Je pars quelques jours au soleil, histoire de respirer avant une rentrée de janvier qui s'annonce très chargée! Comme d'hab', je vais essayer d'actualiser mon blog autant que possible. A très bientôt!
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Je pars quelques jours au soleil, histoire de respirer avant une rentrée de janvier qui s'annonce très chargée! Comme d'hab', je vais essayer d'actualiser mon blog autant que possible. A très bientôt!
Rédigé à 00:01 | Lien permanent
Aujourd'hui, mes voisines - un couple de lesbiennes très sympathiques - ont glissé une carte de Noël dans ma boîte. Au verso, j'apprends que la photo représente leurs deux Christmas celebrities, Arthur et Wilma. Mmm...Photographier des hamsters dans un décor de Noël...how sweet...
Bon, moi aussi je vous souhaite un très joyeux Noël! Have a piggin time! (ah, ah...)
Rédigé à 16:31 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (20) | TrackBack (0)
Imaginons: après des années de galère, vous arrivez à publier votre second roman, qui - ô miracle ! - se vend très bien. Entre temps, votre premier roman moisit toujours dans un coin de votre ordinateur, et votre éditeur propose alors de le publier. Que faites-vous?
Bon, la question peut paraître stupide: je me vois déjà me ruer sur l'éditeur et lui tendre "Crevez tous, useless cunts" avec un enthousiasme débordant. Publiez-le, et vite!
Lioner Shriver a d'ailleurs fait la même chose: après le succès de "Il faut qu'on parle de Kevin", elle a sorti "Double Fault" dans la lancée. Avant son Orange Prize pour "Kevin", Shriver était loin d'être une débutante, mais ses romans passaient un peu inaperçu. Elle a donc voulu profiter du surcroît d'exposition médiatique pour mettre en valeur son roman précédent.
D'après le Guardian, cette stratégie ne lui a pas réussi. "Double Fault" étant "largement inférieur" à "Il faut qu'on parle de Kevin", son statut de romancière à succès en a pris un coup.
Inutile de dire que je ne partage pas du tout ce point de vue (j'ai beaucoup aimé "Double Fault"). Mais je ne peux m'empêcher de m'interroger quand je lis que Bret Easton Ellis angoisse à l'idée que ses romans d'adolescent soient un jour publiés.
Après tout, faut-il toujours publier un premier roman? Ne faut-il pas le prendre comme un essai, un premier jet qui a permis de progresser dans son écriture? Qu'en pensez-vous?
Rédigé à 01:11 dans Le milieu hostile de l'édition | Lien permanent | Commentaires (19) | TrackBack (0)
Le WRATH d'Or récompense pour la première année un roman incontournable, émouvant, lisible... bref, une rareté!
Dans la catégorie littérature française:
J'ai le plaisir d'attribuer le Wrath D'or 2008 à Yasmina Khadra pour "Ce Que le Jour Doit a la Nuit ". Un roman-saga présentant un panorama de l'Algérie de 1936 à 1962, qui se lit ultra-rapidement malgré ses 413 pages! Si vous devez acheter un seul livre pour les fêtes, choisissez celui-là. Voir ma critique complète ICI.
La Bouse d'Or revient sans hésitation à Mathias Enard. Encensé par Le Point, qui parle de "chaos bestial, vertigineux, bousculé", l'énorme pavé "Zone" a franchi les frontières du ridicule. Je vous laisse savourer l'extrait ICI.
Dans la catégorie littérature étrangère:
Le Wrath d'Or revient de plein droit à "La vie en sourdine " de David Lodge. Je n'arrête pas de vous en parler, parce que c'est tout simplement le roman le plus drôle et le plus improbable que j'ai lu en 2008.
Contraste frappant avec la Bouse d'Or, attribuée sans hésitation à "Contre-jour" de Thomas Pynchon. Il paraît que Pynchon nous prépare une nouveauté en 2009. Ah non, pas ça...
[Au fait, suis-je la seule à n'avoir toujours pas acheté tous mes cadeaux de Noël? Vous avez des idées de livres à me conseiller?]
Rédigé à 01:26 dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (19) | TrackBack (0)
Yann Apperry a sorti "Terre sans maître" chez Grasset en septembre. A l'époque, je l'avais contacté sur Facebook pour lui proposer un petit Podwrath. Comme il vit à Berlin, c'était compliqué mais il m'avait gentiment proposé une interview par email.
Et voilà, ça fait trois mois que j'aurais dû préparer mes questions...et trois mois que je repousse cette corvée. Le problème vient du fait que Yann Apperry m'a tout l'air d'un gars adorable... et que son bouquin est nul. D'où un dilemne wrathien que j'ai resolu par l'inaction. Après tout, si je ne parle pas de "Terre de Maître", je ne risque pas de le blesser. Au pire, il pensera que j'ai un peu abusé de demander son roman en Service de Presse. Mais la solution du silence m'est soudain apparue comme lâche. Ne pas parler d'un livre que l'on n'a pas aimé, c'est l'option choisie par les journalistes germanopratins (enfin, les plus vertueux...les autres sont capables de dire du bien d'un auteur sans avoir lu son roman!)
Mais revenons à mes impressions de départ:
_Yann Apperry est un gars adorable:
_"Terre sans Maître" est vraiment nul:
Une petite recherche Edistat nous montre que "Terre sans Maître" s'est écoulé à 702 exemplaires depuis septembre. Pour un bouquin publié chez Grasset et qui a bénéficié de plusieurs papiers dans la presse nationale, c'est franchement médiocre. Heureusement que le contribuable est là pour financer les Apperry et consorts!
[Bon, je sens que je me suis encore fait un ami dans le milieu littéraire...]
Rédigé à 00:55 dans Le milieu hostile de l'édition | Lien permanent | Commentaires (41) | TrackBack (0)
Les seules pages lisibles du Magazine Littéraire sont en général les pages "Débat": une bouffée d'air au milieu de critiques chiantissimes d'auteurs obscurs, et de dossiers pseudo-intello sur "ce que nous disent les mystiques"...
Ce mois-ci, Pierre Jourde débat avec Philippe Besson. Le second remplit bien son rôle d'écrivain parisien publié chez Julliard et critique littéraire à Europe 1. Tous les poncifs germanopratins y passent: "Si je parle des livres écrits par mes contemporains, c'est parce que j'ai le goût de la lecture (sic) et que je trouve, dans la littérature d'aujourd'hui, des choses extrêmement intéressantes."
Ce qui me fait plaisir, c'est que Pierre Jourde ne se laisse pas impressionner par ce discours gentillet: "Beaucoup d'écrivains exercent la critique au sens purement journalistique du terme. Par "écrivain critique", j'entends un écrivain qui se livre aussi à une critique de fond. Les exemples abondent d'écrivains qui publient dans les journaux, avec la cascade de conflits d'intérêt qu'entraîne ce type d'interventions."
Bon, il fut un temps où l'auteur de la "Littérature sans estomac" n'hésitait pas à donner des noms. Aujourd'hui, alors que sa carrière a bien décollé et que son ami/ éditeur Eric Naulleau est devenu un pilier médiatique, Pierre Jourde s'est un peu assagi. Mais ne faisons pas les difficiles: parler tout haut de "conflits d'intérêt" dans le monde de la critique littéraire, c'est déjà courageux.
Car être écrivain n'est tout simplement pas compatible avec un métier de journaliste, et encore moins de critique littéraire. Les pressions pour dire du bien de tel ou tel auteur-en-vue sont alors bien trop fortes. L'écrivain se transforme alors en un vil courtisan, à la liberté d'expression complètement corsetée. On est loin de la figure héroïque de l'homme ou la femme de lettres, telle qu'elle est rêvée par les wannabes...
Rédigé à 01:00 dans Le milieu hostile de l'édition | Lien permanent | Commentaires (24) | TrackBack (0)
Lu sur le site Lire.fr :
"Zulma victime du succès. Si l'on continue de sabler le champagne, chez Zulma, pour fêter le prix Médicis attribué à "Là où les tigres sont chez eux", de Jean-Marie Blas de Roblès, on passe aussi beaucoup de temps à lire les centaines de manuscrits qui arrivent chaque semaine. La « faute » au même Blas de Roblès, qui, au fil des interviews, n'a cessé de rappeler que son livre avait été refusé par de nombreux éditeurs pendant dix ans. Du coup, tous les recalés envoient leur texte chez Zulma, « petit » éditeur qui compte à peine quatre salariés !"
Avis aux "recalés", donc: ne faites pas comme moi, n'envoyez pas votre manuscrit chez Zulma.
Pour une fois, je suis tentée de croire ce brave PhJ (alias Philippe Jaenada), quand il parle de Zulma comme d'une maison particulièrement véreuse. Pour lire le commentaire de PhJ, c'est ICI (commentaire N°21).
Cliquez sur l'image pour agrandir
Rédigé à 00:49 dans Le milieu hostile de l'édition | Lien permanent | Commentaires (62) | TrackBack (0)
Décidément, ma rubrique "Les Conseils de Wrath" correspond à un vrai besoin: besoin de confier ses galères de wannabes, et besoin de reprendre espoir dans une (hypothétique) publication. Voilà ce que m'écrit Aude:
"J'ai 17 ans, et ça fait un sacré nombre d'années que j'écris. Au début, c'était très mauvais, un fourre tout imbuvable mais j'envoyais néanmoins mes petites histoires aux concours d'écritures pour enfants, que je ratais tous. A 13 ans, j'ai rencontré Alain Carrière à un salon, le manuscrit de mon premier roman, qui lui aussi n'était pas très bon sous le bras. il me dit qu'il serait heureux de le lire. Je jubile, avec ma mère on se dit: "ça y est, je serais éditée!". Et bien non, me dira une lettre plusieurs moi après. Inconsciente, je l'envoie ensuite à l'Ecole des loisirs, même réponse. Je découvre ton blog et m'aperçois que le monde de l'édition peut être très cruel, même pour les petites filles. Ma foi inébranlable que je serai publiée un jour disparait. Un petit éditeur libraire paraît interessé, mais ce n'est que du vent et le manuscrit, que j'ai réécrit des millions de fois moisit dans des cartons. Je ne sais pas si tu ressens ça mais une fois que tu finis un roman, c'est comme si tu avais mis au monde un enfant, c'est assez douloureux et passionnant, mais c'est terrible quand personne ne veut de ton enfant.
Ensuite je me suis mise aux nouvelles, j'ai gagné des concours. Après avoir abandonné le premier, déçue et persuadée qu'en fait il n'avait aucune qualité, j'ai écrit mon second manuscrit Triste Clown. J'étais suffisamment désespérée pour mettre dans ce roman suffisamment d'ingrédients qui le rendraient attirant aux yeux des éditeurs: du sexe, des ados, des riches, des personnages suffisamment divers pour que le plus de gens possibles puissent s'identifier à eux (de la femme aux foyer aux gays en passant par les athées profonds. [...]
Tu n'as pas de baguette magique mais tu donnes des conseils plutôt utiles: figures toi que cette semaine, et c'est un record, j'ai reçu trois lettres de refus pour ce roman, dont la plus "gentille" était celle des éditions Le Dilettante.
Inutile de préciser que je n'ai absolument aucun contact dans le monde de l'édition. Alors que penses tu de l'idée de créer un buzz autour d'un bouquin que personne n'a jamais lu, via divers medias comme internet (blogs, facebook, et autres)? Je crois que c'est la seule solution qu'il me reste!"
Ce que j'en pense? Un livre écrit uniquement pour séduire un éditeur, ou un public particulier, a de grosses chances d'être mauvais. Or dans la façon dont Aude présente son livre, on a vraiment l'impression d'une tentative désespérée et assez naïve pour attirer l'attention et obtenir une publication.
Si je reproduis ce message aujourd'hui, c'est que je crois que nous sommes beaucoup à partager cette "malédiction du wannabe". A mesure que l'on subit les refus des éditeurs, on a tendance à écrire de moins en moins pour soi et de plus en plus pour séduire les autres.
Mon conseil à cette jeune fille serait d'ouvrir un blog: pas tellement pour parler de son livre, mais plus pour satisfaire son besoin d'attention. Car ouvrir un blog, c'est rentrer dans la sphère publique. Et la publication d'un roman obéit au même besoin: celui d'être reconnu et entendu, celui de laisser une empreinte (même temporaire et vite effacée...)
Rédigé à 00:52 dans Les conseils de Wrath | Lien permanent | Commentaires (52) | TrackBack (0)
Réfléchir sur les stéréotypes dans les manuels scolaires, c'est l'objectif que s'est fixée une équipe de l'université Paul-Verlaine de Metz, dans le cadre d'un rapport commandé par la Halde (Haute Autorité en charge de la Lutte contre les Discriminations et pour l'Emploi). Et je dois dire que leurs conclusions sur la discrimination des seniors sont franchement surréelles.
Extrait: "Nous n’avons pas eu la possibilité, faute de temps, d’étudier les textes des manuels. En effet, certains textes pourraient contenir des stéréotypes. Par exemple, en français, le poème de Ronsard « mignonne allons voir si la rose » est étudié par tous les élèves. Toutefois, ce texte véhicule une image somme toute très négative des seniors. Il serait intéressant de pouvoir mesurer combien de textes proposés aux élèves présentent ce type de stéréotypes, et chercher d’autres textes présentant une image plus positive des seniors pour contrebalancer ces stéréotypes."
Ah ah, Ronsard en ennemi des seniors! Si ce brave Phillipe Murray était encore de ce monde, il se délecterait de ces dérives du politiquement correct. Pourquoi ne pas réécrire "Mignonne allons voir si la rose", tant qu'on y est? Cueillez, cueillez votre vieillesse...
Merci au magazine Lire (décembre 2008) pour l'info
Rédigé à 23:28 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (13) | TrackBack (0)
Les habitués de la blogosphère ont peut-être déjà entendu parler des éditions Sulliver, qui ont publié "La littérature à contre-nuit" de Juan Asensio (alias le stalker) l'année dernière. Les éditions Sulliver sont surtout spécialisées dans les sciences humaines, mais publient également des essais, études, romans, pamphlets...En clair, tout ce qui tourne autour de la ligne éditoriale "prof d'université". Bref, un peu trop sérieux pour moi :)
J'ai quand même parcouru "La Déshumanisation de l'art" avec intérêt. Ecrit par José Ortega y Gasset, intellectuel espagnol du début du 20ème siècle, "La Déshumanisation de l'art" examine les objectifs de l'art moderne: rejet de la tradition, volonté de cultiver un style ludique, dépassement de la mimésis.
Pour ceux qui s'intéresse à l'Espagne des années 20, l'étude préliminaire écrite par Paul Aubert et Eve Giustiniani se révèle très instructive. Pour tout dire, je ne savais même pas que Barcelone était déjà à l'époque une ville cosmopolite attirant les artistes du monde entier (entre autres Picabia et le peintre russe Charchune).
Cela dit, il est évident que "La Déshumanisation de l'art" s'adresse à un public restreint d'étudiants et de profs de facs. J'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre la stratégie marketing de l'attachée de presse, qui a envoyé ce livre à un certain nombre de blogueurs.
D'après Edistat, le livre s'est vendu à 60 exemplaires depuis sa sortie le 7 novembre dernier. L'essai de Juan Asensio s'est quant à lui écoulé à 83 exemplaires depuis l'année dernière. Quand je vois ces chiffres, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur l'utilité de ces petites maisons d'édition, grassement dotées par le contribuable. Pourquoi ne pas publier ces textes "difficiles" sur Internet? Il me semble qu'une publication online permettrait de toucher un public bien plus large, avec des coûts beaucoup moins élevés...
Dans cette perspective, "La déshumanisation de l'art" prend un sens nouveau. Un art pratiquement sans lecteur, un art cloisonné dans le ghetto des micro-maisons d'édition, un art dés-humanisé en somme...
Rédigé à 00:13 dans Ecrivains/ Editeurs en marge | Lien permanent | Commentaires (13) | TrackBack (0)

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