Ma Photo

Twitter

  • Follow wrath_lmj on Twitter

Mon ancien blog

Revues littéraires

« Un écrivain, un quartier: Brixton | Accueil | Amliorer mon blog? C'est possible ! »

08 août 2008

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Georges F.

"Albin Michel ne publie pas de wannabes inconnus". Encore une fois, c'est bien péremptoire. Et c'est faux.
Je peux vous citer au moins un auteur, une illustre inconnue, qui a récemment envoyé par La Poste son manuscrit à Albin Michel, avec succès. Le manuscrit a été publié en 2007, et fait une belle carrière (Festival du premier roman.
Il s'agit de "Je suis morte et je n'ai rien appris", de Solenn Colleter.
Cette précision m'a paru utile pour ne pas décourager les visiteurs de votre blog : il ne faut pas jouer avec le moral des auteurs débutants.

J.

Sur le post précédent, vous parlez beaucoup de Werber, qui a été publié après un envoi par la poste chez Albin Michel (et après des années de refus, visiblement). Et justement, lui définit le fait de se faire publier de la façon suivante :

« On dit que pour réussir il faut trois choses: le talent, le travail et la chance. Mais que deux suffisent. Talent plus travail, on n'a pas besoin de chance. Talent plus chance, on n'a pas besoin de travail. Travail plus chance, on a pas besoin de talent. »

J’ai toujours considéré que connaître quelqu’un dans le milieu de l’édition, c’était avoir de la chance. Vu que je ne suis pas sûr non plus d’avoir du talent (et rare à mon avis sont ceux qui peuvent le clamer haut et fort) je préfère me concentrer à fond sur le travail, en espérant qu’un jour… On ne sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher ;-)

nicole

Le manuscrit d'Amélie Nothomb était suffisamment étonnant pour être publié un jour ou l'autre: elle a gagné quelques mois, peut-être, mais c'est tout.
Je suis toujours écoeurée par la publication par copinage de livres très médiocres mais concernant Nothomb il n'y a rien à dire; elle a du talent, ça s'est su très vite, tant mieux pour elle qui ne vit que pour écrire.

Plume de France

Ben oui Wrath ! Plus d'un an que vous tentez de démontrer ce qui est devenu désormais un poncif : sans réseau, vous n'avez rien. Il y a quelques années c'était considéré encore comme une petite honte (hou le pistonné !), on ne le criait pas trop sur les toits qu'on "connaissait quelqu'un", qu'on s'était fait "un peu aider". Maintenant, c'est un instrument indispensable de sa trousse à outils de "wannabe". Sans "parrainage", la probabilité de voir son travail considéré, perfectionné (souvent nécessaire), et publié, est comparable à celle d'un gros gain à L'Euromillion : infinitésimale. Et pas que dans l'édition d'ailleurs. Ça va aussi pour exposer dans une galerie, (a fortiori, une "galerie qui compte"). Réseau, réseau, réseau ! (la règle des 3R) Les autres, poubelle ! on n'en veux pas ! On n'a pas le temps ! On n'a plus le temps ! On est désolés ! (à peine) :)

Dans vos podwrath "saison 2", vous pourriez commencer directement par la question "Alors Jean-Paul, QUI a été votre parrain dans cette aventure ?..." Et ensuite, parler du bouquin. C'est une question naturelle, qui ne fâche même plus.

Petit correctif tout de même à votre dernier paragraphe : le fait que vous connaissiez les "bonnes personnes" n'accroît en rien le "mérite" de votre manuscrit. Il accroît simplement la probabilité d'être lu avec l'attention requise. Si A.Nothomb avait écrit un manuscrit très mauvais, elle n'aurait pas été publiée. (Par contre il y a beaucoup d' "écrivains" qui ont commencé leur carrière par un manuscrit très mauvais, mais qui grâce à leur contacts ont pu le publier en le rendant "passable" après "gros re-travail" avec le gentil éditeur – ce qui serait tout à fait impensable par simple "voie postale" : Un truc qui cloche, un bout qui dépasse, et hop ! lettre de refus ! (parfois circonstanciée, mais de refus quand même.)

C'est triste à dire mais un "envoi postal simple", c'est quasi devenu un envoi direct à la benne. Il faut trouver d'autres voies. Ou moisir dans sa peine.

sirius

elle a fait jouer la petite relation qu'elle avait, et elle n'a pas eu tort - tu ne ferais pas pareil, toi ? Et elle a été publiée parce que son manuscrit était intrigant et révélait un nouveau talent - eh oui... j'aime bien l'Amélie des débuts. Donc, personne ne s'est donné la peine de défendre un mauvais roman, il a circulé non sur son nom mais sur le manuscrit lui-même

nicole

Concernant Sollers, s'il l'a refusée, c'est, d'après mes souvenirs, qu'il a cru à un canular: le manuscrit était tellement "malin", qu'il a pensé que c'était un écrivain confirmé qui envoyait ce livre sous un pseudo, comme dans l'affaire Gary-Ajar.

Daniel Fattore

@Nicole: Lire a cité votre anecdote sur Sollers; je confirme:

http://www.lire.fr/enquete.asp?idc=50370&idR=200&idG=3%20

Ailleurs, elle précise: "Les autres [manuscrits] se trouvent dans un endroit très facile à trouver mais, malgré les nombreux cambriolages dont j'ai été l'objet, les voleurs n'en ont jamais voulu!" (http://www.lire.fr/portrait.asp/idC=43002/idTC=5/idR=201/idG=)

"Les romans n'intéressent pas les voleurs", écrit Alain Rémond...

Mike

Bonjour,

je trouve les remarques sur A. Michel très injustes.

Je leur ai envoyé deux manuscrits et, deux fois, même s'ils ont refusé de publier, ils m'ont répondu d'un mot sympathique et manuscrit. J'ai également eu droit à une copie d'un rapport de lecture.

Pourtant mes manuscrits sont partis par la poste sans autre recommandation que celle du facteur.

S'ils ne les ont pas publiés, c'est qu'ils ne leur ont pas assez plus, tout simplement. Chacun est libre de ses choix éditoriaux.

Mais leurs réponses étaient vraiment encourageantes et professionnelles.

Voilà pour mon expérience. Tout espoir n'est pas perdu. Je retourne écrire... ;-)

wrath

Eh bien moi, j'ai eu droit à une belle lettre type de refus, avec un numéro matricule (manuscrit n°2376). Le même genre que celle-là:
http://jeromecayla.neufblog.com/photos/lettres_de_refus/a_michel_a.html

Francois Martini

Sans réseau on n'est pas pro. Pourquoi publierait-on des gens qui ne savent pas se débrouiller ?

L'islandais

...heu, bonjour !
Pardon de vous interrompre au beau milieu de cette conversation au demeurant passionnante...
Un service à demander : ceux qui lisent cette missive accepteraient-ils d'aller jeter un œil critique sur mes tentatives rédactionnelles, dont je ne parviens pas, faute de recul, à savoir si elles méritent une interruption immédiate ou un retravail important.
D'avance merci.

http://editeur-ecrivain-academy.blogspot.com/

Mike

"Sans réseau on n'est pas pro. Pourquoi publierait-on des gens qui ne savent pas se débrouiller ?"

J'ai du mal à comprendre ta remarque. Tu as peut-être oublié le texte?
Ils ne cherchent pas à recruter un directeur marketing, ou une attaché de presse, mais les éditeurs cherchent tous de bons textes (voire LE texte, dans leurs fantasmes).

Beaucoup d'écrivains (et parmi les plus grands) ne savent pas se débrouiller du tout dans la vie de tous les jours! Ca ne les empêche pas d'écrire. Et si tu confonds les deux, je te plains...

Daniel Fattore

... rien à voir, mais je viens de te primer, Wrath! Les modalités se trouvent sur mon blog:

http://fattorius.over-blog.com/article-21838618.html

Bonne continuation! Je lis régulièrement tes billets, depuis un sacré bout de temps.

Francois Martini

@ L'Islandais.
Ça commence mal, ton truc : une faute au premier mot : ce n'est pas "Et bien", mais "Eh ! bien". Ensuite, la répétition du dernier mot de la deuxième phrase en début de troisième phrase est assez malvenue. Je n'ai pas poursuivi la lecture.

@ Mike.
Ne me plains pas, Mike, je serai publié cet automne. Mais c'est gentil de te faire du soucis pour moi.

Antares

J'espère pouvoir te prouver le contraire de cette doctrine bien nombriliste.
Mais, tu sais, Thibault de Saint Pol fut publié sans réseau, arf en plus c'était à Albin Michel... ta théorie s'effondre déjà, quelle misère...
On ne sera pas les premiers à la mettre à mal.

Francois Martini

Thibaut de Saint-Pol fait Normale-Sup, c'est dire qu'il était d'emblée dans le réseau.

Sidéré

@Antares... Thibault de Saint Pol, un nom comme ça, comme d'autres d'ailleurs, rien qu'à la naissance il est DEJA dans le réseau. Comme pouvez-vous être aussi stupide pour choisir de tels exemples? je suis sidéré.

wrath

T. de Saint Pol enseigne également à Sciences po. Je lui avais proposé un petit Podwrath l'année dernière, mais il a poliment décliné.
Voir sa bio ici:
http://www.thibaut-desaintpol.fr/biographie.html

(Pour info, "Pavillon Noir" a fait un bide total: 298 exemplaires écoulés, d'après Edistat)

Antares

Vous faîtes des délits de faciès pour le coup sidérant :).
Et faire l'ENS n'est jamais gage de rien, et je sais de quoi je parle.

De surcroît son premier ouvrage est fort interessant, et il est passé par la poste, alors me dire, que son nom, son école ont joué... je suis surpris de ne pas voir plus de littéreux de l'ENS publié dès lors.
Le fait que votre exception se produise ne doit pas conduire, de facto, à la bassesse des répliques de personne.
Ensuite si je suis con, vous pouvez vous inquiéter, j'ai peut-être des responsabilités dans votre triste monde pourrie.

michel taupin

@François Martini :

"Ne me plains pas, Mike, je serai publié cet automne. Mais c'est gentil de te faire du soucis pour moi."

Bravo pour la mesquinerie... D'autant que Mike a entièrement raison. Vraiment, bon courage François.

D'ailleurs soyons mesquin nous aussi : on écrit "eh bien", et non pas "eh ! bien". Espérons que dans votre livre bientôt publié, vous n'avez pas fait l'erreur.

@wrath : vous avez raison, ça nous fait du bien, à tous, de savoir que Pavillon noir n'a écoulé que 298 exemplaires. Le jour où vous serez publiée, il sera devenu difficile de vous distinguer de François Martini.

Beaujean

François Martini sera édité aux Editions Glyphe, dirigées par un de ses cousins, mais il n'y a, bien sûr, absolument aucun rapport de cause à effet.
J'espère qu'il ne remerciera de lui faire un peu de pub

Alain

Un panier de crabes.

Francois Martini

@ Beaujean : mais si il y a un rapport ! C'est une bonne idée que d'en parler. Chaque année, au salon du livre, je passais à son stand et lui donnais mon roman de l'année, comme je le donnais à d'autres membres de ma famille et à quelques amis.

Il y a deux ans, il l'a beaucoup aimé et, cette année, il m'a proposé de le publier à l'occasion du développement de sa collection Imaginaires, dirigée par Lucie Chenu, qui a approuvé le roman. De fait, j'ai passé tout ce printemps et début d'été à retravailler les détails sur les instructions de Lucie Chenu. Je suis évidemment ravi de pouvoir - enfin - faire ce travail éditorial dont je soupçonnais la teneur sans la connaître.

Je suis évidemment fier comme un pape et le roi n'est pas mon cousin, puisque dans la même collection, il y aura au moins un auteur célèbre : Jean-Pierre Andrevon qui publie un recueil de nouvelles.

Le titre du roman sera sans doute Les épaisseurs du Temps, ceux qui l'ont lu auparavant le connaissent sous le titre Le Temps. Je précise que Wrath me l'a assassiné (mais très gentiment) en trois lignes en privé.

Il va de soi qu'un éditeur investit dans un roman de son cousin débutant uniquement pour faire plaisir à son cousin, n'est-ce pas ? Mais non. J'ai un contrat en bonne et due forme et la publication de mon roman est une entreprise éditoriale parfaitement classique. Il y a une question d'argent là-derrière. Je n'avais pas expressément besoin de le voir publié chez Glyphe, mais je suis ravi de l'aventure. C'est un accomplissement.

Évidemment, ce n'est pas un manuscrit envoyé par la poste, on sait que ce système marche très difficilement, sinon pas du tout.

Merci, Beaujean, de m'avoir permis de préciser ceci.

P.S., dans la même collection, chez Glyphe, je voius recommande La mallette jaune, de Carole Boudebecque, un thriller de science-fiction assez génial.
http://www.editions-glyphe.com/

nicole

Je suis heureuse pour vous François, et suis persuadée que cousinage ou pas, votre roman doit être bon car un petit éditeur prend encore moins de risques financiers qu'un gros.
Votre aventure donne toutefois, hélas, du grain à moudre aux tenants du "pas de relations" = énormes difficultés à convaincre un éditeur de miser sur vous; je répéterai une fois de plus, au risque de lasser, qu'un recueil de nouvelles écrit par moi, seule dans mon coin avait, été remarqué par quelqu'un de chez Grasset mais comme je ne m'appelle pas Lolita Pille et que je ne suis pas la nièce ou la cousine d'un membre du comité éditorial mes nouvelles n'ont été lues que par une vingtaine de personnes.
J'écris actuellement un roman parce que j'aime ça, tout en sachant que ce sera très probablement encore un roman non publié. Ce ne sera pas dramatique, j'ai une vie à côté, Dieu merci.

Ratatouille

Soyons sérieux, il y a pas même trente ans, le douzième navet de miss Nothomb n'aurait pas été publié. Les manuscrits publié passent dans les mains d'au moins sept correcteurs, ce qui explique parfois le style télégraphique des romans actuels.
Cette écrivaine en veine qui a fini en quelques années à peine à ressembler aux fruits pourris qu'elle affectionne, est moins pistonnée qu'elle est dans l'air du temps. Voyez donc l'effort artistique des nouvelles ou autres textes publiés sur des sites comme in libro veritas, quelles nouvelles, bonnes nouvelles... Quelle amour de la langue française, quelle passion des lettres... Depuis F. Beigbeder n'a pas peur de se comparer à Stendhal.

grand paradi chef

mais enfin c'est qui ce donneur de leçons? et il va être publié aux éditions quoi? Gloups? ah non, Glyphe! c'est vrai qu'il y a de quoi pavoiser et refuser de lire plus de 2 lignes d'un autre manuscrit... j'adore ce genre de personnes
bonne chance françois! tu es mon chéri de la prochaine rentrée littéraire des trous du cul

Je

Wrath: as-tu lu Hygiène de l'assassin ?

Si t'es capable d'écrire des trucs de cette trempe là, alors oui tu mérites de te plaindre.

Sinon, abandonne tes rêves.

isabelle marsay

Votre blog est très intéressant. Vous connaissez apparemment les pratiques germano-pratines et la petite romancière que je suis - sous le pseudo d' Isabelle Marsay - confirme la politique du "ricochet" ou du renvoi d'ascenseur en terme de critique littéraire. PRECISION: en 97, deux éditeurs m'ont contactée ( GRASSET et FLAMMARIOn) pour un premier roman réellement envoyé par la poste, sans aucune recommandation. C'est donc possible! Difficile après de gérer concurrence avec auteurs possédant un réseau ou du talent, les deux n'allant pas souvent de pair ( cf qualité très accessoire de la plupart des best-seller). Ne soyez pas donc si catégorique...On peut e^tre édité par un éditeur de renom; encore faut-il être lu...Les tirages moyens baissent d'année en année, même pour les"stars" implantées dans sixième. Ne suis pas sûre qu'un sollers vende plus de mille exemplaires...Bonne soirée.

Francois Martini

Les "François Martini" précédents ne sont pas de moi. Qu'on se le dise.

Francois Martini

Ah, si, pardon, je n'avais pas vu qu'on était revenu en 2008. décidément, ce blog est plein de surprises.

Alain Contestin

Tout auteur même mauvais, car se tailler une plume en la trempant dans l'encre, ne suffit pas à entrer en résonance, doit se penser artisan et modeste. Fabriquer et auto éditer (l'administration est gratuite, CNIL, BN) met le prix de revient ouvrage (ordi+ imprimante+ photocopie+pliage et colle chaude) autour de 2 euros. Diffuser nécessite qu'on se bouge le cul en pistant les listes offertes par les Drac de manifestations (subventionnées) autour du livre donc avoir deux tréteaux un chaise et fourguer courageusement sans intermédiaire, voire donner aux lecteurs sympathiques! Comme pour les salades :potager ou super market, il faut choisir.
Le reste est littérature...

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

PODWRATH: interviews d'écrivains et éditeurs

S'abonner aux PODWRATH

stats