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10 septembre 2007

Commentaires

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chproutz

M'etonne pas. Il y a plein d'anomalies dans ce genre dans le systeme educatif francais, comme par exemple l'enseignement de l'anglais qui n'est pas obligatoire pour les premiers cycles en Science.

Cela dit il y a aussi des trucs pas glorieux dans le systeme UK: Quand on voit le niveau de math des etudiants en chimie ici, on se pose des questions!!!

prof de langue

Oui, effectivement, en France les cours de langues dispensés dans le milieu scolaire et universitaire sont une calamité et cela est dû au fait que l'on ne vérifie pas vraiment si les enseignants ont et maintiennent un certain niveau dans la langue concernée. Cela dit, je n'ai pas lu le livre, mais si la nana s'indigne de ne pas avoir eu l'agreg du premier coup les doigts dans le nez, à 45 balais et sans avoir jamais enseigné, tout simplement parce qu'elle est bilingue, il y a aussi un problème de son côté. À ce compte là nous serions tous des spécialistes dans notre langue maternelle... Le fait qu'elle se soit intéressé directement à l'agrégation tendrait à prouver qu'elle imaginait tranquillement faire son trou dans le supérieur, comme ça à l'improviste (et pas question d'aller torcher les merdeux de collège).

cassiopée

Hihi, encore une aigrie qui crache son venin. Wrath a de l'avenir, finalement :-). Ca me parait un peu idiot de dire que le mauvais enseignement de l'anglais est dû au recrutement des agrégés. Parce que l'anglais, ça s'apprend dès le collège (avec une majorité de profs certifiés) et même maintenant dès l'élémentaire. Honnêtement, qd je vois comme l'anglais est enseigné en élémentaire, c'est ça qui est à pleurer (là où est un de mes enfants). Une enseignante qui ne s'occupe que de l'écrit et pas du tout de la prononciation. Alors que qd ils avaient décidé de mettre l'apprentissage des langues, c'était supposé être avant tout pour la prononciation. Mais là, les profs des écoles sont tout simplement formés à minima en langues. Qu'est-ce qui permettrait aux enfants de parler réellement mieux anglais, laisser les films en VO sous-titré, comme ds la plupart des autres pays. Mais ça, c'est un choix politique (ceux qui font les doublages se retrouveraient au chomage).

Vonric

1ere impression: le livre a l'air sympa. Aigri ou pas, je ne suis pas surpris d'aberrations de ce type, j'ai en connu même en recrutement d'embauche.

2e impression: ah oui, avec la conclusion je retrouve bien Wrath. Je ne nie absolument pas que la France ai besoin de faire des progrès en langues étrangeres. Au vu de l'étude, deux remarques: les seuls pays de langue dérivée du latin sont l'Espagne et la France, qui s'en sortent le moins bien, évidemment, sur l'apprentissage d'une langue non latine. Je suis prêt a parier que le résultat serait bien différent sur l'apprentissage de l'italien ;-). Par ailleurs, danois, suédois, néerlandais...etc sont des langues très difficiles, l'anglais étant devenue une obligation dans le business même local la bas.

Pour finir, je répondrais a cassiopée sur les films en VO. En effet, c'est idéal pour l'apprentissage des langues. Mais dans les pays de l'étude (mis a part l'Espagne et l'Allemagne), le fait de sous titrer les films a la télé résulte plus d'un manque de moyens que d'une volonté éducative... voila au moins comment transformer un handicape en avantage ;-)

Pour finir, a l'attention de Wrath qui admire tant les anglais, pourrait-on parler de l'apprentissage des langues étrangères en Angleterre ? ;-)

wrath

@Chproutz: n'empêche que quand je suis arrivée en Angleterre, je ne comprenais pas grand chose quand on me parlait; Alors que j'avais un très bon niveau à l'écrit.
Donc des profs anglophones au lycée ne m'auraient pas fait de mal!

@prof de langue: Laurel Zuckerman donne d'autres exemples: une de ses copines britanniques a raté l'agreg alors qu'elle enseignait depuis des années.
Si vous lisez ce livre, vous verrez qu'il est très documenté. Pas du tout un pamphlet basique!

wrath

@Vonric: c'est sûr que l'enseignement des langues étrangères en Angleterre n'est pas brillant.
Mais parler une autre langue quand on est Britannique n'est pas essentiel. Alors que parler anglais quand on est Français est indispensable.

Jo Ann v.

C'est quand même un peu chauvin si on part de principe que si on est anglophone de base, on n'a pas à apprendre une autre langue. Je pense que c'est un manque de vision et d'ouverture sur le monde. Surtout que les grands marchés viendront (viennent) de Russie, Chine et du monde arabe...
Je suis bien fière de mon éducation, j'étais trilingue à l'âge de trois ans (être nomade, ça aide forcément), et même si a priori on peut survivre en anglais, on aura de meilleurs contacts avec la population (où qu'on soit) si au moins on fait semblant d'essayer de parler leur langue... ;)

Fulmi

Dans le genre père-ubu-forever il y a aussi : comment créer du chômage avec l'ANPE…

Bruno

Ce livre est sorti avant l'été. Juste 5 mois de retard.

philippe

" c'est sûr que l'enseignement des langues étrangères en Angleterre n'est pas brillant.
Mais parler une autre langue quand on est Britannique n'est pas essentiel. Alors que parler anglais quand on est Français est indispensable."

Voilà rédigé par wrath,le plus gros problème européen de nature politique qui est posée.
À mon avis, l'Europe aurait dû dès le début commencer par penser à la langue de cette communauté. Elle ne l' a pas fait, et on n'en est arrivé à une langue qui domine toutes les autres, non pas qu'elle soit meilleure, mais tout simplement parce que le pouvoir économique (c’est-à-dire le monde matérialiste) est devenu l’autorité dans tous les domaines.
C'est dommage et triste à la fois, quand on sait, qu'il y avait et qu'il y a encore, une langue prête à l'emploi qui pourrait faire office de langue communautaire ; je veux parler de l'Espéranto, qui puise son fondement dans toutes les principales langues européennes.

philippe

Jo anne, c'est bien ce que tu as écrit. Je pense, en effet, que les nationalismes sont les plus grands freins de la vision communautaire qui n’est pas assez hélas encore suffisamment répandu.

wrath

@Bruno: et alors? Depuis quand ne doit-on plus lire des bouquins sortis il y a quelques mois?
D'ailleurs, l'auteur continue à faire la promo de ce livre. Le prochain "talk" aura lieu le 12 octobre:
http://paris.franglo.com/classifieds/talk_by_laurel_zuckerman_author_of_sorbonne_confidential_october_12_6_30_p_m-o20909.html

@philippe: on est d'accord. A bas le nationalisme!

Daniel Fattore

@Philippe: l'espéranto est une bonne solution, mais je lui préfère le latin, langue de tradition et d'histoire, dont on retrouve des éléments dans toutes les langues européennes, peu ou prou. Saviez-vous qu'il y a eu récemment des expériences de radio en latin... en Finlande? Et que le latin "vivant" dispose d'un joli lexique pour parler d'informatique?

Cela pour dire que tout est préférable à l'anglais, qui n'est pas à proprement parler une langue européenne, mais un truc d'insulaires qui a réussi.

Fulmi

Je trouve au contraire que c'est très bie nque ce soit l'anglais qui se coltine la communication internationale : c'est lui qui se retrouve vidé de sa culture, simplifié, décharné (mais qui peut évoluer aussi à son rythme dans les pays anglophones). J'ai voyagé, cet été, dans une dizaine de pays européens, aucun anglophone. Partout on baragouine une espèce d'anglais informe, mais bien pratique. C'est un jargon sans syntaxe, sans grammaire, sans dictionnaire fixe, qui se retrouve mélangé de mots latins, slaves, grecs, etc. mais qui permet de communiquer. Chacun se débrouille comme il peut autour d'un noyau linguistique anglais. Cela me plaît beaucoup. Lorsque je quitte ces pays bizarres, je passe par l'Autriche et l'Alemagne, on y parle une belle langue, l'allemand, et c'est un bonheur de l'entendre et de le parler. Mais c'est moins pratique : il y a une syntaxe, des règles, des tournures idiomatiques, comme en français. L'anglais internationnal en est libéré, pour le grand bonheur des voyageurs.

Qu'on ne croit pas que cet idiome dégénéré gêne la communication, pas du tout. J'ai parlé longuement avec un Russe dans les rues de Kichiniev, la capitale moldave (où, en général, on parle roumain, la langue de la Moldavie). Cet anglais bizarre, mêlé de mots français et russes nous a permis d'échanger plein d'idées sur la marche du monde. Ailleurs, en Serbie, en Albanie, au Monténégro, en Hongrie, en Ukraine, les gens apprennent cet anglais basique. Inutile donc de se demander s'il vaudrait mieux une autre langue, c'est trop tard. Tout comme au XVIIIe siècle il fallait savoir le français pour voyager, aujourd'hui, il faut savoir l'anglais. Et baste.

D'ailleurs, tant qu'à faire, plutôt que l'espéranto qui ne ressemble à rien et le latin qui est trop intello, je recommande le luxembourgeois, comme langue nationale européenne : c'est un amusant mélange de français et d'allemand. Peut-on rêver mieux qu'une mischung des deux langues fondatrices de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier  ?

Daniel Fattore

@Fulmi: comme langue internationale, le basque, langue qui n'est même pas indo-européenne, devrait mettre tout le monde d'accord...

Plus sérieusement, je comprends que dans la vie de tous les jours, l'anglais tel que tu le décris est bien pratique, totalement libéré, etc. Mais il y a des circonstances où il est parfaitement insuffisant (contrats, discours, textes écrits, accords internationaux, etc.) Recourir à l'anglais ici de manière systématique revient à faire de cette langue de commerçants la langue des vainqueurs. Or, nous ne sommes pas des vaincus, non?

Fulmi

>>Or, nous ne sommes pas des vaincus, non?<<

Si. Nous avons perdu la guerre en 1940.

krokodilo

Non, les jeunes français ne comprennent pas moins bien l'anglais que leurs voisins européens, seulement moins bien que quelques pays nordiques qui ont adopté l'anglais comme langue mondiale, y compris dans leurs universités, au risque de voir leur langue s'appauvrir, alors que nous défendons la diversité linguistique (du moins officiellement...) Les plus mauvais Européens en langues étrangères sont les anglais, il faut le rappeler.
Le prétendu anglais international n'est qu'un mauvais anglais : à un entretien d'embauche, allez-vous dire "je parle l'anglais international" ? votre ex-futur employeur comprendra "je baragouine un peu d'anglais" !
La vraie question est : anglais ou espéranto ? l'un est difficile, élitiste et injuste, l'autre facile, démocratique et neutre entre les nations. les politiques soutiennent le premier, cherchez l'erreur...

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