Delphine de Vigan nous parle ici de son roman "No et moi", sélectionné pour le Goncourt 2007.
"No et moi" est écrit du point de vue de Lou, une adolescente qui rencontre une amie atypique...
Si vous aimez la vraie fiction, "No et moi" devrait vous plaire. L'histoire est bien construite, bien documentée et le personnage principal est attachant. Delphine de Vigan a évité le côté moralisateur (je déteste les romans qui prennent partie, politiquement ou moralement!)
Question publication, Delphine de Vigan m'a également parlé de son entrée en littérature. Et là, je suis restée plus dubitative...

Elle a l'air bien, cette Delphine! Lucide, pas prétentieuse, intéressante... Et puis bravo, Wrath! tu t'es bien retenue cette fois, tu as réussi à vraiment parler du roman quelques minutes avant de la brancher sur sa première publication! :)
Allez, encore un petit effort, Wrath, crois-la quand elle dit qu'elle ne connaissait personne et que son manuscrit est arrivé chez Grasset par la Poste! Ce n'est pas parce que ça ressemble trop à un conte de fée que c'est bidon! Elle est rudement patiente quand tu insistes...
(ou alors, si vraiment tu as un doute, soumets tes "interviewés" au détecteur de mensonge quand ils te parlent de leurs débuts dans l'édition :)
Rédigé par : Marco | 02 octobre 2007 à 00:10
Elle est parfaite, cette Delphine, c'est un ange tombé sur terre.
Rédigé par : Ph.J. | 02 octobre 2007 à 00:14
Un podwrath réussi! On a l'impression d'être un peu dans la confidence de votre conversation, et la fraîcheur de Delphine de Vigan est assez salutaire: finalement, c'est toi qui as raison: en cherchant, on trouve des gens spontanés et un certain renouvellement de la littérature. Ce n'est pas que les gens intéressants n'existent pas, c'est qu'ils ne sont pas mis en valeur!
PS: je me demande bien jusqu'à quand tu vas trouver le monde de l'édition pourri...parce que quand tu seras publiée, ça deviendra difficile à défendre ;)
Prière à un éditeur d'éditer Wrath, pour qu'on puisse voir ce que deviendra le Blog. Merci. (et hop, un ptit coup de main en passant)
Rédigé par : Benoît | 02 octobre 2007 à 00:18
@Marco: bien sûr que j'ai un doute. Une réponse en 3 semaines chez Grasset sans aucun piston, c'est peu probable.
Mais je pense sincèrement que Delphine de Vigan a du talent. Donc tant mieux si elle a trouvé rapidement un éditeur...
@Philippe Jaenada: je vous savais amateur de parenthèse, pas de métaphores usées ;)
@Benoît: oui, mais encore faudrait-il qu'il existe des éditeurs courageux en France. J'en doute !
Rédigé par : wrath | 02 octobre 2007 à 00:29
Oui, c'est vrai, un ange tombé sur terre, bon, c'est pas terrible. Mais ça c'est le problème quand ça sort directement du coeur, on n'a pas le temps de filtrer (et puis je suis pas là pour faire de la littérature, hein). Quant à vous, Wrath, vous remontez dans mon estime (je suis sûr que ça vous comble de joie). Bien sûr, il y a toujours ce doute buté au sujet de la manière dont elle a trouvé un éditeur (mais ce qu'elle dit est vrai – toutefois, pour apporter de l'eau à votre moulin, il faut bien se dire que si le manuscrit avait été signé Robert Boullard au lieu de Lou Delvig, et avait abordé le thème du chômage dans le Nord-Pas de Calais plutôt que de l'anorexie chez une jolie jeune fille, ce n'est pas faire injure à la mémoire de Berger de sous-entendre qu'il ne l'aurait certainement pas lu lui-même trois semaines après réception chez Grasset...), qu'est-ce que je disais ? Oui, vous remontez dans mon estime, car face à quelqu'un comme Delphine de Vigan, vous devenez soudain un peu, comment dire, perméable, vous rangez vos oeillères. Ça fait plaisir. (L'interview est très réussie, ce n'est pas un hasard.)
Rédigé par : Ph.J. | 02 octobre 2007 à 02:00
J'allais dire tout pareil. Si je peux me permettre, voilà la meilleure interview "wrathienne". Franchement, rien à dire. Tu écoutes, poses de bonnes questions ayant rapport avec les réponses de la dame et surtout n'agresses pas ton invité. Tu ne t'imagines pas à quel point c'est vraiment plaisant.
Bravo!
(On dirait presque la Lise-Marie que j'ai croisé et apprécié.)
Rédigé par : Mandor, président de la FAPM | 02 octobre 2007 à 09:36
Pas si mal, cette métaphore. J'aurais plutôt écrit "un ange tombé du ciel", mais bon...
Encouragement à Wrath pour ce podwrath: l'empathie commence à porter ses fruits ;-) Tu t'améliores, Wrath, tu t'améliores...
Rédigé par : Faisons le point | 02 octobre 2007 à 11:23
@ Wrath: acceptée chez Grasset sans piston et venant de nulle part, effectivement c'est plutôt rare. Mais l'histoire des trois semaines, en revanche, c'est banal: dans la masse des manuscrits postés, tout se joue très vite, soit l'éditeur balance (après avoir constaté que c'était centré sur le chômage dans le Nord Pas de Calais et écrit par Robert Boullard, bien vu, Monsieur Ph.J :), soit l'éditeur y voit un intérêt (commercial et/ou littéraire) et dans ce cas hop! la machine s'emballe, il n'a aucune raison d'attendre 5 mois pour se décider (surtout qu'un autre risque bien d'avoir été plus rapide). Pour mémoire, Blandine Lecallet avait été prise sans piston chez Stock en un week end, Jean Marc Robert ayant détecté la bonne affaire d'"Une pièce montée" (une journée de mariage vue par différents regards plus ou moins caustiques, miam! ça va marcher, ça! _ et ça a marché). Tiens, voilà encore un truc que les jeunes et innocents "j'ai envie d'être!" devraient comprendre: au delà d'un mois de non-réponse, c'est bon, la réponse est non, plus la peine d'attendre, ils peuvent se remettre à jouer aux jeux vidéos ou regarder des émissions de télé-réalité.
Rédigé par : Marco | 02 octobre 2007 à 13:10
En grande forme, Marco!
Il faudra t'y faire, Wrath: oui, le talent peut être repéré, par la Poste et sans piston!
Dingue, non?
:-) :-) :-) :-)
Rédigé par : Faisons le point | 02 octobre 2007 à 13:23
Un mois de délais, Marco ? Je ne pense pas qu'on puisse en faire une règle. Souvent, quand le mec ou la nana s'approche de la publication, il reçoit plusieurs courriers d'éditeurs qui disent hésiter, et non pas un seul qui enclenche le truc, donc ça traîne forcément un peu. Tout ne se joue pas tout le temps le premier mois comme tu sembles l'affirmer. Il y a pas mal de nuances que tu zappes, non ?
Rédigé par : half a person | 02 octobre 2007 à 14:23
Oui, un mois, c'est très court, et rare. Ce que je voulais dire avec mon Boullard de Roubaix, c'est que Berger ne l'aurait pas ouvert. Donc le temps que ça passe par les différents lecteurs etc., faut compter un paquet de semaines. Là, par hasard dans la pile, Berger voit une "Lou" ou Roberts une "Blandine", ils prennent le manuscrit sous le bras pour le soir.
Rédigé par : Ph.J. | 02 octobre 2007 à 14:33
Oui, j'abusais un peu pour le délai d'un mois. Disons qu'un long temps d'attente est souvent mauvais signe, non? Les exemples de "décisions" rapides (hors piston) sont finalement assez nombreux.(et à mon misérable niveau, les lettres de refus les plus personnalisées et les plus encourageantes sont arrivées très vite, alors que j'ai dû patienter des mois et des mois pour recevoir ô joie! les niet les plus anonymes:) Tout simplement parce que peu de manuscrits passés par l'austère et industriel "Service des manuscrits" sont repéchés... La plupart des heureux gagnants passent presque tout de suite par tel ou tel haut responsable, me semble-t-il. Existe-t-il des statistiques sur le sujet? Ou serons-nous éternellement condamnés aux supputations les plus extravagantes?
Sinon, Ph.J., je n'avais jamais pensé que les consonances du prénom pouvaient avoir une quelconque importance.
"Lou", "Blandine", c'est vrai que ça fait envie... Marco déjà moins, va savoir pourquoi. J'essaierai avec Anaïs, alors.
Rédigé par : Marco | 02 octobre 2007 à 17:23
Tente Barbarella, ou même Tabitha King, je sais pas pourquoi mais je sens que tu va avoir du succès...:-)
Rédigé par : Quart de portion | 02 octobre 2007 à 18:57
Je continue de croire qu'aujourd'hui, en 2007, des livres sont publiés par des envois via la poste, avec juste une adresse de maison d'édition, même pas le nom du mec en haut. Parce que le type ou la nana ne connaît simplement pas l'éditeur. Ça arrive semble-t-il, mais c'est assez rare pour être souligné quand ça se produit, c'est con.
Rédigé par : half a person | 02 octobre 2007 à 19:59
@Marco : Si mes souvenirs sont bons, le manuscrit de Thomas Clément a été accepté par les éditions du Diable Vauvert après un délais de pas mal de mois (4 ou 5?).
@Half a person : la première fois que j'ai entendu parlé de ces fameux envois par la poste acceptés, c'était à propos de Truisme de M. Darrieussecq. Sur le coup, je ne comprenais pas très bien pourquoi les journalistes étaient ébahis. En habitant au pays Basque, elle avait surement autre chose à faire qu'à les déposer directement chez l'éditeur, et puis on peut faire confiance à la poste pour acheminer le courrier, non? Me disais-je ;-)
@Wrath : Je ne connaissais pas Delphine de Vigan, merci pour la découverte. Sinon, as-tu conscience que ton "j'en suis restée dubitative" te rend plus ridicule qu'il ne met réellement en doute ce que D. de V. t'a dit? Si elle écrit des choses de qualité, pourquoi est-ce que ça serait choquant qu'elle ait été découverte comme elle le décrit? Si tu recevais par la poste une super boite de chocolat, qu'ils sont délicieux, que dans certains papiers d'emballage il y a des numéros du loto potentiellement gagnants, est-ce que tu jetterais la boîte parce que ce n'est pas envoyé par quelqu'un qui t'a fait des courbettes dans une soirée chique?
Rédigé par : cassiopée | 02 octobre 2007 à 21:30
Ditto, pour la plupart.
Je pense sincèrement que c'est le meilleur pod, on aurait dit une bonne journée de détente, et tu parles vraiment du roman et du travail d'écrivain.
C'était chouette. :)
Rédigé par : Jo Ann v. | 02 octobre 2007 à 23:28
De toute façon, une boucle est en train de se boucler. Avec les échanges sur le net, il ne reste plus beaucoup d'auteurs à ne pas savoir qu'il vaut mieux mettre un nom sur l'enveloppe, et à ne pas connaître les quelques noms utiles (au moins un) dans chaque maison d'édition. Donc le serpent se mord la queue, les éditeurs reçoivent à leur nom presque autant de manuscrits que n'en recevait il y a dix ans le service des manuscrits. Ils ne peuvent pas en lire un sur cinquante, forcément, alors ils rebalancent tout ce qui est à leur nom au service manuscrit. Et c'est ainsi qu'Allah est grand.
Deux seules petites astuces, donc, un pseudo affriolant (seulement quand on envoie à un éditeur qu'on sait coureur – c'est pas non plus si courant, malheureusement) et un titre stupéfiant (même complètement débile, c'est pas grave, le but étant que le monsieur ou la dame lise la première page).
(Ça va Half ? J'ai appris avec plaisir qu'on était dans la même fumerie d'Opium.)
Rédigé par : Ph.J. | 03 octobre 2007 à 01:27
Fais gaffe Wrath tu deviens consensuelle... ;-)
Par curiosite, le Berger en question c'est pas le gars qui voulait publier Gadrel (apres qu'il se soit invente plusieurs publications, je precise...)?
@Benoit (ou BLF...): Effectivement, si Wrath se fait publier ca va devenir interessant. Par contre si elle se fait publier en Angleterre ca va faire mal...
Rédigé par : Chproutz | 03 octobre 2007 à 12:16
Chproutz : "si elle se fait publier en Angleterre ca va faire mal..." Mouais. Il n'y a pas grand chose à craindre de ce côté là.
Rédigé par : Pierre-Yves | 03 octobre 2007 à 14:24
Oui, Chrpoutz, c'est lui.
Rédigé par : Ph.J. | 03 octobre 2007 à 14:27
Je parie en effet qu'aujourd'hui, un manuscrit envoyé avec un nom de femme a plus de chances d'être lu que s'il est envoyé avec un nom d'homme.
Rédigé par : Gadrel | 03 octobre 2007 à 16:17
Pas sûr PH.J qu'on se croise sur Opium, j'ai effectivement livré mon texte en juin, mais je pense me retirer du truc. Le projet diverge de l'idée initiale. C'est con.
Rédigé par : half a person | 03 octobre 2007 à 16:49
Ah, je sais pas, je me suis pas rendu compte des changements – bon, je vais plutôt t'écrire, parce que là ça fait tarte.
Rédigé par : Ph.J. | 04 octobre 2007 à 02:03
Dubitative, Wrath ? Tu la vois un peu trop partout cette grande conspiration du piston littéraire...Même si je viens de "fêter" aujourd'hui même mon quatorzième refus, en ce qui me concerne, je suis persuadé que le manuscrit chanceux qui arrive par la poste est beaucoup plus courant qu'on pense...Bien sûr, sur les dizaines de milliers qui atterrissent dans les boites jaunes en fer au doux sigle P.T.T (Petit Texte Tyrannisé...par les éditeurs qui sont méchants méchants méchants et injustes...) Le ratio reste quand même relativement faible je le reconnais..
Rédigé par : Cyriaque | 04 octobre 2007 à 21:57