Comparé à la médiocrité du paysage éditorial français, j'ai l'impression que l'édition québécoise bouge un peu plus. Prenons le cas d'Alto, une maison créée en 2005 par Antoine Tanguay.
Alto m'intéresse pour plusieurs raisons:
_Antoine Tanguay publie des titres anglophones et francophones. "Il est l'éditeur du roman Nikolski, de Nicolas Dickner, qui s'est vendu à 30 000 exemplaires, ce qui constitue un énorme succès, mais aussi de De Niro's Game de Rawi Hage, rebaptisé Parfum de poussière au Québec.", d'après le Monde du 27 novembre. Cette ouverture internationale me semble un signe de professionalisme: à l'heure de la globalisation, peut-on encore publier des livres uniquement en français? I don't think so.
_Les wannabes n'ont pas à envoyer un manuscrit complet par la poste. Le premier contact se fait par mail: gain de temps et d'argent pour tout le monde!
Bien sûr, il s'agit de simples impressions, je ne me suis pas confrontée de près à cette maison. Par contre, je connais un peu les Allusifs, maison québécoise présente sur le marché français. D'ailleurs, je vous recommande vivement "Cochon d'Allemand".
Bon, je crois que je vais tenter les maisons québécoises pour mon prochain roman. La proximité avec les marchés canadien anglophone et américain est très tentante. Et comme j'écris en français et en anglais, ça me semble une solution idéale. Think global, act local...
Merci à Michaël pour l'info

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