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Revues littéraires

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31 janvier 2008

Ecrire en anglais: pourquoi je ne regrette pas...

Banksi En ce moment, je dois dormir 5 heures par nuit pour différentes raisons: jet lag dû à mon voyage à Paris, short story à finir,...

Donc c'est dans un état proche de l'épuisement que j'ai été à mon writing workshop. Mais ça m'a fait du bien de parler avec les autres étudiants de mon cours: personne ne se préoccupe du style ou du "travail des mots" ou des sonorités.

On écrit de la fiction, pas de la poésie: le sens doit prévaloir sur le son.

Par contre, mes "fellow writers" s'enflamment pour des questions plus intéressantes: le personnage est-il assez cohérent? assez ambigu? le lecteur peut-il s'y identifier?

Plus ça va, plus je me rends compte que je n'étais pas faite pour écrire en français. D'ailleurs, 90% des romans français contemporains me tombent des mains.

Vous en saurez plus quand je mettrai un nouveau Podwrath online, d'ici la semaine prochaine: vous verrez, c'est un peu agité...

28 janvier 2008

"L'Allemagne, les années noires", Musée Maillol

Otto_dix_crane Quand je relis mes vieux posts sur Paris, je me dis que j'y ai été un peu fort. Ce n'est pas si mal, comme ville, si on aime la bourgeoisie et le Vélib. En somme, c'est l'Ile de Ré avec quelques musées en plus.

Question musée, j'ai été visiter une expo intéressante sur les expressionnistes allemands: Otto Dix, George Grosz, Max Beckman, Ludwig Meidner...

Il s'agit essentiellement de dessins et lithographies montrant les horreurs de la 1ère guerre mondiale. Les meilleurs sont signés Otto Dix, qui ne reculait pas devant les images les plus crues: prostituées éventrées, soldats défigurés,...

Au fond, Otto Dix et les autres expressionnistes ont voulu représenter la guerre telle qu'ils l'avaient connue: non comme un conflit où s'affrontent héros et ennemis, mais comme une boucherie inhumaine.

Dommage que l'expo présente si peu de peintures: j'aurais bien aimé contempler ce type de tableau.

Mais globalement, "L'Allemagne, les années noires" est une exposition que je conseille (si vous y allez en Vélib, c'est encore mieux: a true Parisian experience...)

Paris

Je suis à Paris lundi et mardi. Mais j'essaierai d'actualiser un maximum ce blog. A bientôt!

25 janvier 2008

Etre écrivain ou ne pas l'être

Compil' "Et toi ? Tu fais quoi dans la vie?"
Vidéo envoyée par auteursTV

Vous avez peut-être reconnu quelques Podwrathés (Serge Joncour, Delphine de Vigan et l'indispensable PhJ), ainsi que cette brave Lola Lafon.

(A ce propos, j'ai retrouvé ce post écrit en août 2006, avec le commentaire culte de gadrel:  "Dis-moi lafon, il y a une connexion Internet dans ton squat ? La transgression anti-capitaliste n'est décidément plus ce qu'elle était." Ahah, du grand gadrel...)

Pour revenir au sujet de la vidéo, je pense que dire "je suis écrivain", c'est comme "je suis philosophe". Au mieux, ça fait prétentieux et au pire, siphonné. Mais bon, faire mégalo ou bargeot ne me dérange pas, donc je n'hésite pas à dire "je suis écrivain!".

C'est d'ailleurs le conseil que nous a donné Susan Elderkin, une de mes profs de creative writing. Susan a fait son Master à l'UEA, en compagnie de la désormais célèbre Tracy Chevalier. A la question "What do you do for a living", Tracy répondait toujours "I am a writer". Susan Elderkin se répétait alors "I am a writer, I am a writer", histoire de s'en persuader.

Et vous, vous faites quoi dans la vie? (Allez, les wannabes, un peu de pride !)

24 janvier 2008

Honnêteté ou publier, il faut choisir

Samtaylorwood1_3 Via Blandine, j'ai découvert le blog de Myriam Gallot, professeure de lettres "qui aspire à vivre de [son] écriture" (bon courage!)

Bon, vous connaissez mon opinion sur les wannabes: 80% d'honnêtes travailleurs; et 20% de lécheurs de bottes. Malheureusement, seule cette dernière catégorie a une chance de se faire publier.

Donc un conseil à Myriam Gallot: si vous tenez à votre publication, laissez tomber l'honnêteté. La prochaine fois que vous lisez une critique dithyrambique de Télérama, ne vous contentez pas d'acheter le bouquin. Déplacez-vous dans les salons du livre pour obtenir une dédicace. Flattez un peu l'auteur: oui, il est très sympa, oui, son bouquin est grandiose.

Et surtout, ne donnez jamais votre véritable opinion sur un bouquin (à part si vous adorez...)

(Il faudrait que j'écrive un bouquin pour arrivistes avec pleins de conseils pratiques , je suis sûre que ça serait un best-selller: "comment se faire publier sans coucher" :)

23 janvier 2008

"In the Grupetto", Emilien Noel

Le rendez-vous hebdomadaire de la Revue Sans Soirée est ICI, avec un texte d'Emilien Noel: "In the Grupetto".

22 janvier 2008

Philippe Jaenada, le devin

Mir_issue4_cover Il y a quelques temps, ce pauvre Philippe Jaenada me prédisait un futur à la Jean-Baptiste Gendarme (le fondateur de la revue Décapage). Comme tous les ambitieux qui m'ont précédée, je finirais au coeur du milieu littéraire, à flatter plus puissant que moi.

Seulement voilà, publier dans la "Blanche" de Gallimard n'a jamais été un rêve pour moi. Mon ambition, c'est de trouver des lecteurs.

Donc des parcours à la Gendarme ou Foenkinos (qui vendent rarement plus de 3000 exemplaires), ce n'est pas mon truc.

Là où PhJ avait raison, c'est que je finirais par m'occuper d'une revue littéraire. Une "vraie", avec publication papier.

La revue en question dépend de Birkbeck College et s'appelle "Mechanics' Institute Review" (MIR). Je fais partie d'une équipe de 6, et je m'occupe de contacter des auteurs établis, pour leur proposer de nous envoyer une nouvelle.

Par le passé, MIR a accueilli des écrivains comme Joyce Carol Oates, Sarah Waters et Jonathan Coe. Cette année promet d'être un très bon cru, avec quelques "literary stars" qui ont déjà confirmé leur participation.

Donc même si je voulais publier Jaenada et autres starlettes parisiennes dans MIR, je ne pourrais pas. Désolée, Philippe, mais votre (faible) notoriété n'a pas traversé la Manche...

21 janvier 2008

"Les ambitieux", Catherine Corsini

"Les Ambitieux", c'est le film que tout wannabe doit absolument regarder.

J'ai trouvé que cette comédie sur le milieu de l'édition parisienne était très réussie: drôle et ultra-réaliste...

L'histoire: Julien Demarsay, un libraire de province, rencontre le fils d'un éditeur parisien. Il lui confie son premier roman, et obtient un rendez-vous à Saint-Germain-des-Prés (ça sent bon le copinage!). Mais l'éditrice qui devait le recevoir, Judith Zhane, n'a pas pris la peine de lire son roman.

D'où le dialogue suivant:

" Judith Zhane: Disons que vous avez un certain style, un sens aigu de l'observation. En somme, vous connaissez bien ce dont vous parlez...

Julien Demarsay: _Bah oui, je parle de moi.

_Justement, c'est un petit peu ça le problème. Il y a trop d'autofiction dans les romans...Il faut que les jeunes auteurs s'ouvrent sur le monde. Moi, pour que je publie un titre, il faut que je sois secouée, émue, ou au moins un peu dérangée. (voix de prof de yoga) Essayez de comprendre ce qui vous anime, cherchez votre sujet!

_Je parle de mes émotions, j'essaie d'être sincère...

_Bah oui, mais la sincérité, c'est un minimum, ça n'a jamais fait un artiste, la sincérité! Il faut avoir une raison suprême pour écrire."

(Admirez la langue de bois et les grandes phrases pédantes, très caractéristiques du milieu. Ne manquent plus que les conseils du type: "travaillez votre style", "il est important de lire", "soyez patient", etc...)

Pour voir le trailer, c'est ICI.

18 janvier 2008

Ce que le milieu littéraire ne pardonne jamais...

Soupe Le conseil du jour (signé Le Figaro, bien connu pour ses critiques lèche-bottes):

"Ne jamais «cracher dans la soupe». Car cette inélégance (parfois tentante), le milieu littéraire ne la pardonne jamais."

Ce qui me fait un peu rire, c'est la pression pour fermer sa gueule à tous les échelons de la hiérarchie.

Vous êtes wannabe? C'est pas le moment de dire ce que vous pensez, au risque de vous attirer des inimitiés (Tout le monde est très sympa! Tous les bouquins publiés sont bons!)

Mais si vous croyez qu'une fois arrivé au sommet du milieu, vous allez (enfin) pouvoir vous exprimer, vous vous mettez le doigt dans l'oeil.

Personnellement, ça fait longtemps que j'ai choisi mon camp. Une publication au prix de ma liberté d'expression, non merci. Je crache dans la soupe, et j'aime ça! (Tiens, un nouveau slogan possible pour mon blog...)

17 janvier 2008

Bibliothèques en Angleterre

Brixtoncentrallibrary Non, le Royaume-Uni n'est pas un enfer peuplé de capitalistes égoïstes et radins.

Et pourtant...les clichés ont parfois raison. Certains services publics sont tellement délabrés qu'on se demande comment les Londoniens peuvent s'en accommoder.

Exemple: les bibliothèques, gérées par les "boroughs" (équivalent des mairies d'arrondissement). Celle de Brixton est une véritable calamité: dès qu'on rentre, on est saisi par l'odeur de crasse. En fait, beaucoup de SDFs et marginaux en tout genre s'agglomèrent contre les radiateurs. Les autres visiteurs, rastas et teenagers black pour la plupart, consultent les ordinateurs avec Internet. Je suis la seule à regarder les étalages de livres, aux couvertures cornées et aux pages gondolées.

Cependant, l'atmosphère n'est pas vraiment menaçante. Chaque fois que j'y vais, il y a deux flics (des vrais bobbies, en uniforme et talkie-walkies) qui patrouillent les salles; ça donne un petit côté aéroport ou gare...

Le problème des "public libraries" n'est pas tant le manque d'argent: en termes réels, le budget des bibliothèques a augmenté de 17% depuis 10 ans (Sce: The Independent). Mais les emprunts de livres ont beaucoup baissé. D'où les efforts pour attirer un nouveau public: offre de DVDs, de CDs, d'Internet gratuit...

Le résultat: les bibliothèques publiques anglaises sont devenues des cafés internet un peu crades. J'en viens à regretter la bibliothèque du Trocadéro, où j'avais mes habitudes quand j'étais en prépa parisienne.

(Ah, douce France...)

Rentrée littéraire 2008

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