Ecrire en anglais: pourquoi je ne regrette pas...
En ce moment, je dois dormir 5 heures par nuit pour différentes raisons: jet lag dû à mon voyage à Paris, short story à finir,...
Donc c'est dans un état proche de l'épuisement que j'ai été à mon writing workshop. Mais ça m'a fait du bien de parler avec les autres étudiants de mon cours: personne ne se préoccupe du style ou du "travail des mots" ou des sonorités.
On écrit de la fiction, pas de la poésie: le sens doit prévaloir sur le son.
Par contre, mes "fellow writers" s'enflamment pour des questions plus intéressantes: le personnage est-il assez cohérent? assez ambigu? le lecteur peut-il s'y identifier?
Plus ça va, plus je me rends compte que je n'étais pas faite pour écrire en français. D'ailleurs, 90% des romans français contemporains me tombent des mains.
Vous en saurez plus quand je mettrai un nouveau Podwrath online, d'ici la semaine prochaine: vous verrez, c'est un peu agité...
Le jetlag après un aller-retour Londres-Paris-Londres : elle est excellente !
Rédigé par: Nikita | 31 janvier 2008 at 03:13
En fait quand on te lit, l'oulipo c'est de la daube :), l'oeuvre de Queneau et de Perec idem, quand à l'euphonie une vaste blague. Tu n'es pas capable de poésie, car cela demande une certaine fragilité, que tu ne sembles guère avoir, et je ne mefie qu'à tes nouvelles pour dire cela, je laisse ta triste mauvaise foi. Mallarmé disait de la poésie qu'elle était tout effort réelle dans l'écriture, force est de constater que sa mansuétude n'avait pas prévu la lubie de l'écriture, contrefort de son inacceptable médiocrité. J'ai tourné cela de manière pompeuse, que tu t'y retrouves, mais rien qu'à voir la façon dont tu opprimes le style, dont tu envisages tout cela sur un attribut mercantile, c'est fort dommage ; le peu de talent que tu avais peut-être tu t'en prives.
Quand je vois ce que disait Kateb Yacine de la langue française, tu me fais beaucoup de peine, de ce que m'ont raconté tes comparses de science-po, ton sujet de premier roman s'expliquait par ton déni de souffre douleur ; enfin, on s'émancipe autrement qu'en évitant les difficultés. Giraudoux dans ses pièces situent parfois des octosyllabes, des alexandrins, il suffit de regarder ; et Malraux, rien qu'avec la première page de "La Voie Royale" te prouve que tu fais fausse route.
J'apprécie quand tu critiques, c'est un bout de la comédie humaine que tu nous exposes, mais quand tu reviens sérieusement à l'écriture, on se dit qu'il y a souci entre capacité et vocation.
Baaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
Rédigé par: Antares | 31 janvier 2008 at 09:32
En effet, l'Oulipo et Queneau, c'est de la daube. Un passe-temps pour cruciverbiste, peut-être, mais certainement pas de l'art. Perec est meilleur, mais dans ses oeuvres moins connues, comme Je me souviens.
Rédigé par: Gadrel | 31 janvier 2008 at 09:51
J'apprécie Queneau, après le jugement sans réserve me fait rire de bon coeur, merci pour cet élan sincère que le quotidien n'offre pas toujours.
Que l'Oulipo dérive dans une mathématique de la langue, je ne vois pas le mal, ce serait retirer à la logique, entendue en philosophie tout intérêt pour la langue, c'est une méchante manière de raisonner que de rejeter ce qu'on ne peut comprendre :o
Après, il faudrait éviter d'utiliser le terme "art" à toutes les sauces, je sais c'est à la mode, comme efficience ou consensus, mais à force on les vide de sens :).
Pour le reste, je ne ferai pas de débat sur 40 posts Gadrel, vu la pondération exposée, on perdrait notre temps. Je suis bien élevé aujourd'hui, je dis "notre" alors qu'en fait je m'en tape :o
Je pourrai bazarder un excellent poème de Queneau, mais je n'ai pas de cause à défendre sur un média aussi veule, alors chacun sa came, pour certains, ce choix, c'est déjà de l'art, et j'ai la main verte.
Baaaaaaaaaaaaaaaaaah
Rédigé par: Antares | 31 janvier 2008 at 10:10
Non, avec Gadrel, il ne faut SURTOUT pas discuter, c'est au delà de l'argumentation...
Wrath: un humour involontaire qui, s'il étatit maitrisé, pourrait être une sorte de marque de fabrique : le jetlag Paris-Londres (c'est vrai qu'elle est excellente, celle-là!) / "épuisement" après n'avoir dormi que 5 heures par nuit (pauvre petite biquette, si c'est pas malheureux de se mettre dans des états pareils!) / le titre surprometteur ("Ecrire en anglais: pourquoi je ne regrette pas...") mais on ne voit toujours rien qui poudroie à l'horizon...et ENFIN, le grandiose qui confine au sublime : dans son "writing workshop", "personne ne se préoccupe du style ou du "travail des mots" ou des sonorités."(Humour ravageur ou understatement? Celle-là il faut la graver sur une plaque de marbre)
Bon, ce qui compte, après tout, c'est ce soudain accès de lucidité : "Plus ça va, plus je me rends compte que je n'étais pas faite pour écrire en français."
Une idée : tu devrais essayer l'espéranto, le créneau est assez peu exploité. Et surtout : dors.
Rédigé par: Enigma Niack | 31 janvier 2008 at 10:33
Qu'as-tu cherché à exprimer avec ce message sans queue ni tête ?
Rédigé par: Gadrel | 31 janvier 2008 at 10:33
Je m'adressais à Antares, même si mon message pourrait concerner Enigma.
Rédigé par: Gadrel | 31 janvier 2008 at 10:34
Wrath tu aurais du réfléchir un peu plus avant d'écrire ce post, tu donnes le bâton pour te faire battre. La preuve, déjà 8 commentaires.
Le jet lag entre Paris et Londres, c'est risible. Mais la prétention dont tu fais preuve en disant qu'écrivant en anglais ce sera forcément mieux ! Tiens, tu pourrais peut-être nous donner à lire une de tes nouvelles en anglais, qu'on puisse juger si, vraiment, parce que c'est de l'anglais c'est meilleur ? C'est peut-être, tout simplement, qu'écrivant dans ce qui n'est pas ta langue maternelle tu es forcée de te discipliner, de réfléchir au lieu de te laisser aller à un flot comme dans tes nouvelles ? D'où ton impression d'écrire mieux ?
Rédigé par: sirius | 31 janvier 2008 at 10:49
Pour la toute fin, il faut un brin d'imagination, enfin un lecteur attentif de mes posts occasionnels devraient saisir l'allusion.
Je me demande si la chatte de cette fille de petite vertu n’a point attrapé un rhume,un liquide blanchâtre s’en écoule, le goût est très bizarre, allez demain j’invite tout le monde à l’enterrement de mon espoir.
Blablabla En gros je n'ai pas envie de m'étendre, mon premier post se suffit à ce niveau. En fait tu ne me donnes pas envie de discuter plus amplement avec Toi, appelle ça comme tu veux :)
Rédigé par: Antares | 31 janvier 2008 at 11:07
Gadrel,
Si tu n'arrives même plus à comprendre un post sur un blog, on ne peut rien pour toi.
Recommence au commencement, des mots simples, des histoires édifiantes : "Les aventures de Oui-oui", oeuvres complètes, feraient un bon début de rééducation. :-)
Rédigé par: Enigma Niack | 31 janvier 2008 at 13:46
L'idéal littéraire de wrath me semble être "Pierre Bellemare raconte". Une histoire et rien d'autre. Malheureusement, chacune n,e dépasse pas 10/12 pages malgré les péripéties. C'est dans les 150 ou 200 pages manquantes que se niche la littérature.
Rédigé par: Marc | 31 janvier 2008 at 20:30
Jet lag après un Paris-Londres ?... alors là, je comprends enfin les vraies raisons qui font que tu n'es pas éditées ; tu écris cela dans un roman, tu es grillée à vie !!!!!!! et pas Robbe-Grillet... vraiment grillée tout court !
Rédigé par: Bulle de passage | 31 janvier 2008 at 21:56
Je corrige le "éditée"... même si cela ne change rien au fond...
et je reviens sur "le sens doit prévaloir sur le son"... Eh bien... j'aime mieux ne pas entendre le son... !
Rédigé par: Bulle de passage | 31 janvier 2008 at 22:00
@ Wrath: Le travail sur le "sens" passe forcément par le travail sur les mots, sinon c'est du recyclage de scénarios déjà écrits depuis des siècles (juste ré-actualisés dans le meilleur des cas). Mais bon, inutile d'essayer de te convaincre.
Cela dit, en disant "JE n'étais pas faite pour écrire en français, 90% des romans français ME tombent des mains", tu assumes ta subjectivité et du coup tu évites les vérités (?) éternelles: c'est mieux :)
Rédigé par: Marco | 31 janvier 2008 at 22:01
De quoi vous plaignez vous Wrath ? Vous n'êtes pas éditée sans doute, mais vous comptez de nombreux lecteurs de passage. Et à lire leurs messages fielleux, je finirais presque par vous trouver sympathique. Quelqu'un qui fait à ce point l'unanimité contre lui ne peut pas être foncièrement mauvais.
Rédigé par: Boissard | 01 février 2008 at 00:50
Boissard, le cliché est éculé et totalement faux. Dieu me garde du point Godwin, mais l'amour des maths et de la logique qui m'anime me pousse à vous prouver, en prenant un seul contre-exemple, que votre équation ("quelqu'un qui fait l'unanimité contre lui ne peut pas être foncièrement mauvais") est fausse, pour ne pas dire débile. Sans prendre Hitler ou Staline, donc, trop évidents, il suffit de remplacer "quelqu'un" par la personne que vous-même trouvez la plus "mauvaise" : vous verrez, la proposition s'écroule toute seule. Vous avez oublié la subjectivité. Wrath est nulle, et cela n'a rien à voir avec le fiel dans les commentaires, mais avec l'imbécillité de sa posture et l'immaturité de la moindre de ses affirmations.
Et merde, j'ai encore trop bu et je poste sur des blogs à deux sous. Trop tard.
Rédigé par: Nikita | 01 février 2008 at 02:40
Hey, y a une heure de décalage horaire, c'est prouvé que ça fatigue, surtout dans ce sens!
La dernière fois que je suis allé au Royaume Uni, j'ai eu le ferry lag.
A la rigolade
Rédigé par: JEMRIR | 01 février 2008 at 10:26
A quand le train lag sur un Paris-Brest ?
Rédigé par: Grosse fatigue | 01 février 2008 at 11:32
A Stephaaane : oui, il y a de la subjectivité en art, comme dans tout.
Mais il y a aussi des structures narratives ou scénaristiques parfaitement objectives. C'est d'ailleurs pour cela que l'on peut distinguer des styles, des écoles, des genres.
Rédigé par: Lucien Cerise | 01 février 2008 at 19:52
je ne comprends pas cette déclaration :
" de ce que m'ont raconté tes comparses de science-po, ton sujet de premier roman s'expliquait par ton déni de souffre douleur"
Tu étais souffre-douleur en science-po, ou c'est une blague ? J'espère avoir mal compris. Si après en avoir pris plein la tête pendant tes études tu décidais d'ouvrir un blog de ce genre, histoire d' en re-prendre plein la tête chaque jour, ça deviendrait... un peu glauque, ton trip.
Rédigé par: Caro | 01 février 2008 at 19:56
Vous êtes durs avec Wrath. Il me semble qu'elle ne mérite pas tous ces sarcasmes.
J'attends avec impatience le prochain podwrath. OK elle exagère, elle est insupportable et excessive mais elle est la seule à dénoncer les turpitudes du monde de l'édition. Thomas Clément l'a fait en son temps mais maintenant qu'il est publié il préfère interroger des people. Il le fait très bien d'ailleurs.
Rédigé par: nicole | 01 février 2008 at 20:51
Arf! oui, il y a du déchaînement dans quelques commentaires, bien d'accord (comme souvent) avec Nicole (sauf sur Thomas Clément, qui n'a jamais rien dénoncé en fait, il a un peu "persiflé" avec tendresse au début, ce n'est pas pareil, il est pas fou, le Thomas:)
Etonnant surtout, ce témoignage visqueux d'anciens "comparses" de Science Po, tenu de seconde main... à quand un "ami d'enfance" qui nous révèlera, sous couvert d'anonymat bien sûr, que Wrath se shootait à l'héroïne à l'âge de 8 ans?... Trouvez autre chose, les mecs.
Rédigé par: Marco | 01 février 2008 at 21:58
Comme je regrette d'avoir un peu délaissé mon blog cette semaine. C'est toujours aussi drôle: je fais de la provoc' à deux balles et ça marche à tous les coups.
Bon, je vous laisse, je suis encore en plein jet lag...
@Marco: oh, l'héro, c'est du passé :)
Rédigé par: wrath | 02 février 2008 at 00:48
A Stephaaane : les structures objectives des oeuvres d'art, c'est ce que les recherches en esthétiques cherchent (et parviennent, le plus souvent) à dégager dans telle ou telle oeuvre ou courant artistique. Pour ne parler que de littérature, ce sont les champs lexicaux, les figures de style privilégiées, les unités classiques (temps, lieu, action) ou leur déconstruction, la composition et le montage des scènes, plus ou moins figuratives et picturales ou mentales-abstraites, etc.
L'écriture de scénario (ciné, télé, romans) est devenue une vraie industrie dans les pays anglo-saxons : on y applique des règles formalisées qui peuvent produire une certaine standardisation regrettable, mais souvent efficace malgré tout. Par exemple, certains livres de Stephen King (d'après son propre aveu, mais je n'ai plus la source, à retrouver) ont été écrits à l'aide de programmes informatiques qui fournissent une trame garantissant le suspense. Il n'est évidemment pas le seul à procéder ainsi, même si ce genre de pratique se répand plutôt dans l'audio-visuel.
Rédigé par: Lucien Cerise | 02 février 2008 at 13:23
Messieurs les anglais tirez les premiers. Bonne chance à vous. L'écriture n'est qu'un jeu. Souvent, toujours, à qui perd gagne d'ailleurs.
Rédigé par: martingrall | 04 février 2008 at 18:09