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Revues littéraires

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12 septembre 2008

Commentaires

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Marco

euh... en fait, si je comprends bien, tu reproches juste à ce garçon inconnu d'être publié par Gallimard... parce que sinon, je ne vois pas... qu'est-ce qui te fait dire qu'il néglige les lecteurs et qu'il n'y aura pas de séances "signatures"? (il y en aura forcément, après l'effervescence de la rentrée). Ou encore: tu lui reproches son allégeance à Antoine Gallimard, mais... euh... il signe un contrat avec lui, c'est un peu normal qu'il le rencontre et qu'il soit content de le rencontrer, non? Alors, il fallait qu'il fasse quoi, le J-B, pour être un "vrai" écrivain? Qu'il envoie un mail à Tony en lui disant: "écoute, vieux! j'accepte que tu me publies, vieux despote! mais jamais je n'irai salir mes belles bottes provinciales dans ta capitale de dévergondés corrompus, tu m'entends? et ne t'avise plus de m'inviter... tu peux bien te bourrer la gueule au champagne sans moi, à tes coktails, au milieu de tes vassaux pistonnés... moi, tu vois, j'attends ton chèque (tu l'envoies par la poste, hein, comme je t'ai envoyé mon manuscrit, donnant-donnant), et rien d'autre. Parce que je suis un romancier, un vrai. Tu piges, vieux?"
Non, vraiment, Wrath, pour ce qui est de te soutenir sur ce coup, je préfère passer mon tour.

Arnaud Guéguen

@Marco: mort de rire à la lecture de ton commentaire. "capitale de dévergondés" :l'expression est particulièrement poilante. Un instant j'ai cru voir Ignatus Reiley, le personnage de "la conjuration des imbéciles"...

En ce qui concerne ce post, il est vrai qu'il tombe sévèrement à plat. A moins que Wrath ne se soit muée en une authentique jusqu'au-boutiste ayant décidé d'adopter une position fermée à toute forme de compromission, voire de dialogue à l'égard du système établi. S'agirait-il en somme d'un suicide social (par dépit plutôt que par choix idéologique) ? Vraiment étonnant eu égard à la longueur de ses dents et surtout au vu de son conformisme "artistique" (oxymore)... Comme j'ai une certaine sympathie pour les "beautiful losers" (dont je suis), je lui souhaite néanmoins de se reprendre très vite !

Pierrot Le Fou

La fin est proche. Wrath nous présente ici fièrement le parfait contre-exemple de sa théorie du piston.

Prochaine étape pour notre élite scientifique après le boson de Higgs : la logique wrathienne.

salons et signatures avec del amo :
http://www.gallimard.fr/rentree-2008/auteur4.htm

(il n'est pas précisé s'ils auront lieu avant ou après les cocktails avec Tony)

Emmanuelle

Oui, on peut être provincial(e) et inconnu (i.e. sans piston) et être publié chez Gallimard. ça n'est pourtant pas une garantie de succès, et ne remet pas en question le fait qu'il faille travailler dur sur chaque manuscrit pour continuer dans cette voie "royale". Je comprends que la tête puisse tourner de ce premier miracle (mince, publié chez Gallimard!), mais on en revient vite, juste parce qu'un livre est un livre, et soumis à l'oubli quand bien même il paraîtrait dans la prestigieuse collection blanche...
Je suppose que ce blog ne survit que par la hargne entretenue par la maîtresse des lieux envers la malédiction (ou bénédiction, diront certains) du copinage.
Mais. Sans nier que ce copinage existe, il n'est absolument pas la condition sine qua non de la publication. Je ne suis "montée à la capitale", chez Gallimard, qu'une seule fois, et mon livre était déjà imprimé. Et tout le reste ne fut que téléphone, courriers, e-mails, et littérature (enfin, j'espère).
Et puis j'attends toujours de savoir à quoi ressemble Antoine.
Ce courant contraire que j'amorce (mais sans doute ne suis-je pas la première) fera-t-il tourner le moulin de Wrath dans des directions différentes, un peu plus nuancées?... j'en doute, malheureusement.
Alors bon courage à tous, en écriture comme en construction de réseaux.

Francois Martini

J'ai commencé de roman. Il est drôlement bien écrit. Un peu long à démarrer, mais la langue est confortable comme un velours d'opéra.
Bonne pioche pour Gallimard.

Manu

Entièrement d'accord avec Wrath, comme toujours. 'Core un qui va se la péter de publier chez Gallimard. Et être la risée des salons avec ses bottes de provincial et ses allures rustaudes - incapable de par sa naissance plébéienne de devenir un vrai un pur un simple people (là, je suis sûr qu'on doit pouvoir le rapprocher d'un personnage du XIXe genre Balzac ou machin, mais j'avoue que je sèche un peu sur les classiques).

Le ridicule, l'échec, le désaveu. Voilà ce qu'il mérite, et qu'il récoltera - parce qu'il a dit ce qu'il pensait et fait ce qu'il sentait. Ou l'inverse.

Et ce sera notre vengeance à nous les obscurs - elle illustrera bien qu'on ne peut créer en toute impunité.

Hyyaaaar arh arh (comment il déchire, mon rire machiavélique, non ?)

Sinon, c'est sympa de lui faire de la pub. Au fait, le bouquin, il est comment ?

(et resinon, un détail qu'on oublie souvent : la vraie vie d'un écrivain peut être très chiante, même dans le succès et les fastes. Je ne troquerai pas la vie, les ventes et les interviews de X ou Y contre une bouffée de tramontane et un matin entre les cades, l'esprit reposé.)

Keep on knocking hard, Wrath. Something could get open.

half a person

Manu,
tu penses peut-être à Lucien de Rubempré dans Illusions Perdues ? Sublime. C'est fascinant comme le monde de l'édition est figé, on s'en aperçoit en lisant ce texte écrit par Balzac vers 1820/1830, ou avant, je ne sais plus trop. Bref, beaucoup de similitudes avec aujourd'hui, il est même amusant de le lire en y collant les noms du moment. C'est fendard.

Joc la libraire

AU SECOURS EXPLIQUEZ-MOI: voilà un jeune auteur doué, pas pistonné, travailleur social précaire, qui n'a pas écrit un roman facile ni nombriliste, voilà une superbe invention d'un personnage (Gaspard, il faut le lire) et une histoire maîtrisée, voilà un romancier aux qualités littéraires indéniables récompensé par des libraires... Et au lieu de se réjouir, on bave sur lui on tirant un micro extrait d'une interview baclée... JE NE COMPRENDS PLUS RIEN. J'ABANDONNE LA LECTURE... de ce blog.

Thierry Tuborg

Jean-Baptiste Del Amo est un pseudonyme, car le garçon se nomme en réalité Jean-Baptiste Garcia (il est de chez moi, d'ailleurs, Montpellier). Gallimard lui a demandé de se choisir un pseudonyme, car ils sortaient en même temps le roman du désormais célèbre Tristan Garcia.
Il avait pourtant écrit sous son véritable nom "Ne rien faire et autres nouvelles" (chez Buchet-Chastel), qui avait reçu le premier Prix du Jeune Écrivain 2006.

Dahlia

@Thierry Tuborg: manque de bol pour vous, JB Del Amo est toulousain, tout comme Tristan Garcia... et tout comme moi d'ailleurs :D

Plus de précisions ici:
http://www.ladepeche.fr/article/2008/09/13/475387-Deux-jeunes-ecrivains-toulousains-dans-la-course-aux-prix-litteraires.html

Thierry Tuborg

S'il est originaire de Toulouse, il vit aujourd'hui à Montpellier, où il travaille dans le social.
Nan mais ! C'est un monde, ça !

Marco

Ah, ça c'est un vrai problème: Toulouse ou Montpellier? La ville de naissance ou la ville d'adoption? L'origine ou le destin? C'est une question délicate, difficile à trancher... eh ben voilà, on la tient enfin, la polémique de la rentrée littéraire!

Pirloui

Tous les auteurs qui sont publiés sont des salauds pistonnée. Voilà résumée en une ligne la théorie de Wrath. Ce qui est étonnant c'est qu'il y en ait encore qui s'en étonne.

Et quand elle sera enfin publiée, ce ne sera qu'en hommage à son talent. La littérature n'en peut plus d'attendre Lise Marie Jaillant.

Don Lo

"Avec la qualité littéraire comme grande perdante..."
Wrath se permet d'écrire une telle accusation sans avoir ouvert le livre, à la grande différence de François Martini.
Dommage...

mandor, président de la FAPM

Euh... il faut que tu lises ce livre. Je me demande bien ce que tu reproches à ce garçon qui est certainement aux antipodes de tes sous-entendus littéro-parisianiste.
Son livre est un grand livre. Oui, il y a bien quelques longueurs au début, dans les descriptions de la puanteur de Paris, mais, sinon, ce roman transporte le lecteur. De plus, le jeune homme est simple et un peu timide et n'a rien demandé à personne (je veux dire, à part d'être publié).

yann

Bon wrath doit être fatiguée et elle a raté l'angle de son com, en fait il n'y a rien contre ce garçon même si la façon de le vendre (comme un Rastignac affamé de petits fours plus que comme un auteur ayant la joie d'être enfin reconnu) est un peu étrange.

Par contre le fait de mettre en avant le fait qu'il ne connaisse personne comme un argument, interroge franchement en creux sur le reste de la production: 300 (pas sûr du chiffre...) livres sortent en septembre et il n'y en a qu'un seul qui est édité sans connaitre personne? Et c'est tellement un évènement qu'on s'en sert carrément pour le définir...
1 sur 300 Franchement même Wrath aurait pas osé aller aussi loin... ;)))

Amicalement

yann

Thierry Tuborg

300 livres à la rentrée ??????
C'est plus du double ! Et en ne comptant que les romans !

Francois Martini

>> Avec la qualité littéraire comme grande perdante...<<

Avec Une éducation libertine, la qualité littéraire est la grande gagnante.

authueil

Lisez vous ce qui est écrit dans ce post ? Pour certains commentateurs, j'ai des doutes.

Ce n'est pas l'auteur qui est critiqué, mais la manière dont il est vendu par les médias (et donc par l'attachée de presse de sa maison d'édition).

Gondolfo

Et pourtant voilà tout d'une belle histoire. Je ne connais pas ce Jean Baptiste Del Arno, mais j'ai envie de croire à son histoire. Je note "aujourd'hui il n'est plus sûr de rien"...

Oui quelle aventure. :)

grand paradi chef

oui, c'est vrai, tous ces auteurs médiocres, quand même! même pas pistonnés!
mais t'en es où, toi anne marie? ça sort ou ça sort pas, ta merveille? j'y comprends plus rien

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