En visitant la Dulwich Picture Gallery, j'ai découvert l'initiative "Adopt an old master". Autrement dit, "adopter" un tableau en finançant ses frais de restauration. Le but est simple: s'assurer que le vieux tableau soit transmis intact aux générations futures.
Eh bien, je propose la création du projet "Adopt an old writer". Prenons Drieu la Rochelle: aussi incroyable que cela puisse paraître, "Feu Follet" n'est pas traduit en anglais (du moins, pas disponible sur Amazon.co.uk...)
Et vous connaissez mon point de vue sur la question: un écrivain non traduit en anglais, c'est un écrivain privé de sa postérité.
Mais malheureusement, je crains que Drieu soit trop introspectif pour un public anglo-saxon. Il a tendance à analyser les sentiments, plus qu'à les décrire.
Sans compter qu'il est bien trop "chemise brune" pour un public de francophiles gauchistes.
(Bon, je sens que je vais devoir traduire "Feu Follet" moi-même, devoir moral oblige...)

"Le feu follet" de Drieu la Rochelle n'est pas franchement une œuvre subversive politiquement… C'est déjà un peu plus le cas de "Gilles", et encore… Tout ça pour dire qu'il n'y a aucune raison de ne pas traduire "Le feu follet" en anglais !
Rédigé par : JC | 31 octobre 2007 à 10:45
Ma pôôôvre wrath. Non seulement "Feu Follet" a été traduit en anglais (sous les titres "The Fire Within" et "Will O' The Wisp"), mais en plus on le trouve parfaitement sur amazon.co.uk. (http://www.amazon.co.uk/Will-Wisp-Pierre-Drieu-Rochelle/dp/0714506133/ref=sr_1_1/202-9390745-7989469?ie=UTF8&s=books&qid=1193823934&sr=8-1)
C'est ça ton problème, tu vois (ou plutôt un de tes problèmes). Tu balances des affirmations sans vérifier si elles se tiennent. Je ne suis pas lecteur de Drieu, mais ma petite découverte m'a pris moins de 5 minutes. C'est donc qu'avant d'affirmer péremptoirement une ânerie de plus, tu n'as même pas pris 3 minutes pour t'assurer de la véracité de tes dires.
Et c'est toujours comme ça avec toi.
Rédigé par : Pierre-Yves | 31 octobre 2007 à 10:52
... si je peux me permettre un conseil de traducteur: laissez aux Anglais le soin de traduire les oeuvres écrites en français, et livrez-vous plutôt à la traduction vers le français d'oeuvres en anglais. Ca marche beaucoup mieux (le travail est plus simple, et le rendu est meilleur, simplement "professionnel", quand on traduit vers sa langue maternelle), et c'est plus crédible auprès des éditeurs.
Rédigé par : Daniel Fattore | 31 octobre 2007 à 11:22
Et si je peux me permettre, laisse la traduction à ceux qui savent de quoi il s'agit, ce qui, nous l'avons vu, n'est pas ton cas.
Rédigé par : Pierre-Yves | 31 octobre 2007 à 11:39
@Daniel Fattore: Je ne suis pas si sur que ca soit determinant. Je pense qu'idealement un auteur devrait traduire ses propres textes (bien evidement c'est rarement possible...), et a defaut quelqu'un qui comprends bien le texte. La maitrise de la langue est a mon avis secondaire par rapport a la comprehension de ce que l'auteur a essaye d'exprimer. Enfin c'est mon avis.
Rédigé par : Chproutz | 31 octobre 2007 à 16:39
Pas besoin d'être Anglais pour traduire Christine Angot, par exemple. Autant essayer
Rédigé par : Fulmi | 31 octobre 2007 à 18:30
@Chproutz:... permets que je pense exactement le contraire de toi. Comprendre, en effet, c'est une chose, importante j'en conviens. Mais le principal, en vue du lecteur (qui est également votre client), c'est le rendu, dans sa culture, avec des éléments qui lui parlent, et qui seront sans doute étrangers à une personne qui n'a pas baigné dans la langue cible.
Du reste, je vous invite à prêter attention aux noms des traducteurs des livres étrangers que vous lisez en français. En général, ce sont des français ou des francophones bon teint, si j'ose ainsi dire. Et effectivement, l'auto-traduction est un idéal rarissime... surtout dans la grande production.
Rédigé par : Daniel Fattore | 31 octobre 2007 à 18:34
@Fulmi: quoique. On trouve de nombreuses expressions en verlan là-dedans ("pécho", "iéch"); comment les rendre? Y a-t-il un argot anglais correspondant? Wrath, la résidente londonienne, a peut-être une réponse...
Rédigé par : Daniel Fattore | 31 octobre 2007 à 18:40
@ DF oui, justement, Angot étant très française, il faudra des gallicisme pour rendre ses mauvaises manières.
Rédigé par : Fulmi | 31 octobre 2007 à 20:10
C'est incroyable de réussir à se ridiculiser aussi fréquemment et en aussi peu de lignes...
Rédigé par : The wild camel | 31 octobre 2007 à 20:13
... ou des expressions équivalentes en anglais - l'anglais a certainement les moyens d'exprimer la vulgarité, la grossièreté, etc. Encore faut-il les connaître, et ça ne s'enseigne pas dans les écoles de trad. Plutôt dans les rues de la Perfide Albion, en écoutant quelque cockney...
Rédigé par : Daniel Fattore | 01 novembre 2007 à 19:53
Cher Podwrath,
Tu as raison de vouloir redonner ses lettres de noblesse à Drieu.L´auteur est trop souvent décrié alors que les gens ne l´ont pas même lu ( ou au mieux seulement " Le Feu Follet "et encore qu´ils connaissent par le film de Malle ).Redécouvrons Drieu, les sublimes " Drôle de voyage ", " Rêveuse bourgeoisie ", " Mémoires de Dirk Raspe ", " L´Homme à cheval ", " Les chiens de Paille ".
Dans mon premier roman " Parties " je lui rendais déjà hommage mais celui-ci est encore bien plus fort dans mon prochain livre "L´Enchantement ".
Heureux que des gens puissent encore l´apprécier.
Rédigé par : jonardpierre-arnaud | 02 novembre 2007 à 16:12
avant de traduire ce qui a déjà été traduit, allez corriger votre page myspace ( on ne dit pas "his two last novels" mais " his last two novels"...
Rédigé par : jp | 05 novembre 2007 à 19:34
Pour les amateurs de Drieu (et de Daniel Darc), une vidéo étonnante sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=R5Ek1Hdfv0c&eurl=http://memoireneuve.wordpress.com/2007/11/
Rédigé par : Memoire neuve | 24 novembre 2007 à 19:02