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25 octobre 2007

Commentaires

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Daniel Fattore

Des avis comme ça font avancer, car c'est du précis.

Allez, ça s'arrose... (voir la photo du sujet). Bonne continuation!

nicole

Dans cette nouvelle il y a des qualités: vous écrivez bien, on voit que vous êtes cultivée, moderne et que vous avez beaucoup de sensibilité.
Le pb numéro 1, à mon humble avis , est que vous vous cachez trop derrière des références, vous voulez faire à la manière de Houellebecq et Illis alors qu'en étant plus vraie vous feriez connaître votre propre univers. Pas besoin d'être trash pour être entendu. Il faut écrire des choses qui nous ressemblent et je suis certaine que la vraie Wrath n'est pas du tout à l'image de ce personnage.
J'en profite pour poser une question à la spécialiste que vous êtes: quand on reçoit un petit mot manuscrit de refus sur une carte de visite, est-ce plus positif que la lettre type? Y-a-t-il une hiérarchie dans les lettres de refus?
En attendant, bon courage et bonne écriture.

Gadrel

Tout dépend s'il est motivé. Si oui (et que vous ne l'avez pas fait passer par un copain, auquel cas la lettre motivée ne signifie plus rien), c'est mieux que la lettre type, et de toute façon je vous conseille d'envoyer en direct le manuscrit suivant à cette personne. Le niveau supérieur, c'est le coup de fil, et le niveau encore supérieur, le rendez-vous chez l'éditeur. Le dernier niveau étant le rendez-vous chez l'éditeur pour signer.

nicole

Je n'ai hélas aucun copain dans l'édition.
Sur huit refus, deux ont été sous forme d'un petit mot manuscrit.J'ai eu "l'honneur" du coup de fil d'une éditrice assez connue pour me dire qu'on aimait beaucoup mes textes mais que la maison ne publiait pas de nouvelles.
Les connaisseurs sauront de quoi je parle si je confie avoir eu droit aussi à une critique se voulant sympa mais très vexante du Dilettante.
Je sais que se faire publier sans recommandation est quasi infaisable mais je m'accroche parce que je ne peux pas renoncer à écrire.

Zardoz

Un conseil, un seul : évitez les nouvelles pour un premier envoi (gardez les au chaud pour plus tard). En France, ça ne passe pas. Et c'est un tort. Et le tort tue. etc

Michel P Meyer

Oui, c'est bien écrit, documenté et sensible. C'est vrai qu'on sent nettement l'influence d'Easton Ellis: cette oscillation entre le mortifère éperdu et la boucherie; et puis « Please help me find my way...Please help me go away" qui semble renvoyer au "no way" de la fin d'American Psycho. C'est toujours un peu pénible quand on voit trop d'où ça vient, ça devient une sorte de vampirisation. Ça sers de faire-valoir mais ça alourdit aussi. Je crois qu'il ne faut pas hésiter à tout envoyer bouler lorsqu'on écrit, surtout les dieux et les idoles.

Marco

Bon, mon ptit avis sur ta nouvelle, Wrath.

J'aime bien les préoccupations du narrateur jeune et déjà au bout du rouleau (mais qui reste très monolithique; en effet en dire un peu plus sur la figure d'Helen aurait "épaissi" un peu le narrateur), des formules bien trouvées, la sincérité évidente du propos, et paradoxalement les personnages secondaires _ à peine des figurants pour certains _ me paraissent plus intéressants par les quelques notations suggestives que tu leur consacres que le personnage principal lui-même.
D'où ma principale critique (et qui n'engage que moi): je trouve qu'il y a "saturation" dans ton récit, tout converge, tout est homogène dans le sordide, le nauséeux, le désespéré. Du coup, ça me paraît ni sordide, ni nauséeux, ni désespéré, parce que trop volontariste, trop "je vais mettre toute la gomme". De façon étonnante mais en fait logique, tout est tellement à sa place, tous les détails sont tellement complémentaires que l'ensemble, au lieu d'apparaître rageur et désespérant, apparaît normal, presque sage. Exemple typique: le gars est déprimé, et dehors comme de juste, il pleut sur les vitres, c'est déprimant, il fait donc humide, mais en même temps il fait chaud, étouffant... Pas de doute possible: le climat, la température, le décor, les copains, le passé, le présent, le loyer, les Pakistanais, l'alcool, les filles moqueuses dans le pub, tout, tout est décidément désagréable, en parfaite osmose (si on peut dire) avec le psychisme décomposé du "héros". Et autre conséquence: je ne vois pas de progression dans la nouvelle, pas de véritable progression dramatique (en fait, il y en a une, je l'admets, le gars est de plus en plus suicidaire, mais presque tout est dit _ ou en tout cas prévisible _ dès le début: il vomit, il est vidé, il est out, sans avenir; et à la fin, il se cogne la tête en étant vidé, out, sans avenir.

Par ailleurs, j'ai bien compris que cette "saturation", cette idée fixe des espoirs artistiques déçus, ce récit qui semble faire du sur-place, ces tournures de phrases répétitives (propositions juxtaposées dont le sujet est le plus souvent "je") correspondent bien à la sensation d'impasse qui hante le narrateur; ton projet est abouti, donc. Mais... vaste débat (Ph. Jaenada a parlé de ce problème aussi): faut-il un style sans relief pour décrire une vie sans relief? c'est un choix cohérent en tout cas, mais qui moi ne me convient pas. Chez Houellebecq par exemple, le syle apparaît plat (syntaxe souvent minimale, détails prosaïques, non-progression dramatique etc.) mais c'est une illusion; un humour acide ne cesse de subvertir les platitudes. Ton style n'est pas plat dans l'absolu, mais le ton de ta nouvelle me paraît trop premier degré pour équilibrer le côté "massif" et pesant de ta narration.

(en revanche, si je peux me permettre de critiquer une critique de tes camarades de "Creative writing": la "description" de l'"environnement" au début qu'ils réclament me paraît être le comble de l'écriture scolaire, un bond deux siècles en arrière! Que les Muses nous préservent des incipit en descriptions d'environnement!)

Voilà voilà. Je ne sais pas si cet avis te sera d'une quelconque utilité. Bonne continuation :)

wrath

@nicole: "la vraie Wrath n'est pas du tout à l'image de ce personnage"

Exact, je suis généralement adorable et douce comme un agneau ;)

@Michel P Meyer: c'est vrai qu'Ellis est mon influence number one. J'assume...

@Marco: très bonne critique, utile et détaillée. Je suis tout à fait d'accord qu'il n'y a pas vraiment de progression dans le récit. J'aurais peut-être dû écrire des scènes en flash black. Bon, je vais m'y remettre, on verra bien si le résultat est meilleur!

nicole

Je persiste et signe: vous n'êtes pas faites pour écrire du trash. Quand Ellis écrit des horreurs ça sonne juste et ça fait froid dans le dos. Quand vous décrivez des choses morbides, ça sonne faux et on est gêné comme quand Zeller essaie de faire du Houellebecq. Soyez vraie et vous écrirez des choses intéressantes. Mais vous êtes tellement têtue que je crains que vous n'y parveniez jamais.

telephage

"D'où l'initiative de la Revue Sans Soirée: moi + moi + moi moi moi + moi (+ deux trois auteurs utilisés) = MOI MOI MOI MOI MOI"

Dubout

Lamentable.
Un ego surdimensionné, un entêtement dû à cet égo, du "regardez-moi, je suis capable de vous comprendre, vous, les misérables", me donnent envie de vomir quand j'essaye de lire ce texte.
L'humilité, vous connaissez ?
Quant au talent, vous avez encore trop de boulot à faire pour qu'on puisse l'apercevoir.
La médiocrité de ce monde vient de gens imbus de leur personne, comme vous.
Ouvrez les yeux, allez bosser pour 800 €/mois durant 4 ou 5 ans et revenez écrire : vous aurez des choses à raconter, ce coup-ci.

Albert.

lyly les paquerettes

Pas mal ! Bien écrit, cependant indigeste en des moments. Attention aux lourdeurs et aux exagérations. Le lecteur peut vite décrocher en milieu de page. Je suis d'accord avec Nicole, les passages gores sont moins intéressants. Le texte serait tout aussi poignant sans eux. Et peut-être davantage.

ginger

Pourquoi donc faites-vous presque systématiquement VOMIR vos personnages ? (j'ai lu vos autres nouvelles....) C'est votre idée du trash, la gerbe ? :)

eleonore

je trouve que ca manque d'action réelle, de surprises... le personnage se morfond et finalement ses sentiments sont assez "cliché" (comme dirait le Dilettante!). En ce moment, je me pose une question quand j'écris : ne vaut-il pas mieux éviter de se répandre, d'étaler ses propres névroses dans l'écriture, pour se concentrer sur une vraie fiction? Mettre de soi, être vrai, évidemment, mais tourner en permanence autour de ses propres névroses, je doute que cela emballe les lecteurs. C'est pourquoi, je pense à la thérapie. Faire une thérapie, et écrire sainement, tu y as pensé?

Michele lee Marcela

au sujet des nouvelles, il y en a une qui marche bien d'un auteur francophone quatre vies dans le jardin de la louisiane.. voir le site du consulat..c'est un tres beau livre puisque les professeurs, les etudiants et les lecteurs de tout genre le recommandent.. je l'ai lu et j'ai aime, c'est un tres grand ecrivain franco-louisianais que vous allez un jour entendre parler.. elle ecrit en anglais, en francais, et en chinois.. elle est incroyable et simple.. je sais qu'on parle d'elle aux USA dans le monde francophone.... et anglo phone, ses livres sur la Chine.. mais elle adore la langue de Moliere et la louisiane.. voila, donc on aime les nouvelles aux usa.. puisque cette auteure a publie des nouvelles.. c'est un delice
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