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Revues littéraires

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09 octobre 2007

Commentaires

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Jerome

Tu vois bien que je suis dans le vrai... Tu as un avenir dans la critique.

Pierre-Yves

@Jerome : le problème c'est qu'à ce jour, je ne pense pas avoir lu une seule critique de wrath. Je vois mal comment elle pourrait être critique sans en faire.

Linux

Oui, Wrath, tu es notre petit Soljetnytsine d'Outre-Manche.
J'aime la part de mégalomanie sans rire dans ton humour...:-)

cassiopée

Euh, c'est pas pour être méchante mais pautrel disait ça pour ne pas être accusé de plagiat quand on sort un livre (et je crois que c'était humoristique). Toi, tu ne peux pas être accusée de plagiat, vu que tu n'es pas (encore) éditée, donc, évidemment, tu peux lire ce que tu veux :-)

Pierre-Yves

Bien vu cassiopée. Wrath n'en est pas à sa première malhonnêteté intellectuelle. A se demander si elle a lu le texte de Pautrel.

Strangedays

Tiens, ça m'a fait un peu la même chose à la lecture de "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery, ce "long seller" que toute la France s'arrache et qui enfonce même Littel et ses "Bienveillantes" d'un bon bout. Je ne suis pas entré dans l'histoire du tout. J'ai trouvé ça trop précieux cette écriture, trop lisse, trop "parfait" peut-être. Très prof de philo qui écrit. Trop. Outre la fin ratée, je n'ai pas cru une seconde aux personnages féminins. Le dispositif narratif est totalement discutable. Pourtant, il est super malvenu dans les forums de critiquer ce bouquin, sous peine de s'attirer les foudres de lecteurs qui clament au chef d'oeuvre. (encore que ces lecteurs, j'ai pu l'observer, ont comme qui dirait un "certain âge".) Bref, une écriture pas moderne pour deux sous, ni particulièrement inventive, mais qui rassure sur le cerveau des concierges et "des gens de peu". Et qui donne l'impression d'être "intelligent". Le livre est très offert d'ailleurs. De là à ce qu'il ne tombe pas des mains de celui qui le lit, personne n'est là pour vérifier et il est de bon ton de dire "Ah, j'ai adoré !..." Autour de moi tout le monde l'a en évidence sur une table basse, pratiquement, et un petit 25% l'a fini (50% "pas encore commencé" et le reste trouvé "bien"). Etrange, quand même. Miracle du marketing? Pression sociale? Effet panurgien? Dictature du Paraître? Ou vrai génie? (et tant pis pour moi, l'imbécile, et mon entourage de sombres crétins.) Peu importe, Muriel Barbery et son éditeur sont sans doute ravis (c'est peu de le dire). Tout comme Modiano qui se frotte les mains. Et Nothomb, et d'autres. Tant mieux pour eux, finalement. Mais rendez-vous dans cent ans. Voir qui sera encore là.

Lucien Cerise

"Miracle du marketing? Pression sociale? Effet panurgien? Dictature du Paraître?"

Eh oui, tout est là, en littérature comme ailleurs!
Relire René Girard et son désir mimétique.

Strangedays

Je ris en me relisant : j'ai un peu cafouillé dans les pourcentages : il fallait lire "un petit 25% ne l'a PAS fini (50% pas encore commencé, et le reste "trouvé bien") – sans quoi on va me traîter, en plus, d'âne en arithmétique :-)

cassiopée

Merci Pierre-Yves, il faut veiller au grain. Rq sur l'article "Modiano la critique impossible", c'est justement une critique négative de son livre, preuve que c'est possible. Ca doit être ça! Wrath ne lit que les titres, pas de temps à perdre ;-)

Jerome

@Pierre-Yves, l'important, pour Wrath, c'est de râler très fort. Qui râle bien, critique bien ! De plus, elle sait lire et écrire. Elle devrait creuser ces aspects de sa personnalité.

@Strangedays, penses-tu vraiment que Wrath veuille devenir écrivain pour la postérité, plus que pour sa gloire et sa fortune, de son vivant ?

Pierre-Yves

@Jerome : râler ce n'est pas critiquer. Ou plutôt ce n'est critiquer que dans le sens le moins noble du terme. Critiquer c'est comprendre, ce n'est pas pleurnicher.

sirius

@strangedays : enfin quelqu'un qui n'a pas aimé L'élégance du Hérisson.
On est au moins deux. Au moins ! Yes !!!

Jerome

Ok Pierre-Yves, je suis d'accord en partie. En râlant, notre amie Wrath ne fait pas que geindre, elle place souvent le doigt là où il est bien de le mettre. Preuve en est, nous sommes nombreux à suivre son blog, parce qu'elle nous amuse, mais aussi parce que ce qu'elle dénonce n'est pas toujours faux. Si elle était vraiment dans l'erreur, personne, n'éprouverait le besoin de se justifier, de la recevoir pour en parler, pour tenter de démentir (cf ses interviews)

Marco

On ne doit pas tomber sur les mêmes revues, Wrath. Pour prendre juste deux exemples récents dans la presse à gros tirages: dans "Paris Match", magazine pas follement littéraire et pas follement courageux, on exécute sans ménagement le mirobolant Begaudeau, écrivain pourtant dans le coup, et dans "Le Nouvel Observateur", hebdomadaire pas follement polémiste et pas follement hitlérien, le dernier Norman Mailer(véritable monument vivant de la littérature outre atlantique) sur l'enfance d'Hitler est ridiculisé de façon fort cruelle et convaincante. Et c'est le cas, chaque semaine, pour un livre ou deux d'écrivains reconnus. Certes, on peut s'interroger sur la sincérité de telle ou telle critique, qu'elle soit positive ou négative. Certains critiques, quand ils ne jouent pas au renvoi d'ascenseur, jouent à la bataille navale. Mais en tout cas, on est loin, très loin de "la peur d'offenser" dont tu parles, et les gens à l'époque de Staline même dans leurs rêves les plus fous n'auraient jamais imaginé de tels commentaires sur la "littérature officielle".

Pierre-Yves

@Jerome : que nous soyons nombreux à nous exprimer sur ce blog ne dit rien de la validité des thèses qui y sont développées.
Pour ce qui me concerne, j'y viens pour voir jusqu'où wrath sera capable d'aller dans l'abandon de ses capacités critiques.

Jerome

@Pierre-Yves, personnellement, j'aime bien sa mauvaise foi, même si sa critique est plus négative que positive. En tous cas, elle ne laisse pas indifférent, la preuve ! C'est donc qu'elle existe déjà, même si ce n'est pas comme elle le voudrait. Elle mettra de l'eau dans son vin avec le temps, mais le fond ne changera pas vraiment, alors autant utiliser au mieux ses compétences. Son aspect "feu follet acidulé" peut réussir, si elle y ajoute de l'humour.

Pierre-Yves

Pas besoin d'avoir un blog pour exister.
Et je me demande bien ce qu'il peut y avoir de séduisant dans la mauvaise foi.
Et pour finir, c'est quoi le fond de wrath?

max léon

un h.

Dahlia

@Strangedays et Sirius: j'ai pas lu le hérisson, mais ce que vous en dites me renforce dans l'idée que j'en avais... si en plus c'est du Amélie Poulain littéraire, je fuis à toutes jambes...

Pierre-Yves

Bon okay, si ça fait un gros succès populaire moins de 5 ans après avoir été publié, c'est de la daube. C'est quand même pas compliqué.

Strangedays

Amélie Poulain? Au niveau des ventes oui c'est probable, autrement ça n'a rien à voir... Ou une Amelie avec un QI de 157.
Bon. Je constate qu'en fait, le post de W. – intéressant, ma foi – donne lieu à deux embranchements distincts au niveau des commentaires ci-dessus (outre les échanges sur W. elle-même). Il y a d'un côté des remarques sur la critique dite "officielle" ; de l'autre, le phénomène du bouche-à-oreille galopant (cf L'Elégance du h. ou la Première gorgée de b. ou ce que vous voulez...) qui fait office de "preuve quantitative" (et donc par là-même, si l'on pousse pas trop l'analyse, de preuve qualitative.)
Concernant le premier point, je suis assez critique vis-à-vis de la critique ; tant il est devenu quasi impossible, sauf exception, d'oser être objectif quand on est critique (de cinéma, de littérature, de mode, etc...) On roule toujours pour quelqu'un. Ou contre quelqu'un. Un critique a la capacité (et la technique) de rédiger un papier élogieux sur tel bouquin, tout comme il peut le trucider avec la plus infinie cruauté. Donnez à un "bon" critique la mission de descendre n'importe quel chef d'oeuvre de la littérature, il saura le faire, et avec force argumentation ! C'est son boulot, pas de problème. Quant à savoir ce qu'il pense VRAIMENT du bouquin, alors là, à moins d'être son meilleur ami (et encore...)... Un journaliste passe d'un journal à l'autre et se met parfois, curieusement, à "penser" différemment. Si si, ça arrive. Balzac (encore lui, merde) nous montre, dans "Illusions perdues" – et avec quelle férocité! – combien ce phénomène n'est ni nouveau, ni régulable : En ces domaines de la pensée et des activités de l'esprit, considérés dans la perspective des réseaux d'influence et de l'économie de marché, tout peut être vrai, ainsi que son contraire. C'est juste une question de point de vue. De positionnement. Stratégique la plupart du temps. Faut faire avec. (Quant à l'éthique, on en parle pas trop, hein ; vaut mieux.) Par rapport à la mode (domaine que je connais un peu), la "critique de mode" (véritable, objective – elle l'était jusqu'à la fin des années 70 on va dire) est devenue quasi impossible : Comment démolir le dernier défilé Chanel, D&G, ou Dior, quand on bosse pour un canard dont les deux principaux annonceurs sont ces marques de luxe?... Dior? j'Adore voyons !... pourquoi, t'avais un p'tit doute? ;-) Je vous laisse extrapoler par rapport aux "groupes de presse" et autres conglomérats d'éditeurs...
"Critique" est devenu un métier d'artilleur. Qui n'a plus grand chose à voir avec la création. (j'écarte évidemment ici la véritable analyse quasi thésarde sur l'oeuvre considérée, celle qui est assez loin du "marché" – genre les Cahiers du Cinéma, ou Art 21, pour l'art contemporain.) Pour ça que le web permet, pour la critique courante, (et le plus souvent sous couvert d'anonymat) de revenir à une certaine forme d'objectivité. D'indépendance. La preuve? De plus en plus de gens fréquentent les blogs et les forums plutôt que d'aller acheter "Lire" ou la "gazette Machin" pour se faire une opinion sur ce qui se passe. Et ce n'est qu'un début.

sirius

@Dahlia : non ce n'est pas Amélie Poulain, c'est encore autre chose. Emprunte-le à la bibliothèque pour te rendre compte. De par mon métier - lectrice - je suis obligée de lire certains bests - j'avais emporté celui-là Croatie cet été, quel désastre ! Désastre pour tous les bouquins que j'avais choisis, d'ailleurs !
@strangedays : s'il te plaît fais moins long, on n'arrive plus à te lire !

Fulmi

Votre vision de la littérature en URSS stalinienne est assez drôle, Wrath. En fait, l'Union des écrivains soviétique abritait quelques belles plumes, lesquelles étaient traduites chez Gallimard dans une colection dirigée par Aragon.

Quant au écrivains « honnêtes » , comme vous dites (je ris car le sens d'honnête dans ce cas, est "passable"), ils n'émigraient pas, bien au contraire. ils restaient en Russie. Soljenitsine a raconté cela dans Une journée d'Ivan Denissovitch. Faut pas confondre Staline et Brejnev, quand même !

Alllez, au boulot, la belle. ça manque de cours d'histoire contemporaine, votre cursus !

Strangedays

Oui, pardon, j'ai mangé un steak au poivre à midi. Demain, c'est filet de flétan vapeur, salade. Ça ira mieux.

telephage

Pourtant quand je mate les talks shows à la télé, (ruquier, fogiel, lescure, etc...) je ne vois que des auteurs qui se font tailler (récemment Harry Roselmack et son premier roman ou encore Ariane Fornia, Christine Orban, etc...), et devant un public en plus, pareil quand je lis certains magazines (technikart, etc...). Le problème de Wrath, s'est de concentrer sa théorie sur un seul panel : le microcosme "pseudo intello" parisien : deux trois éditeurs, deux trois critiques, deux trois auteurs, deux trois médias. C'est triste d'avoir une vision si limitée du monde littéraire...

Ph.J.

Jérome : La majorité des gens qui répondent aux interviews de Wrath ne le font pas pour la démentir, pour la bonne raison qu'ils ne la connaissent pas. D'où (je parle en connaissance de cause) cet air un peu ahuri de ceux qui répondent à ses questions, et qui se demandent : "Qu'est-ce que c'est que ça ?" (Non pas parce qu'elle explique pourquoi elle n'a pas aimé les livres de ceux qu'elle interviewe (même si la démarche peut paraître pour le moins saugrenue – pourquoi se donner la peine d'interviewer quelqu'un dont on a trouvé le livre quelconque ?), mais tout simplement parce qu'elle ne parle pas du livre, plutôt de toutes les petites choses sans grand intérêt qui vont autour.) (Il y a des exceptions, oui : quand elle a aimé le livre. Et ce sont bien sûr les interviews les plus intéressantes.)
Dahlia : Ne te laisse pas trop influencer. L'élegance du hérisson est un roman formidable. (Pour une fois, je suis en désaccord complet, sur tous les points, avec ce que dit StrangeDays. J'ai la flemme d'essayer de tout contredire ici, mais en bref, c'est vraiment un roman comme on en lit pas souvent.)

Strangedays

Le comble – et pour finir de désorienter totalement Dahlia – c'est que je pourrais très bien relever ce qui rend ce livre "formidable, indépassable, inoubliable" – je comprends qu'il puisse l'être pour nombre de lecteurs –, mais je me contente de transmettre simplement ce que j'ai ressenti. Et ça, ça ne se met guère en équations. Ce qui est heureux, je crois.

wrath

Je n'ai pas lu "l'élégance du hérisson", mais si PhJ aime, c'est mauvais signe :)

[@PhJ: le jour où vous trouverez un roman baclé, mal écrit et avec un auteur infect, prévenez-moi. A moins que vous ne lisiez que des romans "formidables"?]

@Fulmi: je te renvoie à Wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9rature_russe

"L'arrivée au pouvoir suprême de Joseph Staline en 1930 marque la fin de la relative liberté accordée aux écrivains russes par le pouvoir bolchévique. Une esthétique officielle se met en place : le réalisme socialiste. Cette doctrine littéraire est simple, il s'agit d'utiliser le talent des écrivains pour vanter les mérites et les réussites du régime ainsi que pour expliquer la propagande officielle. Le régime s'occupe d'organiser la vie littéraire et l'orientation des thèmes via l'Union des écrivains qui relève directement du commissaire politique Andreï Jdanov.

Très rapidement les écrivains réfractaires seront contraints à l'exil, à la prison, au camp de travail. Les poètes futuristes Vladimir Maïakovski et Marina Tsvétaieva choisiront le suicide. Cette répression, associée à des conditions matérielles très dures dues à la Second Guerre mondiale conduiront à la disparition de la quasi-totalité du milieu littéraire russe."

Ph.J.

Vous êtes vraiment sourdingue, hein, Lise-Marie Wrath. Je vous l'ai dit en face, et je l'ai écrit plusieurs fois ici : dans ce qui sort, je ne trouve quasiment que des livres bâclés et mal écrits. (Pas des auteurs infects, parce que les auteurs infects, je ne les lis pas, je ne suis pas maso.) D'ailleurs, après mes travaux forcés de l'année dernière pour le prix, je ne lis quasiment plus rien de ce qui sort (pas un seul livre de la rentrée, là, par exemple). L'élégance du hérisson est l'un des trois ou quatre seuls bons livres français que j'ai lus depuis, je ne sais pas, dix ans. Je trouve bons quatre livres en dix ans, et vous dites que tout me paraît formidable ?

Vigor

Ne vous énervez pas, monsieur Philippe, vous voyez bien que Wrath est passée maître dans un domaine, qui n'est pas celui de l'écriture. Mais de la mauvaise foi.

Chproutz

J'aime bien le "les auteurs infects, je ne les lis pas, je ne suis pas maso." Comment tu fais pour savoir qu'un auteur est infect avant de l'avoir lu? C'est tres fort!

Marc Galan, non-écrivain officiel

Dans le même genre, Chtproutz, on a " Les lettres anomymes, moi, je les lis jamais"

Grosse fatigue

Bon sang Fulmi, tu n'as pas lu la note wikipedia sur la littérature russe ? Et tu prétends donner des conseils ? Tu ignores donc que wikipedia est la source d'information la plus fiable, complète et crédible ?

Ph.J.

Tu sais, Chproutz, comme Wrath le souligne souvent, c'est un tout petit milieu, on se connaît tous. Des auteurs infects (humainement, j'entends, mais je n'ai peut-être pas compris ce qu'elle voulait dire), j'en ai croisés pas mal. Alors c'est peut-être un tort, mais pour moi, c'est impossible de lire un roman quand j'ai trouvé l'auteur crétin et arrogant.
(Puisqu'il faut tout préciser : je parlais bien sûr de ceux que je connais; il m'arrive de tomber sur le livre d'un "auteur infect" sans le savoir.)

Chproutz

J'avais bien compris. Et c'est justement ce que je te reproche (pas toi seulement, tes amis sont pareil en gros): De juger un auteur plutot qu'un livre. Un mec est sympa donc son bouquin est bien. Un mec est un con donc son bouquin est ignoble.
Balzac, Flaubert, Baudelaire, Celine etaient-ils super sympa, aimable et tout? Franchement moi je m'en tape...

Ph.J.

Et ça se dit scientifique ? Dans le genre raisonnement bancal (pour être gentil), tu te poses là. Je dis "Je n'arrive pas à lire le livre d'un type crétin et arrogant" et tu en "déduis" : "Un mec est con donc son bouquin est ignoble" (j'ai dit que c'était ignoble ? non, juste que je n'arrivais pas à le lire) et, pire encore dans le sophisme : "Un mec est sympa donc son bouquin est bien." J'espère que tu as un peu honte (si tes collègues de Science & Bidule lisaient ça...)

Chproutz

Je ne me dis pas scientifique, je suis un scientifique.
Si mes collegues lisaient ca, ils s'en foutraient comme de l'an 40.
Cela dit je me suis trompe, ca n'est pas ignoble que tu as utilise, mais infect. Bon.

Ph.J.

De pire en pire. (Tu sais lire ?) "Auteur infect", j'ai dit, reprenant les mots de Wrath, pas "bouquin infect". (Je pense que tu le fais exprès, en fait. On ne peut pas être aussi bête, je ne veux pas y croire.)

Gadrel

J.-P.H. a raison. Par exemple, en lisant les textes autobio de Nabokov, le type m'est devenu si insupportable que je ne suis plus capable de lire ses romans. Ce qui prouve que l'écrivain ne gagne jamais à parler de lui, à se montrer, etc., car il nuit ainsi à son oeuvre (également parce que le lecteur aura toujours tendance à interpréter l'oeuvre à l'aune de ce que l'écrivain est ou serait).

@ J.-P. H. = avec "en", le participe passé est toujours invariable.

Chproutz

@Gadrel: Autant je suis d'accord qu'un auteur fait mieux de rester discret (car son oeuvre a de l'interet, pas sa personalite), autant personellement ca ne me derange pas de lire des textes de gens que je trouve personellement detestable. Mais peut-etre n'est-ce que moi?

@PhJ: cette discution est sterile, tu ne lis pas ce que j'ecris. Je te reproche justement de faire l'amalgame entre qualite d'un texte et "degre de sympathie" de l'auteur. Precisement ce que tu dis.

cassiopée

@Chproutz : PhJ n'a pas parlé ne la qualité de leur texte puisque qu'il ne lit pas les auteurs qu'il juge infects. C'est son droit et je le comprends. Quand on lit un auteur c'est aussi un peu pour découvrir son univers. Décidément, t'es bouché ! :-)

Pierre-Yves

@Chproutz : "Je te reproche justement de faire l'amalgame entre qualite d'un texte et "degre de sympathie" de l'auteur. Precisement ce que tu dis." Pour un scientifique tu fais pas preuve de beaucoup de talent pour la logique élémentaire. PhJ dit juste qu'il ne lit pas les auteurs infects, il ne dit rien de la qualité de ce qu'ils écrivent puisqu'il ne les a pas lus. L'amalgame dont tu parles il est dans ta tête.

Oooh Daniela

Chproutz, tu es scientifique comme je suis chasseur d'escargots.
Tu tentes de plaquer des raisonnements qui se veulent rationnels sur des choses qui relèvent du ressenti humain, personnel et singulier de chacun.
La dissection de cuisses de grenouille ne marche pas pour la littérature.

Ph.J.

Oui, Chrpoutz, le moins qu'on puisse dire, c'est que la discution, qui pourrait être intéressante, est stérile. Si tu penses que c'est moi qui ne lis pas ce que tu écris, euh, bon. Mais encore une fois (la dernière, juré), comme le disent les gens au-dessus, là, je n'ai jamais parlé de la qualité du texte. Tu es un exemple rare de mur humain.

Dagrel, encore une fois, je suis d'accord avec toi (je dois être malade), faire intervenir l'homme dans le livre est toujours décevant (ou trompeur – bon homme/mauvais livre). Même la présence de photos me gêne. (Par exemple, le Diable Vauvert a cette mauvaise habitude de mettre les photos des auteurs, en grand (toute la page), sur la deuxième de couverture. Je trouve ça insupportable, ça fausse toute la lecture.) Quand j'ai commencé à écrire, j'avais juré de ne jamais montrer ma tête (qui n'est pas terrible, en plus). Sur le bandeau de mon premier livre, où l'éditeur exigeait une photo, je me cachais derrière mes mains. Ensuite, pendant un mois après la parution, j'ai refusé les séances photo demandées par les journaux. Et puis, vanité débile ou soumission au système, on se fait avoir, on accepte tout. (Cela dit, je n'ai pas à me plaindre, les télés ne se battent pas pour m'inviter – d'un côté c'est ennuyeux pour le ventes, de l'autre c'est bien pour les livres.)
Non, mon bon ami, le participe passé n'est pas toujours invariable après "en". Par exemple : "Des fourmis, combien en as-tu tuées ?" est correct. Ou : "Ce livre est nul mais les critiques qu'on en a faites sont dithyrambiques." Cela dit, dans ma phrase plus haut "Des écrivains infects, j'en ai croiséS pas mal", tu as raison. Allez, d'accord. Je retire. Quoique. C'est un vaste débat, entre la règle et l'usage. La langue évolue (en bien ou en mal), et ce n'est pas le ciel qui la fait évoluer. Et personnellement, je préfère "Des écrivains, j'en ai croisés" que "Des écrivains, j'en ai croisé". Mais tu as raison quand même.

Gadrel

Bien sûr que j'ai raison. J'ai arrêté d'avoir tort il y a une dizaine d'années.

L'usage, l'usage... si nous devions suivre l'usage, nous écririons "a t'il", "évènement", "pallier à", et Dieu sait quelle autre horreur. J'ai lu un livre superbe à ce sujet il y a quelques semaines : "Répertoire des délicatesses du français contemporain", de Renaud Camus (écrivain que tu n'aimes certainement pas, mais le bouquin est splendide, il m'a fait réfléchir à la langue, aux évolutions, au style, etc., comme peu l'ont fait - comme presque aucun ne l'a fait).

Mais en effet, nous sommes clairement à l'aube d'une évolution importante de la langue. Jusqu'ici, la tourbe n'était confrontée qu'à des textes correctement écrits (livres, journaux), mais aujourd'hui, et pour la première fois de l'histoire de l'humanité, elle est principalement confrontée à la platitude, à la laideur et aux fautes, grâce au web. Un français distinct de celui de l'Académie est en train de naître, de se propager et surtout de se fixer, ce qui n’arrivait pas autrefois puisqu’il restait oral. Les clans se diviseront alors en misérabilistes démocratiques (c'est le nombre qui a raison) et en puristes élitistes (la beauté, la logique, l'étymologie, le sens, la cohérence syntaxique, la précision et la fluidité prévalent). Je parie que les premiers gagneront, mais au final tout le monde y perdra.

construx

Chprountz n'est ni scientifique, ni chasseur d'escargots, il est juste...Whrath.

Beaujean

Ce mercredi 17 sort sur nos écrans un nouveau film avec E. Devos et Darmon, où une inconnue de tous envoie son manuscrit par la poste, et est retenue.
Je crois que wrath va adorer.
Mais il y avait aussi un inconnu qui... dans "la vie d'artiste".
Les cinéaste américains nous présentent des êtres aux super-pouvoirs, les cinéastes français des inconnus reçus par la poste et publiés. Deux situations incrédibles (quoique la première, avec les OGM qui se répandent, a peut-être plus de chance de se réaliser) ;-)

Jo Ann v.

Ph.J. , je suis d'accord avec vous.
Depuis que j'ai assisté à une (non)-conférence avec Chadhortt Djavann, son attitude était tellement déplorable, que je n'ai plus eu envie de lire ses livres (alors que je les avais en tête depuis longtemps et que je voulais vraiment entendre ce qu'elle avait à dire sur la Francophonie).
De même, j'adore le personnage d'Alain Mabanckou, son côté conteur, mais ses romans m'ont laissée sur ma faim...

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