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28 mars 2008

Prix Lilas 2008, ou comment éviter le copinage...

Lilas2008_que_du_beau_monde_3 "Le jury a précisé à la tribune qu’il n’y avait pas de copinage pour décerner ce prix"

Bah voyons. Dans la série "le ridicule ne tue pas", je nomme le Prix Lilas. Lors d'une soirée très paillette, où on a pu croiser Philippe Sollers, Frédéric Beigbeder, Nathalie Rheims, Saphia Azzeddine, Amélie Nothomb et d'autres, le prix Lilas de l'éditrice a été remis à...

Héloïse d'Ormesson (l'éditrice de Tatiana de Rosnay et d'Isabel Alonso, toutes deux membres du jury).

Mais comme le jury Lilas est contre le copinage, le prix du roman a été remis à Cécile Reyboz ("Chanson pour bestioles", Actes Sud).

Cécile Reyboz est parisienne et a déjà monté plusieurs pièces de théâtre.

Et dire que le jury, composé de femmes uniquement, prétend s'inspirer du prestigieux Orange Prize. Faut-il rappeler que le jury du Orange Prize est tournant ? Que l'année dernière, une Nigériane a été récompensée pour son (excellent) roman sur la guerre du Biafra ? Que la cérémonie de remise du Orange Prize est ouverte au public, et consiste en des lectures du texte récompensé?

Il me semble qu'un prix littéraire doit mettre en valeur un livre exceptionnel, et non pas les sourires des VIPs...

Comment écrire le pistolet sur la tempe...

52magrittephoto126 Il y a bien longtemps que je n'ai pas parlé de mon écriture sur ce blog. En fait, j'ai écrit trois nouvelles en anglais et j'essaie de les faire publier dans des petites revues: c'est long et un peu décourageant, mais je m'accroche...

Et j'ai décidé de me remettre à écrire en français, le temps de finir mon second roman.

L'intrigue se passe essentiellement à Londres. Mais alors que mon premier roman se focalisait sur la jeunesse dorée parisienne, mon second parle d'individus "globalisés".

Bref, il me faut encore quelques mois de travail mais ça devrait être fini d'ici septembre (si je me colle un pistolet sur la tempe pour me pousser à avancer plus rapidement...)

Eh oui, il faut vraiment la foi pour continuer à écrire, quand l'espoir de publication est flou et lointain. Mais comme le dit la romancière Linda Anderson:

"Le plaisir d'écrire, de trouver le bon mot, d'observer le développement d'un personnage de fiction, de trouver le bon rythme pour un poème: ce sont là des récompenses intrinsèques à l'écriture" (Source)

Et c'est justement quand on est satisfait de son travail d'écriture qu'apparaît le désir de publication. Autrement dit, le début de la galère...

27 mars 2008

Nicolas Sarkozy à Londres

Carla_sarko Nicolas Sarkozy est à Londres en visite officielle, mais ce qui intéresse les journalistes anglais, c'est surtout sa femme:

"The French President's wife, the 40-year-old Carla Bruni, is possibly the most colourful character to arrive in Britain on a state visit", peut-on lire dans The Independent.

Eh oui, les Anglais ne voient pas Sarkozy et sa "trophy wife" comme des parvenus avides de médiatisation. Le côté bing-bing ne les dérangent pas, au contraire. Ils voient la belle Carla avec un mélange d'admiration et de curiosité salace (voir l'affaire de la photo nue)Gordon_sarah_brown

Et en comparaison de ce couple français "colourful", Gordon Brown et sa femme Sarah apparaissent ternes, gris et vieux.

Bon, même moi qui ne suis pas normalement une fan de Sarkozy, je dois reconnaître qu'il a tapé dans le mile: pour séduire les Anglais et leur presse avide de photos/ ragots, mieux vaut jouer la carte "beautiful French woman" (ça marchait déjà du temps de Cécilia, d'ailleurs...)

26 mars 2008

Snobisme des attachées de presse

Lilarose Anne-Sophie du blog La Lettrine, ainsi que Stalker, se plaignent d'être ignorés par le service de presse de certaines maisons d'édition.

Rien d'étonnant à cela. Les attachées de presse sont, dans leur immense majorité, des garces incompétentes. Quand il s'agit de cirer les pompes des journalistes hype et de glousser à leurs blagues lors des soirées littéraires, elles sont au premier rang.

Mais répondre à des blogueurs ? Poouahhh! Quand j'ai commencé mes Podwraths, j'envoyais des emails à tour de bras aux services de presse, afin d'obtenir le contact des auteurs. Je n'allais pas jusqu'à demander qu'on m'envoie le roman, juste qu'on me donne l'email de l'auteur. Et bien sûr, personne ne me répondait jamais.

Jusqu'à ce que je comprenne que mieux valait contacter l'auteur directement, via son website. C'est ce que j'ai fait avec Jaenada (ah, s'il avait su à l'époque à quoi s'attendre...), Marc Lévy, Léonora Miano,...

Comme quoi, les écrivains sont souvent moins snobs et hautains que leurs attachées de presse. Etonnant, non?

24 mars 2008

Tom Wolfe, "Le bûcher des Vanités"

Que faire lors d'un long, très long week-end de Pâques (le vendredi saint est férié en Grande-Bretagne, en plus du lundi)?

Réponse: relire un pavé bien épais, à l'intrigue palpitante, aux personnages attachants. "The Bonfire of the vanities" de Tom Wolfe est ainsi un magnifique exemple de best-seller de qualité. Le schéma narratif est simple:

_état inital: Sherman McCoy travaille à Wall Street, a un appartement sur Park Avenue et une Mercedes à $ 48 000. Son mariage bat de l'aile mais sa jeune maîtresse Maria est là pour le consoler.

_élément perturbateur: En reconduisant Maria chez elle, Scherman se perd et attérit dans le Bronx. Sa rencontre avec deux jeunes Noirs se termine par un accident qui va changer sa vie à jamais...

Bon, si vous voulez connaître les péripéties, vous n'avez qu'à lire ce roman. L'édition chez Picador (1990) comporte une préface passionnante (cf doc PDF ICI), où Tom Wolfe défend son choix du roman réaliste contre les tenants du "nouveau roman".

En clair, les milieux cultivés ont toujours détesté le roman réaliste à la Zola:

"The intelligentsia have always had contempt for the realistic novel - a form that wallows so enthusiastically in the dirt of everyday life and the dirty secrets of class envy"

D'où la préférence de l'intelligentsia pour des romans "psychologiques", sans intrigue ni personnages cohérents. Si de telles bouses ne trouvent pas de lecteurs, tant mieux: le but recherché est justement de faire fuir le peuple...

21 mars 2008

Encore une soirée des éditions Héloïse d'Ormesson où on parle de moi...

Gcs_tres_sympa Il faudrait expliquer à ce brave Gilles Cohen-Solal (eds Héloïse d'Ormesson) que le ridicule ne tue pas.

Certes, il m'a fait miroiter une publication pendant des mois. Certes, il a confirmé cette promesse devant caméra. Et puis, il a changé d'avis, sans me prévenir bien sûr.

Depuis, il raconte à qui veut l'entendre que "Wrath est la littérature ce que le MacDonald's est la gastronomie". Sachant qu'il m'a appelée quelques jours après avoir reçu mon manuscrit, ses goûts littéraires doivent être particulièrement médiocres. A moins que ma photo l'ait poussé à me passer un coup de téléphone: une petite wannabe, ça n'est jamais très farouche...

Le personnage est donc un modèle de délicatesse et de tenue. J'imagine facilement les dîners avec Beau Papa d'Ormesson, légèrement choqué par la truculence de Gillou.

Maintenant, à vous de deviner l'origine de cette remarque (rapportée par Thomas Clément):

"Quand j'ai demandé à [un éditeur], au Salon du Livre, s'il avait invité Lise-Marie Jaillant alias Wrath (également citée dans l'enquête) à sa petite fête, il est entrée dans une colère folle : "Mais c'est la question la plus stupide qu'on m'ait jamais posée. Si je l'avais invitée, elle serait accrochée au plafond et on jouerait au flechettes dessus" !"

Non, très cher: si j'avais été invitée à cette soirée, je ne serais pas venue. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé l'année dernière: cf commentaires de cette note.

Parce qu'au fond, j'ai la vanité de préférer la littérature aux soirées littéraires. Vanité qui me rend très antipathique aux yeux des GCS et consorts...

(Photo empruntée au blog d'Elisabeth Robert)

20 mars 2008

Le Magazine littéraire et les blogs

Blogslitterairesenquete Encore une arnaque du "Milieu Sans Scrupule de l'Edition": j'ai acheté un article à 2,50 € sur le site du Magazine littéraire, l'argent a été débité de mon compte mais pas moyen de télécharger l'article! (Et bien sûr, personne ne répond aux nombreux emails que j'ai envoyés...)

Donc merci à Dahlia, qui a scanné le dossier sur les blogs littéraires (ML, avril 2008)

Le journaliste Alexis Brocas, qui visiblement ne m'en veut pas trop d'avoir critiqué son premier roman, me gratifie d'un paragraphe:

Mon blog est ainsi présenté comme le haut lieu du "débat littéraire" entre "personnalités des lettres" (sic) et "anonymes".

"Cette jeune femme de 26 ans a entamé son blog comme un récit de ses tentatives pour faire publier son premier roman, Crevez tous, useless cunts." (Plus exactement, après avoir reçu un appel des éditions Héloïse d'Ormesson: voir mon premier post)

"Au fil de ses échecs, ledit blog s'est métamorphosé en un réquisitoire contre l'ensemble de l'édition française, attirant vers son auteur l'attention que ne lui avaient pas value ses talents littéraires" (Ahah, petite revanche d'Alexis Brocas: c'est de bonne guerre...)

"De nombreux romanciers (comme Philippe Jaenada) ou éditeurs sont intervenus pour modérer ses vues, la contredire, la corriger, transformant peu à peu le blog en un espace de discussions souvent musclées mais rarement vaines.

Quand à Wrath, avec son don égal pour la polémique et la mauvaise foi, elle a le mérite d'incarner un archétype du monde des lettres jusqu'ici invisible: l'auteur déçu qui projette sur le "milieu" ses sombres fantasmes, accuse parfois injustement, généralise abusivement mais peut mettre le doigt là où ça fait mal"

Exact, je parle au nom de ceux qui n'ont pas la parole: les wannabes traités avec le plus grand mépris par les éditeurs. Je parle au nom de ceux qui se sentent souvent découragés par l'absence d'espoir d'être publié un jour.

Mon seul espoir, c'est que le système véreux du copinage s'effondre de lui-même: quand les éditeurs se rendront compte que leur métier est de publier des livres lisibles, destinés à un public, on pourra espérer un renouveau de la littérature française. Pas avant.

Publier sur Manuscrit.com

Manuscrit Quand un roman a été refusé par les maisons d'édition traditionnelles, faut-il le confier à des éditeurs online? C'est la question que me pose Ivan, qui a écrit un roman intitulé "On peut attendre longtemps à l'horizontale":

"Que pensez- vous de Manuscrit.com et Edilivre ? Toutes les deux me proposent d'éditer mon livre à compte d'éditeur bien-sûr mais imprimé à la demande. Les éditeurs traditionnels ont tous refusés (Belfon, Laffont, Editions de minuit, Editions du dilettante, Fayard, Cherche midi). J'ai reçu deux fiches de lecture, deux lettres types, deux non réponses. [...]

J'ai retravaillé, élagué, amélioré...
Alors voilà j'ai pas envie qu'il traîne dans un tiroir mon livre, il est pas pire qu'un livre d'Angot, alors je me dis pour commencer pourquoi pas être édité par un éditeur internet [...]"

J'ai demandé à Alexandre Schuers, qui a publié un recueil de poésie sur Manuscrit, de donner son avis:

"Il ne faut pas tomber dans le piège. Etant tombé moi-même dans ce traquenard je ne le conseille à personne. En particulier pour Manuscrit.com (je ne connais pas Edilivre), cet éditeur ment et ne favorise pas la promotion du livre par son incompétence. Il propose des contrats à trois ouvrages dans le même genre et accepte n'importe quoi vu que j'ai dû écrire deux bouquins de merde pour résilier mon contrat sauf qu'ils ont été acceptés. Il est impossible de communiquer avec eux, les responsables ne sont pas présents ou en déjeuner à 15h quand on les appelle. On promet une bonne promotion du livre mais rien n'est fait et si on s'occupe de celle-ci en grande partie, nous ne sommes pas aidés d'un poil. Cette maison est là pour se faire un maximum de fric sans faire une seule dépense (merci l'impression sur commande). Bref, je pense que l'on peut s'en sortir si on s'occupe de tout mais dans ce cas autant financer l'édition de son livre soi-même et en récolter tous les bénéfices au lieu de 10% ridicule sachant qu'ils ne paient qu'une fois par mois à partir de 150 euros (que je n'ai toujours pas réussi à accumuler). Je préfère autant galérer à trouver une maison "traditionnelle" que me donner des illusions dans une telle maison d'édition."

Cela dit, tous les éditeurs online ne doivent pas être mis dans le même panier: d'après ce que j'ai cru comprendre, Lulu.com est recommandable.

(Bon, si vous avez une question sur l'édition, envoyez-moi un email et j'y répondrais dans ma rubrique "Les conseils de Wrath")

18 mars 2008

Sélection Orange Prize 2008

Orange Nancy Huston ("Ligne de faille") est sélectionnée pour le prestigieux Orange Prize (prix britannique réservé aux romancières).

Et comme on a tous besoin d'un petit challenge, je me propose de lire TOUS les romans de la sélection: Anne Enright ("The Gathering"), Linda Grant ("The clothes on their back"),...

Vous pouvez lire la liste complète ICI

Bon, je n'aurais jamais proposé ça pour la sélection du Prix Lilas. Quand on sait que "Confidences à Allah" (publié chez Léo Scheer) a fait miraculeusement son apparition pour la 2ème sélection, on a un bon aperçu du sérieux de ce prix. A croire que Nathalie Rheims, femme de Léo Scheer et membre de l'Académie Lilas, a été très persuasive...

Revue Sans Soirée n°3

Le retour de la Revue Sans Soirée, c'est ICI.

Rentrée littéraire 2008

PODWRATH: interviews d'écrivains et éditeurs

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