Jayne Anne Phillips est à peu près inconnue en France, bien que certains de ces bouquins aient été publiés chez Christian Bourgeois.
Et c'est dommage! J'ai lu "Lechery", une des nouvelles tirées de "Black tickets", et je reste sous le choc.
Bien sûr, je pourrais résumer l'histoire en quelques mots: une gamine de 15 ans qui quitte sa famille d'accueil pour suivre deux junkies.
Mais ce résumé est bien trop explicite, alors que la narration de "Lechery" joue sur les sous-entendus et laisse le lecteur imaginer ce qui est caché.
Et j'aime beaucoup la première phrase: "Though I have no money, I must give myself what I need"
La traduction française de "Black tickets" est aujourd'hui épuisée, mais vous pouvez le trouver en occasion ou bien le lire en anglais!
Quant à moi, je vais essayer de trouver un des romans de J.A. Phillips: "Shelter" a l'air très bien...
Et dans le même courant littéraire (ce que les Américains appellent le "dirty realism"), vous avez aussi l'excellent Charles Bukowski ou encore Raymond Carver. Bref, des types qui ont sillonné le pays et ont exercé des dizaines de jobs (au lieu d'être des piliers de soirées littéraires...)


La première phrase laisse penser que c'est un roman nombriliste, à la manière françase. Du Christine Angot adolescent ?
( I … I … myself … I ) Quatre fois dans une phrase simplette, c'est beaucoup.
Rédigé par : Fulmi | 14 octobre 2007 à 12:18
Wrath: qu'es- ce que tu attends pour sillonner le pays et exercer des dizaines de jobs au lieu de suivre tes cours de Creative Writing? Crois- tu que Bukowski, puisque tu le cites, aurait apprécié ce genre de cours?
Ceci dit, je ne vois pas pourquoi un aventurier aurait plus de choses à dire qu'un amateur de salons littéraires. Ca n'a aucun rapport, tout cela est une question de regard, d'acuité , de sensibilité, est- ce que Proust a eu besoin de silloner la planète pour écrire la Recherche? Personnellement, les récits d'aventuriers m'ennuient profondémment, autant que les photos de vacances de ma voisine...
Rédigé par : carole | 14 octobre 2007 à 13:59
>>e que Proust a eu besoin de silloner la planète pour écrire la Recherche?<
Non, mais il a silloné les salons de la haute, de long en large et en travers !
Il est sorti de chez lui autant qu'il pouvait ; et il avait le temps, il ne travaillait pas.
Rédigé par : Fulmi | 14 octobre 2007 à 18:42
Raymond Carver, du "dirty realism"? C'est vraiment du grand n'importe quoi. Au lieu de catégoriser les écrivains ou de les résumer en trois mots pompés sur la presse, essaie plutôt de les lire.
Un roman qui a "l'air" très bien. Comment tu fais, sans l'avoir lu? C'est un peu ton grand problème, ça d'ailleurs : juger avant de comprendre. Commence déjà par écrire une nouvelle décente, tu jugeras après.
Rédigé par : Dirty Harry | 19 octobre 2007 à 23:24