Prix littéraires: heureusement que les Belges sont là...
La saison des prix littéraires est finie, et le bilan n'est pas joli joli. Entre le naufrage du Prix de Flore (attribué à Amélie "j'aime les sushis") et les magouilles du Prix Renaudot, la saison 2007 ne laissera pas un grand souvenir.
D'ailleurs, le New York Times a consacré seulement 100 mots aux prix littéraires français. Un petit résumé bien laconique, alors que "Alabama Song" (prix Goncourt) parle de Zelda Fitzgerald. Mais les Américains n'ont pas envie de lire un pensum sur la femme d'un de leurs écrivains préférés...
Mais heureusement,la presse belge continue à s'intéresser au micro-milieu parisien. Nostalgie.be a même été interviewer Gilles Leroy à Bruxelles.
Donc tout va bien à Saint-Germain: il y a encore des étrangers qui lisent, ou du moins parlent des bouses primées d'automne. Bon, OK, des étrangers belges (mais c'est mieux que rien!)
C'est particulièrement nullos,cette année, en effet, mais je ne suis pas certain qu'elle ait été mieux bien souvent, la rentrée.
Rédigé par: Fulmi | le 18 novembre 2007 à 02:38
Ce qui est particulièrement "nullos", c'est le mépris affiché pour tout ce qui ne sort pas du cerveau fébrile de l'impétrante : après les romans de la rentrée qui sont des "bouses", les Belges, en gros, sont des cons de s'y intéresser.
Il y a une telle haine des lettres et de ceux qui les composent, sous-jacente à chaque propos, qu'on se demande quel intérêt autre que sado-masochiste trouve Wrath à s'évertuer à fantasmer sur l'idée d'être un jour écrivain.
Mais tout ça reste virtuel.
C'est d'ailleurs tout le confort, assez minable, assez lâche, intellectuellement parlant, du virtuel face au réel. On peut y promettre, y rêver, y affirmer n'importe quoi. Mais on ne e confronte JAMAIS au réel.
Car, un jour ou l'autre, il faudra bien le montrer ce travail fantastique, ce "grand roman" qu'on nous promet entre les lignes. C'est ça le réel : confronter ce chef d'ouvre futur à toutes les "bouses" de la rentrée.
Et là, le résultat risque d'être irrésistiblement comique. Sans appel.
A moins, évidemment, que l'on reste sagement retranché derrière la barrière confortable du virtuel. Auquel cas, on peut l'attendre longtemps, ce "grantoeuvre" qui, à n'en pas douter, va karchériser toutes ces bouses, c'est à dire la merde littéraire tant conspuée par notre nettoyeuse attitrée.
Alors, il en est où ce roman génial qui va éclipser les prochaines rentrées littéraires?
Rédigé par: Kolérix ton ami | le 18 novembre 2007 à 12:27
Bon ben je viens ici avec toujours un étrange sentiment tiraillé. Ben ouais, qu'est ce que c'est énervant ces memes commentaires qui insupportent car il y en a qui deverse toujours autant de fiel sur des bouses qu'ils voient partout (la grande conspiration du copinage entre professionnels de l'édition et pondeurs de bouses) et d'un autre côté je me dis que je viens là peut etre pour me rendre compte que si j ai des refus c'est peut-être que j'ai pondu une vraie bouse?! !
Rédigé par: Cyriaque | le 18 novembre 2007 à 15:07
Oui, enfin disons les Wallons. Parce que les Flamands, ils s'en contre-foutent des prix Francais, comme le reste du monde quoi.
Faut dire q'ils les bichonnent, les belges, en France: Nothomb cette annee, Weyergans il y a 2 ans...
Je me demande ce qu'il en est au Quebec? Personellement je ne peux pas citer un(e) Quebecuois(e) primee en France
Rédigé par: Chproutz | le 18 novembre 2007 à 18:21
@Chproutz
Anne hébert (les fous de bassan ) avait eu le fémina , il me semble ... (tiens le relirais bien çuici)
Rédigé par: charlie | le 20 novembre 2007 à 12:04
@Charlie: Merci pour l'info, je ne connaissais pas.
Rédigé par: Chproutz | le 20 novembre 2007 à 19:44
A Kolérix - Indépendamment de ce que dit Wrath et de la façon dont elle le dit et qui peut irriter, il faut bien reconnaître un fait objectif : le milieu médiatico-éditorial français favorise les textes insignifiants.
La question est "Pourquoi ?" Là, les interprétations peuvent varier.
Rédigé par: Lucien Cerise | le 21 novembre 2007 à 17:02