Peut-on écrire quand on est mère au foyer avec des enfants en bas âge?
C'est le pari qu'a fait Tessa Hadley, une Britannique auteure de trois romans (dont Incidents domestiques publié chez Lattès en 2005). Son dernier roman, "The Master Bedroom" a été sélectionné pour le Orange Prize 2008.
Tessa Hadley a aujourd'hui une cinquantaine d'années. Quand ses enfants étaient plus petits, elle avait l'habitude d'écrire trois heures par jour:
"While I was at home with my children, I wrote routinely, fitting it in when I could, some short stories and probably three novels. I didn't know much about the business of getting published, and now I realize the rejection letters I got were actually quite encouraging. At the time it seemed like a failure, so I would put the piece away and mourn it", dit-elle dans cette interview.
L'écriture lui apparaissait alors comme un espace de liberté, de "me time".
Après avoir repris des études dans les années 1990 (MA de creative writing, puis PhD), Tessa a donné son manuscrit à un collègue et ami, qui l'a montré à un agent. Et hop, deux semaines après, le contrat était signé.
La morale de l'histoire? Tessa Hadley fait partie de ses écrivains-par-nature, pour qui l'écriture est un besoin et non une distraction. Les enfants en bas âge, le "landau dans le hall" n'y changent rien, les lettres de refus des éditeurs non plus.
Aujourd'hui, les enfants de Tessa Hadley ont quitté le foyer. Elle continue à écrire, comme elle l'a toujours fait. Et son dernier roman, "The Master Bedroom", est très réussi: je l'ai pratiquement terminé (il m'en reste 17 à lire sur la sélection Orange Prize...)

Continues de lire en anglais...
Comme ça t'éviteras de faire des gniards multidéculturés et d'écrire des trucs en français que personne ne veut!
Je rigole...
Rédigé par : Ramon | 22 avril 2008 à 08:02
Je suis tout a fait d'accord avec toi, Wrath: écrire est un besoin; en vivre, un luxe.
Rédigé par : Galindo | 22 avril 2008 à 18:49
Je vois que les commentaires diminuent, en quantité comme en intensité. Tu baisses, Wrath. IL EST TEMPS DE FAIRE QUELQUE CHOSE. Ce qui cloche, ce sont les sujets. Ca manque de nerf, d'angle, tout ça. Voici quelques suggestions pour les prochains articles (surtout, non SURTOUT ne me remercie pas):
Comment écrire assis quand on a des hémorroïdes?
Pourquoi mon cerveau n'acceptera jamais Heiddeger.
Le club très fermé des amateurs de Séraphin Lampion (et pourquoi vous n'en ferez jamais parti).
Comment j'ai présenté mon chef d'oeuvre à Pierre Assouline dans un hammam.
Pourquoi les nègres d'écrivains sont racistes.
Les soi-disants "marginaux" de la pseudo écriture d'avant-garde ( de mes fesses) : des artistes dégénérés?
Les bons conseils de Tata Colèrix : arrêtez d'écrire!
Des nouvelles de mon cours de Creative Writing: virée! (et voici pourquoi)
"Seulement voilà": mon tic d'expression préféré (dont j'ai fait une nouvelle)
Pourquoi les Français produisent toujours de la bouse?
Mea culpa: le copinage c'est pas si mal / une interview de Madison Gambel, célèbre creative writing teacher (c'est ma prof!!!)
Rédigé par : Mother Nature | 22 avril 2008 à 22:28
Tiens, c'est marrant, dès que je parle d'un livre que j'ai aimé, j'ai tout de suite moins de commentaires.
(Et après, on me reproche de trop me concentrer sur les livres que je n'ai PAS aimé et de faire des critiques trop violentes. Faudrait savoir...)
Rédigé par : wrath | 22 avril 2008 à 23:46
Allez, un petit com pour te faire plaisir. J'ai adoré le post de mère nature, plein de bonnes idées.
Euh ce livre, tu as juste dit qu'il était réussi, un peu léger comme critique. Que veux-tu qu'on dise? D'ailleurs, j'ai été voir ton lien, à propos du landau ds le hall (ah ces britanniques et leur fibre maternelle ...) et j'ai complètement oublié que tu commentais un livre, merci de le rappeler. Au lieu de ça, une question me trotte dans la tête, "serais-tu enceinte"? Si oui félicitations :-) mais ne te prends pas trop la tête pour savoir si ça sera positif ou négatif sur ta création littéraire, tu verras qu'il y a des choses plus essentielles :-)
Rédigé par : cassiopée | 23 avril 2008 à 00:10
"Seulement voilà": mon tic d'expression préféré (dont j'ai fait une nouvelle) --> :)
Bien vu, Mother Nature...
Rédigé par : Philippe | 23 avril 2008 à 09:56
Peut être que les lecteurs ont retenu LA règle essentielle du creative writing. Comme ils n'ont pas lu ce livre, ne connaissent pas cet auteur, et ne sont pas mère au foyer, ils n’osent plus s’exprimer.
"Peut-on écrire quand on est mère au foyer avec des enfants en bas âge? C’est le PARI qu’a fait… »
Quelle question, quelle angoisse !
Rédigé par : JEMRIR | 23 avril 2008 à 10:17
Vous êtes dur, il est sympa son article sur les "desperate housewives writers".
Un avis perso, Wrath: je n'ai jamais aussi peu écrit que lorsque mes filles étaient bébés: difficile de se concentrer quand on est interrompue toutes les dix minutes...
Rédigé par : nicole | 23 avril 2008 à 11:42
Spécial copinage : il existe un petit livre fort sympathique nommé "Mon homme au foyer" - son sujet est dans le titre. Il reprend des articles publiés sous forme de billets dans le blog http://www.monhommeaufoyer.com/ ; ce livre est lisible ici -> http://monhommeaufoyer-livre.over-blog.com/ ainsi que les coulisses de son édition : révélations garanties !
Rédigé par : Christian | 25 avril 2008 à 22:20
Hello
Je suis mère au foyer, 5 enfants.
Et j'écris...
Je me sens tt à fait concernée par la morale de l'histoire :
(La morale de l'histoire? Tessa Hadley fait partie de ses écrivains-par-nature, pour qui l'écriture est un besoin et non une distraction. Les enfants en bas âge n'y changent rien, les lettres de refus des éditeurs non plus).
Il y a les enfants en bas âge certes, et les ados, vous avez pensé aux ados ?
Bon courage... :)
Sylvie
Rédigé par : Sylvie Wolfs | 02 mars 2009 à 09:01