Les agents à contacter, ceux à éviter
Anne-Sophie du blog La Lettrine propose un article intéressant sur les agents littéraires. Cependant, si vous êtes un wannabe novice, je ne vous conseille pas de contacter François Samuelson ou Susanna Lea.
Je me souviens avoir été déposer mon manuscrit chez Intertalent (l'agence de Samuelson). La fille à la réception m'avait bien fait comprendre que je n'avais aucune chance mais, dans un élan d'espoir, j'avais quand même laissé mon manuscrit. Bien sûr, je n'ai jamais eu de réponse (même pas de lettre-type de refus).
Avec Susanna Léa, ça a été plus rapide et tout aussi négatif. J'ai envoyé un email avec mon manuscrit en pièce jointe, et j'ai reçu une réponse négative dans la journée. Du travail efficace.
Quant à Marie-Sophie du Montant, qui représente les intérêts de Camille de Peretti, je ne suis pas non plus convaincue. J'avais essayé de la contacter pour proposer un Podwrath à Camille, sans réponse de sa part. La même mésaventure est d'ailleurs arrivée à Thomas Clément.
Bon, je ne connais pas les autres agents que conseille La Lettrine: Virginia López-Ballesteros et Pierre Astier. Si vous avez eu affaire à eux, let me know!
On dit : « Please, let me know ! »
Rédigé par: Francois Martini | 24 avril 2008 at 08:08
Tu évoques l'agent Pierre Astier. Je dois ma liberté à Pierre Astier. C'est lui qui m'a signé le premier. Il était à l'époque le fondateur des Editions du Serpent à Plumes. Je me revois dans son bureau, très tôt, un matin (je m'envolais pour L.A. juste après), je faisais semblant de lire mon contrat, je l'avais signé à l'aveugle, trop content, trop pressé.
Il m'avait appelé la veille, "bonjour, je suis Pierre Astier et j'aimerais vous signer". J'avais jamais entendu ce nom. Oui ? "Pierre Astier l'éditeur du Serpent à Plumes". Ah !
J'avais envoyé mon manuscrit à l'adresse de quelques maisons d'éditions, pas à leurs éditeurs, que je ne connaissais pas. C'est bien après, par exemple, que j'ai découvert que P.O.L étaient les Initiales de Paul Otchakovsky Laurens. Je ne connaissais rien à l'édition en dehors des livres que j'aimais. Quel couillon je faisais.
Bref, je suis fier d'avoir travaillé avec Pierre Astier, d'avoir participé à l'aventure du Serpent à Plumes. Je l'ai remercié à la fin de mon dernier texte paru en janvier, tardivement certes, mais je l'ai fait quand même. Je lui devais de m'avoir sorti de plusieurs mètres cubes de manuscrits.
Aujourd'hui Pierre est agent, il se débrouille bien, il croule sous les auteurs, il en a probablement trop à gérer, mais voilà il avance, il participe à faire évoluer l'édition sans être du sérail, sans l'adoubement de la majorité des éditeurs installés depuis des décennies. Respect.
Rédigé par: christophe paviot | 24 avril 2008 at 09:10
@Christophe Paviot: merci de votre témoignage!
Rédigé par: Daniel Fattore | 24 avril 2008 at 09:32
Wrath, quelques leçons d'économie seraient bienvenues.
Un agent est un intermédiaire dans le marché de l'édition, son intérêt est d'avoir quelque chose à vendre qui rapporte. Il doit pouvoir vendre des "auteurs" ou des "manuscrits" qui lui fasse gagner de quoi vivre. En quoi un agent pourrait être interessé par un wanabee inconnu (quoique maintenant ce n'est plus le cas pour vous), ou par un manuscrit qui pourrait être tiré à 5000 ex.?
A moins d'être persuadé d'avoir sous le coude 3 ou 4 chefs d'oeuvres réellement novateurs, ou des best sellers commerciaux, ou d'avoir un fort potentiel d'exposition médiatique (fils/fille de,...) il n'y a pas d'intérêt à avoir un agent, (et l'agent à encore moins intérêt a vous avoir).
Un agent qui prend combien sur vos 10% de 3000 ex? quel temps va t'il passer dessus pour que ce soit rentable?
Pourquoi un éditeur "achèterait" un manuscrit "publiable" mais sans grand espoir de dépasserles 10 000 alors qu'il reçoit des montagnes de manuscrits au moins aussi valables toute les semaines?
Rédigé par: JEMRIR | 24 avril 2008 at 10:49
Juste là pour vous (te?) dire que je vais toujours sur votre (ton?) blog et que par lacheté ou par faignantise (ou les 2) je ne commente rien. Il est blindé de toutes les réponses aux questions que je me pose sur Ce Milieu Hostile. Je le trouve comment dire...Parfait? Non faut pas exagérer quand même.. Quoi que
Rédigé par: nico | 24 avril 2008 at 11:45
Ah, Samuelson, ça me revient, c'est lui l'agent de Houellebecq. Difficile de faire - de crétinisme et de poncifs sur la littérature - plus boursouflé que ce type.
Faire fructifier Houellebecq c'était d'ailleurs à peu près aussi difficile que de trouver une compagnie pétrolière pour exploiter les champs de pétrole irakiens.
Rédigé par: Lapinos | 24 avril 2008 at 16:41
Samuelson est devenu l'agent de Houellebecq après que Houellebecq soit devenu célèbre. Il administre ses intérêts, il n'en fait pas la promotion.
Rédigé par: Francois Martini | 24 avril 2008 at 17:59
@Christophe Paviot: Pierre Astier s'occupe aujourd'hui de quels auteurs?
@François Martini: exact. Samuelson est un bon businessman, rien de plus. C'est d'ailleurs ce qu'on attend d'un agent!
@Jemrir: vous oubliez que les agents devraient (aussi) s'occuper des wannabes. Sans wannabes, pas de premiers romans. Sans premiers romans, pas d'avenir dans l'édition.
(Il n'y a d'ailleurs qu'en France que les agents snobent les primo-romanciers. Ce n'est certainement pas le cas au Royaume-Uni!)
Rédigé par: wrath | 25 avril 2008 at 01:00
@ JEMRIR
j'aimerais bien en vendre 10000 moi, merci de ne pas de ne pas considérer ce chiffre comme un bide
Sinon je classe les agents dans le même sac que les éditeurs à compte d'auteur...
Rédigé par: Juju le pigiste | 25 avril 2008 at 02:04
Wrath:
Un wannabe écrivain, c'est quelqu'un plus interessé par devenir écrivain que par écrire (ce qui n'est qu'accessoire pour lui). Les agents pourraient avoir intérêt (parce que je crois qu'ils n'ont aucun "devoir") à accepter les "premiers manuscrits" à condition, comme certains l'expliquent sur le blog la letrinne d'avoir le travail pré-maché: "Voici pourquoi vous pourriez être interessé par devenir mon agent..."
Juju:
Franchement je n'ai pas dit que 10 000 c'est un bide, je parlais d'espoir de ventes. J'imagine qu'un éditeur sait a peu près quel est le potentiel maximum d'un bouquin (c'est pas tout l'intérêt de son travail d'ailleurs?). Si il tire à 3000 ex, c'est qu'il imagine difficilement qu'il atteindra les 10 000 (hors exceptions bien sur). Dans ce cas quelle utilité d'avoir un agent, pour se partager 4000 € dans un an au mieux?
Rédigé par: JEMRIR | 25 avril 2008 at 14:57
Pierre Astier a beaucoup de très bons auteurs dans son équipe. Du lourd.
Comme ça en vrac, je pense à
Agota Kristof,
Pavel Hak,
Amin Zaoui,
Emmanuel Dongala,
Emmanuel Bove,
et beaucoup d'autres. Voilà.
Rédigé par: christophe paviot | 25 avril 2008 at 15:00
@ Jemrir : on appelle cela un arriviste littéraire. Les plus célèbres furent, en France, Victor Hugo, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Émile Zola.
Le wannabe écrivain qui veut réussir sans coucher est un gros bêta.
Rédigé par: Francois Martini | 25 avril 2008 at 17:25
Marie Sophie du Montant expédie les auteurs aussi vite que possible. Elle répond non de suite, sans même voir le texte. Elle ne reçoit que les auteurs présentés par quelqu'un de sûr. Comme pour Mikaël Hirsch, par exemple. Il lui avait été envoyé par une agence américaine.
Rédigé par: Jerome | 28 avril 2008 at 16:45
Wrath, contrairement à ce que vous pensez, les agents anglo-saxons — les britanniques, tout du moins — sont peu sensibles aux mérites de ce que vous appelez les wannabe. Le travail de pénétration du wannabe en Grande-Bretagne est donc aussi difficile qu'en France — si ce n'est davantage, car l'agent britannique se présente ouvertement comme un professionnel commercial (s'il faut en croire les quelques wanabees britanniques de ma connaissance). Il me semble qu'en conséquence, la littérature d'outre-Manche (du moins celle publiée par les "grands éditeurs" — on ne parle pas des éditeurs des marges, qui sont loin d'être aussi nombreux qu'en France) est encore plus formatée qu'en France. Est-ce la même chose aux Etats-Unis ? Il faudrait le demander à un wanabee local.
Rédigé par: Puzzled | 03 mai 2008 at 22:24
Ah, une chose encore. Bozo, renseignez-vous avant de commenter. Bove est mort en 1945 ; suivant la loi en vigueur, ses œuvres ne sont pas encore tombées dans le domaine public, et il est possible que les droits qui en découlent soient gérés par Pierre Astier, qui édita, au Serpent à Plumes, plusieurs textes de Bove.
Rédigé par: Puzzled | 03 mai 2008 at 22:30
Ah, encore une chose Puzzled : réflechissez avant d'écrire.
Il y a une différence absolue entre être l'agent d'un auteur et... gérer/publier des oeuvres (éventuellement)tombées dans le domaine public des décennies après la mort de cet auteur!
Pierre Astier ne peut pas être l'agent de Bove puisque Bove est mort et n'a jamais choisi Astier comme agent de son vivant. Point.
Ils ne se sont sûrement jamais rencontrés, n'ont jamais travaillé ensemble et encore moins signé le moindre contrat ensemble.
C'est évident et C. Paviot a écrit une ânerie. Que vos arguties ne sauraient rattraper.
Ou alors reste plus qu'à me trouver l'agent de Camus, Sartre, Proust ou même Hugo...
Qu'est-ce qu'il faut entendre comme bêtises...! ;-(
Rédigé par: Bozo | 04 mai 2008 at 14:40
J'ai envoyé un mail à monsieur Astier en décembre 2008. Une réponse à ce mail hier...
A suivre...
Rédigé par: Sylvie Wolfs | 02 mars 2009 at 09:04