."
Je n'ai pas pu m'empêcher de me marrer: le "petit monde de l'édition" est-il à ce point affamé ? Est-ce que les intellos précaires en sont réduits à attendre la saison des prix pour se nourrir décemment ? Mais peut-être ai-je mauvais esprit. Après tout, tout cela est affaire de "littérature":)
Moi je suis plutot "moule" en littérature.
Publiquement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | 02 décembre 2006 at 00:58
Erst kommt das Fressen. Dann kommt die Morale.
Rédigé par: Aurelien | 02 décembre 2006 at 14:32
Un cocktail, c'est fait pour bouffer. Merde ! Arrête un peu de faire chier.
Rédigé par: thom | 02 décembre 2006 at 14:40
T'es trop susceptible thom. Un petit lexomil?
Psychiatriquement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | 02 décembre 2006 at 16:08
"L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halos.
A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en-dessus s'affaissent sur les cieux d'en-dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords.
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner."
Francis Ponge, Le Parti pris des choses
Copieusement,
MF
Rédigé par: Michael Flame | 03 décembre 2006 at 00:40
en fait j comprends pas l'idée: tu gratte à la porte de zone litteraire pr ecrire dedans et ensuite tu t'en sers pour alimenter ton mauvais esprit habituel?
Rédigé par: O' | 04 décembre 2006 at 15:01
Oui oui, je crache dans la soupe, la critique n'est pas nouvelle.
Rédigé par: wrath | 04 décembre 2006 at 18:58
Enfin, dans les huitres...(Blague douteuse, j'en conviens!)
Rédigé par: wrath | 04 décembre 2006 at 19:00