Marre des éditeurs qui ne lisent pas? Vous n'êtes pas le seul. Voilà le message que m'envoie un visiteur de ce blog:
"Je rêve d’un comité de lecture composé d’individualités qui n’ont pas forcément de liens entre elles, qui ne sont liées par aucun intérêt financier, issues de divers milieux et aux sensibilités très différentes.
Que fait le membre d’un tel comité ? Il lit, tout simplement, puis il exprime son opinion au sujet de ce qu’il a lu. Pas besoin d’avoir fait de hautes études en Littérature pour cela : il suffit d’avoir la passion de la lecture et un peu de temps à y consacrer.
Il ne s’agit évidemment pas de publier ce qui a été lu, ni sur le net, ni sur papier ; ce n’est pas la raison d’être d’un tel comité.
Quel intérêt, dès lors ?
L’utilité première est de permettre à des écrivains débutants de faire lire leur œuvre et de recevoir en retour un avis, ou plutôt des avis, constructifs, honnêtes, sans concessions.
Cela paraît peu mais, en réalité, ça peut être énorme !
Dans un deuxième temps, si ce comité de lecture se développe, si les avis qu’il émet commencent à gagner du crédit, on pourrait très bien imaginer que les éditeurs commencent à s’y intéresser. En effet, ce serait tout bénef pour eux : du travail prémâché ! Bien sûr, si le comité se compose d’une poignée d’écrivains en herbe totalement inconnus, on ne risque pas d’attirer l’attention de grand monde. Mais qu’en sera-t-il lorsque le comité sera composé de deux cents membres, tous passionnés de littérature, tous de sensibilité différente, certains journalistes peut-être, d’autres ayant déjà des contacts dans le milieu et, pourquoi pas, l’un ou l’autre écrivain publié, ayant déjà acquis une certaine notoriété ?"
Une telle idée part d'un bon sentiment. Seulement voilà: vous en connaissez, vous, des éditeurs qui fouillent le web à la recherche de textes intéressants? Prenons l'exemple de mon blog. Il y a quelques jours, j'ai appris que Guillaume Allary (éditeur chez
Hachette Littératures) venait régulièrement me rendre visite. Mais ça m'étonnerait vraiment qu'il vienne par ici pour découvrir de jeunes talents.
Donc il me semble malheureusement que ce projet de comité de lecture soit voué à l'échec. Qu'en pensez-vous?
Cela me fait penser au passage d'un livre de Richard Brautigan, "L'Avortement", dans lequel il décrivait la bibliothèque d'une petite ville, bibliothèque particulière qui accueillait tout, vraiment tout ce que les gens avaient écrit et déposaient, sans limites, quelles que soient les formes (carnets, cahiers, feuillets, ou encore vrais livres). Et le public avait accès à ces écrits, tous ces écrits.
Ce truc m'avait fait gamberger un bon moment.
Mais bon.
Rédigé par : Thierry Tuborg | 15 septembre 2008 à 18:23
Euh wrath je crois que tu oublies juste LA question essentielle:
Chers amis wanabe jusqu'à combien êtes vous prêt à payer pour avoir cet avis objectif?
(et soyons réaliste please...En dessous de 100 euros (minimum du minimum et encore!!) c'est du doux rêve...)
Sincèrement la réponse m'intéresse.
a+
yann
Rédigé par : yann | 15 septembre 2008 à 18:33
J'en pense que l'idée existe déjà, et commence même à plutôt bien fonctionner, ici : http://www.lesnouveauxauteurs.com/
ou dans une moindre mesure ici : http://cocyclics.org/
Un comité de lecture purement citoyen, et un comité de lecture qui recorrige vos romans ;-)
Rédigé par : J. | 15 septembre 2008 à 19:02
La corruption va se complaire comme un petit pois dans le lit d'une princesse,d ans ce comité de lecture indépendant. Je vois ça d'ici. Miam.
Rédigé par : Francois Martini | 15 septembre 2008 à 19:46
Penser aussi à produire des maternités pour une nouvelle génération de lecteurs ^^
Rédigé par : Rousse pète | 15 septembre 2008 à 19:59
Wrath, c'est tout ce que tu as trouvé pour tendre une perche à Guillaume Allary? LOL.. enorme..
Rédigé par : Fran | 16 septembre 2008 à 00:25
Le bénévolat, ça n'intéresse personne, dans ce milieu.
Rédigé par : Lucas (Ephémerveille) | 16 septembre 2008 à 05:48
« C’est étrange, les seuls à ne pas vivre du livre, dans les métiers de l’édition, sont les auteurs eux-mêmes », (Juliette Joste, éditions Flammarion).
Rédigé par : Thierry Tuborg | 16 septembre 2008 à 08:04
Lu sur le site "les nouveaux auteurs":
"(En) France près de 2,5 millions de personnes ont un écrit, souvent de qualité. Malheureusement..."
Poilant, n'est-ce pas ?
Rédigé par : Arnaud Guéguen | 16 septembre 2008 à 09:16
Ah, la belle utopie que voilà. Mais... enfin... voyons... sérieusement? je ne voudrais pas avoir l'air de désepérer du genre humain, mais je le trouve un peu hallucinant, ce rêve. Pas seulement parce qu'il révèle une naïveté très touchante, mais aussi et surtout parce qu'il traduit un égocentrisme à toute épreuve. Si j'ai bien compris, l'idée serait donc, pour un "écrivain-amateur", d'être lu par un comité de lecteurs citoyens, désintéressés et consciencieux au point de faire part d'un avis (un avis développé, je présume). Sachant qu'il y a, comme le rappelle Arnaud, quelque chose comme 2,5 millions d'écrivants en France, si on part du principe qu'un comité de lecture digne de ce nom est composé d'au moins 3 personnes, ça nous fait donc une demande de 7,5 millions de lecteurs citoyens désintéressés et consciencieux. Ben oui. Parce que nous le valons bien. (et encore, à supposer que les 2,5 millions d'écrivants n'aient commis leur forfait qu'une seule fois; parce que si chacun dispose de 3 écrits, ça nous fera 22,5 millions de lecteurs impliqués dans les comités de lecture citoyens etc.). Voilà pour le joli rêve. Dans la réalité, qui parmi les écrivants injustement ignorés est prêt à lire les oeuvres, de façon désintéressée et consciencieuse, de ses collègues injustement ignorés? Pas foule, je crois. Il nous arrive tous de lire les écrits d'un ami, ou de quelqu'un qui nous intrigue, ou de quelqu'un qui nous le demande instamment (c'est flatteur:); ça prend du temps, c'est long si on le fait bien, et ça peut être du plaisir mais aussi une sacrée corvée; sans compter qu'en donnant VRAIMENT ton avis tu risques de vexer l'amateur et accessoirement de mettre fin à une saine camaraderie. Du coup, la question de Yann est évidemment la bonne: à grande échelle, c'est forcément payant (ça existe déjà, des organismes qui vous lisent avec attention et vous donnent de bien bons conseils [lol] moyennant pas mal de finances); et dès lors que c'est payant, quid de la lecture amicale, désintéressée, empathique et sans flatterie? Il faut quand même être lucide: les gens veulent bien qu'on les lise, comme ça, pour rien; lire les autres, c'est une autre affaire; or, actuellement il semblerait bien qu'il y ait plus de gens qui veulent écrire de la littérature que de gens qui veulent lire de la littérature (a fortiori, la littérature des "amateurs"). Ce qui peut exister (et qui existe déjà), c'est des petites communautés fondées sur des affinités, où chaque membre s'engage (?) implicitement à lire les trucs des copains qui en échange vous liront aussi. C'est le principe, par exemple, de "LHuître perlière". Mais c'est à échelle humaine. A chacun de trouver sa petite communauté virtuelle, donc. Personnellement, je me méfie de ce type de "regroupements", parce que très vite ça tourne à l'association d'entraide, tout le monde dit qu'il a bien aimé le truc des copains, comme ça tout le monde se sent bien au chaud. C'est sympathique, bien sûr, mais je ne suis pas sûr que ça permette de progresser beaucoup.
Rédigé par : Marco | 16 septembre 2008 à 13:49
Long commentaire, hein ?
Rédigé par : Thierry Tuborg | 16 septembre 2008 à 15:26
Oui. Très.
Rédigé par : Marco | 16 septembre 2008 à 15:42
On pourrait pas créer un comité de lecture pour résumer le commentaire de Marco?
Rédigé par : Pierrot Le Fou | 16 septembre 2008 à 18:22
Personne ne voudra faire ça gratuitement.
Rédigé par : Marco | 16 septembre 2008 à 19:16
C'est une idée que j'ai depuis longtemps d'après mes calculs a 250 euros la lecture c'est jouable.
Et je suis prêt à le faire.
Mais y a t il un marché à ce prix? Telle est la question?
(pour info, a tous ceux qui ne connaissent pas bien le monde libéral ce montant est brut cela voudrait donc dire 125 euros net pour 4 heures de boulot soit en gros 30 euros de l'heure... Ce qui es trés peu pour un expertise!)
Donc je répète ma question amis wanabes: seriez vous intéressés?
a+
yann
Rédigé par : yann | 16 septembre 2008 à 19:53
Autre remarque que vous semblez avoir oubliée : le comité de lecture (ou la lectrice) de l'éditeur ne donne pas de jugement de valeur absolue : elle juge par rapport au profil éditorial de la maison. Et elle ne s'en cache pas.
Un roman, un recueil, peuvent être refusés chez X tout en étant loués, et finalement édités chez Y. Il m'est arrivé de voir des manuscrits (les miens) rejetés, avec un commentaire "Ne vous désolez pas, vous serez très probablement publié ailleurs". Ce qui advint.
Rédigé par : Georges F. | 16 septembre 2008 à 22:17
Je rectifie : .. "il" juge... et "il" ne s'en cache pas. Navré.
Rédigé par : Georges F. | 16 septembre 2008 à 22:19
Oui là si monsieur Allary ne répond pas, il n'ya plus qu'à désespérer du monde de l'édition... :)
Rédigé par : Gondolfo | 17 septembre 2008 à 14:25
Du comité de lecture amateur comme d'un robinet à eau tiède : faites lire, recevez corrections et suggestions, amollissez votre texte pour qu'il s'imprègne bien de toutes ces propositions démocratiques, puis seulement sortez votre étendard pour aller révolutionner la littérature.
Les éditeurs rigolent (s'ils n'ont pas autre chose à foutre).
(ceci uniquement pour faire pièce à la brillantissime analyse technico-économique de Marco, bien sûr)
Rédigé par : Don Lo | 17 septembre 2008 à 16:33
Bonjour Wrath
Trouvé sur le blog de Karine Fougeray :
http://blogs.arte-tv.com/karinefougeray
Ceci :
"Je veux ajouter quelques mots, à tous ceux qui espèrent et écrivent ou créent dans leur coin. Je veux leur dire que c'est possible. Sans réseaux, sans relations particulières.
Depuis 5 ans, beaucoup de mes rêves se sont réalisés et enchainés comme par magie. Ecrire des nouvelles, trouver un éditeur (par la Poste !), poser mon sac en Afrique, avoir un autre bébé, écrire un premier roman, être invitée aux Etonnants Voyageurs. Comment est-ce possible ?
Je ne sais pas. Je sais juste que j'ai beaucoup (énormément) travaillé à cela et que la chance s'est prise au jeu, sans doute. Je sais qu'il faut oser. Simplement OSER. Montrer son travail. Ne pas avoir peur. Je sais également que je suis bien dans ma vie et dans l'endroit où je vis.
Comme Clara le dit à la fin de Ker Violette. "Je suis moi. Cela n'a l'air de rien, mais c'est énorme, d'être soi."
Et puis, pour que les rêves se réalisent, je pense qu'il faut avant tout… rêver ! "
voilà une belle plume d'espoir
See you :)
Rédigé par : Gondolfo | 17 septembre 2008 à 16:52
Ah ben s'il faut oser, on va y aller ! Je n'y aurais jamais pensé tout seul, même en douze ans... Merci pour ce merveilleux conseil !
Rédigé par : Arnaud Guéguen | 17 septembre 2008 à 19:12
Quel futur "professionnel" du livre a envie d'être analysé, critiqué, jugé par des amateurs?! Crasy french guys...
Rédigé par : Dr Feelgood | 17 septembre 2008 à 19:56
(musique, remix Gainsbourg)...Besoin de personne
Pour être Jim Harrisson
(zdoing!zdoing!)
Rédigé par : Nina Simone | 17 septembre 2008 à 19:59
@Yann: il n'y a que les wannabes pour vouloir un "avis objectif". Il suffit d'avoir rencontré quelques auteurs publiés pour s'apercevoir qu'ils s'en fichent des avis: tout ce qu'ils veulent, c'est des articles de louange dans la presse littéraire...
Rédigé par : wrath | 18 septembre 2008 à 00:08
Certes, sauf que dire ça c'est verser dans l'idée qu'on nait écrivain. Voila: le vrai écrivain écrit et c'est génial, le wanabe écrit et ce sera toujours nul point barre, seul dieu décide, tu n'as qu'à bien choisir les fées qui se penchent sur ton berceau...
Je ne dis pas que cette idée est fausse (le talent existe, il est incontestable et injuste) mais je pense aussi que la technique narrative ça se travaille, ça se réfléchit, et que recevoir des avis sur son travail peut aussi aider en ça...
Au moins à faire mieux la prochaine fois...
Mais cela suppose aussi que la première intention de la démarche soit le travail sur son travail... et pas forcément l'édition ou la gloire immédiate.
;))
yann
Rédigé par : yann | 18 septembre 2008 à 14:19
Pour apporter de l'eau au moulin de Wrath, je pense qu'il n'y a rien de pire qu'un avis, oui. (Et qu'un bon article de louanges dans la presse est effectivement plus utile.) Alors si en plus il faut payer 250 euros pour l'avoir, l'avis... Les avis (hormis de quelqu'un qu'on connaît très bien et qu'on estime) ne servent, comme dit Don Lo, qu'à affadir progressivement le texte, jusqu'à en faire une bouilie à peu près mangeable. Demander un avis sur un manuscrit qu'on a écrit, c'est comme réunir des spécialistes, des coaches, avant un premier rendez-vous avec une fille, ou un garçon, pour recevoir des conseils sur sa manière de s'habiller, ce qu'il faut dire, quel genre de gestes il faut faire, quel film il faut l'emmener voir... Avec ça, on ne peut arriver, comme dit je ne sais plus quel comique suisse, qu'à "coincer des malheureuses". C'est toujours ça, d'accord, mais bon...
(En même temps, je crois qu'une des sources de désaccords sur ce blog, c'est que les intervenants ne parlent pas toujours de la même chose. On ne peut par exemple pas mettre dans la même discussion McLiam Wilson, disons, et Marc Lévy – qui ont pourtant tous les deux réussi dans leur domaine. Pour revenir au sujet, les avis sont absolument indispensables si on veut aller du côté de Marc Lévy, mais ils auraient des conséquences désastreuses si on veut aller du côté de McLiam Wilson.)
Rédigé par : PhJ. | 19 septembre 2008 à 03:15
ok j'entends bien... Mais je pense juste que le systeme actuel est toujours un peu abérant, tu écris un truc et tu l'envoie : on te dit oui et c'est super, on te dit non et tu ne sais jamais pourquoi (dois tu réécrire ton texte ou t'es tu trompé de maison d'édition?). A mon sens c'est là qu'un avis peut être utile parce qu'avoir un avis objectif sur ce qu'on écrit me semble impossible (en tous cas pour moi mais je suis surement un peu bête ;))) déjà parce qu'il est trés trés trés difficile de faire la part entre ce qu'on a voulu dire et ce qu'on dit vraiment; la part entre ce qu'on a en tête et ce qu'il y a sur la papier.
Ensuite faire lire à un ami est évidemment une bonne solution ssi on a un ami qui s'y connait un peu en édition... et en écriture. Sinon vous ne récolterez que des "c'est vraiment très bien et je ne comprends pas pourquoi c'est pas édité...". Et vous ne comprendrez pas, forcement.
Et vous tournerez en rond comme notre hôte, persuadé qu'un complot mondial se trame contre vous ;))
Enfin bref, tout ceci n'était qu'une idée qui m'est passé par la tête comme ça... hein, rien de grave c'est juste pour faire avancer le shmilblick. Idée venue parce que peu à peu j'ai lu quand même pas mal de texte de gens qui s'étonnaient de ne pas être édité alors que c'était évident passé les dix premières lignes...
Ceci dit mon propre texte n'est toujours pas édité non plus...
Il doit donc y avoir un couille dans le potage de mon système...
;)))
a+
yann
Rédigé par : yann | 19 septembre 2008 à 10:04
je trouve l'idée d'un comité de lecture indépendant intéressante car alternative mais ne serait-ce pas, par ce comité, constituer une nouvelle autorité? Or ce qui énerve les auteurs refoulés c'est de se heurter à une autorité, en plus que de n'avoir aucun commentaire sur leur travail...
(or celui qui fait soi-disant autorité est-il compétent? sérieux dans sa lecture?...une des grandes questions traitées sur ce blog...)
avec internet qui permet des mises en réseau incroyables il est certain que des déplacements "d'autorité" ont lieu,
la multiplication des blogs par exemple a déplacé une certaine autorité (celle de la presse), guillaume robert, éditeur, disait bien à wrath que son premier geste le matin est d'aller sur les blogs voir ce qui se dit sur les livres qu'il édite...
cela dit, pour aller dans le sens de cette proposition, je pense que les éditeurs, à l'heure actuelle, ne devraient plus du tout recevoir de manuscrits,
les manuscrits constituent une dépense bien trop coûteuse pour les auteurs
le blog de wrath pourrait aussi servir à cela: comme la journée sans voiture ou sans tabac
l'année sans manuscrit, plus un seul manuscrit envoyé par la poste
les manuscrits pourraient être mis en ligne sur des blogs littéraires, librement, et les éditeurs seraient à leur recherche...
ça se fait déjà,certes,mais cette généralisation
renverserait peut-être une certaine autorité éditoriale ce qui serait probablement créateur sur le moment
avant d'installer un nouveau conformisme...
mais il ne faut pas oublier que pour les maisons d'édition les manuscrit envoyés de manière spontanée sont surtout une manière d'entretenir une relation avec un lectorat potentiel, plus rarement des actes décisifs pour les choix à effectuer...
(le système a besoin de tous ces envois à 95% inutiles)
ainsi la résistance sera géante
allez wrath !
Rédigé par : Boudy | 19 septembre 2008 à 13:39
Moi je dis surtout que les deux millions d'impétrants qui balancent chaque année leurs fantasmes d'écrivains dans la nature devraient prendre une année sabattique...voire une décennie.
Putain ce que ça ferait du bien que le "pays des Arts et des des Lettres" et sa population passent à autre chose. De l'air ! On étouffe de Kultur mal digérée dans ce pays!
Enfin, dans deux ou trois générations d'Internet, de jeux en réseau et autres DS et Playstation, on sera débarrassé de toute cette littérature...puisque personne ne lira plus.
En même temps les arbres auront repoussés...on pourra repartir à zéro...habillé en peau de bêtes (100% bio) dans des huttes en boue séchée.
Rédigé par : Boudu | 21 septembre 2008 à 20:39