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Revues littéraires

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10 janvier 2009

Commentaires

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François Martini

Je n'ai pas vu : où est le compte-rendu de la déception ?

PhJ.

Lise-Marie, vous ne trouvez pas qu'il y a assez comme ça de romans à but uniquement lucratif ? (La prochaine fois que vous passez dans une gare, arrêtez-vous devant la vitrine "meilleures ventes" d'un Relay, il n'y a que ça.) Si en plus il fallait en fabriquer des ribambelles de nouveaux dans des ateliers de "commercial fiction", ce serait l'invasion.

Juliann

@PhJ: je pense que pour débuter et se faire voir de tout le monde rien ne vaut un bon truc commercial, une fois que vous avez le pied dans la place, vous pouvez écrire ce que vous voulez réellement...

Donc Lise-Marie, y êtes vous allé à ce stage de creative writing?

Nicolaï Lo Russo

@Juliann. Oui c'est vrai ça, vous avez raison. Lévy, Musso, Werber, Coelho, Steel, Higgins-Clark, etc., l'ont parfaitement compris. Et intégré. Avec leurs millions de livres vendus en 43 langues, la littérature mondiale connaît un renouveau sans précédent. Une véritable cure de jouvence. Maintenant qu'ils peuvent faire "ce qu'ils veulent réellement".

sirius

j'aime bien la comparaison avec la drogue, c'est subtil.

PhJ.

D'une part, Juliann, "ce qu'ils veulent réellement", c'est vendre plein de livres, donc ils continuent à le faire ensuite, oui. D'autre part et surtout, même dans votre vision euphorique des choses, ce n'est pas le meilleur moyen de "mettre un pied dans la place". Quoi qu'on en pense, il est bien plus difficile d'écrire un gros livre commercial qui va se vendre à 300 000 exemplaires qu'un petit livre intimiste qui sera publié et vendu à 1 000 exemplaires – ou 5 000. C'est ça, le bon moyen de mettre le pied dans la place.

Nicole

@Ph.J
Vous abusez, là, quand vous sous-entendez qu'il est plus difficile d'écire "Mes amis , mes amours" ou "La consternante", non pardon, "La consolante" qu'une oeuvre littéraire digne de ce nom. Bon OK, Gavalda est un peu moins mauvaise que certains autres, mais ses deux derniers romans sont tout de même assez affligeants.
Un exemple contraire: Muriel Barbery a écrit un livre intelligent, sensible, bien écrit, bourré de références culturelles. Elle en est à un million d'ex; pourtant son livre n'a sûrement pas été plus "facile" à écrire que les bluettes des Musso, Lévy et CIE. Et il se vend très bien. De temps en temps les miracles se produisent.

Once upon a time

Bon sang, réveillez-vous, "L'élégance du hérisson" est un livre prétentieux bourré de références pseudo-philosophique qui n'ont d'intérêt que de prouver la culture de l'auteur. Je ne parle même pas de l'écriture, froide et pédante, ou de cette volonté de faire du bon sentiment mais avec intellectualité... M. Barbéry a probablement voulu écrire un livre disant que derrière les petites gens se cachent souvent un pouvoir de réflexion que l'on ne peut imaginer et ses adorateurs semblent penser qu'en disant du bien de son livre, ils deviennent eux aussi de "grands esprits"... Aujourd'hui il semble tellement plus de bon ton d'aimer Barbéry que Lévy que cela me fait sourire...
Avez-vous réellement aimé ce livre?

Nicolaï Lo Russo

"L'élégance du hérisson", de M. Barbery. Ouh là, sujet de désaccord entre PhJ et moi : Lui, trouve que c'est un chef d'oeuvre absolu (et les chiffres de vente semblent lui donner raison) ; et moi je pense que c'est un petit bouquin de prof de philo, juste habile, écrit laborieusement à la brucelle et à coups de références qui font "intelligent" (et donnent l'impression au lecteur — flatté — de l'être aussi), mais dont l'auteure a bien du mal à se mettre à la place de ses personnages, de leur prêter une voix propre,(on y croit pas, en tout cas pas moi), et surtout, surtout, proposer un "finish" réussi — la fin étant totalement ratée, consternant "diabolicus ex machina" en forme d'accident (où la concierge finit écrasée par une bagnole, si je me souviens bien. Fallait bien finir.)
Bon, j'vais encore me faire des amis, ce coup-là.

Comme ci ou comme ça, c'est difficile d'écrire. Je dis bien "écrire".

Léonie Colin

Concernant Muriel Barbery: comme Nicole, que ce soit de bon ton ou non.
Concernant le bon ton,certains mal vus de la littérature reviendront sûrement parmi les élus, c'est le cas de Lelouch pour le cinéma et c'est arrivé à d'autres...

Nicole

Eh oui j'ai aimé ce livre. Je l'ai lu bien avant qu'il ne devienne un best seller. Je l'ai prêté à des amis. Certains ont aimé, d'autres moins. Je ne comprends pas ce qu'on lui trouve de prétentieux. Moi, ce livre m'a émue, comme j'ai pu être émue par "La petite fille de Monsieur Linh" ou "Terre des oublis". Des romans qui eux aussi se sont très bien vendus. J'ai des goûts très variés; mon seul critère, que le roman ne me tombe pas des mains au bout de dix pages, ce qui peut arriver aussi bien avec un roman dit intello qu'avec un navet écrit avec les pieds.

Nicolaï Lo Russo

@Once upon a time. Ah tiens, j'me sens moins seul tout à coup. Nos messages se sont croisés. En effet, c'est un livre qui, indéniablement, tend à rassurer le lecteur sur l'existence "pas si lointaine" de vagues souvenirs scolaires. Et puis les "gens de peu" avec un QI de 150, c'est quand même hyper porteur, en ces sombres temps. Fallait y penser, quand même.

François Martini

Gavalda, Houellebecq ou Barbery, ce sont des best-sellers "par accident", imprévus, la divine surprise.

Levy, Musso, Nothomb, ce sont des best-sellers programmés, écriture + commercialisation. La démarche n'est pas la même. D'un coté c'est un artisanat qui réussit, de l'autre, c'est une industrie et son marketing.

alma

complètement d'accord avec Nicolaï lo russo sur l'élégance etc. Quelle prétention dans ce livre! quelle fin qui se fout de la gueule du lecteur!

PhJ.

Hey, Lo Russo, trafiquant de paroles ! Je n'ai jamais dit que c'était un chef-d'oeuvre absolu (tu devrais faire journaliste, tiens). Non, j'ai dit que j'avais aimé, que ça m'avait touché, et tout ça. Y a une différence. Quant à la prétention, je n'ai jamais rencontré quelqu'un de si peu prétentieux que M. Barbery, donc à mon avis, ce n'est que dans l'oeil du lecteur qu'apparaît cette pseudo prétention.
A part ça, Nicole, bien sûr qu'il est mille fois plus difficile d'écrire Mme Bovary ou les Illusions perdues que Et si c'était vrai ou je ne sais quelle daube best-seller de Musso. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Quelqu'un disait plus haut que c'était "un bon moyen de mettre un pied dans la place". Non. Pour mettre un pied dans la place (c'est-à-dire être édité, si j'ai bien compris), il est beaucoup plus simple d'écrire un roman qui se vendra à 1000 ou 5000 exemplaires (je ne parlais pas du tout de chef-d'oeuvre, là encore, ni même de bon livre), un livre moyen, quoi, comme on en publie 700 chaque année, qu'un gros truc commercial qui va exploser les ventes. Lévy et Musso écrivent comme des pieds des bluettes innommables, mais il n'empêche, si tout le monde pouvait le faire, il en sortirait un comme ça toutes les semaines. C'est comme Obispo ou Barbelivien, disons. Ce qu'ils font est pathétique, mais il n'y a qu'eux qui peuvent le faire...

nicole schou

@Ph.J. "Ce qu'ils font est pathétique, mais il n'y a qu'eux qui peuvent le faire".
Là je vous rejoins totalement. Lévy est un homme charmant, je l'ai vu à une conférence dédicace et je peux assurer que toutes les femmes (y compris ma pomme ) étaient sous le charme. Parce qu'il est beau, intelligent, bien élevé et qu'il veut tellement séduire qu'il parviendrait à embobinner à peu près toute créature hétérosexuelle de 7 à 97 ans. Qu'un type aussi chouette écrive des histoires aussi cucul la praline m'étonne donc et me déçoit. Cela dit, il y met son personnage de beau mâle quarantenaire aisé, sentimental et généreux et on peut effectivement dire que tout le monde ne peut pas être Marc Lévy.

Nicolaï Lo Russo

@PhJ. Bah, juste que dans "ton" podwrath, tu prononces le mot "chef-d'oeuvre" à l'endroit du livre de Barbery. Si si ch'tassure ; ça m'avait frappé d'ailleurs. Pour "absolu", c'est vrai, c'est de mon invention on va dire. Mais quelle différence y a t-il entre un chef d'oeuvre et un chef d'oeuvre "absolu" ? Elle est minime je crois. Enfin brèfle comme dirait Béru, on va pas en faire une thèse non plus. Journaliste ? Ça existe encore ce métier ? Prends soin de toi, mec.

Quant à Barbery, je sais de source à peu près sûre qu'elle prépare la suite : "L'éloquence du pélican", l'histoire d'un wannabe hémiplégique, qui, pour se faire publier, se fait passer pour un cousin éloigné de Marc Lévy.

cassiopée

Moi, ça me parait complètement stupide de se dire, tiens je vais prendre la recette Gavalda ou Lévy pour faire un best seller. Si on réfléchit bien, quand quelqu'un arrive à faire un best-seller, c'est parce qu'il apporte quelque chose de nouveau, pas forcément un chef d'oeuvre littéraire, on est d'accord. Ainsi, Lévy a commencé à sortir une bluette un peu fantastique remontant le moral. Des gens en avaient besoin. Da Vinci code, c'est un peu sur la religion, Bernard Weber sur les fourmis, à chaque fois, c'est un nouveau créneau. Après, ces personnes continuent de beaucoup vendre parce qu'il y a des gens avec des habitudes, qui veulent retrouver le même sentiment. Mais pourquoi s'embêteraient-ils à lire du sous-Lévy, du sous-Weber, etc. Leur capacité de lecture est limitée. Et puis, ça serait probablement pire. Levy, on peut dire tout ce qu'on veut, mais ses histoires sont émouvantes, parce qu'on sent qu'il les racontent sans tricherie et qu'il croit à ce qu'il raconte. (Bon, j'ai pas lu toutes ses histoires non plus, mais son dernier livre se laisse lire).

Vinosse

Phj.: "Lévy et Musso écrivent comme des pieds des bluettes innommables"

Bizarre pour moi votre phrase...

J'imagine mal des pieds velus venir écraser du poids de leur talent de charmantes fleurettes bleues, comme des violettes de Toulouse, et pas comme le bleuet, symbole républicain, ni la fleur de la chicorée sauvage, qu'on prend souvent pour lui!

On se sert trop souvent de la campagne pour illustrer ici:

la bouse ! la bleuette ! le bourin !

Moi je propose aussi: la taupine! Le rutabaga ! la chiche à balai, etc.

wrath

@Juliann: je vais probablement m'inscrire cet été, quand j'aurais un peu plus de temps.

J.K Toole

Dans le registre loisirs créatifs, pourquoi ne t'essaierais-tu pas à la peinture sur pot ?

J.K Toole

« Mais le livre est agonique – il a fait son temps – Ce ne sont plus des livres les romans actuels ce sont des scénarios – Le cinéma bouffe tout – Il restera les « livraisons » pour débiles mentaux qui traînent par millions dans les gares, les trains, les chiots, les ateliers… » (Céline, 8 octobre 1953.)

Juliann

@Francois martini: je pense que vous avez raison, en parlant de best sellers par accident ou programmés. Mais cela n'empêche pas que les auteurs que vous citez sont mauvais (petit bémol pour Houellebecq).

J.K Toole

Alors tout petit le bémol. Jamais vu de plus grand décalage entre les prétentions d'un auteur, sa reconnaissance du milieu (une partie) et son réel apport littéraire (à moins que le style moins que zéro et la tendance à recycler pitoyablement(Huxley, Schopenhauer, Nietzsche...) ne puissent être considérés somme conceptuellement intéressants).

Marvin331

Et c'est Papa qui vous finance à glander et vous paie vos cours de "Creative W." ?
Essayez la peinture, et je vous envoie des crayons de couleurs.
Trop poilant, votre blog !

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