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Revues littéraires

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03 octobre 2008

Commentaires

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Beaujean

"La qualité littéraire n'a rien à voir avec une publication. D'autres critères rentrent en jeu (CV, mensurations,...)"
J'ai le cas d'un livre écrit par le beau-père (pas sexy du tout) et refusé par une douzaine d'éditeurs.
Un de ses belles-filles, mignonne à croquer, le renvoie sans rien changer sous son nom, avec sa photo et à une autre adresse.
Et BINGO

Dahlia

Lu sur ton podwrath précédent avec lui:

"Dernière chose: Lucien Cerise est bien un pseudo, mais je ne vous dévoilerai pas le vrai nom de l'auteur..."

Et là, tu lui dis "Merci Lucas!" à la fin de la vidéo. On connait au moins son prénom huhu.

pom-pom-pom

Scoop: son vrai nom c'est Lucas Pruneau (originaire d'Agen).

Thierry Tuborg

"...une première publication ne garantit pas forcément une place au soleil..."
Dans mon cas, en 2005, Le Rocher/Serpent à Plumes, en la personne de Daniel Picouly (directeur de collection à l'époque), me signe deux contrats en même temps, pour deux romans qui devaient sortir simultanément.
Finalement, le premier ("L'Affaire Sotomayor") est paru en mars 2005, mais le second, pourtant signé (moitié de l'à-valoir versée), n'a jamais été publié.
Tout ça pour ça.

Don Lo

Il est franc le bonhomme "Chez Scali, le tome 2 n'a plu à personne".
Bon, franc, mais à moitié lucide seulement. En fustigeant (bien drivé par Wrath) le fonctionnement du monde de l'édition, il évite de se demander si son bouquin est aussi bon que le premier. Il se dit juste que le thème est peut-être un peu moins porteur, mais ne va pas plus loin. En même temps, se dire qu'on n'a pas fait un bon livre, c'est dur.

Michel M

Très intéressant. Cela dit faudrait quand même pas laisser croire que seul le copinage compte; certes c'est essentiel et déterminant de développer son réseau et son influence, mais une bouse reste une bouse, même publiée ...

Francois Martini

Très Houellebcquien, ce monsieur Cerise. Depuis j'ai lu qu'il était un ami de MH, ce qui ne m'étonne pas et suscite mon intérêt.

Il cultive délicieusement le côté : tout le monde est contre moi, mais j'adore ça. J'achète.

Lucien Cerise

A Don Lo : tous les gens qui ont lu le manuscrit du deuxième m'ont dit qu'il était plus abouti, plus mûr et maîtrisé que le premier publié. C'est aussi mon impression. Ce qui est un peu logique : on progresse forcément dans la technique de composition et de montage des scènes, cela devient plus fluide et simultanément mieux cadré, du moins quand on travaille sérieusement ! On apprend aussi à moins s'exprimer personnellement et à mettre en scène des personnages qui ne nous ressemblent pas. C'est d'ailleurs ce que m'a reproché Stéphane Million, qui préférait l'aspect plus autobiographique (moi je dirais egocentrique) du premier. Raison pour laquelle il avait pris le premier mais n'est pas intéressé par le deuxième. Dans ce cas, c'est une question de goût personnel, tout à fait respectable en soi, mais ce n'est pas un jugement "objectif" sur la qualité intrinsèque du texte. Quant à Valentine Guay, qui a remplacé Stéphane chez Scali, elle m'a dit : "On a beaucoup aimé, mais on saura pas comment le vendre."
Bon...

Lucien Cerise

A François Martini : franchement, je préférerais que tout le monde soit avec moi ! ;-)
Mon deuxième roman, c'est quand même trois ans de travail (deux ans de recherches et de documentation, plus un an d'écriture), pour rien ! Cela dit, j'ai été naïf et j'aurais dû le prévoir. Des sujets politiques du genre Groupe de Bilderberg ou Bohemian Club sont évidemment moins porteurs que le sujet du premier, le sexe, qui intéresse tout le monde ! J'aurais dû continuer dans cette veine. ;-)

Francois Martini

T'as essayé Glyphe ?

Ane ô Nimh

T'inquiètes, Cerise, t'es pas tout seul (comme disait Brel). Des éditeurs qui sont peu capables de justifier "professionnellement" leur refus (cad techniquement, littérairement et artistiquement parlant), qui se replient sur leur "goût personnel", qui font traîner, qui n'encouragent pas, qui ne se remontent pas les manches pour remotiver leur auteur (parce qu'ils en sont incapables, tout simplement), il y en a des légions...Le mieux, effectivement, est de cesser d'être naïf, d'évacuer les états d'âme...et d'aller voir ailleurs, sans céder forcément à la facilité des "sujets porteurs" (à la con).

Si tu ne crois pas en toi, qui va y croire?

Lucien Cerise

A François Martini : et, euh, t'as un contact chez Glyphe ? ;-)
Bon, sérieux, je viens de regarder leur site. J'apprécie qu'ils demandent de leur envoyer un mail pour présenter le texte. C'est une première sélection qui évite de perdre du temps à tout le monde. Je vais le faire, merci !

Lucien Cerise

A Ane ô Nimh : ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, du moins concernant Stéphane Million. Ce dernier m'a toujours encouragé et motivé pendant des années, il m'a présenté plein de monde et il s'est battu comme un beau diable pour faire la promo de mon texte qu'il avait pris chez Scali (le service de presse dormait un peu). Je n'ai absolument rien à lui reprocher ! Après son refus du deuxième, qu'il m'a argumenté assez clairement, il m'a même proposé des pistes pour que je le reprenne et réécrive dans un sens qui l'intéressait davantage. Mais après trois ans de boulot dessus, j'avoue que j'étais à plat et juste capable de modifier des trucs à la marge.
Le problème, c'est vraiment que l'orientation générale de ce que j'ai essayé de faire ne l'a pas touché. C'est pas grave. Je lui dois quand même d'avoir réalisé un rêve de jeunesse : m'avoir permis de publier un roman dans la filière éditoriale classique, et je le remercie encore chaleureusement pour ça. (Stéphane, si tu nous lis.). ;-)

Ane ô Nimh

Cher Cerise,
Mon exemple n'évoquait pas particulièrement Stéphane Million, que je ne connais pas. C'était une généralité (bien entendu, il y a probablement autant d'exceptions ou de cas contraires ou différents), un cas de figure somme toute assez classique. Les précisions que vous donnez ici sur votre relation avec votre éditeur sont tout à l'honneur de vous deux: lui, visiblement a fait son boulot de conseils, d'encouragements,etc( l'exact contraire de l'exemple que j'évoquais...et qui existe aussi, n'ayez crainte!); vous, reconnaissez aussi que vous ne vous sentiez pas de tout remettre à plat...ce qui arrive et peut paraître fort légitime (on doit pouvoir avoir envie de dire "stop", aussi).Non, l'exemple que je donnais souligne plutôt le cas plus douloureux où l'éditeur vous laisse patauger dans une version non définitive, de manière floue ("ni oui, ni non")sans tenter de vous pousser, vous aider à trouver d'autres "solutions" de réécriture ou de prendre parti pour une version finale. Certains sont doués pour ça. D'autres, et c'était l'objet de mon témoignage, pas du tout. Il faut en être conscient.
Peut-être le plus délicat est-il de "digérer" son échec pour pouvoir mieux repartir, comme neuf, vers de nouveaux horizons (et je parle en connaissance de cause, je suis "à peu près" dans le même cas de figure que vous...ou que de nombreux autres, il me semble).
Courage!

nicole

C'est vrai que, comme le constate F Martini, il a un côté Houellebecquien, ce Lucien Cerise. Un peu le même phrasé, le même humour.

Marco

Moi j'ai bien aimé le contraste Lucien-Lucas assez nettement blasé ("3 ans de travail pour rien" etc.)// Lise-Marie euphorique ("j'avais donc RAISON! tu peux le redire une dernière fois? Le système est verrouillé, tu dis? en quel sens? mmm? mmm? la qualité littéraire n'a rien à voir, hein hein?" etc.) _ d'ailleurs, signe qui ne trompe pas sur la bonne humeur de Wrath, les termes d'origine anglo-saxonne (ou carrément anglo-saxons) pleuvaient: "feeling", "insider", "target"... Sans parler de la consécration finale... Mais oui! pas de langue de bois sur ton blog!
(bon, je reviens pour quelques réserves sur le fond)

Don Lo

Merci Lucien pour ces précisions.
Heureusement pour toi, ce que j'exprimais ne s'applique pas à ton cas. Mais pour tous les autres auteurs, cela reste une possibilité à envisager lorsqu'on se fait refuser un deuxième manuscrit : et s'il était mauvais ?

wrath

@Dahlia: exact! Ah, je m'en veux d'avoir brisé l'anonymat de ce brave Lucien...

@Marco: j'étais effectivement en grande forme ce jour là. Et c'est quand même énorme que Lucien ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.
Sur 10 Podwraths que je tourne, il y en a 9 où l'interviewé me sort un discours bien langue de bois (et tourne complètement sa veste quand j'éteins la caméra...) Mais Lucien est d'une franchise rare.

@Lucien: pour reprendre la question de Don Lo, tu ne crois pas que tu devrais aussi penser à retravailler ton texte? Pour avoir lu le début, je pense que les passages "conspiracy theory" sont trop longs, au détriment du personnage de Lucien.

Et à quand le blog pour parler de tes aventures éditoriales?

Gosse

pourqoui faut il un livre avec des fotos (tres cher a fabriquer) - un dvd ferait l affaire? un site internet? un livre chez lulu.com?

Francois Martini

Méfiez-vous, quand même; les futurs interviewés : Wrath se réjouira de vos mésaventures (il ne lui suffit pas d'être heureuse à Londres, il faut que les autres soient malheureux à Paris) et elle vous trouvera braves.

Vérifiez bien les termes du contrat, avant un podwrath.

PhJ.

J'aime beaucoup cette interview, lucide et honnête (les réponses, hein, j'entends), et même contradictoire (donc bien humaine) : Lucien/Lucas dit qu'on ne peut pas réussir sans un "parent" (je suppose qu'il veut dire un ami, un appui) mais explique en même temps que malgré un appui au Diable Vauvert, son roman n'y a pas été publié. (A ce propos, les "extraits choisis" de Wrath, dans le texte d'introduction, portent bien leur nom. Ils sont effectivement bien choisis pour ce site. Il aurait pu y avoir : "Louis Lanher m'a pistonné, mais ça n'a servi à rien." Mais cela irait contre les théories de LMJ.)
D'autre part, et surtout, j'ai discuté l'autre soir avec Lucas/Lucien dans un cocktail on ne peut plus édito-mondain (où les gens ne sont là que pour rencontrer des gens qui ne sont là que pour qu'on voie qu'ils sont là – mais ça n'a rien de honteux), j'ai dû partir avant qu'on n'ait vraiment eu le temps de faire le tour de la question (la baby-sitter ne veut pas rentrer tard), mais c'était vraiment, à mon avis, important. Lucien me disait : "Ce que j'écris semble n'intéresser personne, donc j'arrête d'écrire." Selon moi, dire ça, c'est vraiment idiot, c'est surtout ne pas voir plus loin que le bout de son nez. Ou c'est (ce que je n'imagine pas de sa part) ne penser qu'à une éventuelle carrière (ce qu'il, bien poussé par LMJ, reproche à Jessica Nelson – la dernière fois que j'ai vu Jessica Nelson, elle était avec son éditrice (la meilleure éditrice du monde) dans un café, et ladite éditrice lui expliquait qu'il fallait retravailler les 3/4 de son roman, ce que Jessica (qui n'est pas du tout ce qu'on pense qu'elle est) a accueilli avec humilité et courage – elle l'a fait, par la suite (moi, franchement, j'aurais répondu, sans doute à tort, quelque chose comme "Oh, fous-moi la paix, c'est mon livre")). Bref, je trouve qu'on peut déclarer : "Je crois que je ne suis pas un bon écrivain, j'arrête d'écrire", c'est même salutaire (mais Cerise, à juste titre, ne dit pas ça). Mais penser : "J'écris de bons livres mais mes quelques contemporains du triange Flore/Lutétia/Closerie n'en veulent pas, donc j'arrête d'écrire", ça me paraît vraiment faible et paresseux, et illogique.

max léon

Et oui, jessica, retravaille ton texte, ce serait trop bête qu'on arrive pas à te sortir, bon dieu : la littérature française a tellement besoin de toi!... la prochaine étape c'est de lui trouver le bon nègre ?

Don Lo

Je ne connais pas PhJ, mais j'aime bien ce qu'il/elle écrit. Retravailler, humilité, courage, tout ça, ça sonne bien. Mieux en tout cas que cocktail édito-mondain...

Beaujean

S'agit-il de réécrire parce que le texte est mauvais, ou parce que l'on veut un texte formaté (rajouter l'indispensable scène de cul fort dispensable, par exemple). Dans ce cas, la meilleure solution serait que n'importe quelle "star" amène un long synopsis, et qu'une équipe de nègre l'adapte selon les désiderata de l'éditeur : 240 pages, un monologue intérieur, de la violence toutes les 50 pages, du sexe toutes les soixante, etc.) Bref, construit comme un SAS, mais avec l'onction d'une grande maison respectable qui a son idée de ce que veut le lecteur... ou de ce qu'il doit vouloir, et les médias le lui feront savoir.

wrath

@Don Lo: PhJ est le fameux Philippe Jaenada, un habitué de mon blog (qui menace occasionnellement de ne jamais revenir, mais ne tient jamais parole...)

Lys Stardust

Je suis assez choquée par l'acharnement contre Jessica Nelson pratiqué sur ce blog. Son roman "Mesdames, souriez" tient la route, il est agréable à lire, fluide et souvent drôle. Ce n'est peut-être pas un chef d'oeuvre, mais il ne mérite pas tant de haine - l'avez vous seulement lu ? Vous accusez Jessica Nelson de n'être qu'un coup médiatique vivant... mais si tous les coups médiatiques vivants écrivaient comme elle, la littérature française s'en porterait mieux (suivez mon regard : Angot, Schneck...). Bref, Wrath, je te trouve très injuste. Est-ce le fait d'avoir le même âge qu'elle et d'avoir suivi la même formation qui te met dans une telle colère ?

yann

Question de fond:

A votre avis, fondamentalement, les éditeurs sont ils là pour faire avancer la littérature française ou pour vendre des livres ?

Vous avez deux heures.

;)

yann

max léon

La question est un peu plus compliquée puisque des éditeurs sont prêts à se casser le cul pour sortir le bouquin de jessica nelson, tout en sachant que ça n'aura pas d'intérêt littéraire ET qu'ils le vendront trés peu... mais je suis le premier à dire que le monde de l'édition et le monde littéraire n'ont pas grand-chose à voir, de moins en moins, d'ailleurs.
Déjà, je milite pour qu'on parle de "rentrée éditoriale" et non "rentrée littéraire", ce qui n'a aucun sens.

gadrel

Lucien, tu ne crois quand même pas à des conneries du genre Bilderberg ? Enfin, je suppose que nous avons tous nos angles morts.

??

@Lucien vous m'inquiétez: Groupe de Bilderberg, cela sonne un peu conspirationniste. Vous ne pouvez pas écrire un livre sur ce groupe sans assister à leur prochaine séance, contrairement à ce que l'on dit c'est tout à fait faisable. Cela va vous aider pour ce livre.

Beaujean

c'est sûr qu'il n'y a pas de conspiration, que tous les gouvernements sont honnêtes et qu'aucun homme politique n'est le pantin de grands groupes financiers ou d'opinion, mais tout se passerait exactement pareil que s'il y en avait une.

PhJ.

La question (qui n'en est pas vraiment une) qui termine le mail de Lys Stardust est très pertinente. C'est exactement ça, bien sûr. Lise-Marie, congestionnée, s'étouffe dans sa rage.
Pour le reste – est-ce que ça vaut le coup ou non de faire retravailler Jessica Nelson ? est-ce que c'est de la bonne littérature ? –, je ne vois pas bien où est le problème. 80% de ce qui est publié est complètement nul, 19% on ne peut pas vraiment savoir, on verra plus tard. (Et ça ne date pas d'aujourd'hui, on publiait des camions de daubes en 1950 ou en 1870.) Qu'est-ce que ça peut faire, que ce qu'écrit Jessica Nelson soit intéressant ou pas ? Ça trouve quelques lecteurs, bon, pourquoi ça vous gêne ? Vous défilez le dimanche contre le bistrot en bas de chez vous, dont vous n'aimez pas les sandwiches ? A part l'aigreur ou la jalousie déplacée, je ne vois vraiment pas ce qui justifie ce mécontentement.

Don Lo

"A part l'aigreur ou la jalousie déplacée, je ne vois vraiment pas ce qui justifie ce mécontentement." Ah, j'aime vraiment ce type ! Il a écrit quoi ? OK, je me débrouille avec Google.

Lucien Cerise

A PhJ : salut Philippe. C’était intéressant de discuter l’autre soir. Effectivement, les appuis (les pistons) ne garantissent pas la publication. Mais au moins, on se retrouve au sommet de la pile des manuscrits à lire. En outre, la question n’est pas vraiment que mon texte n’intéresse personne. Il pourrait intéresser tout le monde si j’avais de bons appuis et que mon texte bénéficiait d’une bonne campagne de marketing. Aujourd’hui, à Paris, l’intérêt pour un texte est complètement mimétique, sans fondement, un peu comme les cours de la bourse, et ne repose pas sur la valeur réelle du texte. Et si je pense arrêter d’écrire, c’est uniquement parce que j’ai un job à plein temps et d’autres soucis plus importants que celui de lécher le cul des éditeurs ou des écrivains en vue qui pourraient m'aider. Cordialement.

Lucien Cerise

A Konrad : je m'en fous complètement d'être grillé dans l'édition à cause de cette vidéo. J'en ai strictement rien à cirer de faire carrière dans le 75005. C'est bien la raison pour laquelle je peux dire tout haut ce que tout le monde sait mais n'ose pas avouer.

Lucien Cerise

A Wrath, Gadrel et ?? : la question n'est pas de croire ou non en des théories conspirationnistes puisqu'il s'agit de faits.
Se faire inviter à la prochaine conférence de Bilderberg ? C'est une blague ? ;-)

max léon

On a déjà écrit un énorme roman sur ce genre d'"action parallèle", non ? :-)

Lucien Cerise

Addendum : mon projet était de mettre en scène cette culture dite "conspirationniste". En réalité, il ne s'agit que d'un décryptage des coulisses de la politique. Mais Maxime Chattam le fait aussi très bien dans son roman "Les arcanes du chaos". Donc, pas de regret que mon bouquin ne sorte pas, quelqu'un d'autre, mieux placé que moi, s'occupe de faire le boulot.

gadrel

Lucien, mets-le alors en ligne, ça t'attirera des lecteurs (moi, par exemple).

Lucien Cerise

A Gadrel : j'y pense très sérieusement et ça devrait se faire un de ces jours (avec sans doute un blog autour). Mais il faudrait déjà que je me prenne une connexion internet chez moi ! ;-)

Michel M

Bonne idée Lucien/Lucas, je serais aussi très intéressé de pouvoir lire ton roman ou peut-être des extraits sur un blog. Le conspirationnisme me semble être le décor vraiment idéal pour une histoire totalement paranoïaque et enthousiasmante. À te lire bientôt.

wrath

@Lucien: je ne te lâche pas tant que tu n'as pas ouvert ton blog! (Et tu connais mon acharnement, ahahah!)

max léon

Arf, personne n'a compris ma blague sur l'Action Parallèle : c'est là qu'on voit qu'on est plus sur un blog qui parle d'édition que de littérature...

Lucien Cerise

A Konrad : avant tout malentendu sur la nature du monde, je crois qu'il y a malentendu de votre part sur la nature de ce que je pense.
La bêtise, disait Flaubert, c'est la rapidité à conclure. Je vous laisse le soin de le faire encore une fois. ;-)

PhJ.

A mon avis, Konrad, Lucien Cerise et Wrah se ressemblent à peu près autant qu'une fraise resemble à une tomate. A part ça, et plus sérieusement, Lucacien : d'une part, si on considère que les éditeurs sont des truffes qui ne savent pas lire (ce qui est souvent vrai), tu conviendras que se retrouver au sommet de la pile ne sert à rien (si ce n'est à obtenir un refus plus rapide). D'autre part – et on en revient à la discussion de l'autre soir –, tu sembles vouloir être apprécié par les journalistes de Libé ou des Inrocks ou que sais-je et les buveurs de vodka-pamplemousse du Bd St Germain. Tu parles d'appui, de marketing et de valeur réelle du texte. C'est dommage qu'on n'ait pas pu terminer notre conversation (si tant est qu'elle puisse se terminer), mais enfin : qu'est-ce que ça peut faire ? Sans vouloir jouer les Artistes avec un grand A, tu te fous bien de ce que pensent des gens que tu méprises, non ? Au mieux, tu sais bien que tu vendras quelques milliers d'exemplaires, à des lecteurs assez tordus pour aimer ce que tu écris. Je ne vois pas, vraiment, ce que ça a à voir avec le Flore ou Libé. Tu sais bien que tu t'ennuierais (tu n'es pas comme LMJ, j'en suis sûr, tu ne penses pas qu'en terme de carrière, de reconnaissance et d'admiration baveuse des wannabes dont tu ne fais plus partie), que ta vie te paraîtrait vide et vaine si tu te contentais de ton job à plein temps et de tes autres soucis. Alors écris. Tu n'as pas besoin de lécher le cul de qui que ce soit. Ecris, il en restera toujours quelque chose – des pages.

stéphane

Merci pour cette interview. Cela encourage à faire de l'auto-édition, comme mon propre roman :

http://www.avenirdufutur.fr/?page_id=256

??

@Lucien, ce n'est pas une blague du tout, il faut arrêter le délire Bilderberg. Faites vous inviter, envoyez leur votre manuscrit. Le problème, c'est que personne ne les contacte directement. Ecrivez quelque chose de différent.

http://pasmollir.com/Le-groupe-Bilderberg-tres-WASP.html

Lucien Cerise

A Konrad et PhJ : non, je vous assure, vous vous méprenez sur ce que je ressens. Pour moi, ce qui compte n’est pas de réussir dans un milieu, mais de comprendre comment il fonctionne. Pour ce qui concerne le milieu éditorial français, je sais maintenant ce qui est vrai et ce qui est faux. Je sais aussi qu’il y a des nuances et des contradictions. Mais globalement, j’ai capté les grandes tendances majoritaires et les concepts directeurs. Après 12 ans de travail d’infiltration, j’en ai fait le tour, je peux donc aller voir ailleurs sans trop de regrets. Il reste que j’ai quand même un texte encore non publié sous le bras. Je vais donc essayer d’en faire quelque chose, raison pour laquelle je continue mollement à contacter les éditeurs et à sortir un peu. Mais voyant depuis plusieurs mois que la publication n’avançait pas, j’ai commencé à réorganiser ma vie en fonction d’autres choses que l’écriture, et cela m’apporte autant de satisfactions, sinon plus. A tel point que ça me ferait presque suer que mon deuxième roman paraisse, car je me sentirais obligé d’en écrire un troisième. Et là, je ne sais vraiment pas comment j’en trouverais le temps ! J’ai encore un petit projet : à la « demande générale », je vais rédiger une chronique de mes pérégrinations dans le milieu que je mettrai sur Internet, et puis ensuite, bye-bye ! ;-)

Pirloui

"La qualité littéraire n'est pas un critère de sélection."

Ce genre d'affirmation à l'épate est assez agaçant. Evidemment que la qualité littéraire est un critère de sélection. Dire le contraire est une absurdité et un mensonge. Mais ce qui constitue la qualité littéraire d'un texte varie d'un individu à l'autre, de sa culture, de son passé, de son éducation, etc., etc... Que quelqu'un définisse clairement ce qui fait la qualité d'un texte. Je suis curieux.

Il faut arrêter de délirer Lucien et LMJ. Vous êtes bien mignons, mais ce n'est pas parce que vous vous prenez pour des génies de la littérature que c'est le cas. Et même si vous avez du talent (ce qui est possible), ce n'est pas parce que vous n'arrivez pas à vous faire publier que la qualité littéraire n'est pas un critère de sélection.

Je reste éberlué par le manque d'humilité de certaines personnes.

Lucien Cerise

A Pirloui : je ne parle que de ce que j'ai constaté dans les pratiques concrètes du milieu éditorial parisien et je ne peux pas me forcer à dire le contraire.
Quant à la qualité "objective" d'un texte littéraire, on peut la définir ainsi : capacité à capter l'attention du lecteur jusqu'à la dernière page et indépendamment de son goût personnel. Que le lecteur aime ou n'aime pas le texte au final, il le lira jusqu'au bout.

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