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20 septembre 2007

Commentaires

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Ph.J.

Je n'arrive pas à "juger" ce texte, je ne sais pas, c'est trop court pour des dialogues, il me semble – c'est un peu con, ce que j'écris là, mais bon.
A part ça, oui, moi j'en connais, des clodos poètes (je dis pas génies, hein, je dis poètes), et pas qu'un. Plus que des clodos banquiers ou des clodos plombiers, en tout cas. Mais ça a l'air de vous ahurir que ça puisse exister, Wrath. On est dans de meilleures conditions pour être poète quand on a un appartement et une voiture ? (De toute façon, à mon avis (c'est un préjugé), vous ne devez pas connaître beaucoup de clodos tout court...)

Daniel Fattore

Etrange objet littéraire, en effet, et difficile à juger.

Je comprends qu'on évoque le côté cliché (difficile, d'un autre côté, de décrire avec des mots neufs le sentiment amoureux, si antique). D'un autre côté, ces clochards ont un côté cordial (boire des canons!) et attachant qui les rend proches du lecteur.

Enfin, "clochard poète", ça me semble tout à fait crédible. Peintre, en plus? Pourquoi pas, dans l'absolu, mais ça arrive de manière assez étrange dans l'histoire (rien ne le laisse soupçonner avant le grand monologue final du prince). On aurait pu amener la chose.

Enfin, merci pour ce moment de lecture agréablement intrigant.

Grosse fatigue

C'est nul, Jaenada il a dit ce que je voulais dire. Moi aussi j'en connais un de clodo poète. S'il est toujours vivant il doit faire la manche devant le Leader Price près de la station Mouton-Duvernet.
Mais bon, les clodos c'est des pauvres et faut pas parler aux pauvres ça permet de voir comment ils sont vraiment. Vaut mieux se contenter de les imaginer.

max leon

J'imagine bien que PhJ et Grosse Fatigue passent leur vie dans les accueils pour SDF... dans ce cas-là, il doit savoir que l'immense majorité (qui peuvent trés bien être d'anciens banquiers ou plombiers) sont avant tout des gars souffrant de graves problèmes psychologiques.
Putain, le mythe du clodo sympa et artiste poussé à la rue par le méchant grand capitale, c'est juste stupide et ça fait des textes qui évoquent tout juste Walt Disney, comme on le voit ici.

Bref : bonne idée de mélanger script et poésie (ça manque un poil de vraie prose peut-être, d'ailleurs) mais vous devriez faire attention à ces clichés grossiers.

Ph.J.

Euh, t'habites où, Max ? Et quand, surtout ? On n'est plus en 1963, pas besoin d'aller dans les "accueils pour SDF", il y en a un par terre tous les dix mètres.
Quant à "l'immense majorité sont avant tout des gars souffrant de graves problèmes psychologiques", t'as vu ça où ? En 63, aussi ? C'est vrai, il faut être à moitié débile pour se retrouver dans la rue, à notre époque, hein ? Un gars sain d'esprit a tout pour être heureux et ne risque pas de se retrouver sans travail, sans argent ni toit. (Bon, c'est vrai qu'il y en a pas mal qui ont l'air assez barjots, mais à mon avis tu prends le problème à l'envers – passe disons quatre saisons à dormir dehors et à bouffer du thon à l'huile à 50 centimes, tu vas voir si ça ne te tape pas un peu sur le système.)

Ph.J.

Oui, bien souligné, Fabrice. Les poètes stables et tout équipés, ça court pas les rues.

wrath

@Max Léon: entièrement d'accord. Le clodo poète, c'est un mythe pour gentils gauchistes.

(La poésie, comme tout art, nécessite un minimum de stabilité matérielle)

Ph.J.

Parfois, je me dis, elle n'est peut-être pas si stupide, après tout, Lise-Marie Jaillant. Mais quand je lis la dernière phrase, là, "La poésie, comme tout art, nécessite un minimum de stabilité matérielle", je ne peux pas m'empêcher de laisser échapper, devant mon écran, "Mais quelle conne..." (Bon, ça fait un peu insulte, pardon, mais c'est pas écrit dans cet esprit-là. Je veux juste dire "C'est possible d'écrire des conneries pareilles ?")

max leon

Wrath a raison sur le gentil mythe gauchiste, PhJ s'y vautre avec entrain (mais il habite sans doute dans le 6ème... j'habite dans le 15ème, notez), la remarque de Fabrice_f est juste et, moi, je m'exprime mal.

Il se trouve que quelqu'un qui m'est trés proche bosse auprés des sdf, pour les aider à les réinsérer, ce qui permet quand même de mieux en appréhender la réalité que de les croiser dans la rue... de tout ceci, il ressort que le seul et presque absolu dénominateur commun entre tous est qu'ils souffrent de graves troubles psychologique, d'ordre psychiatrique, pourrait-on dire. Je comprends que ce soit difficile à appréhender pour des gens qui ne connaissent pas bien le phénomène mais, oui, bcp de sdf n'arrivent tout simplement pas à assumer une "maison". Il n'est pas rare de rencontrer des sdf qui auraient les moyens d'avoir un logement convenable. Le mal logement d'ordre purement économique n'existe pratiquement pas en France : les structures d'accueil existantes sont sous-utilisés.

@fabrice_f : je ne connais pas précisément la bio de tous ces personnages éminents mais il faut quand même faire le distingo entre des pathologies psychiatriques (ce que j'appelle "graves troubles psychologiques") et simple mal être existentiel. Pour Rimbaud, par exemple, je ne lui connais pas de pb psychiatrique particulier. Par ailleurs, si nietzsche a en effet était pathologiquement atteint, tout porte à croire que c'est par la syphilis et ça a plutôt troublé son travail que l'inverse.
De toute façon, je ne voulais pas dire que les clodo ne pouvaient pas être poètes du fait de leurs pb psy. Mon propos, c'est qu'il n'y a en proportion probablement pas plus de poètes parmi les clodo que parmi les banquiers, par exemple. Je parlais des problèmes psy des sdf pour montrer que la vision du clodo développée dans le texte et dans quelques comments était une image d'Epinal assez éloigné de la réalité.

LinaLoca

J'aime beaucoup les ovnis littéraires et le mélange dialogues/poésie m'a paru très intéressant. Pourquoi ne pas pousser l'expérience plus loin en incorporant aussi du texte descriptif qui permettrait d'installer l'atmosphère (le lieu, le physique des personnages) et du coup de se "débarrasser" des didascalies les plus longues et qui hachent à mon sens la lecture... en tout cas, encore des personnages haut en couleur! Merci pour cette lecture ;-))

Chproutz

De mon cote je n'ai absolument rien contre les cliches, s'ils sont bien traite. Ici, le style est etrange et m'a un peut rebute a priori mais en se forcant je trouve qu'on finit par se laisser prendre... Pas mal donc.

Pour ce qui est du debat poete/SDF, il est evident que l'art (comme la philosophie) est apparu a partir du moment ou la societe a ete capapble de degager suffisament de richesses pour entretenir des individus non productifs. A partir de la, il apparait que le confort materiel est un pre-requis a la creation artistique, de meme qu'a la reflection theorique.

Grosse fatigue

Tout doux max, ça me fait mal quand tu me traites de gauchiste d'Epinal.
Je traîne pas dans les foyers pour clodos, je vais juste faire mes courses, des fois j'offre une cigarette quand on m'en demande une et des fois je discute avec la personne qui me l'a demandée. Si ça fait de moi une raclure idéaliste..
En plus celui dont je parle, pour ce que j'en sais, était thanatopracteur et a fini à la rue après le suicide de sa femme et la mort accidentelle de sa fille. Pétage de plomb, engrenage, trottoir. Où tu vois une charge bidon contre le grand Kapital là-dedans? Par contre ça rejoint ce que tu dis sur les pathologies mentales. Mais je crois pas qu'il soit entendu que toute poésie valide doit sortir d'un esprit "sain" hébergé par un corps vivant dans un appartement en dur.
Tout ce que je voulais dire c'est qu'il existe au moins UN clodo poète (deux avec celui de Jaenada). Il existe aussi certainement au moins UN banquier poète, même si c'est pas le mien.

(Sinon, je crois que Joyce est cité en exemple dans l'étude de certaines psychoses en fac de psycho.)

tsquaron

Putain, le mythe du clodo taré est aussi débile et suranné que celui du PD malade mental...
(Par ailleurs c'est pas parce que l'on bosse dans un centre d'accueil pour SDF que l'on est en mesure de déterminer si le mec ou la bonne femme que l'on a devant soi est psychiatriquement atteint, ni de déterminer que la proportion de malades mentaux dans la population des SDF est telle qu’elle rend contingente toute autre cause de la désocialisation.)

bank

Grosse fatigue, espèce de raclure de fond de bidet de rêveur !

Trêve de déconnade. Permettez moi de vous rappeler que le manuel du parfait petit chef d'état mentionne, à la leçon 7: "Assure la stabilité matérielle de tes gens (Du pain, et des jeux. Un supermarché et le bigdil. Etc.), et ils ne réfléchiront pas.".

Donc, le délire du genre : "t'as pas une tune et pas de maison, tu ne peux donc pas être poète.", perso, je trouve que vous pouvez vous assoir dessus et pivoter. Trois fois, même.

Et ouais, l'argent n'achète pas le talents, quoi. Tout ça. Après, les clichés, c'est mignon, mais cela reste des clichés. Pas pour autant qu'il soit nécessaire de pendre haut et court le mec qui en pond un.

Au fait. "J'ai un ami qui ...". Ce n'est pas un argument.

(Gadrel, viens me flageller à coups de siècles de maitres, j'attends avec impatience !)

max leon

@tsquaron : il y a tout bêtement des suivis psy dans ce genre de centre...

Bruno

Il s'agit plutôt d'une saynète pour un théâtre de poche.

Le poème de fin n'est pas fort utile.

"Les Amants du Pont-Neuf" de Leos Carax ne sont pas loin.

LinaLoca

On évite jamais tout à fait les clichés : n'est-il pas possbile de jouer avec plutôt que d'essayer de s'en débarrasser? (ou de savoir si tel ou tel personnage est un cliché ce qui est je pense un débat sans fin ;-)

Grosse fatigue

bank rules

Marco

@ Ewan: quand je lis tes commentaires, Ewan, mon coeur bat la chamade.

Sinon... d'accord avec Lina (et quelques autres), quel étrange débat: qui, en guise de preuve, pourra ramener le clochard le plus génial ou le plus givré? le concours est lancé...
Plus que le cliché, le problème (ou la réussite) est la "gestion" du cliché. Là, j'avoue que je ne suis pas convaincu du tout par le texte de Dundee, non pas à cause du clochard poète (oui, ils existent, moi aussi je connais un prince de la manche etc.), mais à cause du soulignement systématique: les sacs du prince sont vides (il les montre du doigt, pour bien que tout le monde constate qu'ils sont vides, hein, la pauvreté absolue quoi, mais la richesse intérieure, tu as bien compris, lecteur?), on rejoue sans ajout le mur de l'argent contre le torrent de l'amour etc. Bref, malgré la sincérité certaine de l'entreprise et la tendresse du regard, je n'ai pas du tout accroché.
(mais comme dit Bank, on ne va pas pour autant pendre qui que ce soit).

Bibi fricotin

"Je veux juste dire "C'est possible d'écrire des conneries pareilles ?"

Oui, c'est possible. Ca en deviendrait presque un style. Allez, non, une marque de fabrique.

Marco

(tiens, depuis que Stéphane a décidé de s'appeler fabrice_f, je trouve qu'il dit plein de trucs beaucoup plus intelligents _ attention à la rechute quand même, on sent que tu es pret à repartir dans de très longs exposés sociaux... et là, tu seras repéré, c'est sûr :)
Bon, ok. Je sors.

Fi !

Les dialogues sont bien construits mais à trop vouloir faire "naturel", ils en perdent. Sinon le thème, en premier lieu, ne m'a pas du tout intéressé, c'est seulement après avoir mûri la lecture que je l'ai trouvé assez original. Toutefois, j'ai du mal à donner un avis pertinent... je suis partagé entre le "pas mal" et le "mouais", bien que le texte se démarque totalement des précédents.

nimrodel

J'ai trouvé le début accrocheur avec cette géniale idée du prince de vavin et des dialogues "naturels". Je suis plus mitigée sur le thème, mais la fin en tout cas ne m'a pas déçue. Bref ce texte a quelque chose, j'ai bien aimé.
En revanche aïe pour l'ortho (ça fait vraiment correction automatique de word).

max leon

Moins convaincu par la seconde intervention de fabrice_f que par la première, trop idéologique pour être vraiment intelligente.

Je vous invite à traîner un peu dans des salles de marchés, vous y rencontrerez plétore de "poètes".

Il y a moins d'artistes en marge que d'artistes bien installés. Il y a ceux qui bossent, des rentiers, des nantis, des clochards. Dans ces différentes catégories, il y en a des bons et des moins bons.

Rimbaud n'était absolument pas fou. Il rêvait de reconnaissance. Il a fait dans le commerce pour gagner sa vie, amasser de la tune. Il voulait être publié dans des revues scientifiques. Si Baudelaire vivait aujourd'hui, il aurait sûrement une émission sur Paris Première avec pour principale ambition de se taper Paris Hilton.

Chproutz

@Fabrice F: "T'es bien un scientifique toi". Tu veux dire intelligent? Oui je confirme. (J'aime bien le mepris des gens qui se disent de lettres pour les scientifiques, ou comment critiquer ce qu'on ne comprends pas).

Si non, de fait l'art necessite de ne pas se preocuper de sa survie au quotidien, donc une certaine richesse. Ca ne veut pas dire que le talent vient avec la richesse, mais que les societes les plus riches vont produire plus d'artistes. (cf le "boum" d'artistes asiatiques en ce moment)

nimrodel

Je viens de lire les commentaires précédents et je ne pense pas que le but de Parisian Dundee était de faire une critique sociale réaliste. Personnellement je ne pense pas que le Prince ai rééllement été mis à la rue par le méchant beau papa et qu'il attende sa belle. Poète, il créé.

Marco

Ben non, moi je n'ai jamais été menacé d'expulsion :)

Parisian Dundee

@Fi!: Quand j'ai vu le thème 'never give up', je me suis touché à savoir une nouvelle dans un style moderne ou une idée dans un style un peu classique. J'ai choisi le style classique, le thème classique, pour favorisé ce que je voulais dire et en cela je remercie wrath d'avoir cité ce que je lui ai écrit: "Il y a une part de folie dans le fait de persévérer, de s'obstiner, de s'acharner, et pourtant cette folie seule permet de s'ouvrir les porte de l'accomplissement. Alors il nous faut céder à cette folie, on lui prend la main, sans lui accorder notre confiance, mais le chemin avance, le temps passe et on doit lui payer son tribu, jusqu'à ce qu'elle nous porte tout à fait." Je ne compte plus les exemples autours de moi ou dans l'histoire de personnes voulant fort quelque chose et qui organise leur vie comme si au final cette chose devait se produire : je serai comédien, je serai écrivain, on se mariera ensemble, l'allemagne sera la plus grande nation, il faut anéantir les civilisations de l'ouest...

@beaucoup de monde: Je ne fréquente pas trop les clodos, mais j'avoue que j'ai eu par hasard des discussions assez en dehors de ce que j'aurai pu imaginé avec certains: un clodo m'a parlé du fait que les soldes c'était génial, un autre m'a dit que son entreprise s'était croutée alors maintenant il s'était barré parce que tout le monde le faisait chier. D'autres étaient trop bourrés pour aligner trois mots... Les clochards peuvent être célestes, et en ayant un toit qu'on est forcément plus heureux... Cela dit, objectivement, ça doit aider.

Chproutz

"ta vision des choses est celle d'un scientifique, c'est à dire qu'elle est, ici, relativement étroite". lol.

Ca me rappelle une citation de Houellebecq dans "Rester Vivant". Argh je l'ai pas sous la main. Boh je la mettrai ce soir. Mais en gros ca disait que la clochardisation nuit a la creation, quoi.

Marco

@ fabien-stéphane: merci d'avoir compris que j'avais compris.
@ Ewan: quel ingrat tu fais, mon fils, après tout ce que j'ai fait pour toi. Mais va, je ne te hais point, à cause de l'océan d'innocence dans lequel tu gravites. (tu vois comme je suis bon avec toi: je t'offre une métaphore doublée d'une ellipse foireuse comme tu les aimes). N'abuse quand même pas de mon indulgence paternelle.

Marco

Plus sérieusement, pour revenir sur cette histoire de clichés dans le texte de Parisian Dundee (vous savez, le sujet du post, en fait...). Ce qui me gêne le plus dans la mise en scène du miséreux magnifique ici, c'est que l'on retrouve l'équivalent (verve, orgueil, acuité, poésie...) dans des programmes de la télévision françouaise à des heures de grande écoute. Première occurrence, de mémoire: une publicité pour une boisson fruitée (Oasis ou Tropicana, ou une autre, je ne sais plus) qui donne l'occasion à un prince de la misère d'évoquer devant un "confrère" médusé son goût du grand large de façon fort éloquente. Deuxième occurrence: dans une série policière: "Julie Lescaut" ou plutôt "Une femme d'honneur" (avec l'ineffable Corinne Touzet); lors d'un épisode, on soupçonne de crime (à tort, cela va sans dire) un SDF, en fait un ex prof de philo (?!) qui a fait le choix courageux de la misère; évidemment, il ne manque pas de faire la morale aux flics, là encore avec une gouaille et une rhétorique impressionnantes. Bref. Oui, pour moi, le clochard sublime est un peu grillé _ ou alors il faut lui ajouter quelque chose de plus que sa poésie somme toute très attendue...

Cela dit, qu'il n'y ait pas de malentendu, Parisian Dundee, je ne cheche pas à te descendre, loin de là: je vais parfois sur ton blog, que j'apprécie bien; on peut y lire des textes de toi vraiment intéressants.

James

Puisque décidément la critique a l'air d'être un sport qui se pratique bien sur ce blog, je dirais:

@ Chproutz: je ne dirais pas que tu es scientifque. Mais plutôt basique. Il faut potasser davantage!

@ ceux qui "critiquent" comme des mouches se jettent sur un morceau de choix : une forte tendance à juger (c'est un mot qui revient souvent ici) ses pairs, le plus souvent négativement. Tout en n'étant pas les derniers à s'offusquer du rôle excessif de la critique littéraire "officielle" (journaux, médias, etc). Essayez de relever ce qui est intéressant ou prometteur dans la nouvelle, vous verrez : c'est beaucoup plus difficile.

Je remarque qu'à peu près la seule personne qui essaie de comprendre avant de juger les textes ou les propos, bref qui essaie d'avoir un minimum d'empathie, c'est le dénommé PhJ. Probablement dû à la pratique de l'empathie, nécessaire à qui prétend être écrivain.

@Wrath: il va falloir finir par s'y mettre à la recherche de ces sentiments complexes, subtils et variés qui font la richesse des personnages, de roman ou non. Qu'est ce qui te retiens?

Ph.J.

L'impensable s'est produit. "La poésie, comme tout art, nécessite un minimum de stabilité matérielle", ça semblait imbattable, comme phrase. Et soudain, Chproutz est arrivé, avec un sublime "L'art est apparu à partir du moment où la société a été capable de produire suffisamment de richesses pour entretenir les individus non productifs" qui renvoie sans pitié sa copine Wrath au rang de quasi-penseuse.
(Max Leon, j'ai fui le Buzz Littéraire à toutes pattes et je retombe sur toi ici, j'ai vraiment la poisse. Bon, non, je n'habite pas dans le 6e – "au contraire", si ça veut dire quelque chose.)

Ph.J.

(J'ai bu un verre cet après-midi avec deux amis (d'un site "voisin") qui me disaient : "Mais qu'est-ce que tu vas foutre sur le site de Wrath ???" Et je n'ai pas su trop quoi répondre. En fait si, je sais (l'esprit d'escalier, cette tare). Je n'aime pas les endroits où tout le monde est d'accord, ni les endroits où tout le monde se tape dessus juste pour le principe. Ici, il y a les obtus à la sensibilité de palourdes (Wrath, Chproutz, Max Leon), les gens avec qui je suis tout à fait d'accord, et les gens avec qui je me sens souvent en désaccord mais qui sont intelligents et ouverts. Et c'est exactement comme dans les bars. Je n'irais pas dans un bar où les clients sont là par affinité, je n'irais pas non plus dans un bar rempli de brutes avinées débiles, en revanche, dans le bar en bas de chez moi, où je vais tout le temps, il y a des gens à qui je ne serrerais jamais la main, des gens que j'apprécie vraiment, et des gens dont je me sens éloigné mais avec qui je peux discuter. Des maçons, des flics, des employés de banque, des journalistes, des clodos, des oisifs. Voilà pourquoi je viens ici. (Tout le monde s'en fout, je sais bien – mais c'est un message à l'attention de Fabien et Yannick.))

Antares

L'idée de stabilité développée plus haut est des plus repoussantes, nul besoin d'être à la rue pour être instable, quand au confort certes d'avoir un toit s'il suffisait au bonheur, on aurait moins de problèmes, avant même de poser la question d'un individu poète clodo et de misère sociale quelconque, que ce soit motivé par le capitalisme, une pièce du puzzle du sous-commandant Marcos ou parce qu'on a refusé une gâterie à un directeur quadragénaire ; le soucis touche le bonheur, le recours à l'art, quel qu'il soit n'incite qu'à échapper à la vérité de son propre malheur, entendons par là affronter. Je vois déjà les yeux exhorbités qui se gargariseraient de parler de fuite, avec le même applomb que Laurent Ruqier nous assène pour un calembour qui lui aurait valu la disgrâce de la cour il y a deux siècles.

Parisian Dundee

@wrath: En relisant ton intro sur le texte l'enfant liquide et ta conclusion: "Donc si vous aimez la littérature in-your-face, "l'enfant liquide" est pour vous. Si vous préférez Walt Disney, passez votre chemin..."
Effectivement, dans métro Vavin, mes lignes sentent un peu le Walt Disney.
Je pensais à tout ça sur mes toilettes, alors je t'ai écrit une pétite poésie dans un style que tu devrais apprécier plus, mais sur un thème aussi simple que la folie grandissante dans l'attente du succès ou encore le refus de l'échec... Ca s'appelle 'dernier plaisir', sur mon blog : http://parisiandundee.wordpress.com

@tous : désolé pour les fautes, promis je vais ressortir mon bescherelle et mon petit robert.

Chproutz

Ha y est, j'ai retrouve: "Un poete mort n'ecrit plus. D'ou l'importance de rester vivant. [...] Par contre, le sejour prolonge en hopital psychiatrique est a proscrire: trop destructeur. On ne l'utilisera qu'en dernier ressort, comme alternative a la clochardisation." houellebecq donc, Rester Vivant.

marie-f

Là je résiste plus. J'abandonne le couloir.
Il existerait ainsi des clochards doublés de poètes et qui osent de surcroît espérer, que dis-je, attendre, la femme de leur vie? On croit rêver.

Là, Wrath, tu t'es surpassée. Vraiment.

James

Chrouptz,
En recopiant cette citation, je vois que tu confirmes: trop basique.
Un conseil: ne jamais prendre au pied de la lettre les extraits de citation d'un auteur. Plutôt de s'en servir pour réfléchir plus loin. Pas pour conforter ses idées reçues.

Continue, tu ne peux que t'améliorer...:-)

Fanfan

@Chproutz le super scientifique (c'est pas mieux d'être premier auteur sur un papier?)
Justement en Asie (en Inde par exemple), de nombreux intellectuels, poètes, philosophes (encore aujourd'hui les saddhus) ont choisi la voie de l'ascétisme et avec la renonciation totale aux biens matériels...

Grosse fatigue

Ta détresse est touchante Ewan. Bienvenue sur internet. Tu t'aperçois maintenant que se comprendre, ou même s'écouter, ou même s'entendre, sur internet ça touche à l'impossible. Que si les Grecs anciens avaient eu des "forums" comme ceux du net, ils auraient réglé leurs différends à coups de masse d'arme.
Le seul moyen qu'on a trouvé pour que les gens se cybertapent pas dessus au bout de trois minutes c'est les smileys. Et encore ça marche moyen.

Ph.J.

Ah non, on peut pas mettre Marco dans le même sac que Wrath et Chrouptz (ça ferait un bon titre de BD pour enfants, ça, "Wrath et Chrpoutz", non ?).

bank

Pas juste une, Ph.J., mais toute une série !

"Wrath et Chrpoutz partent en guerre contre la médiocrité"
"Wrath et Chrpoutz contre les vilains clodos"
"Wrath et Chrpoutz à la plage"

Il y a un filon, mec !

ParisianDundee

@Grosse fatigue: sur ce point je suis pas loin d'être d'accord, les gens se lâchent beaucoup plus sur des forums, rassurés derrière leur pseudo et leur écran. Comme ceux qi n'ont jamais osé aborder une fille et qui se la joue dragueurs à l'italienne dans second life.

ParisianDundee

"Wrath et Chrpoutz versus Predator"
Ou sinon le bouquin du big break de wrath :
"Wrath et Chrpoutz au café de flore"

Grosse fatigue

Wrath et Chrpoutz contre la Moussaka géante

Bibi fricotin

"Wrath et Schproutz contre les Schtroumpfs"

"Wrath et Schproutz fabriquent un best seller"

"Wrath et Schproutz à l'Académie Française"

Ce n'est plus un filon, c'est la poule aux oeufs d'or!

Bibi fricotin

"Wrath et Schproutz enlèvent Philippe Jaenada" (ventes multipliées par 2)

Grosse fatigue

Bonne idée la collection polar!

"Sale embrouille pour Wrath et Chrpoutz"
"Wrath et Chrpoutz persévèrent"
Wrath et Chrpoutz et le Prix volé"

Marco

@ Ewan: Argh!, Ewan, je ne pensais pas que je "t'en avais fait voir"! (tu me donnes aussi bien du souci, avec tes études, mon fils, tu sais... ok, j'arrête). Bon, les embrouilles sur internet, ça existe, ça peut même devenir un jeu (pas toujours très malin, je te le concède), à condition que tout le monde joue au même. Bref, là, ton jugement sur A.Patricot (ou plutôt ton jugement sur une de ses phrases telle qu'il la présentait lui-même, oui, je sais, on ne va pas reprendre, please!) m'avait agacé, et ça n'a pas aidé au "dialogue", c'est sûr. Bon. On s'en fout un peu, je pense, en fait. Allez, on fait la paix? (je suis assez facilement cynique; en revanche, quand je commence à être niais, j'aime bien aller jusqu'au bout :::)))

PS: tu dis qu'en vrai tu me prendrais les mains en m'expliquant ton point de vue. N'y pense pas. Même pas en rêve. Je ne supporte pas qu'on me touche. Je suis niais, c'est vrai, mais il y a des limites.

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