Ma Photo

Twitter

  • Follow wrath_lmj on Twitter

Mon ancien blog

Revues littéraires

« Enquête sur les agences littéraires en France | Accueil | Tâter le terrain avant d'envoyer un manuscrit »

22 mai 2009

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Dahlia

Fabuleux... C'est pas lui qui a créé l'arbre des possibles sur son site pur que ses fans lui fournissent des intrigues sur lesquelles il brode ensuite qqch dans ses bouquins?

Marco

La photo est sensationnelle, où l'on voit que Bernard Werber a percé tous les mystères de la Vie. Comment ne pas lui faire aveuglément confiance?

Florent


La belle affaire !

Si, dans la même optique, vous souhaitez entendre le vieux Charles Baudelaire partager avis et conseils avec de jeunes débutants parisiens, c'est ici :

www.bmlisieux.com/litterature/baudelaire/conseils.htm

(N.b: Pour des raisons que l'on comprendra aisément, le sieur Baudelaire ne s'adonnera pas à la traditionnelle séance de dédicace en fin d'atelier. Merci.)

le koala

M'ouais. Werber, c'est un peu le type qui initie à la SF ceux qui n'ont jamais jugé bon de se taper Stanislas Lem, Clifford Simak, Ballard, Silverberg ou encore Arthur C Clarke. Comme souvent: il ya plus convaincant ailleurs, encore faut-il savoir que ça existe. Ceci pour l'appréciation "critique" (hum), mais cela étant: il sait faire vendre ses livres, et n'a pas écrit que des c...ries, c'est déjà ça.
Peut-être qu'un de ces jours Christine Angot nous honorera d'un séminaire intitulé "Comment exploiter les méandres de son intimité rectale sur le marché du livre français" !!?

david ferraro

Quelle âme charitable que ce Werber, qui écrit avec une truelle et qui est une star au Japon ! Dire qu'il y a des lecteurs assez nigauds pour acheter ses livres et fréquenter ses "séminaires".
Le koala ne délire pas au sujet de Christine Angot. Ses livres se vendant de moins en moins,la dame aura bientôt une officine rue Saint-Denis où elle pourra exposer en long et en large ses propres théories sur le corps et l'écriture

Ph.J.

Yeah ! "Toi aussi, écris comme Bernard !" (Et qu'on ne dise pas "Ah ben oui mais lui il vend des livres, patate." Il suffit de prendre un tout petit peu de recul (ça fait un peu partie de l'intelligence, d'être en mesure de prendre du recul, donc on ne peut peut-être pas en vouloir à Wrath) et d'imaginer le séminaire Paul-Loup Sulitzer en 1983... Et encore, ils écrivent aussi bien l'un que l'autre, mais je suis sûr qu'il y a bien plus de finesse et d'entendement chez Sulitzer que chez ce tapir de Werber.)

lakusha

Cher Ph.J., d'autres que vous ont été bannis de SGDP pour moins que ça. Werber pourrait bien vous faire interdire de cocktails mondains à tout jamais. Votre réseau n'est pas assez puissant pour vous sauver.

antibella

C'est quand même bizarre ces gens "écrivains" ou ces journaleux qui voudraient être écrivains et qui détestent les lecteurs.
C'est vrai que quand on est écrivain, le lecteur n'est pas important, c'est vrai que ce qui est important c'est que la chroniqueuse Audrey Diwan raconte dans Glamour qu'elle adore les parenthèses dans nos romans.

Ph.J.

Cher ou chère Lakusha, je ne mets jamais les pieds dans un cocktail mondain (jamais, non, c'est exagéré, mais disons une fois par an grand maximum – c'est-à-dire bien moins que la grande majorité des gens qui commentent ici). D'autre part, sans entrer dans les détails, vous connaissez bien mal ce "milieu"...
Antibella, ça fait plusieurs fois que vous sous-entendez que je déteste ou méprise les lecteurs (alors que c'est pile le contraire), et je n'ai toujours pas compris pourquoi. Il faudra que vous m'expliquiez, vraiment. S'il vous plaît.

Marco

(Ph.J., je pense que Lakusha plaisantait un peu, en fait)

cassiopée

Pauvre Ph.J., il y a de plus en plus de personnes qui vous critiquent pour un oui ou pour un non sur ce blog. Vous êtes bien courageux de chercher encore à vous expliquer. Pourquoi cet acharnement? Ils crèvent tous de jalousie on dirait, ils ne sont pas édités (moi non plus, mais bon il y a des tas de gens dans le monde non édités, c'est pas une maladie), c'est dégueux, magouille et compagnie, alors que vous si! En même temps, je viens de terminer votre dernier livre. Il est vraiment très bien (et j'ai beaucoup aimé la fin!). Wrath, si tu lis pas le dernier livre de Ph.J. c'est que t'es vraiment une wanahasbeen :-).

Snödroppe

En feuilletant le dernier numéro de Muze, j'ai découvert dans l'interview de Toni Morrison que les conseils qu'elle donne pour devenir écrivain sont à peu près à l'opposé de ceux que l'on peut trouver par ici, dans les notes de miss Wrath.
Je cite : "Etre vaniteux ainsi que se livrer à une compétition idiote entre écrivains sont les deux obstacles majeurs. Il est extrêmement important pour un écrivain de poursuivre sa trajectoire personnelle, de cultiver son propre domaine de création".
Je sais pas vous, mais si un jour j'avais envie d'apprendre à être écrivain, j'aurais plutôt envie d'écouter madame Toni Morrison! ;-)

Snödroppe

...ou de ce monsieur Bernard Werber...

Snödroppe

...merde...c'est pas clair!
Je voulais dire que j'aurais plutôt envie d'écouter les conseils de Toni Morrison plutôt que ceux de miss Wrath...ou de ce monsieur Bernard Werber...

Ph.J.

Hum, oui, Cassiopée, vous avez raison. Et Marco aussi : si je ne suis même plus capable de voir quand les gens plaisantent, c'est pas bon du tout. Allez hop, je disparais, je retourne dans ma grotte.

lakusha

J'avoue tout de même préférer Janeada à Werber. Il me semble que le premier use des parenthèses avec plus de parcimonie.

Marco

@ Snödroppe: quel manque de clarté, en effet! ah! ah! chacun son tour, hein (mais non, c'était très clair, en fait)

Bon, essayons de résumer la situation: Bernard Werber a tendance à écrire de la soupe (qui se vend bien), et jeudi 25 juin, partageur qu'il est, il propose au grand public un certain nombre de recettes de soupes (qui se vendent bien). Les gens désireux d'écrire également de la soupe (qui se vend bien) ou qui aiment le goût de cette soupe (bien vendue) ont parfaitement raison de se précipiter avec enthousiasme à cet atelier culinaire. Les non-amateurs de soupes resteront chez eux, déjà repus ou pas du tout affamés. Rein de grave, donc. Il suffit juste de préciser: les conseils de Bernard Werber sont certainement utiles pour essayer d'écrire comme Bernard Werber.

david ferraro

Il y ce conseil de Maupassant : pour vaincre les résistances du milieu de l'édition, écrire le meilleur livre possible, un livre si irrésistible qu'aucun éditeur ne pourra vous dire non, même si vous n'avez aucune relation. Évidemment, ce conseil ne veut rien dire dans l'absolu. Maupassant voulait sans doute dire : ayez le talent d'être dans l'air du temps. Ah ! ah ! Quel farceur, ce Guy !

Bon. Au sujet de PhJ. Pourquoi cet acharnement, en effet ? Je me suis moi-même payer sa tête. Pourtant, je l'aime bien. C'est bizarre quand même ce besoin de se moquer gentiment de PhJ. Y a-t-il des motivations là-dessous ? Peut-être. Mais personnellement, je ne m'explique pas pourquoi cet écrivain aimé, je ne dis pas admiré, ce type avec qui on a envie de se cuiter dans un bistro de quartier, est victime d'un tel traitement médiatique dans la blogosphère.
Ça ressemble au supplice de la goutte.

Schlabaya

En même temps, il a de la répartie, Ph. J., s'il était traumatisé par ce genre de conneries, il ne reviendrait plus... et mine de rien, à lire ses commentaires, je suis bien plus curieuse de ses romans que de ce que pourrait publier Wrath (si le milieu de l'édition voulait bien reconnaître son génie, s'entend).

david ferraro

Ph.J. ferait-il la grève sur le tas ? Se pourrait-il que blessé l'animal se soit retiré dans ses terres ? N'exagérons rien ! L'homme a de l'humour et le sens de la répartie. Il sait qu'il aura toujours les rieurs de son côté.

Cela étant, les choses seraient beaucoup plus simples pour tout le monde si Ph.J. était un rat d'hôtel, un pique-assiette, ou encore, chose plus banale, un écrivain vivant de prébendes et/ ou de commandes. Hélas ! la vérité dans son cas est beaucoup plus prosaïque : Ph.J. n'est qu'un écrivain talentueux, c'est déjà ça ! dont le nom ne pèse presque rien dans le milieu. Il serait donc totalement illusoire de croire que cet homme jovial, ce bon vivant, aimant la gaudriole et les pique-niques en famille, puisse devenir un jour un facilitateur, et obtienne, par exemple, qu'un éditeur publie un manuscrit de Wrath. Ce qui est dommage, en un sens.

coucou

Je lisais il y a quelques jours, les conseils d'un aquarelliste américain que j'aime bien. " Du rouge pour un toit et du vert pour un arbre et votre peinture est définitivement gachée !". Un autre peintre utilise sans vergogne du rouge et du vert et ma foi, force est de constater que ses peintures sont très réussies et me touchent...
Que faut-il retenir finalement des conseils d'artistes et d'écrivains ?
Et bien d'abord que rien en art n'est interdit! Ensuite, se poser la simple question: pourquoi cette peinture ou ce livre m'a tant ému ou pas.
Agréger enfin toutes ces différents styles que l'on a aimé, rencontrés au fil de notre vie. Au bout de quelques années de travail, d'essai fructueux et infructueux, d'observation et de lecture et notre "style" est en mesure d'éclore!
Un modeste artisan d'art

Schlabaya

Je ne sais pas s'il est dommage, ou pas, que Wrath ne soit pas publiée. Ce qui est sûr, c'est qu'elle fait tout pour que cela n'arrive pas.
Ce que je trouve déglinguant dans tous ses raisonnements viciés, c'est qu'elle veut à tout prix nous faire avaler que tout le monde magouille, gruge, flagorne, lèche les bottes ou pire, SAUF elle-même qui est incorruptible. Je suis désolée, mais je crois qu'on est une majorité de lecteurs (y compris parmi les wannabes) à ne faire de compliments aux écrivains que lorsque nous les jugeons mérités, et en sachant très bien que ça ne nous rapportera rien en termes de piston. Je peux dire du bien ou du mal de tel bouquin écrit par Untel et publié chez Machin-Truc, franchement, qui s'en souviendra lorsque je déposerai un manuscrit chez Machin-Truc ?
Sinon, le "baratin du manuscrit envoyé par La Poste", n'a rien d'un baratin. Ou alors, tous les écrivains qui disent avoir procédé comme ça pour leur premier roman sont des fieffés menteurs, et il y en a un paquet...

Florent


@ coucou : Du "rien n'est interdit" au "tout est permis", il n'y a malheureusement qu'un pas, que certains franchissent d'ailleurs allégrement.

On finit par en arriver inévitablement au "Carré blanc sur fond blanc" de Malévitch :

http://www.productionmyarts.com/Images/malevitch/carre-blanc-sur-fond-blanc-1918.jpg


david ferraro

Les manuscrits envoyés par la poste, non, ce n'est pas du baratin, Schlabaya, je peux en témoigner personnellement. Voir ce qui m'est arrivé (post "Les agences littéraires en France" sur ce blog). Cependant, tu dois savoir que c'est APRÈS avoir retenu l'attention du lecteur puis de l'éditeur que s'engage la partie la plus difficile, surtout si la règle de l'unanimité prévaut au sein du comité de lecture. Il se peut que les choses se passent très mal, alors que tu n'y es strictement pour rien : l'éditeur aime bien ton manuscrit mais ne voit pas d'intérêt immédiat à te publier ou, simplement, il ne peut imposer son poulain au reste de la maison, etc. Il y a aussi la conjoncture (l'air du temps, quoi ! pour dire les choses poliment). Ces précisions apportées, penser que ce milieu n'est pas gangrené serait faire preuve d'une très grande naïveté. Il est gangrené. N'ayons pas peur des mots. La nénette qui appartient au microcosme parisien et a un accès privilégié aux éditeurs partira toujours avec une longueur d'avance, même si son roman est un torchon, sur la brave fille de Limoges qui envoie son roman (publiable) par la poste. C'est comme ça. Ce qui ne signifie pas que le roman de la nénette sera publié et que celui de la brave fille de Limoges sera ignoré des éditeurs. En d'autres mots, Paris reste Paris, et les réseaux existent.

Schlabaya

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de magouilles, David, on en entend trop parler pour ne pas le savoir. Mais les maisons que Wrath attaque sont-elles les pires ? J'en doute. D'autre part, il y a des éditeurs dont on n'entend jamais de mal, et qui sont moins médiatiques, peut-être peut-on imaginer qu'ils font leur boulot dans l'ombre mais sans trop magouiller.
Pour ce que tu dis du parisianisme et des réseaux je suis totalement d'accord. Maintenant, vu le nombre d'auteurs édités après avoir envoyé leur manuscrit par la Poste, faut nuancer les propos de Wrath.
Un exemple :Carole Martinez envoie chez Gallimard un chef-d'oeuvre inachevé, Laclavetine lui demande de le terminer, le bouquin est publié (mais pas forcément soutenu) et rafle au fil des mois neuf prix littéraires ! Dans ce cas, le talent a parlé.

david ferraro

Je n'ai pas lu le roman de Carole Martinez. Sa réputation s'est construite grâce au bouche-à -oreille. Très bien. J'apporterai quand même un bémol : personnellement, je me méfie comme la peste des avis des libraires. Je n'aime pas qu'on me dise ce que je dois lire. Ces commerçants ont aujourd'hui un pouvoir disproportionné et ferait mieux de se recentrer sur leur mission : la vente de livres, sans chercher à influencer les choix de lecture de leurs clients. Le conformisme de ce milieu me tape franchement sur le système. Quand je vois le nombre de navets dont ces gens font la promotion, ça ne m'incite pas à leur accorder une grande crédibilité. Quant aux prix littéraires, arrêtons ! Le roman de Carole Martinez est peut-être excellent, mais huit prix littéraires ça ne veut rien dire. Il s'agit sans doute d'une histoire magnifiquement troussée, très bien écrite, mais le Houellebecq d'Extension du domaine de la lutte me parlera toujours, alors que dans le cas de Martinez on m'a raconté une histoire... Une autre ! Pour m'endormir, pour m'anesthésier ? Possible. Pendant que l'un fait bouger les lignes, le roman de Martinez tombe dans l'oeil des libraires. Quel magnifique destin pour un livre ! Ouais... En littérature, je préférerai toujours le risque au succès même mérité. Je suis du côté des desperados, pas des auteurs primés qui sont la saveur du mois.

Schlabaya

Lis-le, ou feuillette-le, tu changeras peut-être d'avis. Son succcès n'(est pas dû à l'effet "têtes de gondoles", parce qu'elle n'y a pas eu droit, justement. Quant aux libraires, le rôle du petit libraire de quartier est justement de conseiller le chaland, si tant est que celui-ci lui demande quelque chose. Vu le nombre des petites librairies qui disparaissent, je ne comprends pas bien ton coup de gueule. Ensuite, les prix littéraires, je veux bien qu'ils soient souvent galvaudés, mais là ils sont arrivés, les uns après les autres, sans que ce livre ait bénéficié d'une quelconque promotion. Et neuf prix, je suis désolée, mais ça commence à compter... Après sa sortie, Carole Martinez n'entendant plus parler de son roman, pensait que c'était un échec. Il a fallu des mois avant que le bouche-à-oreille ne fonctionne. Quant à dire que c'est une belle histoire écrite pour endormir les gens, non, tu ne sais pas de quoi tu parles. C'est un succès qui est venu par le bouche à oreille, lentement, et il est franchement mérité. Si tu veux t'en faire une idée, surfe un peu sur la blogosphère, on est nombreux à en parler, et presque tous enthousiastes.
Etre "du côté des desperados", ça veut dire quoi ? Si un livre n'a pas de succès, ça ne veut pas dire que c'est un chef-d'oeuvre, on est bien d'accord ? Mais parmi les chefs-d'oeuvre, certains ont du succès, d'autres ne seront connus qu'après la mort de l'auteur, ce qui est dommage. Et je trouve assez révélateur de parler de "desperados" et de prise de risque au sujet d'Houellebecq, le mec qui s'est rendu célèbre en jouant à l'écrivain maudit...

david ferraro

Schlabaya, si ça continue, il faudra t'engager quelque part. Tu ferais une excellente attachée de presse. Et tout ce que tu écris est sensé, ou presque. Tu as réponse à tout. Tu as raison sur les libraires, raison sur le roman de Martinez, raison sur Houellebecq, les desperados, les chefs-d'oeuvre méconnus. Moi, vois-tu, les succès d'édition m'ennuient. Ce milieu, en général, m'ennuie. Écrire est un métier qui se pratique généralement assis. Et la lecture une activité que l'on pratique surtout assis ou couché. J'ai sans doute besoin d'action.

le koala

On peut ne pas être d'accord sur tout, cela étant.
D'abord le bouche-à-oreille. Ca s'organise artificiellement. Il y a des techniques marketing pour ça, bien rodées au surplus. Il faudrait se pencher sur les incitations par lesquelles des éditeurs "poussent" un livre sur les étals des librairies avec plus d'application que pour tel autre. L'artificialisation de la blogosphère par des faux-nez des marketeux, jouant à l'occasion les critiques, joue aussi son rôle. La circonstance que ceux qui viennent de se taper le Kinsella n'aient plus rien à lire, aussi.
Quant à l'abondance des prix littéraires, elle joue me semble-t-il le même rôle qu'au cinéma.

Moyennant quoi il est loisible à chacun de se demander si "titanic" est un chef-d'oeuvre plus considérable que "Citizen Kane".

Francois Martini

Dommage, j'ai un dîner, ce soir-là. Vraiment dommage !

david ferraro

Vrai. Le bouche-à-oreille est une technique éprouvée en marketing, c'est connu. Sans compter que des blogueurs patentés se chargent, comme l'écrit le koala, de répandre la bonne nouvelle sur la Toile. Le savoir-faire des commerciaux de Gallimard est tel que je ne serais pas du tout étonné qu'ils aient eux-mêmes "planifié" ce succès à retardement. Chez Gallimard, il y aura donc eu ces dernières années le buzz Littell, puis le buzz Barbery, enfin, à une échelle plus modeste il est vrai, le buzz Martinez. Cette dame a beaucoup de chance de pouvoir compter sur un service commercial aussi bien outillé. Ça cartonne chez Gallimard ! Les commerciaux mouillent leurs chemises. Chapeau, les gars !

Schlabaya

@ David : on n'est pas d'accord sur certaines choses, je me trompe peut-être, peut-être pas, mais ce n'est pas la peine d'être désagréable. Je ne défends absolument pas les grandes maisons d'édition, je ne pense pas que ce milieu soit particulièrement idyllique, je ne prétends pas non plus avoir toujours raison. Je donne mon avis, comme toi. Concernant Carole Martinez, j'ai commencé par lire les avis d'auteurs et de lecteurs, sur le blog de Georges Flipo, qui l'avaient rencontrée, et qui avaient adoré son roman, je l'ai feuilleté en librairie et cela a été un coup de foudre. Ensuite, quand j'ai écrit une critique dessus (plusieurs mois après), je me suis aperçue que beaucoup de blogueurs, entretemps, l'avaient lu aussi, et l'avaient (pour la plupart) trouvé excellent. Le roman de Muriel Barbery a suscité des réactions diverses, pas uniquement des éloges. Celui de Carole Martinez, qui s'est moins vendu, a surpris ses lecteurs, et en a enthousiasmé un grand nombre. Je ne sais pas s'il y a eu, ou non, un phénomène marketing. Il semble que Gallimard ait rattrapé le train en marche : ils ont laissé ce bouquin faire sa fortune tout seul (l'auteur n'étant pas connue), puis, quand il a raflé huit prix (pas les plus "vendeurs", d'ailleurs, il y a ceui des Etonnants voyageurs, celui des Lycéens, etc), Gallimard l'a mis en avant, avec un gros bandeau rouge, etc. Après, il y a eu quelques retombées presse et média, mais pas tant que ça, je crois. Pour la blogosphère, j'ignore si quoi que ce soit a été organisé. Je n'ai pas entendu dire que Gallimard ait envoyé ce roman à des blogueurs en échange d'une chronique. En tout cas, je ne défends absolument pas Gallimard en l'occurrence, je défends ce roman (j'aimerais mieux qu'il fasse la fortune d'une autre maison, mais ceci est une autre histoire). Si cela t'intéresse, tu peux aller voir l'interview de Carole MArtinez sur Web-TV. Quoi qu'il en soit, je trouve vraiment dommage de penser qu'un succès de librairie est forcément de la littérature commerciale. J'aurais adoré ce roman sans ses neuf prix, et sans qu'il soit chez Gallimard. Après, tu le lis, tu ne le lis pas, à toi de voir. Mais ne juge pas d'avance avant de l'avoir ouvert.
@ Koala : Titanic est un film commercial, on est bien d'accord, cela n'est pas synonyme de chef-d'oeuvre. Pour les prix littéraires, forcément, il y a de tout, maintenant il y a une différence entre les prix très courus comme le Goncourt, le Fémina, etc, où les éditeurs ont leurs poulains, et d'autres prix moins prestigieux qui peuvent être moins bricolés.
Pour la blogosphère, le phénomène est plus complexe. Les blogueurs ont tendance à se lire entre eux, à piocher des idées de lecture ici et là, ce qui fait que certains livres se retrouvent un peu partout. Sinon, les éditeurs nous proposent parfois l'envoi d'un livre contre une critique (positive ou négative) : dans ces cas-là, j'accepte, mais je le signale dans mon article (c'est d'ailleurs la règle). Je sais que ça "fausse" un peu le jeu, mais c'est difficile de refuser un livre gratuit). Par contre, je ne connais aucun blogueur payé pour chroniquer tel ou tel bouquin de chez tel éditeur (ça existe peut-être, mais je n'en connais pas).
Je pense que ce qui a plus de poids, c'est les blogs et les sites tenus par des professionnels, qui eux, ont peut-être intérêt à dire du bien du bouquin de machin-truc publié dans la même maison...

Ganesh

Bon, d'accord, Bernard fait de la soupe avec une truelle. Les bloggeurs-litterateurs le conspuent, Bernard n'est pas un ecrivain, il n'a aucun style, etc. Soit, mais est-ce facile, vraiment, d'ecrire un livre comme les siens?
Non parceque moi si je savais comment faire, je ne me serais pas prive de vendre des dizaines de milliers d'exemplaires et avoir des groupies pour me lustrer le crane et puis tant qu'a faire ecrire sous pseudo des romans que j'aime ecrire...

Neil

Ah peut-être que ça vaut le coup, juste pour découvrir ces fameuses petites ficelles... so why not ?

david ferraro

@Schlabaya : les débats à fleurets mouchetés, les échanges policés dans le confort d'un salon virtuel, très peu pour moi. Et tant pis si je heurte ta sensibilité de femme habituée aux conversations mezza voce. Quant à l'instinct grégaire des lecteurs, il suffit qu'on me dise que plusieurs d'entre eux se sont enthousiasmés pour un livre pour que je passe mon chemin. C'est comme ça.
L'autre soir, je voyais en exultant Naulleau tailler en pièces le dernier roman d'Isabelle Alonzo, cette pauvresse. Rappelons qu'Alonzo a fait des premières règles d'une jeune fille le sujet principal de son dernier roman. Passages à l'appui, Naulleau montrait bien la bêtise crasse de ce genre de produits qui inondent le marché et que s'arrachent les lectrices. Alors, si je peux me permettre, mesdames : puisque le lectorat est en bonne partie féminin, il va falloir élargir un peu votre champ d'exploration et vous intéresser à des auteurs qui vous amènent ailleurs. Je ne sais pas si Martinez fait partie de ces auteurs, et au fond cela importe peu : une Martinez de plus, une Martinez de moins, cela ne va pas changer fondamentalement vos habitudes de lecture. Après la Martinez, le buzz aidant, vous retrouverez bien peinardement vos bons vieux réflexes et guetterez avec impatience la sortie des prochains livres de Pancol, Gavalda, ou Barbery. En passant, Schlabaya, moi les livres, je les vole. C'est plus rapide. Je ne me les fais pas expédier gratuitement après avoir chroniqué le dernier livre dont on parle en ville

Schlabaya

Ce n'est pas tellement que tu heurtes ma sensibilité, mais je n'aime pas cette habitude de polémiquer à tout va. ça ne mène à rien (à moins que pour toi, discuter se résumer à caricaturer la pensée des autres ?) D'autre part, encore une fois, tu ne sais pas de quoi tu parles et tu brasses de l'air. Le "coeur cousu" n'est pas le dernier bouquin dont on parle, et il n'a RIEN à voir avec le bouquin d'Isabelle Alonso (que j'ai juste feuilleté) dont l'écriture n'est pas extraordinaire et don le sujet ne me tentait pas. J'ai l'impression que c'esty juste un bouquin divertissant, et je n'ai rien contre ce genre de bouquins, il m'arrive d'en lire (sauf que les auteurs que j'aime bien sont moins connus). Sinon, je ne vois pas en quoi les femmes seraient forcément amatrices de littérature frivole. Quand tu parles des habitudes de lectures, tu parles à qui ? Tu connais les miennes ? Dans mes lectures, il y a aussi bien des classiques que des contemporains, assez peu de best-sellers, des romans populaires et d'autres plus dfficiles.
Que tu voles des livres, si c'est à la fnac ou au supermarket, ça ne me choque pas du tout, je te souhaite seulement de ne pas te faire choper. Quant à me faire expédier gratuitement des bouquins, et alors ? Je n'ai rien demandé, les éditeurs me font une proposition, je ne refuse pas (pas les moyens d'acheter des livres de toute façon). C'est comme les bouquins qu'on m'offre à Noël, je les lis, je ne vais pas forcément les aimer.
Chroniquer le dernier bouquin dont on cause en ville, non, sauf si on vient de me le prêter ou de me l'offrir. Comme je ne suis pas une fille à la mode, je parle principalement des bouquins que j'aime bien (parfois de ceux que je déteste, mais c'est plus rare. Et qu'ils soient inconnus ou bardés de prix ne change rien pour moi. Mais refuser de seulement feuilleter un livre parce que les gens en disent du bien, je trouve ça très snob comme attitude.
Tiens, curiosité, je vais aller voir sur ton blog / site pour voir ce que tu lis.

le koala

C'est un snobisme que je partage avec David, tiens, ... Mais il y a du vrai, hélas, neuf fois sur dix: on peut sans trop de préjudices intellectuels appliquer l'adage "si tout le monde lit un livre, c'est qu'il ne présente aucun intérêt".

Je fais une exception pour la bible et le Mâhabarâta, mais c'est à peu près tout ...

david ferraro

À force d'aligner des lieux communs et des platitudes, tu vas finir par brasser autant d'air que le dieu Éole. Je n'en ai rien à cirer de Martinez et de tes lectures à deux balles de fille pas à la mode.

François Martini

@ Koala : j'ai aussi cet avis.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
(GB)

Donc un autre dans le club et c'est complet.

david ferraro

Martini, la philosophie de comptoir ne te va pas. Allez ! Sers-nous un autre alcool que ton martini ! Un alcool qui ne soit pas frelaté.

Schlabaya

@ David : tu te prends pour un rebelle avec Houellebecq et Naulleau ? Pitoyable...

david ferraro

Rebelle ? Ah, oui, ça me plairait bien ! Et le béret à la Che et le petit livre rouge de Mao avec ça ? Trêve de plaisanterie ! Bon, Schlabaya, je ne sais pas ce que tu fais de tes journées. J'ignore si tu as jamais entrepris la moindre démarche pour être publiée, si tu as déjà été en contact avec un éditeur, une lectrice ou un lecteur (ils sont peu nombreux) d'une maison d'édition, si tu as déjà exercé la moindre activité dans ce secteur (je suppose que non). Mais on va mettre les choses au clair une fois pour toutes. Ok ? L'auteur de ces lignes a publié une dizaine de titres (je n'en tire aucune fierté particulière, c'est comme ça), en a traduit presque autant, a même été lecteur dans une maison d'édition, mais pas en France. Ce qui ne rend pas moins pertinente mon expérience. Je dois tout de même savoir un peu de quoi je parle ! Je n'avance rien qui ne soit le fruit de mes propres démarches. Cela vaut pour les agences littéraires comme pour les éditeurs avec lesquels j'ai été en contact. Je donne des informations utiles. Ce qui manque cruellement sur ce site, car peu de participants à ce blog sont fichus de parler concrètement de leurs propres expériences avec les maisons d'édition. (D'ailleurs, j'attends toujours que vous vous manifestiez, les amis ; pendant ce temps on me reproche de polémiquer.) De telles informations pourraient être utiles et parfois permettre d'éviter de commettre certaines erreurs... Ce qui serait déjà pas mal ! Sinon, à quoi sert ce blog ?
Une dernière chose : il ne faut pas toujours prendre ce que j'écris au pied de la lettre. Il y a dans tout ça une part de provocation. C'est voulu.

Schlabaya

La "rébellion" peut être dans l'attitude, pas forcément dans le contenu des idées. Il y a des gens comme Zemmour ou Houellebecq qui jouent un rôle de "rebelle" et qui ne sont pas franchement des gauchistes.
Quand j'ai dit que tu ne savais pas de quoi tu parlais tout à l'heure, c'était au sujet de deux choses : 1) le bouquin de Carole Martinez, tu as décidé qu'il était insignifiant sans l'avoir lu. Quand je dis du bien ou du mal d'un bouquin, j'en ai lu au moins quelques pages 2) les lectures des blogueurs en général, ou les miennes en particulier. On n'est pas forcément tous des lecteurs de Lévy/Musso/Gavalda/Nothomb...
Sinon, je ne remets pas en cause ton expérience dans l'édition. Je n'ai pas publié pour ma part. Mais j'ai quand même des échos, dans mon entourage plus ou moins proche, de ce milieu-là, et tout le monde n'en dit pas la même chose. Notamment, il semblerait que le climat soit différent dans les petites maisons d'édition que dans les grandes.
Ce pourquoi je critique l'attitude de Wrath (au départ, c'est d'elle que je parlais, pas forcément de toi), c'est que ses médisances sont excessives (je pense à ses insinuations sur Léo Scheer...) et paraissent plus dictées par l'aigreur, l'esprit de revanche et l'envie de faire parler d'elle que par le désir d'aider les autres wannabe. Je suis peut-être de parti pris, mais je n'aime pas trop le côté envieux ou le dénigrement, encore moins les amalgames du style "tous pourris".
Sinon, curiosité, j'ai regardé la vidéo zemmour-Naulleau / Isabelle Alonso, elle ne s'en est pas si mal sortie. Je ne sais pas ce que vaut son livre, mais elle l'a défendu. (Contrairement à Lalanne qui s'est ridiculisé face aux critiques de Naulleau... pauvre Lalanne.)

Schlabaya

Tiens, un article qui apportera tout de même de l'eau au moulin de Wrath et qui illustre l'art du buzz (par rapport aux éditions Michel Lafon): http://www.lalettrine.com/article-31810749.html
cette maison d'édition se permet d'envoyer des faux mails à des blogueurs, provenant de soi-disant ados, pour faire la promotion d'un blog d'ado (écrit par un adulte) qui sert de prétexte à la sortie d'un livre ("Les enfants du Néant" d'Olivier Descosses). Le but étant bien sûr de faire un buzz. Très élégant.

le koala

Le fait est que le duo Zemmour-Nauleau est à peu près à la critique littéraire ce que Thierry le Luron était au paysage politique français et la Villageoise à la production viticole. Mais bon, au moins Naulleau en est (douloureusemet) conscient et a essayé de s'en expliquer, en signifiant que critique télévisuelle n'était pas synonyme de promotion. Moyennant quoi il descend tous ses invités mais, pour ne pas prendre trop de risque, s'arrange pour n'avoir affaire qu'à de mauvais écrivains. ou alors pour laisser parler Zemmour, qui d'ailleurs parle beaucoup moins qu'il ne s'écoute. Le tout se retrouve sur Youtube sous la catégorie "Clash", personne n'achète les bouquins, tout le monde est content.

David, allez, un p'tit conseil gratuit histoire justement d'être constructif: à quel éditeur s'adresser chez grasset ? J'en ai 'repéré' trois et j'hasite à les tirer à la courte paille.
N'importe quel autre tuyau est potentiellement bienvenu.

david ferraro

@le koala : tu peux tenter le coup, je vais essayer de couvrir le spectre, avec : Christophe Bataille, Manuel Carcassonne et Jean-Paul Enthoven. N'hésite pas à me demander des infos. Je suis partageur. Pas du tout le genre à faire de la rétention d'informations.

@Schlabaya : je n'ai jamais écrit que le roman de Martinez était insignifiant. Où vas-tu chercher ça ? J'ai simplement écrit que je ne le lirais pas, du moins pas dans l'immédiat. Nuance !

Les blogueurs ne sont pas tous des lecteurs de Lévy/Musso/Gavalda/Nothomb. Bien sûr. Pour ma part, je parlais surtout des lectrices, et de Pancol, Barbery, et Gavalda. J'ai dû charger un peu la barque lorsque j'ai écrit ça. Une provocation de plus ? Possible. Je ne serais pas un peu misogyne par hasard ? Possible, aussi, mais je me soigne.

Houellebecq, maintenant. Mis à part son premier roman, l'écrivain m'intéresse peu. Houellebecq est un animal médiatique et au fil des publications l'homme est devenu sa propre caricature. Dans son cas, je ne suis dupe de rien ; je connais suffisamment son parcours et ses motivations, et politiquement l'homme me répugne autant que Zemmour.

Abordons maintenant le sujet des petites maisons d'édition. Détrompe-toi, Schlabaya ! Tu serais parfois très étonnée de ce qui s'y passe. Je te donne un exemple concret : Sabine Wespieser, autrefois éditrice chez Actes Sud. La dame refuse tout manuscrit qui n'est pas recommandé par quelqu'un possédant, de son point de vue, une véritable autorité en la matière... En d'autres mots, si tu n'es pas pistonné, oublie ça. J'ai choisi cette maison à dessein. Voilà une éditrice qui a quitté une grosse structure, Actes Sud, pour créer sa propre maison d'édition et qui fonctionne de la pire façon qui soit. Remarque qu'on n'y perd pas grand-chose au change. Je n'ai jamais vu de livres aussi laids que ceux publiés par Sabine Wespieser, et le logo de cette maison est ce que j'ai vu de pire dans le genre. Une vraie risée !

Michel Lafon est le pendant masculin d'Anne Carrière, fille de Robert Laffont, au cas où certains l'ignorerait encore. C'est la même soupe insipide. Il n'y a pas à chercher plus loin.

En ce qui concerne Wrath, je ne sais trop quoi en penser. Wrath est un curieux mélange... Ce que je m'explique mal la concernant, c'est qu'ayant fait Sciences Po, elle ne soit pas fichue d'activer son réseau potentiel. Beigbeder ne pourrait-il pas lui donner un petit coup de main ? Là, je suis un peu cynique.

Léo Scheer : je n'arrive pas à cerner cet éditeur. Ça sent le parisianisme à plein nez dans cette boîte. Wrath n'a peut-être pas entièrement tort. J'ai lu le livre d'Angie David sur Dominique Aury, parfois bien écrit, parfois très mal écrit, mais ces histoires de coucheries et de lesbiennes ont fini par me lasser.

Bon, je vais dormir. A bientôt.

david ferraro

@le koala : j'aurais pu ajouter à cette liste, Charles Dantzig. Ça ne s'invente pas un nom pareil ! Évidemment, ici c'est la loterie. Les possibilités de publication sont infinitésimales, mais bon ! Qui ne tente rien n'a rien !

Toujours au sujet des petites maisons. Plus facile de se faire publier par Finitude, L'arbre vengeur, Le Rouergue, ou Au diable vauvert, que par les grandes maisons ? Vraiment ? Creuser la question.

le koala

Merci pour cette liste de noms, j'avais plus ou moins repéré le sieur Dantzig, en effet. Mais il y a également Martine Boutang, je crois (à moins qu'elle n'aie changé de maison). Il est vrai que ces établissements où il faut d'abord passer par un éditeur en particulier, avant que l'éventuelle publication ne soit poussée devant le comité de lecture, laissent bien peu de chance au débutant: le lecteur-éditeur initial peut être enthousiasmé ou en tous cas intéressé, mais de là à emporter le consensus en comité - où les petites vengeances éditoriales doivent être monnaie courante (sur le thème: il m'a refusé tel bouquin, alors je vais lui plomber tel autre en comité...), il y a un monde...

Pour les petites maisons: vu de ma positon de néophyte j'a en effet l'impression qu'elles font un assez bon boulot, comme par exemple Moisson Rouge, le Rouergue ou le Castor Astral, mais la plupart me semble-t-il exploitent des fonds de bibliothèques en recyclant des oeuvres méconnues ou plus réeditées d'écrivains morts (si possible sans descendance, ou alors depuis 70 ans, histoire de simplifier la question des droits...). Il y a donc peu de prise de risque. c'est ce que fait l'arbre vengeur, avec un assez intéressant catalogue où figure Leo lipsky, Gobineau et Thomas hardy. De vrais auteurs, mais pas de la dernière averse.

En même temps, si je devais me faire éditeur demain, j'avoue que c'est sûrement ce que je ferais. Le succès d'estime de la profession est qusi assuré pour peu qu'on choisisse bien ses auteurs, et il est plus facile d'arpenter les coursives de la BNF pour dénicher des "incunables" que de supporter les humeurs de certains auters bien vivants, je suppose !

Schlabaya

Ah, je n'ai jamais tenté de me faire publier, et ce n'est pas pour demain, mais c'est bien intéressant, tout ça. Je ne savais pas qu'Anne Carrière était la fille de Robert Laffont, je la connais uniquement en tant qu'éditrice de Georges Flipo , pour son superbe recueil "Qui comme Ulysse". Pour ce qui est d'Houellebecq et de Zemmour, tu me rassures... Au sujet de Martinez, si, je te cite : "Je n'en ai rien à cirer de Martinez et de tes lectures à deux balles de fille pas à la mode." Il m'arrive d'avoir des lectures à deux balles, mais pas le "Coeur cousu". Peu importe. Sur Michel Lafon, j'ai reçu un bouquin de leur part (une traduction) que j'ai trouvé bien, mais je ne connais pas le reste de leur production, et je trouve franchement navrante cette histoire de buzz littéraire autour d'un torche-cul.
Léo Scheer, le seul reproche que je lui ferai, c'est d'avoir publié le plus affligeant ramassis de conneries jamais édité, je veux parler du roman de Thomas Lélu "Je m'appelle Jeanne Mass", encensé par Beigbeder.
Et Wrath, je ne sais pas. Peut-être qu'elle est trop honnête pour user de son réseau (mouahahaha...), ou peut-être qu'elle est grillée auprès des anciens élèves. Ce qui est sûr, c'est qu'elle est grillée dans le paysage éditorial français (sauf si un outsider lui proposait de publier ses chroniques pour descendre les concurrents ? ça ferait peut-être un best-seller).
@ Le koala : Naulleau, j'ai plutôt de la sympathie pour lui (même s'il est le pote de Zemmour), et, dans les quelques vidéos que j'ai regardées, je ne trouve pas qu'il insulte ses invités. Je trouve tout à fait normal qu'un critique littéraire dise ce qu'il pense d'un bouquin, en bien ou en mal, et je préfère ça que le cirage de pompes obligatoire. Après, les auteurs en question, est-ce qu'ils les choisissent ou est-ce qu'on leur impose en sachant qu'il va y avoir de la castagne ? Bref, ils ont été virés tous les deux parce que les auteurs avaient trop la trouille pour oser les rencontrer. (Faut les comprendre, ils ont tellement l'habitude qu'on leur passe de la pommade...)

Ivan Ivanovitch

Comme david je ne suis pas convaincu que les petites structures soient plus "intègres" que les grandes maisons. D'une part elles publient beaucoup moins, ce qui limite beaucoup les possibilités ; d'autre part elles publient également une majorité de manuscrits "recommandés". Statistiquement je ne suis pas convaincu qu'un inconnu est plus de chance dans une de ces petites structures. Le seul avantage serait de pouvoir entrer en relation plus facilement avec l'éditeur (quoi que, cela reste à démontrer...) et de pouvoir obtenir un avis sur son texte.
@david : Au diable Vauvert une petite maison ?
Ils réalisent de gros tirages avec Gibson, Bordage et quelques autres...

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

PODWRATH: interviews d'écrivains et éditeurs

S'abonner aux PODWRATH

stats