"Cochon d'allemand", Knud Romer
Si la rentrée littéraire 2007 vous a dégoûté de la littérature, je vous comprends. Mais ne baissez pas les bras avant d'avoir lu "Cochon d'allemand", de Knud Romer (éditions Les Allusifs)
Dans ce petit livre, l'auteur danois revient sur son enfance dans une ville paumée au milieu de nulle part. Les habitants de Nykobing Falster ne sont pas tendres pour le petit Knud, dont la mère est allemande. Et dans un contexte d'après-guerre, Allemand = méchant nazi.
"Cochon d'allemand" parle donc de solitude et de rejet, mais aussi d'amour entre mère et fils. J'ai adoré les dernières pages, où l'émotion est vraiment poussée à son paroxysme.
Bref, je me faisais une joie de rencontrer Knud Romer en chair et en os. Une rencontre Podwrath avait même été organisée par l'attachée de presse des Allusifs. Malheureusement, Knud est arrivé après le début de l'"apéro littéraire". Et faire une interview vidéo avec un bruit d'arrière fonds, ce n'était pas terrible.
Mais bon, tout cela n'a pas beaucoup d'importance. L'essentiel, c'est que Knud m'a redonné espoir: oui, la rentrée littéraire produit quelques écrivains (étrangers) de talent...
Formidable, c'est un grand pas en avant: tu viens de faire la distinction entre société du spectacle et littérature.
Tu peux continuer à garder espoir avec L'ami Butler de Jérome Lafargue (Quidam éditeur), un premier roman balèze.
Rédigé par: Dirty Harry | le 13 novembre 2007 à 09:06
Bonjour,
je ne sais qui est Dirty Harry mais je partage tout à fait son avis : L'aAmi Butler est le meilleur livre que j'ai lu de la rentrée.
Rédigé par: Anne-Sophie | le 13 novembre 2007 à 15:46
Hé bien, disons que Dirty Harry est ...Dirty Harry, alias DH, alias HTC (Harry tout court). ;-)
DH s'intéresse aux "nouveaux" auteurs, non pas parce qu'ils sont nouveaux mais pour pour ce qu'ils apportent de singulier et de fort sur la planète Littérature, comment ils "contribuent", eux aussi : Lafargue, mais aussi Trudel il y a quelque temps, ou bien Pavel Hak, ou encore Patrick Ourednik (pour Europeana, un olni rafraîchissant que je recommande vivement).
Mais DH ne néglige pas ses classiques: il replonge avec plaisir dans Pastorale américaine de Ph. Roth ou Flaubert. Ou Dostoïevski.
Il y a tellement à lire qu'une vie n'y suffit pas. Pourquoi se plaindre (de la pauvreté ou du trop plein) de la littérature si ce n'est pour s'apitoyer un peu sur soi-même et fustiger sa négligence...
Rédigé par: Il est Dirty Harry | le 13 novembre 2007 à 16:33
"Pourquoi se plaindre (de la pauvreté ou du trop plein) de la littérature"
Mais personne ne se plaint: lis un peu la presse littéraire, tu verras que tout est bien dans le meilleur des mondes. Le problème, c'est que personne n'ose émettre un avis personnel sur un bouquin "sérieux";
Résultat: les journalistes germanopratins peuvent occuper le terrain, en essayant de nous persuader que tout est grandiose et mérite d'être lu.
Rédigé par: wrath | le 14 novembre 2007 à 01:32
Ma petite cocotte (c'est comme ça qu'on dit dans le milieu, si si, je t'assure), avant de tenter d'émettre un avis personnel, essaie d'émettre un avis "sérieux". Tu verras, c'est beaucoup plus difficile que de geindre ad vitam...ça oblige à faire preuve à la fois de SENSIBILITE et d'esprit d'analyse, et non d'écouler des préjugés que tout le monde connaît...puisque ce sont des préjugés, des idées préconçues (très mauvais pour un écrivain, les idées préconçues...c'est même franchement incompatible). C'est vrai, c'est plus compliqué...ça nécessite un effort...oblige à fendre l'armure...à ne pas se cacher derrière son petit doigt.
Et plutôt que lire la presse littéraire, essaie de lire des "bons" livres. Ceux recommandés ci-dessus, par exemple. Fais-moi confiance, il ne s'agit pas d'un avis de journaliste germanopratin. C'est donc sans danger. :-))
Rédigé par: Dirty Harry | le 14 novembre 2007 à 01:58