Agence littéraire: prière de se taire
Pour l'immense majorité des auteurs wannabes, l'envie de se faire éditer s'accompagne de frustration et de colère. Quand on a envoyé 30 manuscrits par La Poste sans AUCUNE réponse personnalisée, on n'a qu'une envie: ne pas recommencer.
D'où la tentation de recourir à un agent littéraire, pratique habituelle en Angleterre ou aux Etats-Unis. Seulement voilà: aucun agent sérieux ne doit vous faire payer pour ses services avant la publication.
Le "Writers' & Artists' Yearbook", qui liste les éditeurs et agents britanniques, demande à ses lecteurs de signaler tout abus. En clair: seuls les agents qui ne demandent aucun frais avant publication peuvent figurer dans le "yearbook".
Problème: aucune liste d'agents sérieux n'existe en France.
Résultat: nombreux sont les gogos tentés par des agents peu scrupuleux. Je suis bien placée pour le savoir, puisque j'avais contacté David Kersan (l'agent de Maurice Dantec) avant même d'envoyer mon premier roman à des éditeurs. Kersan m'a demandé de lui verser une somme immédiatement pour avoir la chance de profiter de ses services. Bien sûr, je n'ai pas donné suite...
Le point commun entre tous ces pseudo-"agents" littéraires ? Leur recours à des stratégies d'intimidation. Kersan est un habitué des menaces juridiques. De même, une agence-littéraire-dont-on-ne-doit-pas-mentionner-le-nom a réussi à faire fermer le blog de La Lettrine pendant quelques heures.
Tout cela me fait un peu rire: ce genre de menaces réussit justement à générer du buzz (et donc de la publicité négative).
Mais le problème de fond n'est pas réglé: tant qu'il n'y aura pas de liste d'agents sérieux, les pratiques malhonnêtes perdureront...
Tout ceci n'est ps très étonnant. En France la diffamation est interdite. On n'a pas le droit de dire des choses, même vraies, si elles peuvent porter atteinte à l'image d'autrui. C'est un grave défaut de notre pays.
Rédigé par: Fulmi | le 06 octobre 2007 à 00:55
Salut Wrath,
merci de relayer l'info. Je n'ai a
pas été seulement censurée pensant plusieurs heures mais surtout menacée d'être traînée en justice si je n'ôtais pas fissa mon billet. Hors de question. J'ai donc changé mon texte en supprimant le nom de cet agent dont les curieux retrouveront très facilement le nom puisqu'il est le premier agent littéraire apparaissant dans google !
Quant à trouver un véritable agent littéraire en FRance, un honnête, il n'en est que très peu : Samuelson, Du Montant, Astier, Lopez-Ballesteros et Susanna Lea.
Peut-être en est-il des indépendants comme Kersan. Mais je ne les connais pas. Il n'existe qu'un annuaire d'agents, il se trouve dans "Comment se faire éditer".
Quant à M. Kersan, je suis encore une fois bien placée pour savoir qu'il a recours très facilement aux procès. L'un de nos collaborateurs du journal a eu des problèmes avec lui. Il veille de TRES près à tout ce qui se dit sur Dantec, au moindre dérapage, il attaque.
Rédigé par: Anne-Sophie | le 06 octobre 2007 à 08:21
Je suis de ceux qui ont pu constater la fermeture du blog de la Lettrine suite à son article (absolument pas diffamatoire, il faut insister) sur une agence littéraire. Au delà du fait qu'il est ridicule, mesquin et "contre-productif" d'user de moyens de pression sur le net (effectivement, Wrath, "la communauté" se chargera aussitôt de colporter la nouvelle, bonne ou mauvaise), il est clair qu'il ne faut en aucun point se laisser intimider par quelques manoeuvres d'intimidation. Il y a des lois dans ce pays et des principes dont un, intangible : la liberté d'expression.
Ceci dit, le débat sur les agents littéraires en France est difficilement comparable à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons, où cette pratique est courante, habituelle et fait partie du "système" depuis des décennies. En France, c'est très loin d'être le cas. Les quelques rares auteurs qui font appel à des agents le font pour défendre leurs intérêts, purement financiers, dans la mesure où ils ont acquis une certaine notoriété qui dégage des profits. Il est légitime qu'ils cherchent à en obtenir le meilleur rapport. Maintenant, concernant les "wannabe", il serait assez illusoire de penser que ce serait LA solution pour contourner des refus de manuscrits. Ca ne marche pas comme ça. Donc c'est, à mon avis, une perte de temps et d'énergie. Ne pas mettre la charrue avant les boeufs : l'énergie doit être consacrée à écrire le meilleur manuscrit possible, pas à essayer de le faire passer coûte que coûte par divers moyens (inefficaces ou illusoires en l'état actuel des pratiques du milieu éditorial). Une fois encore, savoir ce que l'ont veut évite de cruelles désillusions : avoir un projet d'écriture qui prendra de la valeur avec le temps et l'ôpiniatreté à le développer. Ou fantasmer sur l'idée d'être riche (et célèbre) sans avoir rien "produit" qui le justifie. La première solution est bien entendue la plus difficile à mettre en oeuvre. La deuxième n'a pas de sens artistique.
Allez, au boulot, les pt'its gars! ;-)
Rédigé par: Kolérix ton ami | le 06 octobre 2007 à 14:54
@Fulmi: n'empêche, que l'hébergeur de la Lettrine ait fermé immédiatement le blog, c'est n'importe quoi.
Très bon post de La Feuille sur ce sujet (l'expression "agent littéraire à compte d'auteur" me plait bien!):
http://lafeuille.blogspot.com/2007/10/les-blogs-toujours-sous-la-menace.html
@Anne-Sophie: j'ai jeté un coup d'oeil à "comment se faire éditer" (la mini-édition insérée dans le numéro de Lire, sept 07)
Ce qui m'ennuie, c'est que la liste comprend des agences proposant également du "conseil littéraire" (= comment améliorer son texte). Ce type de service est bien sûr facturé à l'auteur, sans garantie que le livre soit placé auprès d'un éditeur.
Il est temps que les quelques agents sérieux s'organisent pour créer l'équivalent d'un label de qualité...
@Kolérix: le stéréotype de l'agent comme moyen de devenir "riche et célèbre" est très français. Sache qu'il existe toutes sortes d'agents en Grande Bretagne, y compris des gens qui travaillent uniquement avec des petites maison d'édition et acceptent de prendre des auteurs moins connus.
Rédigé par: wrath | le 06 octobre 2007 à 23:44
"Il est temps que les quelques agents sérieux s'organisent pour créer l'équivalent d'un label de qualité..."
Je crois que tu confonds littérature et élevage de poulets.
Un label de qualité de quoi? Une garantie à combien de pour cent de réussite? Sur quels critères objectifs? En vertu de quoi? Garantie sur facture? Un contrat de confiance à la Darty? Livre placé ou conseil remboursé?
Wrath, ma chère Wrath, tant que tu continueras de concevoir la littérature (car il s'agit bien de ça, in fine? Ou me trompe-je?) comme un produit de consommation comme les autres, un élément de plus du divertissement culturel généralisé, qui répond aux mêmes lois du marketing, tu seras en butte aux mêmes désillusions existentielles et matérielles.
Si tu es édité dans ces conditions (ce qui arrive...c'est la loterie ou la connivence, mais ça arrive), ton livre sera un élément de plus du grand tout marketing et donc tu ne seras pas satisfaite, sur le plan personnel (sauf à miser uniquement sur la petite vanité éphémère qui consiste à proclammer : "ça y est, je suis un vrai "auteur"! Mais ça passe très très vite, ce genre d'ivresse. Remarque, certains personnages connus ont construit toute une vie sur la simple vanité...donc c'est possible).
Dans ces mêmes conditions, ton livre n'échappera pas pour autant au tsunami éditorial qui noie régulièrement nos côtes. Tu seras comme les autres, englué dans la masse des bouquins qui apparaissent et disparaissent aussitôt. Et rien ne dit que la satisfaction matérielle sera plus grande. Tu connais un peu les chiffres de vente, je crois. Pour un Beigbeder à 300 000 exemplaires, combien de petits soldats bcp plus modestes?
Le plus sage est de se contrefoutre totalement des histoires de vente, se concentrer sur une expérience littéraire personnelle qui te fasse avancer et si tu trouves un éditeur pour te suivre dans cette folie, alors tu te rapproches déjà du nirvana littéraire (pour le reste, si le succès de vente est à l'arrivée, ce n'est que la cerise, pas le gâteau).
Mais a-t-on envie d'être sage quand on s'auto-proclamme "Colère de dieu?"
Mais continue ta quête du Graal dans ce sens (= comment se faire éditer), tu finiras bien par réaliser que le résultat passe par le travail sur l'écriture et non sur la recherche de tuyaux, de recettes, ou d'agences-miracles.
A propos de ces "agences de conseil littéraire" (malin, le nouveau créneau!), attention au syndrome de Lourdes, la ville où l'on vend plusieurs milliers de tonnes d'eau bénite par semaine...Les gens savent bien que la source soi-disant miraculeuse est un filet d'eau qui coule sur un rocher. Pourtant ils continuent d'acheter l'eau consacrée par packs entiers de vierges en plastique.
"Il n'y a pire aveugle que celui qui..."
Rédigé par: Kolérix ton ami | le 07 octobre 2007 à 11:19
Je suis bien d'accord avec Kolérix notre ami. Penser (à tort) que tout marche par copinage ou magouille, c'est une chose, ce n'est pas bien grave, mais attention à l'effet miroir, Wrath. Vous étant persuadée que tout marchait comme ça, vous en arrivez à la conclusion (somme tout logique), qu'il faut faire comme ça pour y arriver. Et là, comme votre postulat de départ est faux, il va y avoir un mur à l'arrivée.
Sinon, en ce qui concerne les agents, je ne suis personnellement ni pour ni contre (disons même plutôt pour), mais le problème en France, ce n'est pas exactement la mentalité, ou quelque chose d'abstrait dans ce genre, ce sont tout simplement les éditeurs, et pour des raisons on ne peut plus matérielles. Ils acceptent les agents quand ils y sont contraints et forcés (pour Djian, par exemple, ou d'autres "pointures" qu'ils tiennent à garder dans la maison), mais sinon, c'est le rideau de fer (j'ai été contacté il y a quelques années par Astier – au demeurant fort sympathique et intelligent –et je peux vous dire que lorsque j'ai abordé le sujet avec Grasset (avec qui j'ai d'excellents rapports), c'était un peu comme si je disais à ma femme : "Chérie, il y a une jeune Norvégienne qui va venir dormir dans notre lit, j'espère que ça ne te dérange pas"). Un premier roman qui serait apporté dans une maison d'édition par un agent n'aurait pas l'ombre d'une chance, qu'il soit bon ou pas.
Rédigé par: Ph.J. | le 07 octobre 2007 à 14:33
"Un premier roman qui serait apporté dans une maison d'édition par un agent n'aurait pas l'ombre d'une chance, qu'il soit bon ou pas."
C'est pourtant le cas de Littel, si je ne me trompe (mais il s'agissait d'un agent anglais).
Rédigé par: Gadrel | le 07 octobre 2007 à 14:57
Tout à fait Gadrel, c'était Nurnberg. C'est depuis cet épisode que les agents en France sont au goût du jour. Enfin, je suis d'accord avec Philippe Jaenada, pas du côté des éditeurs qui voient en effet comme une trahison l'arrivée d'un intermédiaire entre eux et les auteurs.
Rédigé par: Anne-Sophie | le 07 octobre 2007 à 16:06
Réponse à Wrath :
Les gens du net sont en général des informaticiens, il sont serviles et, comme le pouvoir politique, en France, est de tradition autoritaire, ils font comme la police française sous l'occupation : ils accèdent aux désirs des autorités avant qu'elles ne l'aient exprimé (référence aus rafles de juifs sous l'occupation, œuf corse). C'est un point qui n'est pas de détail de la mentalité dominante française, la servilité, qui est une grave tare de notre pays.
Rédigé par: Fulmi | le 07 octobre 2007 à 17:22
Oui, Gadrel, mais enfin Littell, c'est plus compliqué que ça. Le livre a en fait été apporté par Richard Millet (qui a bien contribué à l'écriture). L'agent n'a là-dedans qu'un rôle infime. Ce que je voulais dire, c'est que si Wrath ou Marco ou Strange Days confient leur livre à un agent, et que ledit agent fait les maisons d'édition en essayant de les placer, il va être reçu, le brave homme – refoulé avant d'avoir pu dire bonjour. C'est sans doute regrettable, mais voilà, les éditeurs défendent leur part de tarte.
Rédigé par: Ph.J. | le 07 octobre 2007 à 18:27
Eh! J'ai jamais dit que je voulais un agent!
Rédigé par: Marco | le 07 octobre 2007 à 19:36
(J'ai d'ailleurs rien dit sur ce post. Pour une fois que je fermais ma gueule...)
Rédigé par: Marco | le 07 octobre 2007 à 20:53
Sacré Marco! On ne peut plus se passer de toi, sur ce blog. Et toi, tu ne vois rien. T'es vraiment pas prêt pour le vedettariat. :-)
Fulmi, judicieux raisonnement sur les dérapages du net (et la servilité geek : y a qu'à voir le rôle que tiennent les informaticiens dans l'entreprise, dont le flicage des activités informatiques des employés). Ce n'est donc pas prêt de s'arranger.
Bienvenue dans un monde entièrement informatisé!
Rédigé par: Linux | le 07 octobre 2007 à 22:06
à Ph. J
Vous savez, avoir de très nombreux visiteurs sur le site de son livre est mal vu par les éditeurs. Au début, je recevais la lettre classique et l'avis que mon sujet n'était pas "vendeur". J'ai alors fait un site. Quand j'ai eu mes 100.000 premiers visiteurs, on m'a dit que ça ne prouvait rien, Quand j'en ai eu 1.000.000, que c'était une forme de concurence déloyale. A 3.000.00; que c'était une honte (quoi ? je ne sais pas encore).
Je crois que les éditeurs ne veulent pas qu'un auteur puisse maîtriser son destin. Ils veulent des domestiques littéraires, qui écrivent dans leur normes.
Mais je suis certain que cela va changer. Créer une SEI (Société des écrivains d'Internet) face à la SGDL (société des édités à compte d'éditeur, dite "des gens de lettres" devrait en être une première étape nécessaire.
Rédigé par: Marc Galan, non-écrivain officiel | le 07 octobre 2007 à 22:14
Vous y allez un peu fort, Marc Galan. Les éditeurs (je me demande bien lequel d'entre eux vous a dit que c'était de la concurrence déloyale et une honte, votre sitr) ne veulent pas des domestiques littéraires, non. Qui écrivent dans leur norme, peut-être, ils aimeraient bien, mais aux auteurs de ne pas se laisser modeler. De toute façon, je ne parlais pas de textes, je parlais d'argent. Que les éditeurs ne veulent pas qu'un troisième larron viennent réclamer sa part des ventes, oui, ça c'est sûr.
Rédigé par: Ph.J. | le 08 octobre 2007 à 03:09
Comme autres commentaires, j'ai eu aussi (pour une fiction (pré)historique) : La fantasy, soit c'est écrit par des anglais, soit c'est nul. Et, encore plus drôle : Un roman historique sur les Européens, il y a 5000 ans ? C'est de la fantasy. Ils n'étaient même pas encore descendus de leurs arbres.
Je précise que les éditeurs n'avaient reçu qu'un synopsis, et que je rappelais pour demander s'ils voulaient le manuscrit.
Car il faut savoir. Ils se plaignent d'en recevoir trop. Un synopsis, c'est leur donner du boulot en moins, non ? A moins qu'ils ne soient tous sarkozistes : en recevoir plus pour en refuser plus.
A ce propos, voir cet excellent petit post :http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/09/27/borges-intraduisible-etc/
Je sais bien que les éditeurs n'ont jamais prétendu à l'infaillibilité. (quoique Françoise Verny disait qu'un livre qui n'avait pas trouvé d'éditeurs ne pouvait pas être bonne), mais leurs thuriféraires, oui.
Rédigé par: Marc Galan, non-écrivain officiel | le 08 octobre 2007 à 09:59
et puis Jonathan est le fils de Robert, qui écrit d'excellents romans d'espionnage - et pourtant, je n'aime pas ça.
Rédigé par: sirius | le 08 octobre 2007 à 15:41
Nous avons toujours respecté l’opinion de chacun et ne sommes jamais intervenus sur un forum ou un blog, préférant consacrer notre temps à notre métier. Nous n’avons cependant jamais refusé le dialogue. L’article publié récemment un professeur de lettres sur son blog lalettrine.com nécessite cependant quelques précisions.
La liberté d’opinion existe et nous la respectons mais lorsqu’on intitule un article « nouvelle arnaque : l’agence littéraire » il est normal que celui dont on parle se sente insulté et diffamé. Il est tout aussi normal qu’il réagisse et rien ne lui impose de le faire sous la forme que souhaiterait l’auteur. Au cas d’espèce, l’hébergeur étant pénalement et civilement responsable des propos tenus, au même titre que l’auteur, il serait comme lui tenu le cas échéant de réparer le préjudice moral et financier causé. Il nous a donc semblé naturel de prévenir l’auteur et l’hébergeur de notre intention de saisir la justice avant d’engager la procédure.
L’hébergeur, ayant pris connaissance des propos, a librement décidé de suspendre le blog et l’a logiquement rouvert une fois l’article corrigé.
Il n’y a eu aucune « censure » : chacun a simplement pris ses responsabilités. Chacun peut aussi maintenir ses positions : la justice tranchera alors ce qui, dans un Etat de droit, est normal.
Nous avons également été vivement critiqués pour la nature de nos services et surtout nos conditions financières. Nous acceptons la critique et nous comprenons que pour des raisons financières ou idéologiques ils ne correspondent pas à l’attente de tous. Cela ne justifie pas le mépris et l’agressivité.
Sur le plan juridique, nous exerçons une activité d’agent littéraire en toute légalité. En France, la libre entreprise est la règle, ainsi que la liberté des prix. Aucune réglementation ne nous impose un mode de rémunération particulier. Il est vrai que l’usage chez les agents littéraires est de se rémunérer exclusivement sous la forme d’une commission sur les droits perçus par ses auteurs. Nous ne l’avons jamais contesté. Il faut toutefois préciser que :
- rien n’interdit de changer le mode de rémunération, les clients restant naturellement libres de refuser la collaboration
- les agents littéraires travaillent presque exclusivement pour des auteurs déjà édités : sa commission porte également sur les livres qui sont déjà en librairie : l’auteur renonce donc à une partie de ses revenus pour rémunérer son agent. Son attente est souvent d’obtenir plus, ce qui peut passer par un changement d’éditeur
- certains agents littéraires sont également rémunérés par les éditeurs, ce que nous refusons pour éviter d’être en porte-à-faux avec l’auteur pour qui nous travaillons lorsque ses intérêts et ceux de l’éditeur sont divergents
Sur le plan des principes moraux, chacun est libre de penser ce qu’il veut. Lorsqu’on prêche la liberté d’opinion, il faut cependant accepter que d’autres puissent avoir un avis différent. L’insulte et l’affirmation d’une opinion sur le ton de l’évidence sont une manière de vouloir imposer son point de vue. Voici le nôtre, étant précisé que nous respectons les autres :
- sur la nature de nos prestations
Nous proposons aux auteurs non encore édités que nous retenons après avoir pris connaissance de leur(s) manuscrit(s) de commencer la collaboration en nous chargeant de la recherche d’un éditeur diffusé en libraire. Les auteurs qui nous contactent ne veulent pas s’en charger, n’ont pas le temps de chercher un éditeur ou ne s’en sentent pas capables. Ils ont souvent déjà été refusés par des éditeurs et se sentent dans une impasse avec comme seule alternative l’édition à compte d’auteur. Si un auteur souhaite être édité à compte d’auteur, il n’a pas besoin de nous. S’il persiste à vouloir trouver un éditeur qui le diffusera en librairie et se chargera de la promotion, qu’y a-t-il de critiquable à ce qu’il confie cette tâche à un prestataire ? Et qu’y a-t-il de critiquable à proposer et accepter cette mission ? Bien entendu, la nature et la limite de nos prestations sont précisées sur le contrat proposé que l’auteur reste libre de refuser.
- sur nos conditions financières
L’auteur ne percevant pas encore de droits d’auteur, nous demandons une rémunération minimale de 900 euros. Nous sommes conscients que c’est une somme importante pour un particulier mais le travail à effectuer l’est également et nécessite du temps. Quiconque a cherché un éditeur le sait. N’est-il pas normal de rémunérer un prestataire auquel on fait librement appel ? Un avocat se fait rémunérer même s’il perd son procès tout comme un professeur qui donne des cours particulier se fait généralement payer à l’heure et non en fonction des progrès de son élève. De même, les vendeurs perçoivent une rémunération minimale même s’ils ne vendent rien. Aucun vendeur n’accepte de travailler sans une rémunération minimale garantie, ce qui ne signifie pas qu’il ne croît pas en son produit.
La logique qui consiste à s’indigner qu’un prestataire demande à être rémunéré nous heurte. Le raisonnement qui consiste à essayer d’imposer le mode de rémunération habituel à l’égard d’un auteur qui est déjà en librairie (donc garant d’une rémunération) aux missions rendues aux auteurs qui ne sont pas édités nous heurte également. C’est faire l’amalgame avec les agents artistiques, à qui la loi interdit toute forme de rémunération autre que la commission, ce qui est normal parce que leur mission consiste pour l’essentiel à chercher du travail à leurs artistes. Il est normal que cette réglementation ne s’applique pas à nous : nous n’intervenons que pour des œuvres littéraires : il ne s’agit pas de trouver du travail mais de vendre les droits d’exploitation d’un produit qui existe déjà.
Nous aimerions tous ne payer nos vacances que s’il fait beau ou en fonction de la température qu’il fera mais nous doutons que ce modèle économique soit viable pour les agences de tourisme…
Enfin, nous remarquons que ceux qui critiquent ne proposent pas aux auteurs de solution alternative et gratuite.
Rédigé par: L'Agence Littéraire | le 09 octobre 2007 à 18:49
waoh! mais c'est qu'ils s'expriment bien, à l'Agence Littéraire, y a des arguments, des formules qui jouent la nuance et la modération, et même des images pédagogiques pour les débiles, c'est tout à fait impressionnant.
Ils sont encore plus flippants que ce que je croyais :)
Rédigé par: Marco | le 09 octobre 2007 à 21:24
Tout d'abord, un grand merci à Wrath (une fois n'est pas coutume ;-) et puis j'ai trouvé qqun d'autre sur qui me défouler ...), pour avoir posté ce sujet intéressant. Je viens d'ailleurs juste de faire tilt au titre, jusqu'à maintenant, je me demandais bêtement qui avait fait fermer le blog de la lettrine ...
@ L'agence littéraire : Etes-vous parvenus à trouver des éditeurs à de parfaits inconnus? Avez-vous des noms? En France, il parait que c'est quasiment impossible de se faire éditer pour la première fois par le biais d'un agent littéraire, qu'on a plus de chance en envoyant soit-même ses manuscrits par la poste. Alors comment voulez-vous que les gens ne soient pas choqués si vous leur faites payer pour une prestation qu'ils n'auront pratiquement aucune chance d'obtenir. Pas malhonnête? Non? Qui dit que vous mouillerez votre chemise pour eux alors que vous êtes déjà rétribués, plus que vous ne le serez même s'ils st édités et que ça marche correctement. Et parce qu'on n'a rien d'autre à proposer on devrait la fermer ?
Rédigé par: cassiopée | le 09 octobre 2007 à 21:31
Hum, ouais, ça sent peut-être pas l'arnaque, mais le bon truc de sales types (merci de respecter ma liberté d'opinion). Amis auteurs non-publiés, au lieu de filer 900 euros à ces gens, offrez-vous une nuit au Crillon, ils seront mieux utilisés.
Rédigé par: Ph.J. | le 09 octobre 2007 à 21:52
Blog du 30 oct 07
A PROPOS DE L'AGENCE LITTERAIRE
Je ne les connais que depuis vingt-quatre heures. Voici à la volée ce que j’ai pu capter après avoir entendu le responsable de l’Agence Littéraire et lu vos articles :
- toute peine mérite salaire,
- Emmanuel de Magnac ne doit pas être un idiot,
- il a sans doute inventé une nouvelle profession,
- son argumentation tient très bien la route,
- si on a peur de se faire pigeonner, il faut mourir seul dans son coin sans rien avoir tenté dans sa vie,
- le monde des écrivains a toujours été un brûlis où l’on vient gaiement faire cramer nos cervelles,
- le monde de l’édition était déjà compliqué avant mais cela ne s’arrange pas du tout,
- la vie est une loterie et un succès littéraire n’est jamais qu’un gros lot,
- je n’ai jamais vu pérennité et succès littéraire aller ensemble et ne venez pas me parler de votre Riri Potter,
- ceux qui espèrent encore devenir riches grâce à leurs écrits n’ont jamais cherché ou été capables de devenir plombiers car ce serait plus simple,
- un agent littéraire peut très bien s’inventer d’autres prestations de service,
- il suffit de ne plus prendre la dénomination « agent littéraire »,
- en 2010, on inventera peut-être des intermédiaires entre le facteur qui apporte un manuscrit et la concierge de l’immeuble où se trouve un agent littéraire,
- je suis sans doute une cruche mais je tâcherai de me soigner !
Posté par RATAJ François, 30 octobre 2007 à 16:26
Nice, le 31 octobre 2007
Blog du 31 oct 07
Ce matin, en me levant, je me suis dit : « Allez ! Apporte-leur un peu plus d’explications que ce que tu as fait hier sinon, ils ne vont rien y comprendre. Tu as tout dans la tête ; couche-leur tout cela sur papier et basta ! ». Et lorsque je vous dis « en me levant », c’est de cinq heures du matin qu’il s’agit ; et lorsque je serai arrivé à « basta ! », j’aurai déjà pris mes deux cafés, je vous aurai tout écrit et je m’apprêterai à prendre mon petit-déjeuner. Entre mes deux cafés et mon petit-déjeuner, à tout casser, vingt minutes se seront écoulées, pas plus. Je suis comme ça en écriture moi : neurone chatouillé, ouvrage pondu. Pas vous ?
Alors ? Plutôt laconique le petit blog que je vous ai envoyé hier, pas vrai ? Vous allez tout de suite comprendre, rassurez-vous. Et je suis certain que vous allez mettre encore moins de temps que celui que je passe à vous coucher ces mots.
Il m’a téléphoné il y a deux jours, ce gars de l’Agence Littéraire et nous avons passé plus d’une demi-heure au téléphone. Quand j’ai reposé le combiné, mon impression était plus bonne que mauvaise. Ensuite, j’ai contacté l’une de mes relations dans le monde littéraire et c’est ainsi que je suis tombé sur vos blogs, notamment celui intitulé « Combien de temps tiendront-ils ? ». Pour ne pas être en reste, je vous ai également envoyé ma petite bafouille hier soir. Entre-temps, j’ai aussi adressé un mail à Anne-Sophie Demonchy. Tout cela, c’est histoire de recoller au peloton parce que voilà plus de deux ans que je ne regarde plus ce qui se passe dans le monde de l’édition.
Bien, bien ! Tout ce que vous racontez à propos des agents littéraires, je le savais déjà ; rien n’a vraiment changé en France. Et pourtant, quelque chose change puisque je vois tout le monde s’exciter. Même chez moi, vous êtes arrivés à déclencher des instincts de chasseur. Alors, vous savez quoi ? Moi, ce gars de l’Agence Littéraire, ce n’est pas neuf cents euros que je vais lui refiler, c’est mille, mille cinq cents, deux mille euros sans doute s’il arrive à me changer mon monde. C’est ce que cela vaut. Oh oui ! Très facilement !
Vous ne comprenez toujours pas ? C’est parce que je suis spontané comme garçon. J’agis instinctivement : allez hop ! C’est parti ! On se marie, on fait des gosses, les gosses font des gosses et ainsi va le monde !
Si ma spontanéité ne vous convient pas, on va réfléchir à tout cela plus calmement et vous verrez que vous allez me donner raison.
Il y a deux ans maintenant que je n’écris plus du tout et que je me balade du matin au soir avec ma caisse à outils dans tous les recoins de la maison et du terrain. Pour une raison simple : ça gagne plus d’argent. Faire tout soi-même permet plus exactement d’« économiser » l’argent que l’on pourrait donner à un artisan de métier alors qu’en écrivant, j’aurais tendance à faire attention à ne pas en perdre.
Vous me suivez toujours ?
Lorsque je me suis mis à écrire, j’ai pondu une trentaine d’ouvrages autoédités et me suis débrouillé seul dans mon coin pour les vendre. J’ai récupéré tout le pognon dépensé chez les imprimeurs avec un petit bonus et ce n’est déjà pas si mal. Puisque j’ai tout amorti, j’ai décidé de rendre tous mes bouquins consultables gratuitement en ligne : http://catherinegautier.free.fr/
Aujourd’hui, tout à fait par hasard, je croise la route d’un gars qui m’explique que j’ai de l’argent qui dort là et que je pourrais en gagner bien plus si je me bouge le cul avec lui. Alors moi, je dis : banco ! Je me fous de savoir qui sera l’éditeur, je me fous de savoir qui diffuse, je me fous de savoir si ce gars est agent littéraire, conseiller financier, opportuniste notoire, apôtre des Lettres ou imposteur déguisé en érudit. Je m’en fous totalement dès que l’argent rentre ; vous ne feriez pas de même vous ? Nous savons tous qu’en dernier ressort, c’est bien le public qui tranche et lui seul. Quel que soit votre talent, votre genre traité ou votre style, la réussite dans ce domaine n’a qu’un seul objectif : que vos livres soient achetés. Le reste n’est que de la prose insipide pour âmes esseulées.
Que je sache écrire ? Mais je le sais depuis longtemps ! Il suffit pour cela que j’aille faire un tour sur le forum Yahoo pour être épouvanté et me dire que non, décidément, à être fort en orthographe et grammaire comme je l’étais me fait ressembler à un extra-terrestre, alors imitons-les pour faire partie un peu de la bande.
Mon genre traité ? J’ai toujours plongé dans le non fictif, où est le problème ? J’ai toujours estimé qu’il y avait autour de nous, dans la réalité, suffisamment d’éléments d’inspiration pour ne pas se sentir obligé d’inventer autre chose. Maintenant, si vous me demandez de vous sortir immédiatement un polar, un roman de science fiction ou autre histoire imaginée, je vous répondrai : aucun problème !
Quoi d’autre ? Pour ne pas être un mauvais, quoi d’autre ? Ah ! si : j’habite au fin fond de la province et ne participe pas du tout aux cocktails organisés par la gent littéraire sur la place de Paris. Très lourd handicap ma foi. J’ai pourtant mon réseau de lecteurs fidèles et il m’est arrivé même de toucher des chèques pour des bouquins que je n’avais pas encore écrits (le rêve pour un éditeur).
Je n’ai jamais cherché d’éditeur car j’ai vite vu dans quel foutoir nous pataugeons. Aujourd’hui, je croise la route d’un entrepreneur dynamique qui me dit : « Bouge pas mon pote ! Tes bouquins valent du fric et voilà comment nous allons faire ! ». Pourquoi voulez-vous que je ne saisisse pas la main qu’il me tend ? Dans le passé, je me suis fourré sur des coups qui m’ont coûté bien plus que mille euros. Je ne les ai pas tous gagnés et ce n’est pas pour cela que je suis devenu frustré.
Il y a pourtant une tranche de vie qui me revient en mémoire dans cet ordre d’idées et concernant l’univers des livres. Lorsque j’étais rédacteur de la rubrique autoédition dans le revue « Ecrire et Editer » du CALCRE pendant plusieurs années, combien croyez-vous que cela m’a coûté ? Mille, deux mille, cinq mille euros sans doute. Parce que, bien sûr, je n’étais pas rémunéré ; bénévole, strictement bénévole. Et pourquoi avoir fait tout cela ? Pour espérer être connu et être contacté par un éditeur, hé ! C’est en nourrissant cet espoir que j’ai donné chaque mois au CALCRE de mon temps et de mon argent. C’est ce même espoir qu’un agent littéraire vient de faire renaître en moi aujourd’hui. Si vous me le présentez comme un escroc, alors que devrais-je penser de Roger Gaillard, l’ancien patron du CALCRE ? Etait-il, lui aussi, malhonnête à me considérer comme corvéable à merci ? Bien sûr que non ; si je l’ai fait, c’est parce que je le voulais bien. Je l’ai fait instinctivement. Un peu comme cette intuition qui me pousse maintenant à… Vous me suivez cette fois-ci ?
D’ailleurs, au CALCRE aussi, ils se sont engueulés. Je repense à ce Marc au caractère de cochon mais suprêmement doué dans sa discipline. Rarement vu un mec aussi bosseur et performant. J’oublie toujours son nom… Oui : il s’appelle AUTRET, Marc AUTRET. Qu’il se soit chamaillé avec un certain Lorenzo n’est pas surprenant. Lorenzo… Brillant lui aussi et je pense qu’il sait très bien tirer son épingle du jeu. Il a réussi à faire disparaître la revue « Ecrire et Editer ». Dommage ! Dommage pour nous tous car tout cela était très bien mené par ce sympathique bonhomme qu’est Roger Gaillard. Quand les gens sont trop intelligents, j’ai remarqué qu’ils s’engueulent plus facilement.
Pourquoi m’obligez-vous à repenser à tout cela, bon sang !
Attendez, attendez…
Mais oui ! Il y a une raison à cela…
Attendez donc un peu…
Voilà !
C’est à propos de cet annuaire que sortait le CALCRE, qui s’intitulait « Audace » et qui était consacré à la recherche d’éditeurs. Et si on en sortait un pour les agents littéraires ? Et si on se focalisait sur un seul ? L’Agence Littéraire par exemple. Cela ne vous intéresserait-il pas de savoir tout sur tout ? Je paye l’Agence Littéraire, j’essuie les plâtres avec eux et je vous raconte tout. Jour après jour, chiffres à l’appui et mes impressions par dessus le marché.
J’en vois qui commencent à être bougrement intéressés. Vous ne seriez pas déçus de mes comptes-rendus d’activité car j’ai l’esprit cartésien (ingénieur de formation). Les chiffres, ça me connaît. Je ne suis pas un véritable homme de lettres ; si j’écris des livres, c’est par accident. En fait, je ne me rends même pas compte que j’écris et si vous ne m’arrêtez pas là, par exemple, votre site de blogs sera vite saturé par mes textes et vous risquez de passer la nuit à réfléchir sur ce que je viens de dire et…
Et bla bla bla…
François
Rédigé par: RATAJ | le 01 novembre 2007 à 06:48
@ Rataj : Ne te fatigue pas à dépenser inutilement de l'argent. Cherche un auteur édité grâce à l'Agence Littéraire. Tu n'en trouves pas? Et pour cause. Banco, tu as économisé 900 euros. Il n'y a pas assez d'agents littéraires dignes de ce nom en France pour en faire un bouquin .... tout juste un chapitre sur un livre concernant les éditeurs.
Rédigé par: cassiopée | le 01 novembre 2007 à 11:05
A l’attention de Cassiopée :
Tu sais, toute entreprise a eu son premier client un jour. En supposant que je sois dans ce cas-là, je donne neuf cents euros pour voir.
D’autre part, n’as-tu pas l’impression qu’il y aurait une profession plus « englobante » que celle d’agent littéraire à inventer en France ? Quelque chose qui s’apparenterait à de l’engineering éditorial. La démarche de L’Agence Littéraire me semble beaucoup s’apparenter à cette gamme de services.
Rédigé par: RATAJ | le 01 novembre 2007 à 16:09
Autre chose, Cassiopée mon pote (ou « ma » pote, comment savoir ?). Si je reprends le même raisonnement que le tien à savoir : « Cherche un auteur réellement escroqué par l’Agence Littéraire. Tu n’en trouves pas ? Et pour cause. Banco !, tu accuses sans savoir ! » ; que crois-tu que tout cela donne ?
Comme en justice mon vieux (ou « ma vieille », comment savoir ? Mais pourquoi diable vous faut-il un pseudo ?) : bénéfice du doute, bénéfice du doute !
Au fait ! Moi, tu peux m’appeler « François », tout simplement ; il s’agit de mon vrai prénom. « RATAJ » est un pseudo que je traîne depuis ma naissance mais comme il est inscrit sur mon registre d’état civil, c’est un ratage complet que d’avoir à le traîner ainsi partout. Alors, comprends-moi : « François », c’est beaucoup plus sympa. Merci d’avance.
Rédigé par: RATAJ | le 02 novembre 2007 à 09:58
J'ai moi aussi eu à faire avec l'agence littéraire.
Deux ans de travail, 1800 Euros payés, aucun résultat.
L'agence littéraire sont des escrocs qui s'adressent aux personnes en diffcultés, en jouant sur le fait que ces personnes ont des douleurs personnelles à publier. C'est honteux.
Plusieurs plaintes sont en cours à leur sujet, et tous ceux qui se sont fait arnaquer sont bienvenus pour se joindre à nous.
Yves LEFORT
yves.lefort@free.fr
Rédigé par: LEFORT | le 10 novembre 2007 à 15:07
Merci pour ton témoignage, Yves. Tu vois bien François, qu'il y a eu des escroqués. Si j'emploie un pseudo c'est pour convenance personnelle, sans rapport avec l'agence littéraire. De tte façon, si qqun fait qqchose de répréhensible face à la loi, avoir un pseudo ne le protège en aucune façon.
Rédigé par: cassiopée | le 10 novembre 2007 à 21:18