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18 décembre 2007

Commentaires

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Vigie Pirate

Intéressant, très intéressant.
Ce Marco Séfaris : ne serait-ce pas le Marco dont j’avais cru remarquer les commentaires de plus en consensuels sur ce blog, de plus en plus souvent « d’accord avec toi, Wrath », « soyons constructifs », « ma Wrath préférèe » (humour, bien sûr). Hé oui, il n’y a pas que le fameux copinage du monde hostile de l’édition dans la vie. Il y a aussi la riante connivence du monde des wannabe. Il faut savoir ménager sa posture, créer un blog, gérer ses petites affaires sur le net. Allez donner des leçons de haute tenue morale, après ça.
Posture postcynique dont on ne s’étonne plus : dénoncer fortement ce qu’on pratique par ailleurs, mais discrètement, en profil bas. Dénonçons les dénonciateurs.
ATTENTION : ce commentaire disparaîtra aussi rapidement qu’il est apparu, l’hôtesse de ces lieux ayant tendance à abuser de son droit tout-puissant de CENSURE ( et ne parlons pas d’insultes jugulées, s’il vous plaît).
Le début du commencement d’une ivresse d’un tout petit début de pouvoir, sans doute. Voyons où ça mène.
:O) :O) :O)

Marco

Mais non mais non, ma petite vigie, ton commentaire délicieux est trop génial et perspicace pour être supprimé. Tiens, moi je vais même l'apprendre par coeur, ton commentaire, tellement que je le trouve intelligent.
(tu auras d'ailleurs remarqué que Wrath et moi on s'aime tellement qu'elle trouve ma nouvelle ratée et elle le dit explicitement _ ça, c'est du réseau efficace!)

Vigie Pirate

Ne confondons pas tout, mon cher Marco, l'amour et la connivence, le texte et le réseau. Sur le net, et ce genre de blogs le montre chaque jour, le réseau importe plus que le texte. Un peu comme l'édition tant vilipendée, non? Etrange mimétisme.
Ceci dit, le jour où Wrath trouvera quelque chose de réussi, faites péter le champagne.
Mais parlons texte. Le tien, que j'ai lu attentivement. Quelques remarques, qui ne se veulent en aucun cas péremptoires et définitives (préambule nécessaire quand on connaît l'hypersensibilité des wannabe).
Je trouve que c'est un bon texte, bien écrit, de facture classique (ce qui ne gâte rien face aux habituelles tentatives d'écriture trash, tarte à la crême de la wannabitude). La progression est bien foutue, la chute excellente...et justement: je me dis qu'il gagnerait, ce texte, a être "resserré", c'est à dire un peu plus nerveux. La progression dramatique pourrait y gagner et son intensité aussi. La trace qu'il laisse dans l'esprit des lecteurs. Par exemple, il pourrait être moins explicite par moment, moins "décrit", notamment des descriptions moins exhaustives: laisser le loisir au lecteur de se faire son propre "film", de ne pas lui mâcher tout le boulot d'imagination. Dans le suggestif plus que dans le démonstratif. Ca passe peut-être par une utilisation plus sobre des adjectifs (bcp de doubles adjectifs qui atténuent au lieu de suggérer : tes tigres de Sibérie seraient peut-être plus impressionnants s'ils n'étaient pas "grands", "resplendissants", "au regard de lassitude", etc. S'ils étaient des tigres de Sibérie TRISTES, tout simplement...
Autres petits détails : le cliché de l'amour après la dispute me paraît un peu trop...cliché, justement, un peu attendu, si tu préfères. Et la citation de Baudelaire un peu "too much" pour un texte court, et surtout quel éclairage apporte-t-elle au texte? Qu'elle ne soit pas simplement "décorative", quelle donne du sens, sans rien de dévoiler de trop explicite, une fois de plus. Bref. Quelques adjectifs et adverbes en moins, peut-être une "attaque" un peu plus punchy, un peu plus directement au coeur du sujet, et ton texte y gagnerai, je pense. Et il y a quelque chose d'intéressant,qui passe entre les lignes (de l'implicite, cette fois) et que chacun peut interpréter à sa manière : ces fameux tigres devenus de gros chats paresseux et cabotins, ne serait-ce pas une métaphore de ce que deviennent les écrivains une fois qu'ils se sont frottés au grand cirque hostile de l'édition? Ca et la réaction de Vanessa, sont les moments que je préfère dans ton texte. Je ne dirai donc pas que ta nouvelle est ratée, loin de là, maiq qu'elle demande un retravail sur la tension du texte. Le rendre, in fine, plus bouleversant. Voilà ce que j'en dis, sans animosité aucune...et avec toutes mes félicitations (même si tu sais ce que je pense de la démarche de sélection de Wrath Colère Divine).
:-)

nicole

Je suis +tôt d'accord avec le commentaire de vigie Pirate. L'essentiel dans une nouvelle, dans un roman aussi d'ailleurs, c'est le rythme: il faut couper, couper, resserrer le texte jusqu'à ce qu'il coule sans temps mort.
Le travail de réécriture est essentiel, tout le monde le dit. Je vous félicite en tout cas pour les qualités du texte. Vous avez un talent qu'il faut travailler. Personnellement, je réécris mes nouvelles cinq ou six fois minimum avant d'être vaguement satisfaite. Et le premier jet se fait sur plusieurs semeines, voire plusieurs mois. Mais je ne suis pas aussi courageuse que vous pour les envoyer à Wrath et ses lecteurs.
Amicalement

Marco

Merci à tous les deux pour vos remarques.
Vigilante Vigie, je pensais que notre "dialogue" n'irait pas très loin, et je m'aperçois qu'on est en réalité sur la même longueur d'onde concernant les textes (pour les réseaux en revanche, on en reparlera, ici... ou sur mon blog à moi hi hi hi)
La citation en exergue de Baudelaire est en trop, c'est vrai, et c'est vrai que mon récit manque de nervosité; c'est en partie volontaire (ainsi que les doubles adjectifs au début qui caractérisent moins la beauté des tigres que la candeur du narrateur), je voulais créer une tension souterraine, le narrateur étant en total décalage avec la réalité de la situation. Mais j'avoue que cette tension est tellement souterraine...qu'elle apparaît quasi inexistante (j'ai mal exploité Cantat notamment, qui était pourtant au centre).
Vous confirmez ainsi certains de mes doutes, et ça m'aidera pour la suite.
(mais je ne dis pas encore "merci", sinon le Pirate de la blogosphère va y voir une nouvelle démonstration de mon post cynisme arriviste:)

Vigie Pirate

Ne me remercie pas, cher Marco, j'aime être généreux...mais pas avec n'importe qui (;-).
Une autre petite remarque, si je peux: si tu as voulu exprimer la candeur du narrateur, alors il faut qu'on le sente plus, dans sa manière de s'exprimer, ou dans le "niveau" de sa réflexion (sans jugement de valeur, bien sûr). Je dirais que Cantat est l'élément déclencheur plus que le centre du débat, en l'occurence, mais ce n'est pas ce qui me gêne. Enfin, ça se réécrit tout ça (100 fois sur le métier, etc...même pour un texte de deux pages).
Salutations et bon courage pour la suite.

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