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12 février 2008

Commentaires

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cassiopée

J'ai trouvé!!! Pourquoi Wrath fait ses interviews? c'est pour montrer aux wannabees comment les lecteurs sont irrespectueux des auteurs édités et les démotiver à se faire éditer. Comme ça, elle aura plus de chance pour être éditée (pense-t-elle). Pcchh, y a tdm pas besoin d'avoir fait science po pour se rendre compte qu'en France, comme l'a dit cette charmante femme, il est plus facile d'être une femme noire qu'un homme noir. Et c'est effectivement dû à une compétition entre hommes. Après, qui a le pouvoir? chacun son point de vue. (ça me fait penser à un bouquin que je viens de commencer où un chat discute avec le dieu des chats de ce qu'il nomme Varices, et qui est sont esclave (pense-t-il), lui donne à manger et lui fait des caresses pour calmer ses pbs veineux)
Bon, j'ai pas eu le courage de regarder jusqu'au boutde l'interview. Aux autres personnes plus courageuses, est-ce que c'est bien le numéro "mythique" "comment avez-vous été éditée?"

Gadrel

"Conscience de couleur", j'adore, on voit directement l'influence du marxisme, qui est confirmée par la tarte à la crème sur le patriarcat. Le sommet est atteint avec la société africaine qui serait non patriarcale, à la différence de l'Occident. Cette jeune femme n'a pas dû habiter au Cameroun, en Angola, en Namibie, au Botswana ou à Madagascar, ni n'a dû entendre parler de la polygamie et du lévirat. Bref, poubelle.

nicole

Interview intéressante. Au début, chacune est sur la défensive, à la fin on se détend; la version donnée sur ses premiers contacts avec Plon est embrouillée mais au moins elle ne nous sert pas l'habituel couplet "je ne connaissais absolument personne."
@Gadrel: un peu de tolérance ne nuit pas...

Observation sur le carnet de Wrath

"Léonora Miano est une auteure que j'avais envie de découvrir."

"Seulement voilà, "Tels des astres éteints" m'a ennuyée à mourir. Les personnages se ressemblent tous : être Noir, c'est vachement dur et les ex-colonisateurs sont très méchants. Quant à l'intrigue...euh, quelle intrigue ?"

Comment peux-tu avoir le désir de rencontrer une auteure qui t'ennuie à mourir ? Es-tu masochiste à ce point, au point de devenir sardonique avec une auteure ?

Interviewe plutôt des auteurs que tu aimes à mourir, non ? Le plaisir n'est-t-il pas plutôt là ?

wrath

Voilà ce que me répond Léonora Miano par mail:

"Vous avez du talent (j'ai lu certaines de vos nouvelles), mais vous êtes trop remontée contre tout le monde (auteurs publiés, éditeurs n'ayant pas voulu de votre roman) pour qu'on aie plaisir à vous connaître lorsqu'on vous rencontre.

C'est très dommage, quand on est une artiste, de cacher sa sensibilité et de ne faire que montrer les crocs.

Ecrivez, mûrissez votre univers, posez-vous les bonnes questions. Vous n'aurez pas à changer de langue."

Ma réponse:
Merci d'avoir lu mes nouvelles, même si elles commencent à dater un peu.

Certes, "montrer les crocs" est mal vu en France (tous les écrivains sont très sympas, c'est bien connu).

Et effectivement, j'ai préféré "changer de langue" car:
1) le milieu de l'édition française est nauséabond et infesté par le copinage.

2) les opportunités offerte à un auteur anglophone n'ont rien à voir avec celles d'un auteur francophone (accès au marché américain, notamment).

Je pense qu'un auteur français qui n'est pas prêt à fermer sa gueule n'a pas le choix: soit se trouver un pote éditeur (cf le couple Jourde/ Naulleau), soit écrire en anglais.

Michel Z Meyer

Je remarque deux axes essentiels dans ton approche des écrivains:

1 - comment quitter le statut de wanabe ou la primale indifférenciation.

2 - à partir du moment où l'on existe enfin, en tant qu'écrivain ou (h)auteur, comment ne pas sombrer dans la has-been-itude.

Être ou ne pas être, telle est bien la question fondamentale, que se posait déjà Hamlet, le célèbre has-been shakespearien.

antibella

Wrath,

C'est particulièrement constructif ce qu'elle te dit. Ecoute.

Sinon, autant je trouve recevable ton argument sur la difficulté de se faire éditer en France (j'ai aussi lu un anglais qui écrit et publie en France, dire qu'aujourd'hui on ne pouvait plus éditer au Royaume Uni à moins de pouvoir porter, sans être ridicule, une jupe de quelques micros centimètres), autant ton argument sur l'accessibilité au marché anglophone (notamment américain) ne tient pas. Un très bon livre français sera traduit.

nicole

C'est plutôt très sympa comme réponse de sa part. Elle vous fait des compliments, en plus: vous avez sans doute raté une occasion de vous faire une copine qui vous aurait aidée. Il faut savoir ne pas louper le coche, parfois.

Deuxième observation écrite

"Et effectivement, j'ai préféré "changer de langue" car :
1) le milieu de l'édition française est nauséabond et infesté par le copinage."

C'est vieux comme le monde. Les maisons d'édition laissent passer trois prolétaires pour faire bien et ce prolétaire, cela pourrait être toi. Pardonne-moi mais sur ton blog, tu ne secoues rien. D'autres esprits l'ont fait avant toi et avec plus de conviction. Mets donc du baygon vert dans les comités de lecture, ça marche bien.

Un conseil encore, si ton rêve est de faire le bien dans la littérature, alors rassemble plusieurs investisseurs pour monter ta propre maison d'édition, au lieu de vivoter sur ton blog, entre ressentiment et amertume. A Londres, c'est une place financière de premier ordre, alors va voir les banquiers ! Agis.

Ce n'est pas ton engagement dans une revue anglo-saxonne qui va changer la donne. Vois grand, puisque tu as visiblement de l'ambition.

Pour ton changement de langue, rien d'extraordinaire à cela, tous les écrivains, surtout ceux du 20e, l'ont fait dans leur vie, l'exil, la guerre, les femmes. Installe-toi en Afghanistan, tu y gagneras la figure de l'écrivain maudit. A mon avis, dans ton cas, ce n'est que l'aveu de ton propre échec, puisqu'écrire en français ne fonctionne pas, allons donc en anglais, puis le mandarin et l'italien, c'est bien aussi. Je te rappelle qu'il existe de bons traducteurs qui transcriraient ta prose à moindre coût. Bref, tu joues les exilés dans ta propre langue, Elias Canetti, Samuel Beckett, Paul Celan, attention ils ont mal fini. Et changer de langue n'était pas pour eux un snobisme d'une étudiante du 7e.

Dahlia

Ma petite Wrath, voici un article spécialement calibré pour toi, non non, ne me remercie pas!

http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/02/13/des-livres-stars-pour-les-oscars

Francois.m

Moi, si j'étais écrivain, je n'aurais pas toléré qu'en m'interviewant on me coupe sans cesse la parole ainsi que vous le fîtes, Lise-Marie. Je vous aurais remise en place sèchement.

sirius

Ecrivain ou n'importe quoi d'autre d'ailleurs. Mais c'est la marque de fabrique de Wrasse...

cassiopée

Très intéressant ton lien Dahlia, et c'est là qu'on voit que parmi les livres best-seller aux US, il y a un français, le scaphandre et le papillon, par jean-dominique Baudy. Quoi? Wrath nous aurait menti? :-)

Troisième observation écrite

Couper une personne dans la conversation est un travers de nos contemporains. L'impolitesse contemporinae par excellence. Il faut faire branché, secouer la personne interviewée. Les journalistes et animateurs s'en sont données à coeur joie dans les années quatre-vingt dix.

Bien sûr, s'il y a des blancs dans une conversation, le spectateur zappe. Donc chute de l'audimat. Chute des recettes publicitaires. Internet adopte le même modèle de fonctionnement.

Aujourd'hui, la plupart des apprentis journalistes ont hérité de ce vilain défaut, le narcissisme aidant à une mise valeur reine du journaliste, et non de la personne interviewé.

La société fait toujours beaucoup de bruit pour rien. Un travers de l'hyperdémocratie.

auteursTV

Interview à croiser avec celle-ci : http://auteurstv.blogspot.com/search/label/Miano%20Leonora

CENSURé/Spamé pour la Xème fois

(xème tentative de contourner la Censure Wrass)

Je crois que Léonora Miano a tout dit (encore que le "vous avez du talent"
ressemble plutôt à une formule de politesse introductive, qui a de plus
l'inconvénient majeur de confirmer l'hôtesse du blog dans sa paranoïa
ordinaire = j'ai raison et en plus j'ai du talent puisqu'on le dit).

Hélas non, nouvel Observateur, pour les habitués le procédé wrassien est
très simple: trouver son plaisir dans la perversité. Voici le processus
(assez basique, il faut bien le reconnaître) :
1. faire mine de s'intéresser à l'auteur à interviewer (simulacre de
générosité).
2. faire un minimum de référence à sa bibliographie (pseudo gage de
"professionnalisme")
3. Afficher une déception vive (impact émotionnel garanti : "cet auteur
n'est donc pas à la hauteur!")
4. Optionnel mais récurrent : comparaison en faveur d'un auteur anglo-saxon
(= je viens du monde meilleur où les auteurs sont les meilleurs. D'ailleurs,
moi-même, bientôt...car j''écris en anglais...etc)
5. Tirer le coup de grâce obsessionnel : "alors, piston ou pas piston?"
(Evidemment, les grands naïfs qui répondront "la Poste" seront é-li-mi-nés)
6. Laisser mijoter la conclusion faussée dans son fiel délétère : "Tout
n'est que piston et passe-droit dans le monde hostile de l'édition française
qui n'a pas voulu de moi".
7. Relire son blog et jouir.
J'oubliais :
8. Se contre-foutre de l'intérêt littéraire de l'auteur interviewé qui sert uniquement de faire-valoir à la thèse en question.

Conclusion : sur le plan éditorial, je crois que tu es très très mal barrée.
Pour le resteŠ...le best-seller anglais...le marché américain...je demande à voir sur pièce.

The wild camel

Pauvre cruche...

Jo Ann v.

Gadrel, je suis Négro-africaine. Mieux, je suis Angolaise. Mais je n ai pas compris ton commentaire ?

Mrs Muir

Pardon, mais du point de vue journalistique, cette ITV c'est pas une ITV du tout. Alors ceux qui commentent en disant qu'elle a les fâcheux travers des journalistes d'aujourd'hui (couper la parole, etc) ne connaissent rien au travail journalistique.
Elle arrive avec sa propre thèse, elle pose des questions avec la réponse incluse dedans, n'écoute pas la "vraie" réponse et continue sur sa propre thèse pré-existante. Le journalisme c'est l'ouverture d'esprit, c'est arriver avec sa curiosité, vierge de tout préjugé, même face à un député FN par exemple, et oui : face à n'importe qui, ne pas juger d'avance, écouter, s'interesser, chercher à comprendre, donner la parole. Et non pas arriver avec des idées pré-établies, des questions qui n'en sont pas, posées avec agressivité et visiblement sans aucune attitude d'écoute, même faire semblant de s'intéresser à la réponse... Et faire une énôôôôrme faute de français dès la première question, en se faisant reprendre comme une collégienne, ah ça la fout bien pour une soi-disant "littéraire" !!!

Marco

En tout cas, moi j'aime bien le discours de Léonora Miano (en faisant abstraction, bien sûr, du texte oublié dans l'ordi du copain, "Oups! quelle étourdie je fais... Quoi? tu l'as lu? et t'as aimé? et tu l'as montré? et il va être publié? merde alors, j'avais pas du tout prévu ça!") j'aime sa façon de parler très calme et en même temps très ferme, du début à la fin. (et j'ai l'impression qu'elle a quelques traits de caractère en commun avec Wrath, ce qui explique peut être son indulgence?)
Et une fois de plus, chère Wrath, un de tes Podwrath me donne envie de lire l'auteur que tu descends...
(en plus, j'aime beaucoup le titre à l'ancienne: "Tels des astres-z-éteints":)

Sofrenchy

J'ai trouvé le livre de Léonora Miano intéressant. Ce n'est pas un chef-d'œuvre mais ça se lit comme on mange une boite de petits beurres. Pas de surprise, c'est agréable au palais et ça se mange vite.

Juste une remarque sur le titre :
Désastres éteints... Hum...

Jo Ann v.

Je viens tout juste de voir le podcast.
Je n'ai jamais voulu lire le premier roman de Miano à cause des sujets qu'il traite. Je suis angolaise, la guerre civile est encore très proche, ainsi que toute sorte de maraboutisme et crimes ignobles. Je me pense trop proche du sujet pour avoir le recul suffisant, alors que pour d'autres romans ( « L'Hibiscus poupre » d'Adichie, « Beasts of no nation » d'Iweala, « Le ventre de l'Atlantique » de Diome), j'ai souvent laissé mes plumes (et larmes).
Je suis négro-africaine (comme déjà dit dans un autre commentaire) et j'aime moyennement le terme "identité noire". Je suis d'accord avec Miano sur ce point. Le Noir des Antilles n'a pas les mêmes idéaux et combats que le Négro-africain.
Ça me donne envie de lire celui-là...

wrath

Une critique du Figaro(positive, comme d'habitude):

http://www.lefigaro.fr/livres/2008/03/06/03005-20080306ARTFIG00492-sous-les-paves-le-reve.php


Gangoueus

Très bon interview. Certes agressive. Mais instructive. La question oppresseur/oppressé est importante. Elle peut vous saoûler un peu mais elle est le quotidien conscient ou inconscient d'auteurs issus des anciennes colonies...

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