Rejets en chaîne et déceptions: le quotidien des apprenti écrivains...
Lu dans The Independent du 4 Janvier:
Essayer de publier un roman: les pour et les contre:
Pour:
* Des centaines de premiers romans apparaissent chaque année. Certains marchent bien, et leurs auteurs ne sont pas tous jeunes, beaux et déjà célèbres.
* Aucun agent ou éditeur ne sait avec certitude ce qui va marcher. Il est donc dans leur intérêt de laisser leurs portes et leurs esprits ouverts.
* Au-delà des maisons traditionnelles, les nouvelles technologies permettent de choisir une publication "maison".
Contre:
* Des rejets en chaîne (serial rejection) et de longs mois de déception attendent l'immense majorité des écrivains wannabes.
* Ecrire votre livre et faire en sorte que les amis et la famille le lisent peut suffire à se sentir "écrivain".
* Beaucoup trop de romans publiés encombrent un marché déjà saturé. Même si vous obtenez une publication, votre livre peut toujours couler sans laisser de trace.
J'aime beaucoup l'expression "serial rejection"; ça sonne comme un traumatisme. Et c'est vrai qu'il faut être assez malade pour continuer à s'acharner après "de longs mois de déception".
(Ah...j'anticipe le moment où il faudra que j'envoie mon second roman à des maisons. Dans quelques mois, probablement...)
Je vous comprends: dans les semaines à venir j'aurai terminé un roman et je me demande si je dois m'imposer le même chemin de croix que pour mon recueil de nouvelles: j'envoyais à 2 ou 3 maisons, attendais les refus, envoyais à nouveau, etc... Ca a duré un an. Je n'ai pas de réponse de Lattés depuis le mois de mai. Mettre plus de huit mois pour répondre NON, il faut le faire. ( Je crois que Thomas Clément a attendu sa lettre de refus plus d'un an).
Apprentis écrivains, réfléchissez bien avant de vouloir tenter l'aventure éditoriale. De plus faire photocopier et relier un manuscrit en plusieurs exemplaires coûte fort cher. Et on peut se passer d'envoyer en recommandé, cela ne sert à rien.
Certains diront: l'important c'est d'écrire et pas d'être publié. Ben, non...Tous les écrivains veulent lus par un vrai public, c'est une évidence.
Rédigé par: nicole | le 06 janvier 2008 à 11:32
"serial rejection", tellement juste, et tellement déprimant. Mais dans les lettres de
refus, et j'en ai reçu un paquet, le pire est la lettre personnalisée où l'on t'explique que ton texte n'est pas mal du tout, mais néanmoins refusé.
Rédigé par: mary dollinger | le 06 janvier 2008 à 12:24
Lattès ne prend que des manuscrits sollicités (pour la gouverne de Nicole) et ne répond donc pas aux envois spontanés.
Rédigé par: Marc Galan | le 06 janvier 2008 à 16:03
@Marc Galan
Qu''ils annoncent cela sur leur site web, ça évitera des frais d'envoi aux gogos qui leur adressent des textes et à eux mêmes qui doivent répondre de temps en temps. Il me semble toutefois que ce serait la moindre des politesses de la part de Karine Houcine, quand on lui envoie un manuscrit, de répondre, dans un délai raisonnable, comme les autres, par une carte de visite ou une lettre type. Ne me dîtes pas que mon courrier s'est perdu, cet exemplaire là avait été expédié en recommandé avec AR.
Rédigé par: nicole | le 06 janvier 2008 à 17:42
J'ai écorché le nom de l'éditrice de Lattès:
il s'agit de Karine Hocine.
Rédigé par: nicole | le 06 janvier 2008 à 18:24
Rien de plus horripilant qu'un manuscrit reçu en recommandé avec accusé de réception...
Je te conseille vivement de cesser d'utiliser cette technique, Nicole.
Rédigé par: Philippe M. | le 06 janvier 2008 à 18:34
@ Philippe M
Il faut les envoyer comment les manuscrits?
Avec un ruban et parfumés de Guerlain?
Par courriel? Ils ne lisent pas sur ordi, c'est trop fatiguant.
Je ne vais tout de même pas me déplacer (j'habite bordeaux) et supplier l'hôtesse de réception de bien vouloir condescendre à déposer mon manuscrit sur la pile du jour.
Rédigé par: nicole | le 06 janvier 2008 à 18:53
@Mary D: je trouve au contraire qu'il vaut mieux recevoir une réponse personnalisée qu'une lettre-type. Rien de pire que l'indifférence!
@Philippe M: effectivement, c'est "horripilant" d'être harcelé par ces satanés wannabes. Qu'ils se contentent d'acheter des bouquins, que diable...
@Nicole: mon record personnel s'établit à 10 mois ;)
http://wrath.typepad.com/wrath/2006/10/bad_news.html
Rédigé par: wrath | le 07 janvier 2008 à 01:33
Nicole : un envoi courrier suffit. Et surtout pas par mail, en effet.
Rédigé par: Philippe M. | le 07 janvier 2008 à 11:15
Pour ce qui est du recommandé, il faut l'envoyer en "chaudement recommandé". Trouvez dans une poubelle le papier à en-tête d'une star et écrivez "j'ai adoré ton bouquin, mon (ma) chéri(e)".
Ca aide, surtout si la star est très médiatisée. Et les risques de vérification sont minimes si elle est hyperbookée. Son secrétariat sera trop heureux de dire qu'elle s'intéresse à la littérature.
Rédigé par: Marc Galan | le 07 janvier 2008 à 13:18
@nicole
"Par courriel? Ils ne lisent pas sur ordi, c'est trop fatiguant"
oui nicole, c'est fatigant pour les yeux; ils sont imprimés, c'est mieux - je crois que de toute façon seul Gallimard Jeunesse accepte les mails. Et le recommandé, ça ne sert à rien, sinon à agacer.
Rédigé par: sirius | le 07 janvier 2008 à 14:04
@nicole
"Par courriel? Ils ne lisent pas sur ordi, c'est trop fatiguant"
oui nicole, c'est fatigant pour les yeux; ils sont imprimés, c'est mieux - je crois que de toute façon seul Gallimard Jeunesse accepte les mails. Et le recommandé, ça ne sert à rien, sinon à agacer.
Rédigé par: sirius | le 07 janvier 2008 à 14:05