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09 mai 2008

Les nègres, des écrivains comme les autres?

Au moment de la sortie des Bienveillantes, tout le milieu ne parlait que des "agents littéraires". Maintenant, la mode est au nègre (ou "ghoswriter", terme plus politiquement correct).

La sortie de"Roman nègre" (Dan Frank) aux éditions Grasset, a entraîné une grande curiosité: article du Figaro, et post de la Lettrine, notamment.

Dan Frank a notamment été nègre pour Zidane (désigné par Z dans le roman). Je vous conseille d'écouter son interview ICI.

Ce qui est marrant, c'est que Dan Frank se considère comme un romancier, un vrai. Par exemple, la découverte du milieu du football l'a complètement fasciné. D'où l'idée de parler du foot dans un roman signé de son nom.

Comme quoi, être nègre peut être un bon plan pour faire des recherches, accumuler de la documentation. Bref, rentrer au coeur de son sujet...

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Voici les sites qui parlent de Les nègres, des écrivains comme les autres?:

Commentaires

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... et poser des questions. Dan Franck est un tout malin. Il me semble du reste qu'il a déjà signé des ouvrages avant "Roman Nègre", sous son propre nom.
Et en parlant de documentation, le journalisme de terrain permet aussi d'apprendre plein de trucs, par des procédés similaires, sans même se rendre compte qu'on fait son miel. On est amené à fréquenter des gens qui font des trucs auxquels on ne se serait jamais intéressé sans ça (construction de ponts de bois, production de viande à base 100% végétale, procès, exposition de vaches Holstein, usine à sushis, etc.). Tout bénéfice pour écrire.

Dan Franck est reconnu depuis longtemps comme un très bon écrivain, notamment depuis "La séparation", qui lui a valu un prix et d'excellentes critiques. Va falloir vous renseigner plus avant sur sa vie et son oeuvre:-)

Dan Franck a en effet reçu le Prix du premier roman en 1980 pour Les Calendes grecques et le Prix Renaudot pour La Séparation. C'est un écrivain à part entière qui, pour arrondir ses fins de mois, si on peut dire, prête sa plume. Tu évoques le livre de Zidane, il se trouve que le nom de Dan Franck est cité sur la couv'. Ce n'était donc pas un secret...

Au passage, tu compareras la qualité de l'article de "La lettrine" à la nullité du tien.

Ton article est vide d'informations, approximatif et tu parles encore de livres que tu ne lis pas.

L'article de "la Lettrine" est tout le contraire.

Tu brasses du vent. Elle fait du fond.

@Daniel Fattore: exact. En plus, être journalisme permet de se faire des contacts pour être publié. Que des avantages!

Pour être journaliste, mieux vaut avoir l'échine souple, Wrath.

Franck est aussi co-auteur de la série Boro, reporter, des best-sellers.

@François Martini: ... d'une certaine souplesse, dirais-je plutôt. Et surtout, être inattaquable quand on aborde un sujet qui dérange.

@Wrath: à une nuance près: le type de contacts en vue d'une publication sera cependant différent si tu travailles au Figaro ou à La Montagne... J'ai aussi vu le cas inverse d'une auteur qui a évolué en trois étapes conjointes littérature/journalisme:

1. Son livre est publié par un petit journal sous forme de feuilleton d'été.
2. Le bouquin sort, à la demande générale du public; il y en a d'autres ensuite.
3. A présent, la personne travaille auprès du journal qui l'a publiée. Cela, alors que sa formation ne la préparait pas au journalisme...

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