La semaine prochaine, je vais à un talk avec Jodi Picoult. Figurez-vous que l'auteur de "My Sister's Keeper" se compare à Dickens (et, selon moi, elle n'a pas tort: marre de la fausse modestie !):
"Picoult argues strongly against the demarcation line between commercial fiction and literature. She believes the label “literary fiction” is no more than a “marketing tool”. “Commercial fiction just means fiction that sells,” she insists. Without false modesty, she compares herself to Charles Dickens.
“Dickens is the best example of someone who, I think, did what I do, or what I try to do, which is take a difficult or contentious moral or social issue and get people to think about it through fiction,” she says. “You see highbrow reviews of highbrow books that no one has ever heard of. You see what awards are given at the National Book Awards. But I really wonder 500 years from now, or even 100 years from now, what’s going to stick around? Is it going to be those books, or is it going to be, as we’ve seen in the past, what was read widely?"
Tout à fait d'accord: vous croyez vraiment que ces auteurs adulés du petit milieu littéraire - les Chloé Delaume et consorts - seront lus dans 100 ans? Qui a le plus de chance de passer à la postérité: Marc Lévy ou Philippe Jaenada?
Il faut se rendre à l'évidence et réaliser que le modèle de "l'artiste maudit inconnu de son vivant et redécouvert" n'est qu'un mythe. Les écrivains de masse ont tout simplement plus de chance de rester dans le souvenir collectif, même si les goûts changent (pensez à Eugène Sue). Pour un Lautréamont, combien d'écrivains plus ou moins talentueux complètement oubliés aujourd'hui?
Nous vivons dans une société de marché, et la postérité n'est qu'un by-product de cette organisation sociale. Jodi Picoult est une des seules à s'en rendre compte....
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