Ma Photo

Twitter

  • Follow wrath_lmj on Twitter

Mon ancien blog

Revues littéraires

« La maldiction du wannabe: comment survivre quand personne ne veut entendre ce qu'on a dire? | Accueil | Ecrivain et critique littraire: des rles incompatibles »

18 décembre 2008

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451924f69e201053683f549970c

Voici les sites qui parlent de Zulma, 4 salariés pour des centaines de manuscrits par semaine (et tout est lu! si, si...) :

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

sirius

je serais curieuse de lire quelques pages de Crevez tous... par exemple les 5 premières. Tu ne pourrais pas en publier quelques pages ?.... Tu n'as jamais envisagé de le retravailler ? Stephen King dit qu'il faut laisser reposer six mois, au moins, avant de reprendre et de sabrer impitoyablement : au moins 10% en moins.

J.K Toole

Si le King le dit...

Thierry Tuborg

Mince alors, dans ce courrier, il y a bien écrit noir sur blanc : "Nous vous engageons..."

El Dottore

"Crevez tous, useless cunts". Le titre est trop mauvais pou passer la barre de la première (bonne)impression. Si l'incipit n'est pas en béton armé, ça va être dur de passer la deuxième épreuve: le test réussi de première page tournée.

(Dans le genre grossier, "Mort aux cons" passait mieux...mais tout ça reste très connoté "révolte d'ado boutonneux qui crie sa haine de la société pourrie"...sujet rebattu s'il en est)

Seule une écriture époustouflante pourrait sauver ce titre. Faut voir.

Marie-Christine

Par chance, le choix d'éditer un livre ne repose pas sur le titre proposé par l'auteur. Titre qui, en général, est décidé par l'éditeur.

El Dottore

Allons bon. Et d'où sors-tu cette certitude? L'auteur pourrait écrire des centaines de pages mais laisser le choix (crucial)du titre à son éditeur? Tttt...il peut toujours prendre en compte une (bonne) suggestion mais la décision finale est de son ressort.

J.K Toole

Besoin de vos lumières, petits potes virtuels. Je cherche de grands auteurs contemporains (français éventuellement), histoire de changer de mes Dosto, Buko, Kerouac, Miller, Céline... Suis un peu largué en matière de modernité (à part Antunes). J'ai bien essayé Houellebecq, mais bon, c'est pas trop mon truc les romans de gare...
Merci !!!

El Dottore

US: Cormac Mc Carthy, Ph. Roth, Hubert Selby.
F: R.Jauffret, Agota Kristof, Modiano, J.Ph Toussaint.
I: Erri de Luca.
E: Edouardo Mendoza.
GB: Will Self, JG Ballard.
CH: Fr.Dürrenmatt, Valère Novarina, Martin Suter.

(de quoi occuper ton année 2009)

J.K Toole

Merci beaucoup, El Dottore. Je note.
Ballard je comptais déjà m'y mettre. Roth j'aime beaucoup sa série sur Zukerman (Portnoy, ma vie d'homme...). Selby je connais Last exit. Kristof, j'ai dû le voir mentionné dans le journal de Dantec... Modiano, j'ai essayé un livre audio qui m'a assez peu touché. Le reste m'est totalement étranger, je vais donc faire un tour du côté d'Amazon... Encore un grand merci pour ces pistes...

Une Ville Un Poème


Quatre salariés, c'est déjà bien pour une maison d'édition.

Parfois, il y en a moins.

Daniel Fattore

@El Dottore: Dürrenmatt est mort. Mais chez les bons Suisses actuels, on trouve aussi Bernard Comment, Jean-Louis Kuffer, et Paul Nizon, entre autres.

Et si vous aimez (et qu'avoir reçu le Goncourt n'est pas pour vous une tare rédhibitoire), Jacques Chessex n'est pas encore mort non plus.

Par ailleurs, Yasmine Char travaille en Suisse.

sirius

Hors sujet, JKToole, Wrath va sévir mais bon, allons-y :
siri hustvedt "tout ce que j'aimais"
doug allyn "l'instinct de la meute"
lionel shriver "il faut qu'on parle de Kevin" et "Post Birthday World" (à paraitre en 2009 en français)
JPH Toussaint, oui, excellent.

Nicole

Toussaint et Jauffret sont d'un ennui mortel mais bon, chacun ses goûts.
"Il faut qu'on parle de kevin", de Lionel Shriver ( Lionel est une femme, je précise) est le roman qui m'a le plus bluffée ces dix dernières années.
K Toole: j'aimerais bien pouvoir écrire des romans de gare à la façon dont le fait Houellebecq; cette manie apparue récemment de dénigrer cet écrivain est assez pathétique.

J.K Toole

Nicole: juste rééquilibrage...

Marc Galan

Chez de Villers (SAS), les salopes, y compris scandinaves, sont tropicales. Chez Houellebecq, elles sont innocentes. On voit donc tout de suite qui écrit des romans de gare et qui fait de la vraie littérature.

El Dottore

"Toussaint et Jauffret sont d'un ennui mortel."

Nicole,
attention à la "LMJ attitude": elle ne grandit jamais son auteur.

Un exemple: si vous trouvez la cavalcade et la passion révélée des deux amants dans un train en Chine ennuyeuse (dans "Fuir" de JPh. Toussaint), je ne peux rien pour vous.
Même chose pour n'importe quelle nouvelle de "Jeux de plage" ou de "Fragments de la vie des gens" de r. Jauffret.

sirius

Toussaint est belge. Je recommande "la télévision", dont certaines scènes me restent encore à l'esprit - et me font encore rire. C'est dire la puissance évocatrice... C'est l'histoire d'un quinqua en séminaire à Berlin qui garde l'appart' de ses voisins et... lisez-le je n'ai pas la patience de vous le vendre !

Reine Bale

Si ça peut te consoler Wrath,j'ai reçu exactement la même lettre de la part de Zulma ! Il va falloir qu'ils changent les formules de cette lettre-type (qui n'en semblait tout à fait une ; mais c'est la nouvelle stratégie des éditeurs : donner l'impression à l'auteur qu'il est important pour ménager sa susceptibilité ! Le cynisme n'a pas de limite !). Serge Safran, quant à lui, a-t-il connu des difficultés pour se faire publier son livre La stagiaire ?. Je te conseille de lire les premières pages pour te faire une idée de cette auto-fiction "révolutionnaire" (!)
Reine Bale.

Un badaud

Conseils de contemporains (je m'autorise les morts récents):
US: Pynchon (V. et Vente à la Criée du Lot 49), DeLillo, Lowry (Au-dessous du Volcan)
France: Claude Simon (La Route des Flandres)
Algérie: Kateb Yacine (et surtout Nedjma, au style magnifique)
Pologne: Gombrowicz (tout, et surtout Cosmos)
Argentine: Sabato (et surtout son livre Héros et Tombes)
Brésil: Guimaraes Rosa (le roman à lire: Diadorim évidemment, l'un des romans les plus fascinants du XXème siècle)
Allemagne: Sebald (Les Anneaux de Saturne)
Japon: Murakami (tous ses livres)

max léon

En contemporain, pas grand-chose : je citerais quand même Ellis et Kundera. Je suis justement dans Sutree de McCarthy, y'a quelque chose mais j'ai des doutes sur la VF. En idée cadeau pour les gars qui aiment le foot : Fever pitch, de Nick Hornby. Y'a aussi le Basketball Diaries de Jim Carroll. Concernant Gombrowicz, j'ai lu Ferdydurke et j'ai été déçu : là encore, la VF me laisse sceptique.

Sinon, vu tes lectures : Kafka, Fante, Hamsun, Boulgakov, si ce n'est déjà fait.

Une Ville Un Poème

Eh ! Daniel !

Et M. Philippe Jaccottet, qu'en fais-tu ?

Vous citez des écrivains pas terribles, non ?

wrath

@Reine Bâle: c'est quand même une très mauvaise lettre de refus-type. Le "cher madame, cher monsieur" est effrayant...

@les autres: pour la discussion sur les meilleures lectures de l'année, c'est ici:
http://wrath.typepad.com/wrath/2008/12/the-wrath-selection-les-meilleurs-romans-de-2008.html

J.K Toole

Max :Boulgakov, c'est noté. Les autres je connais.
Grazie...

Juliann

bon pour donner mon sel, je dirais aussi
FR: Je dois avouer que je lis rarement FR parce que trop mauvais... (sic)
US: Ian Levison, Bret Easton Ellis,
GB: David Lodge,
JP: Yoko Ogawa, Murakami Ruy et pas Haruki

Sinon, pour rebondir sur Zulma, leur production de livre a augmenté ces dernières années et sincerement si 4 personnes suffit à lire des centaines de manuscrit par semaine, ça me renforce dans l'idée que je me fais de la qualité de la production litteraire en France et c'est bien dommage.

PhJ.

Toole : les deux seuls romans d'Eddie Little (qui est mort mais on ne peut plus "contemporain") : Encore un jour au paradis, et Du plomb dans les ailes. Si tu n'aimes pas, je mange mes chaussettes, juré.

Pour Zulma, bon, c'est vrai que le "madame, monsieur" est grotesque, mais sinon, il n'y a rien de scandaleux à envoyer une lettre type.

Georges F.

Pour en revenir au sujet, une personne à temps très partiel suffirait à lire les mnauscrits qui arrivent chez Zulma : trente secondes pour lire le pitch (quand l'auteur pense à le donner), trente autres pour parcourir la première page, c'est largement suffisant pour recaler 90% des candidats,et c'est déjà un gaspillage de temps. Avez-vous une idée de ce qui débarque chez les éditeurs ? J'ai fait une fois l'expérience sur les arrivages du jour, c'est atterrant. 70% des manuscrits ne méritent pas le timbre qu'on collé sur l'enveloppe kraft, et 20% sont des erreurs videntes de ciblage. Pourquoi diable voulez-vous que les éditeurs continuent à lire des manuscrits impubliables chez eux ?

valy christine

Vous commencez, Georges à avoir la grosse tête...
c'est dû à quoi ce gonflement ?

François Martini

Non, Valy, c'est très connu et vérifiable chez n'importe quel éditeur.


valy christine

Moi je dis que, si on ne les lit pas, on ne peut savoir s'ils sont ou pas publiables. Si on part de cet à priori que tout ce qu'on reçoit c'est du déchet, on met tout à la déchetterie,y compris les "publiables", y compris les "génies".
...pour bien préciser, lire les manuscrits ce n'est pas un "gaspillage de temps", c'est leur métier de le faire avec application et devoir. Si ils ne peuvent pas faire ça, il faut changer de métier.

François Martini

La seule manière de les obliger à changer de métier, c'est de ne pas acheter leurs livres…

PhJ.

Il ne faut pas non plus exagérer, Valy Christine. On ne peut pas repérer un bon livre au bout de trois pages, mais on peut à coup sûr repérer au bout de trois pages un mauvais livre.

Marc Galan

Alors, pourquoi cette foutue exigence du manuscrit entier ? Au bout de 3 pages, on saurait répondre au "possiblement bon" : envoyez le manuscrit complet. Le reste aurait juste payé son petit timbre, + le timbre pour la réponse, et recevrait un avis négatif.
Les manuscrits n'encombreraient plus les maisons d'éditions (ce sont elles se plaignent). Alors, à moins de voir dans l'envoi du manuscrit complet un "rite d'initiation", quelle est la logique de cette exigence ?

valy christine

Non, non, et non, PhJ, un bon livre, celui qui touche notre sensibilité, celui qui apporte une vision originale de la vie, celui qui bouleverse, non, ce n'est pas les premiers pages qui nous dit l'histoire bien au contraire, non, il y a des livres qui pendant les premiers trois pages on respire, on s'ennuie, on rentre dedans en douceur, presque en catimini, et ensuite on commence à étouffer, à sentir, à monter, c'est un peu comme l'amour, qui démarre en douceur,en câlin,et qui fini en bonheur...au fil des pages, au fil d'avances, au fil de temps, au fil d'espaces, au fil de personnages, au fil de pensées, au fil de route, au fil de ...
Allez, honnêtement, si on devine le style au bout de trois pages,c'est que le lecteur ne vaut pas grand chose,prenez trois pages de Zola, au hasard, vous allez même pas savoir que c'est Zola, il faut rentrer dans son atmosphère, dans l'esprit du personnage, dans le temps, dans l'épais de son histoire, arrêtez vos clichés s'il vous plait...

Georges F.

Le schéma proposé par Marc Galan est effectivement plein de bon sens. Mais il compliquerait le circuit chez l'éditeur, il risquerait de créer de l'espoir chez l'auteur "possiblement lisible", avec les risques de harcèlement, de pression, voire d'inscrustation qu'on redoute. On préfère donc gaspiller l'argent de l'auteur plutôt que le temps de l'éditeur.
Valy Christine, je suis désolé de vous contredire : non, il n'y a aucune obligation pour l'éditeur à poursuivre la lecture d'un manuscrit qui ne lui fait pas envie. On ne devient pas éditeur par goût de la mortification. Il est vrai que, parfois, en arrêtant la lecture au bout d'une page - ou de trois - on passe à côté de très bons auteurs. Il y a chaque année des pleurs chez les éditeurs en découvrant les succès de la rentrée, ils les ont souvent eus entre les mains sans les retenir. ils s'en souviennent même parfois.
Il n'y a aucun gonflement de tête, Valy Christine, quand je vous décris ces façons de faire, ce sont simplement celles de la profession face aux réalités de l'offre : chez les éditeurs, le facteur chance n'est pas négligeable. Ils l'acceptent dans leur démarche.
Confier le tri des manuscrits à un stagiaire, comme cela se fait souvent, c'est aussi très aléatoire, non ?
Je l'accepte et je le dis d'autant plus humblement que j'ai chez moi une très belle collection de lettres de refus.

Marc Galan

Vous savez, georges, je me souviens d'un article du nouvel obs rempli d'anecdotes sur les rapports expéditeurs de manuscrits/éditeurs. Même avec la méthode actuel, harcèlement, pression et incruste n'ont jamais manqué. Je ne crois pas que ça aggraverait vraiment le cas.
Peut-être même cela irait-il mieux. On s'inquiête moins pour une simple lettre que pour un manuscrit. Les wannabes retenus seraient, certes, un peu^plus fébriles, mais les autres, moins... Il parait qu'il y en a beaucoup qui pleurent pour récupérer leur manuscrit, ou viennent faire un scandale. Je ne crois pas que l'éditeur gagne beaucoup de temps actuellement.
Mais l'auteur perd de l'argent, et cela doit plaire à certains éditeurs. Punition pour envoyer des manuscrits, pensent-ils.

François Martini

L'une des raisons possibles de la demande de manuscrit entier est qu'ainsi cela coûte cher à l'auteur : il doit donc être plus motivé par son envoi que si c'était bon marché. L'éditeur (espère qu'il) reçoit ainsi moins de manuscrits, bien que cela soit encore trop.

Pour ma part, lorsque je flâne en librairie, je ne lis jamais les premières pages, mais toujours au milieu du livre, pour voir si l'écriture m'accroche ou pas. Je crois que si j'étais éditeur, c'est ce que je ferais aussi.

Ah, oui, il y a un détail important : les éditeurs ne sont pas à la recherche de manuscrits, il y en a déjà trop. Ils cherchent des acheteurs de livres.

valy christine

@François
C'est vrai, vous parlez d'une réalité, moi je parle d'un idéal...
@ Georges
En fin, les éditeurs ne sont pas obligés de lire les manuscrits, d'accord; le menuisier n'est pas obligé faire les meubles, le cuisinier n'est pas obligé faire la cuisine,le conducteur de tramway n'est pas obligé de conduire l'engin, les écrivains ne sont pas obligé d'écrire...
c'est vrai, nous n'avons aucune obligation, et heureusement! Chacun fait ce qu'il fait pour des raisons qui lui appartient, allez Georges, je vous souhaite une bonne dimanche ( j'ai acheté la diablada et les tris premiers pages ne me plaisent pas du tout,mais comme je ne crois pas à la pratique "les trois pages", je continue)

PhJ.

Valy Christine, vous n'avez pas bien compris ce que je voulais dire, j'crois. Car ce que je veux dire, c'est exactement ce que vous dites : on ne peut pas repérer un bon livre au bout de trois pages. Si on lit les trois premières pages de n'importe quel chef-d'oeuvre, personne ne peut affirmer que ce sera un bon livre. Mais en revanche (et là c'est à vous d'essayer d'éviter le cliché genre il y a un génie en chaque être humain, un chef-d'oeuvre potentiel en chaque livre), on peut, après avoir lu trois pages plates et très mal écrites, affirmer que ce sera un mauvais livre. Je ne sais pas, c'est comme avec les hommes. Si une amie à vous est abordée dans la rue par un type aux cheveux gras, qui sent fort des pieds, porte une croix gammée en badge et lui dit en rotant : "Tu veux pas goûter à mon gros saucisson, salope ?", ne me dites pas que vous allez lui reprocher de ne pas avoir pris quelques heures pour dîner avec lui et mieux le connaître ?

Pour les trois pages envoyées seules, Marc, je ne vois pas trop où serait l'avantage, franchement. Seuls les très mauvais manuscrits en bénéficieraient. Pour les autres, ce serait deux fois plus d'enveloppes, deux fois plus de temps à attendre...

valy christine

C'est vrai Philippe j'ai cette tendance de croire que chaque être humain à quelque chose de bon en lui, que chaque être humain, en dépit de son apparence physique ou verbale,mérite le respect. Suis-je idéaliste ? Peut-être...
Mais vous le savez aussi bien que moi que les êtres humains portent un masque d'apparence et une fois enlevé ce masque, on découvre l'authentique du personnage, et là, je suis d'accord avec vous, on peut aimer ou detester,
amicalement, V.

Marc Galan

Philippe, il semble, d'après les éditeurs, que 70 à 90% des manuscrits sont très mauvais, et que cela apparait dès les 3 premières pages. Donc, s'il n'y a plus que 10 à 30% de gens sérieux à traiter, même s'il y a plus de manutention à leur niveau, chacun est gagnant.
Tiens, rien qu'ôter/remettre un manuscrit trop épais dans une enveloppe qui n'est pas à soufflets, ça fait perdre un temps fou.

robert

On ne parle pas des trois premieres pages mais des trois premiers chapitres comme cela se fait ailleurs. Suffisant pour reperer les romans prometteurs et rejeter les mauvais. Tout le monde y gagne, sauf les papeteries bien sur!

max léon

Si 70% à 90% des manuscrit reçus sont mauvais, alors les éditeurs font un boulot formidable : 90 à 95% des livres finalement édités étant mauvais.

Marc Galan

Ce qui signifierait qu'ils ne choisissent pas, mais qu'ils tapent au hasard dans la pile reçue ?
En plus des livres chaudement recommandés, c'est ainsi qu'on arriverait à ce pourcentage.

PhJ.

Je ne sais pas, Marc, je trouve que ça compliquerait beaucoup les choses. Ça les simplifierait seulement pour ceux qui n'ont pas envie de se donner trop de mal. Mais encore une fois, si on n'est pas prêt à perdre un peu de temps et d'argent pour faire éditer son livre, qu'on trouve autre chose pour satisfaire son égo...

J'inverserais les chiffres, Max. 90 % des livres édités sont de mauvais livres, et 98% des manuscrits envoyés sont de mauvais manuscrits.

François Martini

>>90 % des livres édités sont de mauvais livres, et 98% des manuscrits envoyés sont de mauvais manuscrits.<<

Ce qui nous ramène aux environs du mythique 1 pour 1000 qui fait tant rêver…

PhJ.

Bon, en même temps, c'est comme ça dans mal de domaines, hein, François ? Que dire des peintres ou des joueurs de foot ?

Marc Galan

Si c'était aussi compliqué de jouer au loto que d'envoyer un manuscrit, personne n'y jouerait.
surtout que le bénéfice du manuscrit est faible par rapport à celui du loto. Un Marc Levy a sûrement moins gagné dans toute sa carrière que le recordman du loto.

PhJ.

Oui mais, euh, Marc, tu ne trouves pas qu'il y a justement, comment dire, une petite différence entre les deux ? Ecrire, c'est juste espérer gagner le gros lot ?

Marc Galan

Non, mais si on envoie un manuscrit, c'est bien qu'on a une idée de gain derrière la tête... ou on distribue son texte libre de tous droits et intégralement sur le net.
Donc, il y a une parenté, même si beaucoup de gens qui expédient des manuscrits disent "J'écris pour moi-même".
Par ailleurs, écrire sur le net donne aussi des résultats (pour les poètes, du moins). J'ai un ami qui est invité, voyage et séjour payé en bulgarie et turquie, pour réciter ses poésies... que son mécène a vu sur le Net.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

PODWRATH: interviews d'écrivains et éditeurs

S'abonner aux PODWRATH

stats