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Revues littéraires

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20 octobre 2008

Commentaires

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Anne-Sophie

Détrompe-toi : ce livre, justement, n'a pas été encensé de manière unanime. Je pense au Point, je pense au Masque et la Plume, ou Le Figaro Magazine, Marianne... il y en a certainement encore pas mal d'autres n'ont pas du tout aimé Contre-Jour, n'ont pas compris l'intérêt d'un tel livre, etc.

En ce qui me concerne, il est toujours dans ma très haute pile... parce que tu as raison : pour venir à bout de ces 1200 pages, il faudra du temps, ce dont je manque cruellement.

Thierry Tuborg

Ce qui porte la page à 3 centimes d'euros.

Un badaud

Moi j'ai adoré Vente à la criée du Lot 49 et V. Cela a été un vrai choc littéraire d'apprendre qu'on pouvait écrire comme ça, avec une telle liberté, sur une telle variété de sujet, et une telle maîtrise des obsessions paranoïaques. Par contre j'ai abandonné l'Arc-en-ciel de la Gravité au bout de 50 pages (il paraît que la traduction française, ancienne, est très mauvaise, et le très bon traducteur Claro n'a pas encore proposé sa version malheureusement). Contre le jour traîne encore avec ses 1200 pages insolentes sur mon bureau...

Mais en tous les cas Pynchon (au moins ses premiers romans) c'est génial. Il n'y aurait pas de Delillo sans Pynchon par exemple. Les pages de Vente à la criée lorsque Oedipa Maas erre dans San Francisco en proie au doute parano sur la tangibilité du monde, les doubles underground de la société occidentale, l'univers vécu sur le mode du complot... Simplement grandiose, et poétique en plus.

pat

Je ne sais pas qui est "badaud", mais je m'apprêtais à écrire un commentaire conforme en tous points à ce qu'il vient de dire ! J'ai été ébloui par "V" (pavé génial que j'aime comparer aux premiers livres d'aragon pour sa virtuosité), et assommé par "L'arc-en-ciel de la gravité", dont je n'ai pas dépassé la page 10. Pynchon a repoussé des limites incroyables dans le domaine de l'écriture, et même si ses livres sont illisibles, je suis heureux de les avoir dans ma bibliothèque !
(j'ai meme poussé le vide jusqu'à acheter son dernier en Anglais, et je n'ai pas réussi à passer le premier paragraphe...)

pat

lapsus (révélateur de quoi ?): "j'ai meme poussé le VICE..."

Marvin

Bah. Quand on a American Psycho en livre culte...
On voit que le créative writing, ça n'apprend pas forcément à écrire, ni à lire.

Marvin

et j'oubliais : "Les enfants du plastique" en blog littéraire, wouafff !

Un badaud

Autre chose: Wrath ne doit pas connaître grand chose en matière de littérature américaine pour croire que Pynchon consititue une exception illisible dans un corpus de "page-turners" alliant efficacité scénaristiques et style percutant. En réalité les Etats-Unis ont produit une quantité impressionnante de monstres: Melville, dont les digressions encyclopédiques et les boursouflures baroques sont souvent oubliées à cause de l'étiquette "oeuvre de référence" collée sur Moby Dick ; Faulkner dont Le Bruit et la Fureur ou Absalom, Absalom explorent les vertiges du monologue intérieur et de la phrase étirée à l'extrême dans les recoins de l'Histoire et les méandres de la folie ; Burroughs et ses hallucinations kaléidoscopiques et héroïnomanes ; Selby Junior et sa descente au bout de l'enfer, avec des livres bouffés de l'intérieur ; Malcom Lowry qui mêle anglais et espagnol dans un delirium tremens amoureux et chamanique de 500 pages ; sans parler des poètes comme E.E. Cummings ou Crane à côté desquels Mallarmé est limpide. Je passe également sur Barth, Gaddis, David Foster Wallace, que je n'ai pas lus mais qui n'ont pas l'air particulièrement "entertaining".

J'aimerais donc bien savoir d'où vient cette croyance wrathienne d'une plus grande lisibilité du roman américain. Il n'y a pas que Steinbeck, Conrad ou Hemingway dans la vie...

Il est par ailleurs un peu triste de constater que les lecteurs de ce blog (écrivains, éditeurs, lecteurs, etc.) préfèrent commenter Faïza Guène ou les ateliers d'écriture new age que Pynchon... dont la sidérante imagination narrative m'aura d'ailleurs poussé à rejoindre les hordes toujours plus populeuses des wannabes (que ce mot est détestable...)

Stalker

Au badaud : oui, remarques assez justes mais avec la bonne orthographe, à savoir Absalon, Absalon !, c'est mieux...

Ombre fugace

http://en.wikipedia.org/wiki/Absalom_absalom

certes le badaud citait un premier titre de Faulkner en français, mais le second est tout aussi exact. N'avez-vous donc rien d'autre à redresser de plus important ?

Daniel Fattore

Simple remarque stylistique: sous ta plume, je lis souvent l'expression: "Disons-le tout de suite"...

Don Lo

... alors que le remettre à plus tard permet de s'apercevoir que c'est une bêtise, et donc de ne pas la dire.
(merci Daniel !)

Francois Martini

Oui, mais avec cette méthode, on ne tient pas un blog !

wrath

@pat: "J'ai été ébloui par "V" (pavé génial que j'aime comparer aux premiers livres d'aragon pour sa virtuosité)"

Mouais...Aragon me tape généralement sur les nerfs. Donc disons que Pynchon s'inscrit dans une filiation moderniste que je trouve sans intérêt. Le pire, c'est que le "lot 49" aurait pu être un roman réaliste correct, sur une Amérique post-Kennedy imbibée de théories du complot. "Missed opportunity"...

wrath

@Daniel F.: disons-le tout de suite, tout le monde a des tics de langage ;)

Daniel Fattore

@Wrath: ;-)

Grincheux

Perso, j'en suis à la page 523 (ce qui, au vue de ce que je viens de lire, représente un bien bel exploit dont je me félicite vigoureusement (car je m'aime bien, malgré ce que certains ont un peu trop tendance à penser)).
Pine-schöne, comme on dit quand on critique le bonhomme sans jamais l'avoir lu (cf le masque et la plume citée ci-dessus), c'est une aventure, un souffle épique, une claque dans ta belle petite gueule d'ange (ceci dit, j'adore tes cheveux, mais bon, je ne suis pas objectif étant chauve moi-même). C'est le grand n'importe quoi érigé en maître absolu (et avec la manière s'il vous plaît). C'est incompréhensible alors il faut juste accepter de se laisser porter. C'est du surf mais sans la vague. C'est de la beauté mais avec des mots.
Alors n'en déplaise aux intellectuels branchés, moi je dis pinchon, sans l'accent, mais je le lis (et ça fait toute la différence).

Le Pompier

pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!pin-chon!

Zuleika

"Je ne conçois pas qu'un lecteur normalement constitué vienne à bout de ces 1206 pages de galimatias pynchonesque", dites-vous. "Normalement constitué" ? Wrath, vous venez de vendre la mèche de votre colère, ce me semble...

le koala

Je dois être très normalement constitué - et même vulgairement constitué - mais j'avoue (à mon grand désarroi) faire partie des gens qui n'ont absolument rien compris à V. je me console en me disant que c'est sûrement le cas de trois lecteurs sur 4, et en me rappelant que j'ai quand même fini le bouquin, sans aller jusqu'à un accomplissement masochiste individuel.
Egalement lu "l'homme qui apprenait lentement", mais j'ai le sentiment que les nouvelles souffrent de la traduction: le style m'a paru moins flamboyant que je ne m'y attendais. Il paraît qu'en effet l'homme a inspiréde Lilo, c'est déjà bien (Ah ! "Chiens galeux" !!).

Il a aussi inspiré les Simpson, vous me direz. C'est dire s'il ne peut pas être entièrement mauvais.

coach shoes

misfortunes tell us what fortune is.

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