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29 août 2008

Commentaires

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mouais

c'est un peu comme si tu nous racontais que la ravissante petite russe sans papier qui vient de faire trois semaines de bus pour arriver à paris voudrait être photographiée pour Dior et que tu trouves que c'est trop injuste. Dans le monde de la mode aussi c'est plus facile d'être du milieu. Dans le monde de la politique aussi. Dans le monde des affaires aussi. Et avoir un patrimoine c'est mieux que ne pas en avoir, etc.
Il est bien, ton blog, mais un jour on aimerait que tu te réveilles ; oui c'et très inégalitaire, oh oui c'est plus dur de ne pas avoir que d'avoir.
Et oui, pour un premier roman, c'est plus facile d'aller voir un petit éditeur.
J'ai peur qu'un jour tu découvres qu'ils souffrent beaucoup en Afrique, je ne sais pas si tu pourrait t'en remettre.

Marc Galan

Et en plus, être du milieu rend beau, exemple : la ravissante Charlotte Gainsbourg, la très belle Romane Bohringer, la ravissante Marilou Berry... C'était dans de grands journaux, tout ça.
En tout cas, je regrette infiniment dommage que Yasmina Khadra, de dépit (ou parce qu'il les croyait mauvais suite à l'avis d'une personne qui s'est dit qu'il était un inconnu invendable, avec son nom venu d'ailleurs) ait brûlé des manuscrits.
Maintenant, il paraît que les mettre sur le Web, c'est la même chose, et que vos textes sont "brûlés" auprès du système éditorial. Mais au moins, ils vivent et sont lus. L'important, non ?

Thierry Tuborg

Cela me rappelle l'aveu d'un ancien directeur littéraire : chaque grande Maison entretient ce mythe d'un service des manuscrits féérique, tel qu'il est décrit dans cet article, parce que le wannabe lambda est un lecteur potentiel des livres de ladite Maison. Ce directeur littéraire étant lui-même écrivain, il ajoutait qu'il répondait toujours avec une extrême gentillesse aux manuscrits qui lui étaient adressés personnellement, car il pensait ainsi entretenir une partie de son propre lectorat.

Muriel

@wrath Pourquoi ne pas croire David Foenkinos quand il affirme que Jean-Marie Laclavetine ne le connaissait pas du tout et n'avait jamais entendu parler de lui quand il a lu son manuscrit ? Ce qui semble logique puisque David était alors attaché de presse à mi-temps au Dilettante. Il me semble que ce n'est pas la position la plus en vue dans le milieu, si ? Laclavetine a réellement eu un coup de coeur pour ce premier roman. Et je suis très bien placée pour témoigner de tout cela. Wrath, employez donc plutôt votre énergie à écrire, écrire, écrire (et pas des articles sur le vilain milieu de copinage qu'est l'édition).

Joc

C'est vrai que le ridicule ne te tue pas, Wrath: tu n'as lu du dossier que ce qui t'intéresse. Il faut TOUT lire, et ce dossier est génial. Tu as vu l'exemple d'Alice Ferney, elle dit qu'elle a mis des années avant d'être acceptée? L'éditrice dit aussi qu'elle a d'autres réseaux. Tu parles de Laclavetine, mais tu sais très bien que c'est lui qui a découvert deux très jeunes wannabees de la rentrée, Tristan Garcia et JEan-Baptiste del Amo (tu es plus vielle qu'eux!), deux manuscrits arrivés par la poste. Si tes textes étaient bons, il y aurait bien un éditeur parmi les milliers qui existent qui l'aurait accepté...

Renard

Mais quelle mauvaise foi!!!! Est ke tu as envoyé ton manuscrit et il t'a été renvoyé? Pour une fois qu'on nous raconte comment ça se passe de l'intérieur, c'est intéressant. Oui, on aurait voulu en savoir plus, mais les témoignages sont bien (Ferney, Khadra). tu es jalouse d'Abecassis? je me rappelle que son premier roman Qumran était un best-seller traduit dans le monde entier. et même en anglais!!! ça suffit pa d'avoir un papa, et puis ce n'était que chez Ramsay, pas Grasset qui l'aurait bien pris. Allez, au travail Wrath!!!

Thierry Tuborg

@ Joc. Tu écris : "Si tes textes étaient bons, il y aurait bien un éditeur parmi les milliers qui existent qui l'aurait accepté..."
Oui, bien sûr, expédier ton manuscrit à plus de 1000 exemplaires ! A ce compte-là, mieux vaut tout de suite faire fabriquer le bouquin, tu ne crois pas ? Un premier roman ne se vendra en général (sauf gros talent ou grosse promo, ce qui ne va pas tout le temps ensemble) qu'à 200, 300 exemplaires !

Joc

@ Thierry: bien sûr, il ne s'agit pas d'expédier son manuscrit à mille éditeurs; mais croyez-vous que les maisons d'édition ne font que de refuser des BONS textes? D'après le dossier elles reçoivent beaucoup de mauvais, il suffit de lire ceux qui sont envoyés sur le Net écrits par des pseudo auteurs qui râlent contre Gallimard ou Grasset... Et, c'est vrai, aussi, comme vous le dites, un premier roman dépasse rarement les 500 exemplaires. c'est pour cela que je me réjouis des réussites de jeunes écrivains comme celui dont tout le monde parle, Garcia, je crois.

Thierry Tuborg

Le Bon et le Mauvais, le Bien et le Mal, tout cela n'est toujours que très subjectif.
C'est tout qu'est-ce que j'dis, moi.

Vinosse

Une majorité de lecteurs de ce blog travaille dans ou autour du milieu éditorial...
Alors il savent donner des conseils...

Thierry Tuborg

"Une majorité de lecteurs de ce blog travaille dans ou autour du milieu éditorial...
Alors il savent donner des conseils..."
Ah... D'accord, OK D'ac !...

wrath

Tristan Garcia est normalien, et il prépare une thèse sous la direction d'Alain Badiou. Il n'est pas vraiment dans la catégorie "je travaille chez un garagiste de Saint-Jean-de-Losne et j'écris dans mon temps libre".

Bref, si vous êtes parisien, que vous avez fait des études classieuses, et que vous connaissez untel et machin chose, la vie est plus simple pour vous. OK, c'est pareil dans n'importe quel secteur d'activité. Sauf que dans les entreprises, les pistonnés ne se la ramènent pas du genre "j'ai envoyé mon CV par la poste".

Et comme je l'ai dit dans le post, les conséquences du copinage sont désastreuses pour la qualité littéraire.

Joc

@Wrath: vous travaillez dans un garage?

Dahlia

Et encore un article spécial Wrath!

http://livres.fluctuat.net/blog/32809-creative-writing-apprend-on-a-devenir-ecrivain-.html

Lucien Cerise

L'aveu de l'ancien directeur littéraire que nous rapporte T.Tuborg est effectivement tout ce qu'il y a à comprendre.

Marc Galan

Je viens de lire dans le jdd un article sur "Là où les tigres sont chez eux"
Ce grand roman, commencé en 1988, a été terminé en 1997 et envoyé à de nombreux éditeurs qui n'en ont pas voulu.
L'auteur, dégoûté, a repris ses billes et, après 10 ans, a retenté sa chance... Et a donc été édité par Zulma, une petite maison.
Je suppose qu'entre temps, il n'a guère écrit.

Moralité : la clairvoyance de nos éditeurs lui a fait perdre 10 ans, et sans doute des oeuvres de qualité que l'auteur, conforté dans sa vocation d'écrivain, aurait écrites.
Mais quelques agrégatifs ont décidé pour des dizaines (et j'espère des centaines) de milliers de lecteurs

cloclo

@Marc Galan: "agrégatifs"?? Cela ne veut rien dire. Agrégés à la rigueur; sauf que les agrégés travaillent très rarement dans l'édition!
Il serait peut-être temps d'arrêter d'opposer aussi bêtement l'intelligence (agrégés) et le goût; ou de faire comme si, à force de faire des études, les gens devenaient bêtes... C'est réac comme réaction...

cela dit, j'ai adoré Là où les tigres sont chez eux. Et je suis très content que Zulma l'ai édité. Cela leur fera gagner beaucoup d'argent, et ils le méritent largement: ils ont pris des risques.

Marc Galan

agrégatif ? j'emploie le terme même de Martine Boutang.
Il faut, dit-on, avoir assez d'esprit pour éviter d'en avoir trop. C'est parfois le défaut de certains qui pensent que leurs études leur ont donné le goût que des moins diplômés n'auraient pas.
Je crois toujours qu'un panel de lecteurs cultivés sentira mieux un grand livre qu'un savant trop imbu de l'idée qu'il se fait de la littérature.

Thierry Tuborg

Agrégatif (fém. : "ive") : Etudiant préparant l'agrégation, ex. : "Les agrégatifs espèrent bien devenir agrégés".

Sinon, Cloclo, vous avez fait bien vite pour lire les 800 pages de "Là où les tigres sont chez eux" (paru il y a à peine dix jours) ! Ou bien était-ce un service presse ?...

cloclo

Les candidats à l'agrég qui travaillent pr les maisons d'édition ne sont que le premier cercle: ils corrigent les fautes d'orthographe/syntaxe/vocabulaire. Si le livre en contient trop, ils le rejettent ( et c'est normal).
Pour le reste, je suis convaincu que les plus calés en littérature ( études) ont tous de très bon goûts. Je ne sais pas; c'est mon côté optimiste!

Pour la lecture des Tigres, oui, je l'ai eu en SP; ou plus exactement, j'ai eu les épreuves corrigées. Je bosse dans une librairie...
Enfin, vous verrez; Lundi la Fnac doit déclarer son prix Fnac 2008; ma main à couper qu'elle le refile à ce livre !

PhJ.

Une petite anecdote, même s'il n'est pas besoin de prouver que rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. J'étais un jour, en route vers je ne sais plus quel salon, placé juste devant le boss de Zulma (j'ai oublié son nom), dans un bus. Il parlait avec quelqu'un. Il lui expliquait qu'il ne lisait pas les manuscrits ("Si on devait se faire chier à tout lire...", ou quelque chose comme ça), à deux exceptions près : ceux qui lui avaient été recommandés par des amis influents, et ceux dont le nom des auteurs lui disait quelque chose (presse, édition, télé, etc...) Il ajoutait qu'il ne lisait évidemment que quelques pages, et qu'il ne prenait la peine de répondre qu'à ceux dont le nom lui disait quelque chose, car "ça peut toujours servir". Les autres, disait-il, pas la peine de perdre du temps, qu'ils viennent chercher leur manuscrit s'ils en ont marre d'attendre. Grosso modo, le seul truc qui l'intéressait dans la littérature, ce n'était même pas simplement de vendre, c'était ce que pourrait lui rapporter le service rendu aux auteurs qu'il publiait. Je m'étais dit trois choses : d'abord, ça m'étonnait, parce que Zulma avait publié les premiers romans de bonnes personnes (on pense ce qu'on veut de leurs livres) complètement inconnues à l'époque (par exemple Nicolas Rey et Stéphanie Janicot) – j'avais donc pensé que le directeur avait dû changer entre-temps; ensuite, je m'étais dit que les torts qu'on prête souvent, et parfois à tort, justement, aux "grandes maisons", sont partagés par les petites, et pas qu'un peu (le syndrome du petit chef, qui peut être bien plus fourbe et odieux que le grand); enfin, j'en avais conclu que plus jamais je ne lirais un livre édité par ce crétin. Et voilà que maintenant, il apparaît ici (mais après tout, ce n'est peut-être plus le même) comme l'incarnation de l'intégrité et du courage éditorial. Rien n'est simple (on ne le dira jamais assez).

PhJ.

Au fait, Martine Boutang publie effectivement des premiers romans, envoyés par la poste, d'auteurs "sortis de nulle part". Deux seulement me viennent à l'esprit (je ne suis plus du tout au courant de ce qui se publie, même chez mon éditeur) : Elise Fontenaille et Marianne Costa. Mais on pourrait, c'est sûr, en citer plein d'autres – que la dame Jaillant, cela dit, s'empresserait de dénoncer comme cousins du fils du concierge de la tante d'un type qui a connu l'une des maîtresses d'Yves Berger.

Thierry Tuborg

... Ou alors quelqu'un qui a vidé une bouteille avec Françoise Verny, un jour...

Marco

En fait, dans cet article du Figaro, il n'y a pas forcément de mensonge, juste quelques arrangements avec la réalité _ ce qui en un sens est pire. Par exemple cette histoire des "agrégatifs" auxquels doit recourir Martine Boutang; évidemment il ne s'agit pas à proprement parler d'étudiants qui préparent l'agrégation de Lettres (s'ils veulent réussir, ils font ça à temps complet, les pôvres), mais plus vraisemblablement des étudiants en 3° année de licence ou en master (et qui là ont le temps de jouer aux stagiaires chez Grasset), des étudiants qui donc pourraient peut être par la suite passer l'agrégation. Bref, même sur des détails, on joue sur les mots, pour faire plus classieux et plus "pro" (pouvoir magique (?) du mot "agrégation"). De même, petit tour de passe-passe avec l'exemple de Jeanne Labrune: l'article insiste sur son envoi postal et son absence de recommandation pour bien montrer que même avec les célébrités ça se passe "à la loyale"... en oubliant juste de préciser (mais sans doute parce que ça va de soi) que Jeanne Labrune n'a évidemment pas besoin de recommandation, puisque son simple nom est déjà une recommandation, qui ne lui garantissait certes pas la publication, mais au moins la lecture attentive. Autre détail cocasse: Martine Boutang reconnaît qu'il y a d'autres façons de trouver les auteurs publiables (ça, arithmétiquement, on s'en doutait, puisqu'il est précisé que pas plus de 5 manuscrits "postaux" sont publiés chaque année chez Grasset, Jeanne Labrune comprise), mais l'article très pudiquement ne s'étend pas sur ses autres façons de trouver la perle rare, comme si tout avait déjà été dit et que ce n'était de toute façon pas très intéressant. En revanche, l'histoire des manuscrits, on ne s'en lasse pas. C'est si beau. Mais du coup, comment expliquer que Martine Boutang bondisse quand des doutes sont émis sur la "sélection" des manuscrits hasardés par la poste alors qu'elle admet dans la même rencontre que la plupart sont retenus par d'autres "canaux"?... En bref, comme d'hab', ce ne sont pas tant les méthodes d'éditeurs qui me hérissent (il faut bien gérer la quantité suffocante), mais le discours lénifiant qui entoure systématiquement la présentation de ces mêmes méthodes, en insistant toujours sur le doux scritch! de l'enveloppe que l'on déchire d'une main experte pour humer le papier du génie-lointain-et-ignoré-mais-pas-pour-longtemps-vous-pouvez-compter-sur-le-flair-de-Martine-et-de-sa-joyeuse-bande-d'agrégateux.

Marco

@ PhJ: toujours heureux de vous lire. Très intéressantes, vos considérations sur Zulma. Une hypothèse: du temps où je me renseignais, j'avais cru comprendre que cette maison était bicéphale, Laure Leroy et Serge Safran. Alors il y a peut être la gentille et le méchant, ce qui expliquerait que vous ayez pu entendre d'affreux propos cyniques (lui) et qu'en même temps il y ait de "bonnes" publications (elle).... mmmmm, finalement je ne crois pas moi-même à mon hypothèse... Alors ok, va pour pas tout blanc pas tout noir.

wrath

"le-flair-de-Martine-et-de-sa-joyeuse-bande-d'agrégateux."
Ah, merci Marco, ça m'a bien fait rire!

@PhJ: Je ne savais pas qu'Yves Berger avait des maîtresses (Catherine Millet dans sa jeunesse?) Faut que je me renseigne...

Marc Galan

Yves Berger n'est plus depuis quelques années. Quant à Catherine M... On ne sait pas qui on rencontre dans une soirée échangiste, paraît-il.
Yves Berger avait fait cette remarque, dans une interview : un manuscrit avec des phrases courtes ne peut pas être bon. Bref, pour lui plaire, il fallait faire du Proust.
Depuis, un siècle s'est écoulé. Sa vision de l'avant-garde littéraire, elle, restait confinée aux années 1910.

sirius

@ PhJ
"ensuite, je m'étais dit que les torts qu'on prête souvent, et parfois à tort, justement, aux "grandes maisons", sont partagés par les petites, et pas qu'un peu"
Très intéressant, maintenant que vous le dites c'est évident : quand les directeurs/directrices littéraires en ont marre de bosser pour les autres, ils partent fonder leur propre maison, forcément petite, en tout cas fragile, où ils règnent en maîtres. J'ai au moins 3 exemples en tête...

cloclo

j'avais raison! J'avais raison; cf post plus haut. Le livre de Zulma a eu le prix du roman fnac... Je suis trop doué!

mange tes livres

Je voudrais faire part de mon expérience de "wanabee" finalement publié.
Je ne suis pas du sérail et quand j'ai envoyé par la poste mon premier manuscrit, j'avais 21 ans, je ne connaissais absolument personne, je ne connaissais même pas très bien le style des maisons auxquelles je m'adressais.

Le bras droit d'un éditeur d'avant-garde et très artisanal, devenu depuis beaucoup plus difficile d'accès, m'avait alors reçue pour m'encourager.

Des années plus tard, pour un autre roman, je me suis donc à nouveau adressée à cette personne, qui avait rejoint le service des manuscrits d'une grande maison équipée d'un comité de lecture et m'a finalement permis d'être publiée (dans une collection marginale, où je n'ai presque rien vendu). J'ai vu sa façon de travailler, exigeante et honnête, et je sais que certains des manuscrits (arrivés par la poste) qu'elle a aimés ont abouti à des publications, et même à la notoriété.

C'est ce même contact qui m'a fait rencontrer mon éditeur actuel, qui a publié mes deuxième et troisième livres et défend vraiment ses auteurs.

Je peux donc affirmer être partie du statut de parfaite inconnue... pour arriver au statut d'à peine plus connue, mais c'est une autre histoire.

Je garde toujours à l'esprit la conscience que j'aurais tout aussi bien ne jamais avoir eu la chance d'être publiée, qu'il y a une grande part de hasard dans tout cela, que deux textes d'égale qualité peuvent avoir deux destins opposés, etc.

Mais je pense qu'être amer et rageur comme Wrath, surtout à son âge, ne la conduira nulle part.

Si l'envie d'écrire est vraiment là, on écrit, sans se poser (trop) de questions de cet ordre.

max léon

On dirait un groupe de thérapie collective... moi, je suis sex addict depuis 16 ans.

Marco

Comment ça "on dirait" un groupe de thérapie collective? C'EST un groupe de thérapie collective.

Thierry Tuborg

Au moins, pendant qu'on remplit ce blog (et d'autres), on n'est pas en train d'encombrer les services manuscrits des maisons d'édition.

To be-I was- Been

@ max Léon... Enchantée.... moi aussi.... ça fait du bien de ne plus être seule!...

cassiopée

Ah c'est un club de rencontre ici ? Marco, enchantée de te retrouver, je voulais mettre un com sur ton blog et ça m'a mis un message d'erreur " Request Timeout
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désolée de squatter ton blog inopinément wrath mais comme je sais que tu aimes bien quand on parle anglais, je ne voulais pas gacher ton plaisir ;-)

max léon

Enchanté. File ton adresse, envoie une photo : j'ai des envies de rechute !

Pour en revenir au sujet : Grasset, c'est pour les 3/4 des fils et fille de qui publient leurs copains = aucun intérêt. Vue la photo, Martine s'est faite liftée, en plus...

Francois Martini

Sur Zulma : c'est tout simple, le boss se payait la tête de son interlocuteur, et 'amusait à le scandaliser. Raconter n'importe quoi est un grand plaisir, dans la vie.

ratatouille

Je me refuse de prendre au sérieux, ne fut-ce qu'un instant, Madame Boutang-Train !!!!

PhJ.

Non, François, il avait l'air bien sincère, je t'assure.
(Marco doit avoir raison.)
(Pour ce qui est de Berger (que je ne portais pas dans mon coeur, cela dit), je ne sais rien de sa vie sexuelle, hein, c'était un exemple au hasard.)

To be-I was- Been

@max léon: Pour la photo... tu me montres d'abord la tienne et après je te montre la mienne.... Mmmm...

Au fait, et si on faisait un sondage de délai de renvoi de manuscrit?!... Grasset, pour moi, 7 jours pour décider que "euh non merci...."
Et sur la photo, le mien n'est pas sur le bureau de Mme Boutang, vu qu'il fait 500 pages et qu'il n'est pas relié. En tout cas, ils lisent vachement vite chez Grasset...
Bon, en même temps, je n'ai jamais dit que c'était un bon manuscrit non plus.

Thierry Tuborg

Fallait le relier, banane !

To be-I was- Been

Quoi... les pas-reliés c'est retour direct à l'envoyeur?...
Remarque, ça expliquerait la réponse de chez Héloïse d'Ormesson que j'ai reçue par mail le jour même de la réception du manuscrit chez eux....C'est un nouveau concept, le manuscrit-boomerang....

Paul Tourtel

Thierry, une Tuborg!...fraîche!

Il y a deux écoles, Coco. 1/ celle de la jolie reliure plastique thermo-formée à chaud chez un photocopieur professionnel.
2/ celle des trous dans la masse et des simples oeillets reliés par un bout de ferraille genre attache parisienne géante en cuivre.

En un: c'est joli mais ça a tout faux (s'il y a une illustration en couv. ou des vélléités de mise en pgae, c'est pire : moins deux points!). Explication : si le manuscrit est mauvais, poubelle, c'est vite réglé. Mais si il est bon, voire très bon, l'éditeur va vouloir le faire LIRE à d'autres personnes (son boss, un comité, un lecteur "pro", etc, l'éditeur ayant parfois du mal à émettre un avis singulier, victime lui aussi syndrome participatif). Et là, boulette: comment décoller cette maudite reliure thermoformée sans niquer le précieux tapuscrit? Gnnnnngnnnnnngnnnn: appel à l'aide d'un assistant musclé (Helmut, 1m86, étudiant en kâgne, accessoirement culturiste), ou d'une petite main dévouée (Flore de Gerbensac, étudiante en kâgne, accessoirement fille de la directrice générale du groupe Hach...chuuut!), bref perte de temps et d'autorité pour l'éditeur, même pas foutu de photocopier le tapuscrit tout seul (un(e) stagiaire(e) sera requis). Un coup à ce qu'il change encore d'avis, ce cyclothymique patenté.

En deux, il y a juste à débloquer délicatement l'attache de cuivre comme on dénouerait le ruban d'un paquet de gâteaux (hummmm...) et après, y a pu qu'à faire sonner le stagiaire et allonger ses pieds sur le bureau en soupirant d'aise à l'idée d'avoir peut-être découvert le nouveau Jonathan Littel.

A ce moment crucial pour la Littérature, une érection et autre turgescence sont encore possibles.

Thierry Tuborg

Hmmm... ça, c'est du Thomas Clément dans le texte !

Marco

(Bonjour, Cassiop':), désolé pour les bavures de mon blog, qui filtre à tort et à travers les com. alors que je ne lui demande rien; un jour, je sens que ce psychopathe va s'auto-détruire)

Paul Tourtel

Thierry, préférez une Tourtel: "A ce moment crucial pour la Littérature, une érection et autre turgescence sont encore possibles." Jamais T. Clément n'aurait écrit ce genre de phrase!

Bon, je relance le débat: Martine Boutang...Martine Boutang... ce ne serait pas "une fille de"?

(applaudissements au passage pour le jeu de mots laids de ratatouille)

To be-I was- drunk

ça ne serait pas sans alcool la tourtel?

Thierry Tuborg

Nul n'est parfait.

Dude

You know what? I KIFFE MARTINE.

Puzzled

Wrath, j'ai quelques amis qui s'auto-publient très joliment (cela s'est beaucoup fait à certaines époques ; lisez le remarquable Published in Paris, de Hugh Ford, pour en avoir des exemples relativement récents) et qui en sont fort heureux. Pourquoi ne pas faire comme eux ? Trouvez-vous un bon metteur en page, choisissez votre typographie... Avec les progrès de l'impression numérique, vous n'avez même plus besoin de vider votre compte en banque.

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