Les seules pages lisibles du Magazine Littéraire sont en général les pages "Débat": une bouffée d'air au milieu de critiques chiantissimes d'auteurs obscurs, et de dossiers pseudo-intello sur "ce que nous disent les mystiques"...
Ce mois-ci, Pierre Jourde débat avec Philippe Besson. Le second remplit bien son rôle d'écrivain parisien publié chez Julliard et critique littéraire à Europe 1. Tous les poncifs germanopratins y passent: "Si je parle des livres écrits par mes contemporains, c'est parce que j'ai le goût de la lecture (sic) et que je trouve, dans la littérature d'aujourd'hui, des choses extrêmement intéressantes."
Ce qui me fait plaisir, c'est que Pierre Jourde ne se laisse pas impressionner par ce discours gentillet: "Beaucoup d'écrivains exercent la critique au sens purement journalistique du terme. Par "écrivain critique", j'entends un écrivain qui se livre aussi à une critique de fond. Les exemples abondent d'écrivains qui publient dans les journaux, avec la cascade de conflits d'intérêt qu'entraîne ce type d'interventions."
Bon, il fut un temps où l'auteur de la "Littérature sans estomac" n'hésitait pas à donner des noms. Aujourd'hui, alors que sa carrière a bien décollé et que son ami/ éditeur Eric Naulleau est devenu un pilier médiatique, Pierre Jourde s'est un peu assagi. Mais ne faisons pas les difficiles: parler tout haut de "conflits d'intérêt" dans le monde de la critique littéraire, c'est déjà courageux.
Car être écrivain n'est tout simplement pas compatible avec un métier de journaliste, et encore moins de critique littéraire. Les pressions pour dire du bien de tel ou tel auteur-en-vue sont alors bien trop fortes. L'écrivain se transforme alors en un vil courtisan, à la liberté d'expression complètement corsetée. On est loin de la figure héroïque de l'homme ou la femme de lettres, telle qu'elle est rêvée par les wannabes...

Un conseil, LMJ: bandonne ce terme de "wannabe", il te ridiculise.
Rédigé par : J.K Toole | 19 décembre 2008 à 08:30
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Rédigé par : J.K Toole | 19 décembre 2008 à 08:31
Ce n'est pas en léchant les pompes de Pierre Jourde que tu auras plus facilement accès au monde hostile de l'édition (dont, au passage, il fait aussi parti).
" Les exemples abondent d'écrivains qui publient dans les journaux, avec la cascade de conflits d'intérêt qu'entraîne ce type d'interventions." Il devait sûrement penser à lui-même: il n'y a pas si longtemps, Jourde tenait une chronique Livres dans Marie-Claire (haut lieu de la défense intransigeante de la littérature, entre deux promotions de mascaras)
Les donneurs de leçon, on sait ce qu'il en ressort, dans la république bananière des Lettres...
Rédigé par : Peter Wise | 19 décembre 2008 à 09:05
Jourde assagi ? Ah bon. Dans son dernier, assez illisible, "Littérature Monstre", il pond quand même une petite centaine de pages assassinant Angot et les autres. Mais bon, des pages à chercher au milieu de tout un pataquès sur d'obscurs auteurs du 19ème siècle. Comme si son éditeur lui avait dit "eh coco, il faut que tu balances encore c'est ça qui marche".
Effectivement les propos de Besson sont d'une platitude effrayante.
Rédigé par : sirius | 19 décembre 2008 à 09:06
Jourde doit être sacrément courageux pour assassiner Angot : ça n'est pas du tout à la mode en ce moment.
Rédigé par : P.Z. | 19 décembre 2008 à 10:51
L'assagissement des écrivains est-il un point positif ou négatif en critique littéraire ?
D'un côté, faire vivre les écrivains de leur plume.
De l'autre, faire vivre une communauté éditoriale.
Rédigé par : Une Ville Un Poème | 19 décembre 2008 à 11:19
Soyons un petit peu lucide, au royaume de la wannabitude épanouie: tirer sur les ambulances médiatiques que sont devenues Angot, Beigbeider, Sollers, etc, ce n'est pas prendre un gros risque (quand on a du succès, justifié ou non, on se fait toujours des ennemis, donc un de plus, un de moins...). C'est passer à peu de frais pour le justicier de service, posture toujours valorisante qui trouble les jeunes filles idéalistes et produit des turgescences chez les jeunes gens en fleur. Le problème quand on est le chevalier blanc, c'est qu'il faut être irréprochable (sinon ça s'appelle une imposture) et ça PERSONNE ne peut prtendre l'être dans une société (je ne parle pas que de l'édition, là, c'est un phénomène généralisé depuis des lustres) où le relationnel, le réseau, le politique, les connaissances prennent autant d'importance. Ca n'enlève rien à son talent d'auteur de roman, d'essais, de pamphlet, etc MAIS ça ne lui ajoute rien de plus. Quant à penser qu' existe "réellement" aujourd'hui la notion de REBELLE (cette tarte à la crême un peu rance), et qu'elle aurait des vertus libératrices, c'est une belle illusion postadolescente: il n'y a AUCUNE trace de rébellion de quoi que ce soit chez des gens qui font partie du système: disons qu'ils sont d'une autre bande, d'un autre réseau. Jourde, c'est la bande à Naulleau versus l'ex-bande à Josianne du Monde: une banale histoire de gangs médiatiques qui marquent leur territoire. Quant aux rebelles et autres valeurs subversives de ceux qui pamphlétisent comme on pointe à l'usine ou on fuume la pipe, regardez Naulleau en représentation sur France 2 auprès d'Eric Zemmour le samedi soir chez Ruqier...si vous voyez un atome de sédition intellectuelle, envoyez la cassette!
Ce qu'ont gagné Jourde et Naulleau au petit jeu du "wouah je dénonce le système pasque j'suis un rebelle", c'est une place un peu plus confortable dans le système (ventes en hausse, passage télé, chronique télé, etc). point barre.
Rédigé par : Charles Marxus | 19 décembre 2008 à 11:24
Ils se sont guy-carliérisés.
Rédigé par : Thierry Tuborg | 19 décembre 2008 à 11:46
Pathétique mais d'une logique imparable, laguycarliérisation: on fait l'insolent, on fait du bruit médiatique puis quand le système vous appelle justement parce que vous êtes une source de volume sonore médiatique et sort la boît à dollars, le contrat en or, on lui mange dans la main au système, toute honte bue. On devient amnésique.
Finalement plus gerbant que n'importe quel banal sarkozite assumée(quoique avec Doc Gyneco, ça fait la paire).
Vous verrez, un jour Naulleau sera conseiller du prince (lequel est un autre épisode)
Rédigé par : Charles Marxus | 19 décembre 2008 à 12:52
Les écrivains doivent pas être journalistes, les écrivains doivent pas écrire de critiques (comme s'il y avait plus de conflits d'intérêt pour eux que pour d'autres, alors que de casser d'autres écrivains pourrait leur permettre de se faire passer pour la personne fantastique à lire), les écrivains doivent pas recevoir de subventions.
Euh, à ce rythme là, il n'y aura bientôt plus d'écrivains, il faut qu'ils vivent quand même, et même les quelques-un qui vivent de leur écriture, à un moment où l'autre ils ont forcément galéré et trouvé un boulot compatible avec leur écriture ... Ouais, ça doit être ça, tu cherches à te faire bien voir de Jourde, on a bien vu ton numéro ;-)
Rédigé par : cassiopée | 19 décembre 2008 à 13:23
@ Tous des pourris, des vendus, de viles hypocrites qui pensent qu'à leur petite carrière et leur assurance vie. Tous sauf moi, la blanche Hermine, auprès de laquelle Jeanne d'Arc ferait pâle figure.
Wrath, vous souffrez d'un mal qui a déjà miné notre Ségolène, reine du Chabichou. Soignez vous, ne vous laissez pas abattre par cette lèpre qu'est l'égocentrisme paranoïde aigü, tant qu'il en est encore temps.
Rédigé par : nicole | 19 décembre 2008 à 13:53
Ouh la vache: le parallèle entre Lise-Marie la Colère et Ségo la Royale, c'est franchement effrayant!
Passez tout de même de bonnes fêtes (avec de bons livres et de bonnes personnes).
Rédigé par : Santa Klaus | 19 décembre 2008 à 16:48
C'est le fils de Guy Bedos?
Rédigé par : populus | 19 décembre 2008 à 17:08
@Santa Klaus
@Populus
Ce qui est effrayant c'est que bientôt on ne pourra plus faire un peu de provoc (très modérée, on est tout de même loin des insultes qui fusent de la bouche de nos élus à l'Assemblée nationale) sans voir arriver illico les tenants du "bien pensant".
Rassurez vous, mes proches ne sont pas d'horribles réactionnaires et j'ai ma collection de OUI OUI à relire;)
Rédigé par : Nicole | 19 décembre 2008 à 18:16
Ah, les bien-pensants, ils nous auront fait beaucoup de mal, ceux-là. C'est un peu comme les cons, d'ailleurs: on a toujours l'impression que c'est le voisin d'à côté...
Ne vous énervez pas, Nicole: c'est bientôt Noël!:-)
Rédigé par : Santa Klaus | 19 décembre 2008 à 18:54
Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'écrit Marxus, la rebellitude n'est souvent qu'une tactique (d'ailleurs, c'est la vôtre, Wrath, et vous l'assumez, vous dites clairement que vous "dénoncez" le système et ses acteurs pour faire parler de vous).
A part ça, c'est un peu du fantasme, les pressions que subit l'écrivain-critique. (Je pense également que ça ne va pas du tout ensemble.) Il a des pressions, c'est sûr (et c'est ce qui fait que c'est une association désastreuse), mais il se les met tout seul sur l'occiput. S'il est un "écrivain parisien", du moins, avec la vie que ça suppose la plupart du temps – c'est-à-dire avec pas mal "d'amis" qui écrivent aussi. J'ai tenu une colonne dans Marie-Claire pendant cinq mois, et ce n'était pas possible : je ne pouvais pas dire du mal de quelqu'un que j'aime bien. (Je sais que Wrath est contre ça, mais bon, on est comme on est.) Par exemple, même si je l'avais pensé (ce qui n'était pas le cas), je n'aurais jamais pu écrire "Le roman de Joncour est consternant" alors que j'aime beaucoup Serge Joncour. On a même tendance, ce qui est pire, à ne pas pouvoir résister à l'envie de dire du bien du roman de quelqu'un qu'on apprécie, alors qu'en réalité on n'a pas spécialement aimé. Pour apporter de l'eau au moulin de Wrath, je me souviens que Beigbeder a fait un long papier très élogieux sur mon dernier roman (en 2004), alors qu'il n'en avait lu que quelques pages qui l'avaient plus gonflé qu'autre chose. Je sais, c'est nul, déplorable, tout ce qu'on veut. Mais bref, tout ça pour dire qu'en revanche, les pressions des éditeurs, non, ça n'existe pas. Je suis chez Grasset, qui est l'une des maisons qu'on pourrait soupçonner de ça, j'écrivais dans Marie-Claire, qui est un des journaux qu'on pourrait soupçonner de ça, et jamais il n'y a eu la moindre ombre de début de suggestion de "Donne un coup de pouce à quelqu'un de la maison". De même, je n'imagine pas une seconde Bernard Barrault et Betty Mialet, qui dirigent Julliard, demander à Besson de pousser un auteur maison. Mais Besson, oui, aura certainement tendance à favoriser ses amis, c'est sûr. C'est pour ça que ça ne va pas, cette double casquette – en même temps, pas besoin d'être écrivain pour avoir des amis écrivains. Donc il faudrait que les critiques soient de véritables rocs intègres (comme Wrath), ou vivent dans des grottes en Ardèche. Ce qui est peu envisageable.
Mais bon, de toute façon, la critique ne fait pas vraiment vendre. Il suffit de regarder les chiffres qui étaient cités ici il y a quelque temps. Ou de prendre les cinq ou dix meilleures ventes de livres en France : ce sont quasiment tous des auteurs qui n'ont jamais un papier – ou alors très négatif. Tout va bien, en résumé : des gens se font plaisir en boucle et ça ne fait de mal à personne.
Rédigé par : PhJ. | 20 décembre 2008 à 11:30
Comment dénoncer le système tout en restant (vraiment) hors du système ? C'est un épineux paradoxe, une situation dite "d'incomplétude". Dans tout système axiomatique — le monde de l'édition (parisien surtout) en est un —, il existe des propositions invérifiables — et donc irrecevables — (comme par exemple "Jourde (ou Wrath) est un(e) rebelle"), car elle ne peuvent être démontrées qu'à partir de règles portées et nées de ce système. Le système est donc toujours "incomplet". Théorème fondamental démontré en 1931 par le mathématicien Kurt Gôdel, qui mit un terme abrupt à la notion même de "vérité absolue". On peut, au mieux, dire "Jourde (ou Wrath) tente de se faire passer pour rebelle" (en y parvenant parfois). On observera qu'il n'en est rien, évidemment. Le stade ultime de la rébellion étant, comme chacun sait, le suicide ; là, le Théorème de Gödel n'opére plus, faute de participant — qui pour le coup devient "hors système"). Le suicidé aura gagné : on dira : lui (elle) était un vrai rebel. C'est triste tout ça, mais que voulez-vous, le monde est essentiellement mathématique.
Ensuite, de la difficulté de critiquer "objectivement" quand on est partie prenante (amitié, même bord, etc.), on se réfèrera à la Théorie des jeux" à deux joueurs parfaitement rationnels" (Von Neumann), et au "point d'équilibre de Nash" (et de risque minimax), pour déduire qu'il ne peut y avoir (à part les analyses de fond, rigoureuses) que de VAINE critique, la plupart du temps. Pour ma part je ne les lit plus, le seul truc qui m'intéresse quand je m'approche d'un livre c'est de savoir "de quoi ça parle", le reste c'est de la gymnastique collective dans une assourdissante musique. Et comme dit Philippe avec pénétration, "les gens se font plaisir en boucle et ça ne fait de mal à (presque, je rajoute) personne."
Rédigé par : Nicolaï Lo Russo | 20 décembre 2008 à 14:01
Oui, c'est sûr que ça fait du mal à ceux qui n'ont pas de presse (et qui voient défiler les papiers de copinage), mais ça "ne devrait pas" leur faire de mal, puisque la presse ne fait pas beaucoup vendre. Mais enfin ça ne nuit pas non plus, c'est vrai, et c'est toujours plus agréable de lire des critiques de son livre que de n'en entendre parler nulle part. Dire que les papiers dans la presse ne servent à rien, je sais bien, c'est un peu, toutes proportions gardées, comme quand Angelina Jolie ou John Travolta expliquent qu'avoir plein de fric ne rend pas la vie plus heureuse, que c'est pareil que lorsqu'on n'en a pas. On s'en fout, on en veut quand même.
Rédigé par : PhJ. | 20 décembre 2008 à 19:27
A propos de rebelles ou de pseudo-rebelles, est-ce que quelqu'un a lu la Marge molle, de Johann Trümmel, chez Balland ? (Pas moi, je n'en avais pas entendu parler, je viens à l'instant de lire un truc assez dithyrambique dessus, donc c'est pour ça, je demande.)
Rédigé par : PhJ. | 20 décembre 2008 à 20:51
@PhJ: "Pour apporter de l'eau au moulin de Wrath, je me souviens que Beigbeder a fait un long papier très élogieux sur mon dernier roman (en 2004), alors qu'il n'en avait lu que quelques pages qui l'avaient plus gonflé qu'autre chose."
Un peu effrayant, tout ça (pour qui ne connaît pas l'étendue de la corruption à Saint Germain!)
Rédigé par : wrath | 21 décembre 2008 à 01:07
Effrayant, je dirais pas, consternant si on veut (mais pas quand on bénéficie de ce beau geste altruiste...). Beigbeder n'est pas non plus coutumier du truc, et il y en a bien d'autres qui font ça, pour des motifs moins nobles. Car dans le cas dont je parle, on ne peut pas parler de "corruption". C'est juste un coup de main amical, Beigbeder sachant bien que je ne peux absolument rien lui apporter en retour. Par contre, quand c'est uniquement basé sur un renvoi d'ascenseur, là oui, c'est une sorte de corruption et c'est assez écoeurant. Et c'est plus répandu. Car on sait bien qu'à St Germain (et ailleurs), il y a beaucoup plus de "relations utiles" que d'amis.
Rédigé par : PhJ. | 21 décembre 2008 à 11:23
Je crois que Pierre Jourde est légèrement conservateur - sans excès ni doctrine. Je l'imagine mal jouer au rebelle: c'est une image qu'il trouve lui-même surexploitée. Cela dit, je me demande s'il ne profite pas du discrédit qui entoure certains aspects de la révolte pour l'enterrer toute entière. Sans vouloir préjuger de ses intentions, je trouve étrange, par exemple, l'application qu'il a mis à prouver que Marcel Schwob n'était pas anarchiste, texte à l'appui. Pour un lecteur, l'avis de Schwob sur un procès quelconque est un point de détail dans son œuvre, assez insignifiant, mais il le met en avant comme s'il lui importait vraiment beaucoup que Scwhob ne fût pas anarchiste. Il est possible que la critique des faux-semblants de la révolte le soulage de la révolte elle-même. Je l'imagine volontiers sujet à des irritations spontanées et des grognements bougons devant tout ce qui ressemble à une fronde. Il est en outre fort peu romantique.
On peut ergoter sur son goût pour les vitupérations de Léon Bloy, qui l'éloigne du portrait politiquement conformiste que je viens de dresser, mais c'est oublier que Léon Bloy était un grincheux ultra-catholique. Opposé au dérèglement des mœurs. Seul contre toute la frange progressiste. Jourde n'est pas seul, lui, non, il y a la bande à Jourde comme il y a la bande à Sollers. Mais je crois qu'il prend sa revanche sur des années de silence pour tout ce qui, en France, disait merde au conformisme de gauche moralisateur et puritain. Il campe maintenant - avec plus de nuances que d'autres - une position de conservateur réfractaire (hors parti) et combattif. En insistant bien sur le fait que réfractaire et rebelle sont deux choses tout à fait différentes.
PS: Son dernier bouquin a le mérite de parler longuement d'Alexandre Vialatte, qui n'est pas un obscur auteur du XIXème, contrairement aux autres, mais un écrivain "notoirement méconnu" du XXème. Cela dit, c'est quand on lâche la bête sur Angot ou Sollers qu'elle s'amuse le plus, cela ne fait pas de doute. Tout ce qu'on peut lui reprocher en définitive c'est de croire qu'attaquer BHL relève encore de l'exploit...
Rédigé par : morat | 22 décembre 2008 à 14:37
(Intelligent et intéressant, là au-dessus.)
Rédigé par : PhJ. | 22 décembre 2008 à 18:30
PhJ, j'ai lu la Marge Molle de Johann Trümmel : il mérite largement ces excellentes critiques dont tu parles(probablement dans Chronic'Art, qui en parle abusivement comme d'un rebelle agressant Saint-Germain - ce n'est pas vraiment le cas : il s'en prend plus à un vil bouquet de traits de caractères partagé par monsieur tout-le-monde sur le mode infra-bouffon).
Son roman est jubilatoire au possible. Il remercie Jourde, dans sa page de dédicace. Ce n'est guère étonnant. Ils ont en commun le souci du style et l'allergie au cliché, allergie dont Trümmel fait quasiment le moteur de son roman. On trouve certes quelques allusions à la médiocrité d'écrivains insupportables, mais il intègre ça dans une scène de cours de fac hilarante.
Rédigé par : Gilles Dampierre | 24 décembre 2008 à 15:48