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19 juillet 2007

Encore un manuscrit envoyé par la poste...

Conte_de_fee Olivier Nora, le patron de Grasset, n'a pas peur du ridicule: voir cette interview du Figaro littéraire.

Oui oui oui, tous les manuscrits envoyés par la poste ont une chance. La preuve, Grasset va éditer une inconnue à la rentrée littéraire...

Voici le récit du conte de fée, de la transformation de l'ingrat wannabe de province en "auteur publié chez Grasset":

"Martine Boutang, qui supervise le service des manuscrits, a repéré beaucoup de talents arrivés par la poste. Cette année, elle a trouvé un bijou que nous publions à la rentrée : le premier roman de Jeanne Labrune, L'Obscur, qui nous avait été envoyé le 28 décembre dernier par la poste. Le 6 janvier, Martine pousse ma porte dans l'état d'ébriété jubilatoire où la met la découverte d'un texte singulier ; je le lis dans la nuit du 6 au 7, nous rencontrons l'auteur le 7 pendant que les autres éditeurs de la maison lisent : Jeanne Labrune avait déjà deux offres de confrères.... Alors, le mythe des manuscrits qui ne sont pas lus et du chef-d'oeuvre ignoré, franchement, c'est risible !"

Ce que je trouve risible, c'est de présenter Jeanne Labrune comme une parfaite inconnue. Quand on sait que:

  • cette brave dame de 57 ans est la réalisatrice de "C'est le bouquet!" (2002) et "Cause toujours!" (2004)
  • qu'elle a tourné avec Nathalie Baye, Sandrine Kiberlain, Sylvie Testud, Jean-Pierre Darroussin,...

eh bien, on se dit qu' Olivier Nora prend les wannabes pour des cons.

En trente ans de carrière (notamment en tant que scénariste et dialoguiste), ça m'étonnerait fortement que Jeanne Labrune n'ait JAMAIS rencontré personne du milieu de l'édition.

L'obsession des éditeurs à entretenir le conte de fée du manuscrit envoyé par la poste est donc non seulement risible, mais également irrationnelle. Vous connaissez beaucoup de wannabes qui vont acheter le roman de Jeanne Labrune? Franchement?

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Voici les sites qui parlent de Encore un manuscrit envoyé par la poste...:

Commentaires

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Mdr! :-)

Mais en fait, je crois que tous les problèmes viennent de la fameuse expression "par la poste".

"par la poste" ne signifie pas "envoyé par un(e) inconnu(e) ou un(e) anonyme par voie postale"... comme on pourrait l'espérer.

"par la poste" signifie littéralement : "transmis par voie postale même si la personne est connue, a des relations et est recommandée".
A distinguer des manuscrits transmis directement, d'homme à homme, "en main propre" entre relations de travail (autres éditeurs, auteurs...)

Voilà, c'est subtil et... insignifiant mais ça permet d'éclaircir certaines déclarations... apparemment contradictoires.

Cordialement !

"Oui Jeanne, c'est Olivier, tu vas bien?...
- Yes! super top ! Bon... comment on fait alors pour mon manuscrit?
- Ben tu me l'envoies !
- par la Poste?
- Oui je préfère, faut bien remplir les quotas ma Grande! Ha ha ha ha ha !
- Ok ch'te fais un bisou à très vite Olive..."

En effet, par la poste ne veut pas dire d'un inconnu, mais simplement que la personne ne s'est pas déplacée :-D

Sinon si le Figaro avait le moindre esprit critique, ca se saurait.

L'important, c'est que tes parents t'aient eu par insemination artificielle? qu'ils t'aient adoptée? qu'ils t'aient eu naturellement? ....bah non, l'important c'est qu'ils t'aiment et qu'ils t'elevent bien... plutot que de juger d'où viennent les choses (peu utile), autant se concentrer sur ce qu'elles deviennent non? Peu importe comment le livre vient à la vie, une fois en librairie il est traité comme les autres par les lecteurs.

@strangedays: *écroulée sur son clavier* merci pour ce fou-rire matinal dis donc!

@wrath: j'ai lu l'itw en entier et je trouve dommage que tu ne publies pas ce passage dans la réponse d'Olivier: "« L'affaire Truisme » a provoqué un électrochoc. À une journée près, des éditeurs se sont fait doubler par P.O.L. Depuis, les uns les autres ont revu leurs procédures pour être en situation de réagir vite quand il y a des bons textes. Mais il est vrai que l'on reçoit aussi des livres de qualité qui ne sont pas faits pour nous. Grasset réussit assez bien à promouvoir « l'aventure d'une écriture », moins bien « l'écriture d'une aventure ». En matière de littérature, c'est une langue, un style, un ton qui nous arrêtent. Quand on parle de la musique, du timbre, de la respiration d'un texte, ce sont des métaphores de l'ouïe. Nous indexons nos choix sur quelque chose qui est vraiment difficile à accorder entre nous : une « oreille »..."

Truismes, un bon texte? Un bon coup médiatique disons... Quant à l'histoire du texte qui prime sur le reste, ils ont bien pris Lolita Pille ahum...

Peu de gens le savent mais le nom complet de Martine Boutang est Martine Boutang-Traing. Elle a ôté le "Traing" qui faisait un peu précieux. Je pense que c'était préférable en effet.
Voilà une petite précision (assez anodine finalement) qui ne mange pas de pain aux raisins.

J'avais également lu l'interview du Figaro et j'ai lu sur le blog d'Aloysius Chabossot un commentaire du genre : C'est sûr, un manuscrit n'arrive pas tout seul sur ses petites pattes musclées. Le "arrivé par la poste" est une de ces légendes urbaines destinées à bercer les wannabe d'illusions.
Votre intervention est à diffuser partout. C'est véritablement une oeuvre de salubrité publique

@L'éditeur. C'est pas que vous ne les lisez pas (encore que), c'est que vous les lisez MAL. Sans aucune empathie, rien. Et vite. Industriellement. Sauf conjonction miraculeuse des astres. Les manuscrits recommandés, par contre eux, vous les lisez MIEUX. Et c'est parfaitement normal vous n'y pouvez rien en somme : On ne lit que ce qu'on compte lire. Et l'on est toujours beaucoup plus tolérant face à un texte dont on pense a priori qu'il serait de bon ton qu'il soit publié (raisons cordialo-politiques, renvoi d'ascenseur, etc). Raison pour laquelle, entre-autres, les librairies sont encombrées de bouquins parfaitement insipides, de premiers romans illisibles, ou alors avec la raie bien au milieu, consternants de stupidité crasse.
Si vous ne comprenez pas tout ça, Diabolo, (re)lisez Marshall Mac Luhan, Debord, Bauman,etc. ; ça vous fera pas de mal. Je sais, chez les Diables vous ne brillez pas particulièrement par une culture décoiffante mais quand même, vous pourriez faire un effort au lieu de soumettre à ces pauvres wannabe des propos aussi consternants qui sentent le "définitif" en même temps qu'il sentent la vieille bite. Y a pas que la tauromachie et le Pastis dans la vie... Bon c'est les vacances c'est vrai, mais quand même...
Non, vraiment, une fois n'est pas coutume, je souscris au poste de Wrasse à 100%.

@Strangedays
"Debord"

Intéressant que vous mentionniez Debord sur le blog d'une personne qui affiche tant de mépris pour les prolétaires et une telle admiration pour la mondialisation.

C'est un fait avéré, il y a trop de manuscrits à lire. Les éditeurs en reçoivent trop. Et beaucoup trop sont mauvais. Trop de gens se préoccupent d'écrire pour de mauvaises raisons: en premier lieu pour être étiqueté "écrivain", pour briller devant le voisin ou draguer les filles.Ca ne marche pas comme ça. Autant vous inscrire à la Star Academy, à Koh-Lanta ou au radio-crochet de votre ville. Votre ego en sera aisément récompensé et nous serons débarassés de quelques cas supplémentaires de nombrilite aiguë. C'est déjà ça.
Les éditeurs, qui n'ont pas que ça à faire de se coltiner des tombereaux de médiocrité ordinaire, des caisses de mégalomanie quotidienne, devraient commencer par opérer de manière rationelle et organisée (l'organisation, il n'y a que ça de vrai pour gagner et se ménager du temps utile, par exemple pour lire de BONS livres et de BONS manuscrits) :
-éliminer systématiquement de la course au manuscrit tous ceux qui s'autoproclament "wannabe", ce terme absurde qui, pour eux, est déjà le marchepied vers la gloire. "Want to be": répétez trois fois de suite cette exhortation britannique. Vous constaterez très vite l'insondable connerie de la chose."Want to be". Vouloir être. Avant d'avoir "fait" quoi que ce soit. Avant d'avoir jamais été. Projet nul et non avenu. Suivant!
-ceux qui font du commérage et du crachage de soupe sur le web leur fond de commerce. Même motif,même punition : poubelle. Aucun intérêt, ne fait pas avancer le schmilblic. Et puis quelques journalistes ou pamphlétaires opportunistes se sont chargés du phénomène: ça existe en librairie, et beaucoup mieux argumenté que ce qu'on peut lire sur le web. Déja vu ! Suivant!
Il serait temps d'énoncer une vérité toute simple, toute bête : les éditeurs n'ont pas que ça à faire des états d'âme mégalomaniaque du premier pékin venu. L'édition n'est ni le Samu social, ni un psychanalyste gratuit (ce qui n'existe pas), ni un curé dans son confessionnal. Car voyez-vous, pour ceux qui auraient du mal à s'en rendre compte, éditeur, c'est un métier. Et qui n'a, pas plus qu'un autre, de comptes à rendre à ces fameux "wannabe". Oua-na-bi. Quel nom affreux. Je serais vous, j'éliminerai de mot de mon vocabulaire. Pour de futurs "auteurs", ce serait mieux.
Voilà. Si vous dégagez déjà de la course à l'échalote tous les égos boursouflés qui gonflent (et nous gonflent) les blogs, vous avez déjà une bonne moitié de candidats en moins. Les poubelles continueront donc de se remplir mais les yeux et les cerveuax risquent de saturer un peu moins, avec toute cette écume en moins. La mer risque à nouveau d'être limpide...
Restent les vrais passionnés, les modestes, les taiseux, les travailleurs de l'ombre, ceux qu'on n'entend jamais mais qui réservent leurs surprises et leur énergie au papier et aux (futurs) lecteurs. Seuls ceux-là sont intéressants.Et intéressent les éditeurs. Heureusement, avc un peu de métier (et quelques éditeurs en ont beaucoup) on détecte très vite "dans le tas", le bon grain de l'ivraie.
Je n'aurai qu'un conseil auprès de ceux qui écrivent "vraiment" : n'écoutez pas les oiseaux de mauvaise augure qui croassent sur le web. Continuez d'écrire de bons, de grands, de beaux livres. Sélectionnez de bons éditeurs (si vous n'êtes pas capable de trouver un "bon" éditeur, laissez tomber) et envoyez votre chef d'oeuvre par la Poste. Si c'est bon, ça surnagera.
Aussi simple que ça. Evidemment, ça va totalement à l'encontre de l'acharnement(thérapeutique?) de demoiselle Wrath mais on a compris depuis longtemps,ici je crois, que le spectacle n'est, non pas sur les pages, mais dans la salle.

mmmmm, jolis projets, HBSuperEditor!

mais tu ne vas pas assez loin. Puisque comme tu le dis les éditeurs savent "détecter très vite dans le tas", je propose quelques éliminations directes supplémentaires: outre les auto-proclamés "Wannabe", que les éditeurs jettent sans les lire tous les manuscrits accompagnés d'un mot signé par une personne autre que l'auteur du manuscrit, qu'ils jettent sans les lire tous les manuscrits précédés par un coup de téléphone amical, qu'ils jettent sans les lire tous les manuscrits donnés en mains propres par une connaissance, et là, vraiment, ils y verront plus clair, ils pourront commencer à faire leur boulot.

Car tu as bien raison: il y a trop de manuscrits médiocres recommandés. Jetons les tous sans les lire. Du coup, les recommandations disparaissent. Du coup, les éditeurs, qui rappelons le, "savent détecter très vite dans le tas", pouront éviter de publier des sous-romans nombrilistes. Et Miss Wrath n'aura plus rien à dire. Et tout le monde sera heureux. "Aussi simple que ça".

(ah non, pardon, tous ceux qui se sont emmerdés à construire des relations pendant des années, ils se sentiront mal tout à coup, pas vrai, SuperEditor?)

Un petit mot, quand même, au "Super Editor HB" (quel insoutenable suspens cette signature, il édite quoi de la BD? de la lessive ?...), avant que j'aille laver mon roadster 500SL. "Les éditeurs n'ont pas que ça à faire des états d'âme mégalomaniaque du premier pékin venu" dit-il. Faut quand même qu'il sache qu'un artiste qui ne se prend pas pour Picasso, Mozart ou Joyce est perdu d'avance. Un artiste, un vrai, DOIT être mégalo. Minimum syndical. Qui n'a rien à voir, par ailleurs, avec son très éventuel talent. Ça c'est un premier point, et je m'étonne (enfin non je ne m'étonne pas vraiment en fait) que ça ne lui traverse pas l'esprit, à HB. Le nombril n'est qu'à quelques centimètres de l'estomac. Et quand on en a un au-dessus des couilles, on s'en sert. Bon, des couilles faut encore en avoir c'est vrai, et ça...
Ensuite, il nous fait le coup des modestes travailleurs de l'ombre, ceux qui en général accumulent des dizaines de manuscrits dans leurs sombres tiroirs, pour enfin, un jour, après avoir affreusement transpiré à l'établi, sortir chez Minuit (la classe!) leur petites phrases tricotées au millimètre, leur laborieuse fléchette émoussée, au service d'une histoire totalement vide et sans la moindre trace de pertinence. Mais "bien écrite" ah ça! Ah la la ! La dentelle des bas de ma mère-grand c'est de la gnognote à côté!
Quant à "la Poste" (décidément, on n'arrête pas de lui faire de la pub à celle-là...), suffit juste de coller un timbre à l'attention de Marion Mazauric, d'Olivier Nora ou autre Saurinosaure pour que tout rentre dans l'ordre et que la MontBlanc sorte du veston trois semaines plus tard pour la signature... Quelle naïveté mon cher HB! Ou quelle propension aux conseils fallacieux, je sais pas. Faites attention ou changez de métier vous êtes assez dangereux. Tiens ça me fait penser à ce qu'affirmait, je ne sais plus où, la fille à Bedos au sujet de son premier bouquin sorti y a pas longtemps, une intervieweuse lui demandait :
- Avez-vous eu du mal à trouver un éditeur ? Comment l'aventure a-t-elle commencé ?
- J'ai démarché trois éditeurs et j'ai choisi celui qui aimait le plus ce que je faisais.
(Ça terrasse, hein!)
Bon. Je vais laver ma caisse, ça me détendra.

Ah, la recommandation! Entre la théorie du complot et le piston y a que ça qui vous intéressent, décidémment. Mais l'écriture, le talent littéraire, ça, on en entend rarement parler, sur ce café du commerce électronique. Commérages, cancanages, haine de soi et des autres:on voit où vous situez la littérature. Parce qu 'on parle toujours de littérature, non? Vous savez, cette chose bizarre, faite avec des mots, si possible bien pensée, bien construite, bien sentie. Bien écrite,quoi. Non, les souvenirs de vacances people de mademoiselle Bedos nous importent peu (il y a Voici pour ça), on parle de LITTERATURE, bordel de merde! Vous voulez passer des années à "construire des relations". Oubliez la littérature. Faites imprésario de cirque ou Relations Presse pour Matignon, ou dircom' pour une grande entreprise, vous perdrez moins votre temps.
Quant à l'artiste (où ça, un artiste?) qui se prend pour Picasso, là on nage en plein fantasme adolescent (malheureusement le stade adolescent-postanal semble perdurer de plus en plus longtemps, ces jours-ci). Pensez à être vous-même avant de vous penser Pipicacasoso...mais je crois que tout conseil de bon sens n'est pas prêt d'être perçu comme tel, ce serait trop simple (Very strange, Strangedays de trouver fallacieux, voire dangereux des conseils pragmatiques. Vous êtes bizarre, tout vous paraît tordu. J'imagine la tempête stratégique sous le crâne tactique dès que l'on vous dit "bonjour, ça va?", ça doit vous paraître trop beau pour être honnête, non? Pas assez compliqué. Pas assez "malin". N'est pas paranoïaque comme Philip. K. Dick qui veut, hein...)

@ SuperEditor.
Il y a un temps pour tout, et il y a des blogs pour tout.

Des blogs qui parlent (ou croient parler) de littérature, il y en a des centaines. Là, c'est un blog qui parle de la façon dont les manuscrits sont édités (ou pas), et à ma connaissance c'est le seul blog qui met les pieds dans le plat de façon aussi explicite et entêtée.

Alors évidemment, ça énerve. Les lecteurs qui veulent lire des livres sans se poser de question, les Wrathophobes (au nom de la France, du prolétariat, de Science-Po, du non-nombrilisme, de l'Art etc.), et surtout, les Super Editeurs comme toi, qui détestent par dessus tout que l'on crache dans la soupe (malgré le goût nauséeux de la soupe en question)

C'est compréhensible. Mais par pitié, il ne faut pas nous servir pour autant le conte pour enfants "J'ai écrit sans ambition personnelle aucune un beau livre, et donc les éditeurs, toujours avides d'Art, l'ont découvert avec ravissement dans leur boîte aux lettres, et maintenant ils se disputent pour le publier hi hi hi, je ne m'y attendais pas"

Il n'y a pas besoin d'évoquer Bedos pour les relations, la plupart des premiers romans publiés à Paris et relevant de la "Littérature" ont bénéficié de connaissances pour être "découverts" correctement. Pas besoin de parler de "complot" ou de "piston". Connaissances, c'est tout. Wrath le montre post après post, et de façon assez drolatique, on lui reproche tantôt de délirer (et vite l'explication psycho: ouh! la frustrée!), tantôt d'enfoncer des portes ouvertes. Mettez vous d'accord, les Wrathophobes.

Ça y est, ma Merce est propre. Ce qui n'veut pas dire que je jette l'éponge, hein HBSE (vous persistez dans cette signature pour qu'il y ait continuité, je comprends, mais de grâce, changez-nous ça pour la prochaine fois. Et puis, tâchez aussi d'être un peu plus concis, de faire un petit effort rédactionnel, on a de la peine à vous lire... (Je sais les éditeurs ont un peu de mal avec le stylo, mais tout de même, un brin de respect !)).
Bon.
Je relis vos lignes, HBSE, mais je me perds dans le manque de structure de votre prose. De votre pensée sans doute, vagabonde et désarmée. Ça part dans tous les sens, vous vous énervez, seul devant votre écran. Pipicacasoso? Euh, oui mais encore? Vos moyens sont faibles HBSE. Avec comme corollaire direct un manque évident d'arguments décisifs qui viendraient mettre un terme à cette aimable joute. Vous pourriez bouger ce pion, là, mais vous manquez de profondeur d'analyse. La partie est finie. Echec et mat, HBSE.
Je vous accorderais bien une revanche mais allez d'abord potasser quelques bouquins.Ou mangez une pomme, un fruit, quelque chose.
Moi, je vais me faire un wiski-koka.

@Marco le petit tâchon.
"on lui reproche tantôt de délirer [...], tantôt d'enfoncer des portes ouvertes."

Elle enfonce des portes ouvertes quand elle parle de copinage, et elle délire quand elle réduit tout à cela.
C'est quand même pas compliqué à comprendre. Même un neuneuh de votre catégorie devrait y arriver.

Fidèle au poste, Ducon (Stéphane pour les non-initiés) poursuit ses démonstrations solitaires dans le grand silence d'internet (mais sait-il qu'il s'est invité tout seul à un dîner de cons? quelqu'un devrait lui dire, un jour...)

En l'occurrence, il n'y a que Ducon pour croire que Wrath réduit tout au copinage. Ce qu'elle dit, c'est que les connaissances dans le milieu sont déterminantes pour une première publication (à Paris)et elle trouve que ce n'est pas normal; ce qui n'est ni exagéré ni connu du grand public, puisque les grandes maisons d'édition sur leurs sites et dans de nombreuses interview (voir son post du jour) s'ingénient à soutenir le contraire.

Ducon fronce les sourcils et ne comprend pas.
ça n'a aucune importance.

Et apparemment j'ai montré de manière suffisamment définitive que vous êtes un âne puisque je parviens à nouveau à vous faire braire.

La thèse de la Jaillant est qu'il est impossible de se faire publier sans connaissances, CQFD.
Vous êtes juste trop bête pour avoir interprété mon utilisation de "tout" dans le contexte (on a compris que c'est un exercice un peu hors de votre portée.)

Et elle enfonce des portes ouvertes, parce que les trois couillons qui fréquentent ce blog ne sont pas représentatifs du grand public. Mon dieu ce que vous pouvez être bête. Ca donne le tournis.

Vous avez raison, je ne comprends pas que vous parveniez à étaler autant de bêtise en aussi peu de lignes. Vous êtes un véritable phénomène de foire, ça fait forcément froncer les sourcils, mais ça n'a aucune importance.

Ca devient ridicule à force cette théorie du complot. Evidemment que sur des milliers de manuscrits parvenus chaque année, le miracle postal existe. Pas la peine d'etre statisticien pour calculer ceci ! et les exemples se sont succédés dans le passé depuis Sagan ....Alors un conseil, si vous tenez à être publiée un jour, il est grand temps d'arrêter de scier la branche sur laquelle vous êtes assise. A fustiger ainsi à tout va pour exorciser la trop fameuse frustartion de l'écrivian en mal de publication, il est évident que les éditeurs vous ont repéré sur la toile...A moins que vous soyez un peu maso..?

Il me vient soudain à l'esprit que le petit Marco doit se croire du talent pour l'écriture. Il a dû pondre son petit caca et, tout fier, doit essayer d'en faire profiter le monde. Mais ça ne marche pas.

Et persuadé qu'il est le Paganini de la plume, celui en qui viennent se dénouer 35 siècles de littérature, la justification ultime de tous les mots, de tous les efforts qui l'ont précédé, il ne voit qu'une solution logique : si son immense talent n'est pas reconnu, c'est bien entendu qu'il n'a pas de connaissances dans le milieu de l'édition.

Les éditeurs, eux, ne sont pas de cet avis. Ils trouvent que la prose du Marco, c'est comme l'annuaire, deux pages et on décroche.

Il y a quelque chose de subtilement tragique dans tout cela.

Tiens, Ducon se lance dans des hypothèses. Il n'y a même pas eu besoin de répondre à son message de 22h36, il se répond tout seul, toujours dans le vide, à 23h52.
Il lui faut donc 1 heure et 16 minutes d'efforts pour concevoir sa nouvelle vanne (car, c'est nouveau, Ducon s'essaie aux vannes).
Mais en fait, il ne s'en rend toujours pas compte, tout le monde s'en fout.

Tout le monde s'en fout sauf vous, qui, tel le bon toutou, répondez toujours présent quand on vous appelle.
Et vous vous fendez même d'une soustraction (avouez que vous avez eu besoin d'une calculette) pour tenter de dissimuler votre trouble d'avoir été decouvert.

Comme je disais, tout cela est subtilement tragique.

@Stéphane: merci pour les "trois couillons qui fréquentent ce blog"...

Daniel F...

On est deux!

Et avec moi, ça fait 3.
Le compte y est.
Ducon ne se trompe jamais dans ses calculs.

Je fréquente aussi ce blog. L'expression est affectueuse.

à HB SuperEditor
Il faut vous lire pour le croire. Mais que vous faites un mauvais attaché de presse pour le monde de l'édition. Votre plaidoyer ne peut convaincre que les naïfs, ceux qui croient, justement, à ce que raconte monsieur Nora, qui devrait se faire auteur. Quelle imagination. En tout cas, il m'a persuadé de ne plus acheter de livres édités au Seuil. Une maison qui prend à ce point les gens pour des idiots ne peut que publier des livres pour des idiots.
Pour le reste, 2 anecdotes
Un ami kabyle (qui a finalement été publié) a envoyé à plusieurs maisons sélectionnées son manuscrit, qui s'intitule "LE COUSCOUS DE MA MERE" qui racontait les combats d'un émigré pour s'insérer. Il a reçu de la part de l'une d'elle cette sublime réponse : Nous ne publions pas de livres de cuisine.
Exemple tout récent, un manuscrit qui raconte l'histoire d'un fou qui, le 13 juillet, attache des fusées à sa mobylette, subit un traumatisme cranien et se retrouve à l'asile avec d'autres fous qu'il réussit à persuader qu'ils sont prisonniers sur Mars. Réponse de l'éditeur : Nous ne publions pas de romans d'anticipation.
Ah que ces manuscrits ont été bien lus (et je vous signale, au cas où vous ne l'auriez pas compris, que le deuxième manuscrit n'a rien d'une de ces autobiographies qui encombre les boîtes aux lettres des éditeurs.
Par ailleurs, quel éditeur publierait ce texte :
http://www.julliard.fr/extrait.asp?code=978-2-260-01730-1
s'il n'était pas recommandé. La signature vaut chef d'oeuvre, n'est-ce pas ?

@strangedays:

FRANCOIS BOUCHARDEAU ON VOUS A RECONNU

sans trop m'avancer je crois que le Super Editor qui s'énerve c'est le fils de Huguette Bouchardeau ex-ministre de notre république qui avait fondé les éditions HB...
si tel est le cas, je puis affirmer avec une assez grande probalité de ne pas me tromper que monsieur est un très bon éditeur.
Je ne connais pas bien son catalogue mais sa relation au texte et aux auteurs est exemplaire.
j'ai eu l'occasion de lui envoyer un texte il y a 1 an et demi environ (qui a été publié depuis).
Je vivais à l'étranger à l'époque. Il m'a autorisé à lui envoyer par e-mail et il m'a ensuite fait une critique détaillée du texte. A mon avis il se trompait sur la marchandise mais là n'est pas la question. Donner son avis de la sorte était un comportement très respectueux et professionnel ce qui n'est pas si courant dans le milieu.
donc si c'est bien vous "françois", bravo pour votre énervement, nous manquons ici d'un éditeur virulent!

amicalement
stéphane boudy

En fait, ceux qui publient sur le Net ou s'auto-éditent sont déjà condamnés par supereditor... car il en est certains qui démontrent à l'évidence qu'ils ont bien plus de talent que les auteurs publiés par des maisons "sérieuses". Et ça, ce n'est pas admissible.
Vous savez qu'Eragon a été publié d'abord à compte d'auteur (auto-édition, en fait)? En France, il était scié à la base. Autant de chance pour lui d'être publié qu'une mini-jupée de ne pas être molestée chez les talibans... Preuve, dans deux domaines différents, d'une égale ouverture d'esprit.

Ce qui est le plus affligeant, c'est que les films de la dame ont certainement bénéficié eux-mêmes de ses bonnes relations parmi un petit cercle d'"intellos" parisiens; à part ces derniers, d'ailleurs, il n'y a pas dû avoir grand-monde pour aller les voir, et même quand on essaie de nous les infliger à la télé (chaînes publiques of course, assez tard le soir) ils sont absolument non regardables, terriblement bavards, surfaits, superficiels, très Français et très parisianistes. La dame ne sait parler que d'elle-même et de ses pairs, donc cela doit être à peu près pareil dans ses livres.
Mais il faut espérer que les éditeurs gagnent assez d'argent avec toutes les publications de "complaisance" (quoique avec celle-là, peu de chance de faire un énorme succès de librairie !) pour pouvoir se permettre de publier parfois un/e petit/e inconnu/e... peut-être même arrivé par la Poste !!!

@Marc Galan: Pour Mazarine Pingeot, c'est différent. Faut pas confondre les "fils/ filles de" et les "recommandés"...

@Zadig: les publications de complaisance, comme vous dites, ne rapportent pas grand chose à un éditeur. S'il arrive à en vendre 2000 exemplaires, il peut s'estimer content...

Nota: le roman de Mazarine Pingeot n'est pas encore sorti qu'il fait déjà des remous, relatés par Pierre Assouline sur son blog. On risque d'en reparler abondamment d'ici à l'automne...

Les détails ici:
http://passouline.blog.lemonde.fr/

@Daniel Fattore : Merci pour les liens, j'ai lu un extrait sur le site de Julliard, ça a l'air intéressant. Sûrement pas le type de livres commentés ici ;-)

@Zadig: les publications de complaisance, comme vous dites, ne rapportent pas grand chose à un éditeur. S'il arrive à en vendre 2000 exemplaires, il peut s'estimer content...

Pas du tout d'accord, car je suis sûre que Mazarine Pingeot vendra plein de bouquins, justement parce que c'est Mazarine Pingeot et qu'on lui fait d'avance plein de pub, en criant au scandale (vu déjà un long sujet au journal de 13H sur la "controverse" suscitée par ce roman). Si ce n'était pas Mazarine Pingeot, personne n'en parlerait et il se vendrait moins de 1000 exemplaires de sa daube.
Pascal Sevran vend, Claire Chazal vend, PPDA vend, etc etc. Donc publications de complaisance = souvent, pépétes facilement gagnées.

L'alliance parfaite de l'arrogance et de l'ignorance. Bonus spécial à Strangedays sur ce coup. D'ailleurs, strangedays, dire aux éditeurs comment ils doivent faire leur travail c'est bien, mais as-tu déjà essayé avec ton garagiste ? Ou un maçon ? Je te conseille d'essayer, leur réaction risque d'être cocasse. Quoique les plus censés se contenteront de hausser les épaules et de n'en avoir rien à battre.
C'est drôle tout de même cette façon que vous avez de désigner un méchant - l'éditeur - et de n'en jamais démordre. S'il ne se défend pas, c'est qu'il sait qu'il est dans son tort et qu'il la ferme, s'il se défend alors il fait preuve de mauvaise foi. C'est bien, c'est pratique.
Si j'avais un chapeau je le baisserai devant HBSuperEditor, qui me paraît de loin le plus crédible dans cette colonne.
Mais bon, il est du mauvais côté, c'est ballot.
Hommes et femmes de peu de joie, vous êtes bien des créatures du ressentiment.

Je trouve enfin ( car j'ai hésité cause: découragement) un lieu de communication qui me va. Je fais partie de ces écrivains jamais publiés "par la poste". Tout ce que j'ai lu est terriblement vrai. Les mensonges éditoriaux sont iniques, cyniques, minables. Pour qui prennent-ils les écrivains? Car nous sommes nombreux à être refoulés par diverses ruses (bêtes d'ailleurs). Des mots pompeux (pour faire genre "on vous respecte") bidons. Un cacique de l'édition m'avait affirmé que "si" il y avait des gens arrivés par la poste. Ben oui peut-être que Marc Levy "envoie" son torchon par la poste parce qu'il est en villégiature à Ibiza... ou alleurs! C'est surtout ça l'abjecte: prendre d'autres écrivains pour des "poires". Je me "frotte" à ces gens depuis 10 ans. J'ai eu le temps de "découvrir" tous leurs pots aux roses (qui n'ont que les épines).
Du coup (car hors de questions de passer au compte d'auteur qui est aussi de l'escroquerie), il faudrait s'unir (les réfusés de la poste) pour faire quelque chose/fonder une association...si quelqu'un a une idée... Car si on est isolés face à "ça", on n'avancera pas.
Salut!
Judepage

Peu importe la colère des uns et des autres (on s'en prend aux gens "frustrés" de ne pas faire partie des happy few?!) Ce qu'il faudrait c'est faire émerger la conscience du public envers la manipulation dont ils sont victimes. De grands écrivains/philosophes déplorent eux-mêmes la piètre qualité de la littérature...Parce que justement les éditeurs ne publient rien de ce qui arrive "par la poste", par des gens non-introduits...

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Rentrée littéraire 2008

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