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02 février 2009

Commentaires

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Marc Galan

Tiens, "Redécouvrons l'art du storytelling". C'est bien dit... mais un éditeur avec qui je discutais m'a dit fort aimablement que "un écrivain, c'est pas fait pour raconter des histoires. On laisse ça aux américains et à leurs usines de divertissement".
Je crois que les cinéastes sont dans le même état d'esprit.

Michel M

Meuh non, le cinéma américain se porte aussi mal que les autres, c'est une crise mondiale. Le cinéma asiatique apporte un peu de fraîcheur, mais transporte énormément de merde comme les autres. J'ai récemment vu "un couple parfait" de Nobuhiro Suwa en DVD, il est vendu comme le successeur d'Antonioni, c'est à pleurer de stupidité. Et les crottes de l'esthète Wong Kar Wai sont très ennuyeuses. "Mesrine" de JF Richet ou encore "Cliente" de J Balasko étaient de bons films, tout en étant loin d'être des chefs d'oeuvre. Le cinéma ne fascine simplement plus les foules, c'est une époque révolue. Entre le cinéma, la télévision, internet et les DVD, le public est au bord de l'indigestion, son sens critique s'émousse, il est de plus en plus difficile de l'émouvoir.

Nicole

Ben désolée, Wrathounette, mais parmi les trois films qui m'ont marquée récemment, il y en a un français ("La graine et le mulet") et un anglais ("This is England", une petite merveille sur le sujet épineux du Nationalisme en GB). Troisième film top: "Funny games" version2. Tourné en langue américaine mais réalisé par un européen!
Je ne déteste pas, loin de là, le cinéma américain mais je trouve qu'il produit rarement des oeuvres subtiles et non formatées. Même "Collision" qui est considéré comme un grand film, je l'ai trouvé bourré de clichés.

le koala

Voilà que l'ensemble chatoyant des expressions politiquement correctes et bien-pensantes s'enrichit d'une nouvele formule délicieusement hypocrite: le "réalisateur non-hollywoodien". Ca fait penser au non-voyant ou au mal-comprenant. Etonnant cette manie de définir les choses négativement, comme si cette terminologie d'exclusion faisait mieux passer la plule. Dire des méchancetés (d'ailleurs assez justifiées à mon sens) sur les réalisateirs européens, c'est trop direct, quelque peu indélicat; il vaut donc mieux dire "non-hollywoodiens". A ceci près que cette approche a pour effet de mettre dans le même sac Bollywood et la "vieille" Europe (qui n'est pas plus vieille que l'Inde, au fait). Or le cinéma indien se porte très bien, merci pour lui.

Par ailleurs, encore l'obsession incontournable de la "bonne technique", en l'occurence le storytelling (Ah, les mots en -ing !! c'est tellement plus HYPE et tellement moins ringard que d'évoquer les capacités narratives). Il y a sûrement des techniques, c'est vrai - il y en a pour tout - mais rabacher que tout est affaire de technique et de méthodologie, c'est balancer la dérangeante question du talent sous le tapis. Or le talent est quelque chose qu'on a ou qu'on n'a pas; la technique peut y pallier en partie, mais sans tripaille ni sensibilité sur laquelle agir, c'est une démarche à peu près aussi vaine que d'espérer un jour peindre comme Michel-Ange en prenant des cours de dessin.

Néanmoins, je ne suis pas en désaccord avec le fond du post - je trouve en effet le cinoche européen et plus particulièrement français incroyablement poussif et mesquin dans ses sujets. Et notamment, certains seraient bien inspirés de comprendre que la nouvelle vague n'est plus "nouvelle" depuis un demi-siècle. Nous faire du faux Truffaut caméra à l'épaule en vantant l'ère du numérique, ça ressemble quand même à des films de stagiaire en sortie de la FEMIS. D'ailleurs il y a, du point de vue des jeunes réalisateurs, beaucoup de premiers films... et très peu de seconds. On peut supposer que ces jeunes gens vont travailler dans la pub, auréolé (légèrement) de leur frêle expérience comme réalisateur de long-métrage.
le koala vous salue.

unevilleunpoeme


Le cinéma américain aussi décline. L'aventure du cinéma est en Asie.

Un badaud

Le cinéma américain possède deux atouts:

- un sens commercial et une recherche de l'efficacité fondée sur des armées de scénaristes et de techniciens spécialisés héritiers d'une longue tradition de "cinéma-show"(décorateurs, compositeurs, effets spéciaux), eux-mêmes fondés sur des moyens financiers incomparables avec ceux dont disposent les cinéastes européens. Ne jamais oublier qu'un grand film américain est généralement une conjonction de talents et d'une quantité invraisemblable de professionnels.

Un film français fonctionne généralement avec un seul réalisateur, un seul scénariste (et parfois zéro quand c'est le le réalisateur lui-même qui se charge du scénario) et des moyens financiers assez ridicules. C'est souvent le film d'une seule personne. Plus l'absence de tradition et de culture du spectacle des grands studios. Difficile de lutter.

- Des réalisateurs audacieux qui capitalisent sur les atouts hollywoodiens précédemment cités pour faire des films dérangeants, originaux, créatifs tout en respectant le moule hyper-efficace et hyper-pro des studios: Tarantino, Eastwood, Synger, etc. Ils apportent leur touche artistique, visionnaire parfois, tout en bénéficiant des moyens et des staffs hollywoodiens.

Cela dit les derniers films américains étaient plutôt décevant: L'Echange (académique au possible), Walkyrie (sans aucun souffle), Che (chiant). Mon dernier enthousiasme américain était pour Batman. Par ailleurs les films indépendants américains type Sundance sont aussi nuls et bourrés de tics que leurs cousins français et européens (couleurs ternes, discours sociologisants, recettes tire-larmes, acteurs moches ou volontairement amochis pour faire authentique, etc.)

Je suis encore jeune, mais je reconnais être très pessimiste sur la qualité générale du cinéma mondial comparé à ce qu'il y avait dans les années 60-70.

Pour donner une idée, une sélection des films sortis en 1967:
- Bonny and Clide (Penn)
- La Chinoise et Week-End (deux des meilleurs films de Godard)
- Oedipe Roi (Pasolini)
- Le Samouraï (Melville)
- Playtime (Tati)
- Les Demoiselles de Rochefort (Demy)
- La Comtesse de Hong-Kong (Chaplin)

Et là vous allez pleurer, ce qui est sorti en 1968:
- 2001 l'Odyssée de l'Espace (Kubrick)
- Théorème (Pasolini)
- Cérémonie Secrète (Losey)
- Baisers volés (Truffaut)
- Il était une fois dans l'Ouest (Leone)
- Faces (Cassavettes)
- La Nuit des Morts-vivants (Romero)
- La Voie lactée (Bunuel)
- Une histoire immortelle (Welles)
- Rosemary's baby (Polanski)
- Flesh (Morissey)
- Je t'aime je t'aime (Resnais)
- La Honte (Bergman)
Et dans le genre "Hollywoodien immortel":
- L'Affaire Thomas Crown
- Bullit
- La Planète des Singes
Sans oublier Barbarella de Vadim ;-)
HALLUCINANT!!!

le koala

J'ai toujours dit que 68 était un grand cru, d'aileurs moi-même je suis né en 68, c'est dire.

Blague à part, je suis assez d'accord. Il semblerait - sans user de grands mots - qu'il y ait là-dedans un laisser-aler, une sorte de décadence molle, une confiance excessive dans la routine des studios. Maintenant je pense qu'il se passe des choses intéressantes du côté de ces réalisateurs qui ont un pied du côté de Sundance, l'autre sur la côte Ouest (les frêres Cohen, qui se sont quand même attaqués à une adaptation de Cormac Mc Carthy - fallait oser), ou bien encore ceux qui passent l'atlantique, réussissant une sorte de synthèse culturelle: comme par exemple Terry Gilliam (qui commence à radoter un peu, apparemment, mais auquel on n'affecte plus un copeck depuis le plantage de son Don Quichotte).
bref, c'est dans les interstices et ami les "transfuges" qu'on trouve encore des perles. nfin, j'ai l'impression - et ça n'est qu'une impression.

Pirloui

Dobermann comme renouveau du cinéma français...
On rigole, on rigole.

Dans la liste des bons films des 10 dernières années, je doute qu'on compte beaucoup de films hollywoodiens.

Gadrel

Le problème du cinéma américain actuel, c'est qu'il tombe dans le graphisme pur et simple, que les studios s'intéressent plus au directeur de la photographie qu'au réalisateur. On a ainsi des films splendides avec des images sidérantes dénuées du moindre contenu, enjeu, lien. Or pas plus que le seul style ne fait un roman, les seules images ne font un film. Il reste néanmoins de grands films, bien plus que sur n'importe quel autre continent, mais le niveau général a fortement baissé.

(Du côté français, on n'a ni images, ni scénarios, ni personnages.)

Yagami

Le problème, c'est que quand un bon film européen sort, les américains préfèrent faire un remake à leur sauce plutôt que de projeter l'original sur leurs écrans. Voilà sans doute ce qui a changé par rapport à l'époque dont parle McKee, c'est une politique un peu plus protectionniste, ce qui est un non sens quand on parle du monde artistique, mais c'est leur choix...
Sinon, le dernier film qui m'a marqué est allemand. Il s'agit de "La vie des autres" (je sais, je ne vais pas souvent au cinéma !;-))

François Martini

Ce qui est très dynamique, en Europe, c'est l'opéra, mais il ne s'adresse qu'à un public cultivé. C'est un art élitiste. :-)))))

Cowliwood

Wrath, votre penchant à la généralisation est comique. Qu'est-ce donc que votre "cinéma européen" ? Et votre "cinéma asiatique" ? Quelle commune mesure entre un de Oliveira et un Schroeder ? Entre un Johnny To et un Tsukamoto ? Entre Bela Tarr et les frères Dardenne ? Quant aux lieux communs débités par certains de vos commentateurs... Le cinéma est mort, gna gna gna, ah Kubrik, ah Sergio Leone, ah Resnais (lequel est toujours vivant, de même que Rohmer...). Moi, c'est Feuillade que je regrette. Et Murnau. Mais j'arrive encore à me consoler avec David Lynch (on fait ce qu'on peut, triste époque, etc.), Tsai Ming-liang, Svankmajer et quelques autres. Sans oublier le génial Arnaud Desplechin.

Pirloui

@Colinwood

Et Herzog, Egoyan, Kitano, Suleiman, Mallick, Tsai Ming Liang, Martel, Van Sant, etc... Et pas un qui soit une cinéaste hollywoodien à proprement parler.

Mais LMJ préfère les très médiocres Kounen et Kassovitz.

Ha ! Ha !

wrath

@Cowliwood: "votre penchant à la généralisation est comique. Qu'est-ce donc que votre "cinéma européen" ? Et votre "cinéma asiatique" ?"

En l'occurence, il s'agit d'une généralisation faite par Robert McKee. Et il faut bien appeler un chat un chat (à moins de supposer qu'il n'y a aucune différence culturelle entre les USA et l'Europe...)

le koala

Parler de génie pour Arnaud Despleschin ??
En quel honneur ?
Parce qu'il est capable de traverser le jardin du Luxembourg et la moitié du cinquième arrondissement avec un bandeau sur les yeux et sans boussole ?

Il me semble qu'on est un peu loin d'Orson Welles, quand même. Cela dit, les goûts et les couleurs ...

Il me semble en tous cas - je ne l'ai pas vérifié - qu'un Desplechin ait quelques difficultés à s'exporter. je sais bien que c'est tout sauf un critère de qualité intrinsèque, mais - hum - on ne peut pas toujours en vouloir à ces béotiens d'étrangers ...

Admiratouille

Allons vers l'admiration et la lumière. Et acceptons aussi l'idée d'un cinéma récréatif. Tout le monde n'a pas soif de culture non plus. Les derniers films visionnés en DVD depuis quelques semaines ou vus au cinéma sont plus qu'excellents de mon côté. Assassination of Jesse James (Réalisateur Néo Zélandais production américaine), The Kite Runner (Réalisateur suisse formé aux USA, production US, comédiens Pakistanais pour la plupart), Slumdog millionaire (réalisateur anglais comédiens indiens), The darjeling limited (réalisateur US), sans compter mes découvertes de ces dernières années dont Susanne Bier, danoise géniale, et Gavin Hood (réalisateur sud africain). J'ai parcouru à l'instant dans un Newsweek de décembre une critique très élogieuse du dernier Desplechin. Le succès tardif d'Anne Consigny me fait très plaisir. Elle était à la comédie française très jeune, et cela prouve qu'en 2009, les femmes dans la quarantaine sont plus qu'à l'honneur et ont de très beaux rôles, pour peu qu'elles vieillissent en harmonie, profondeur, beauté, spiritualité, etc, etc. Ce qui est assez souvent le cas malgré tout.

Rebecca

"Valse avec Bachir"(Ari Folman, Israel) "La graine et le mulet" (Keiche, fç), "La belle personne"(Honoré), "La petite jérusalem" (Karin Albou) ; récemment le "Bal des actrices" de Maïwenn et aussi son incroyable "Pardonnez-moi"... "Tokyo" aussi, très bon avec Carax, Gondry (tous les 2 sont français) et Bon john Woo, le réal de mémories of murder, qui lui est cooréen... TOUS A VOIR ABSOLUMENT !
Je suis insensible aux films hollywoodien. Kasso, depuis Assassins, n'a fait que de mauvais films.
PS : "Entre les murs" a au la Palme d'or (décernée par Sean Penn) et son jury et est sélectionné aux oscars, et l'oscar de la meilleur actrice est allé à Cotillard en 2008...
Alors le déclin du ciné français... ^^

Rebecca

Ci dessous, la liste des fims qui m'ont vraiment marquée :

http://mavieestunmagazineculturel.blogspot.com/2008/12/les-meilleurs-films-de-2008.html

James Gray est le seul américain, et ses références sont européennes.

basket air jordan

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