Vous vous demandez comment les écrivains peuvent survivre sans travailler? Prenons l'exemple de Jean Rhys (1890-1979), l'auteure de La prisonnière des Sargasses . Après avoir tenté une carrière d'actrice dans sa jeunesse, elle se retrouve dans le sou et complètement déprimée. Elle recourt alors à la prostitution, jusqu'à ce qu'un de ses anciens amants se décident à lui envoyer de l'argent.
Toute sa vie, Jean Rhys a compté sur ses conquêtes - maris et amants - pour l'entretenir et l'aider dans sa carrière d'écrivain. Ainsi, Ford Madox Ford, qu'elle a rencontré à Paris en 1923, l'initie au monde des expats anglophones à Paris. La revue qu'il publie, The Transatlantic Review, compte des poids lourds comme Hemingway, Joyce et Gertrude Stein.
Bref, sans l'aide de Ford, jamais Jean Rhys n'aurait eu de carrière littéraire remarquable. "Feminism doesn't like to think of women writers owing their success to a male partner", écrit la journaliste de The Independent. Et au fond, l'essentiel n'est pas dans cette opposition entre femme entretenue et icône féministe.
L'essentiel est de constater les "valeurs" du milieu artistique, où l'impératif de copinage se transforme très vite en pressions sexuelles. Combien d'arrivistes sont prêtes à échanger des faveurs sexuelles pour une publication et une promesse de revenu dans le "milieu hostile de l'édition"? Il faudrait que je pose la question à Léo Scheer, qui aime tant s'entourer de jolies femmes...


Pourquoi ne pas parler, aussi, des hommes entretenus? Ca existe les artistes (sculpteurs, peintres vendant très peu d'oeuvres, écrivains gagnant des clopinettes) qui survivent grâce aux revenus d'une compagne. C'est même vieux comme le monde.
Vivre confortablement de son art est un rare privilège, et je ne vois pas où est le problème.
Rédigé par : Nicole | 14 mai 2009 à 17:19
Il n'y a pas ou guère de problème quand l'artiste vit de son art: c'est de la création. Quand il vit de son cul ou de son sexe, c'est de la prostitution. Les choses sont néanmoins encore plus complexes puisque, pour vendre, un artiste doit par ailleurs se prostituer moralement une fois sur deux, si ce n'est deux sur trois.
Maintenant, Wrath, le lièvre que tu soulèves ou redécouvre là n'est pas nouveau et sûrement pas circonscrit à l'art. J'ai observé d'accortes bougresses coucher avec des profs influents, membres des commissions de spécialistes chargées des recrutements universitaires, pour un poste de maître de conférences (vu à l'Université de Nantes en 2002). On peut donc se prostituer pour une chaire. On peut se prostituer pour à peu près tout, en fait, et (motif de tristesse) il se trouve toujours de jolies femmes pour le faire.
Je saute sur cette aimable occasion pour signifier à toute éditrice qui viendrait à passer par ici que je suis disposé à servir d'esclave sexuel en échange d'une publication, mais attention, hein: hors de question de tirer à moins de deux mille exemplaires (mes services sont à ce prix, sans blagues).
Rédigé par : le koala | 14 mai 2009 à 17:44
Waow le grand écart intellectuel, passer de "être écrivain ça rapporte rien" à "pour écrire, prostituons-nous".
Rédigé par : LeReilly | 14 mai 2009 à 18:30
Ah ah, joie du jeudi soir.
Rédigé par : Ph.J. | 14 mai 2009 à 19:02
@Nicole: ah ma chère, ça existe beaucoup plus qu'on ne le pense en effet *angel*
Rédigé par : Dahlia | 14 mai 2009 à 19:16
Ca pue la difamation si Léo se lève de mauvaise humeur..
Rédigé par : nico | 14 mai 2009 à 19:34
Et il aurait bien raison, Léo. Ça pue tout court, même. Beurk. (Et en plus, c'est idiot. Ça me rappelle quand je travaillais dans la pub (côté production, pas création). Certaines filles débarquaient prêtes à tout pour tourner, elles se faisaient passer dessus par le directeur de casting, puis par le producteur, puis par le réalisateur, et au final par le monteur et le 3e assistant régie, mais ne tournaient jamais – pour quoi faire, puisqu'ils avaient déjà pris ce qu'elles avaient à donner ?)
Rédigé par : Ph.J. | 14 mai 2009 à 20:00
Je trouve votre dernier paragraphe ahurissant, scandaleux, infâme. Les mots ont-ils un sens pour vous ? Comprenez-vous ce que veut dire : "L'essentiel est de constater les "valeurs" du milieu artistique, où l'impératif de copinage se transforme très vite en pressions sexuelles. Combien d'arrivistes sont prêtes à échanger des faveurs sexuelles pour une publication et une promesse de revenu dans le "milieu hostile de l'édition"? Il faudrait que je pose la question à Léo Scheer, qui aime tant s'entourer de jolies femmes..." ??
Votre rage se teinte de désespoir : vous semblez prête à tout pour faire parler de vous. N'avez-vous aucun respect pour les individus? Faut-il traiter en ennemis personnels tous les éditeurs qui ne veulent pas de vous ? Ca vous en fait quelques centaines, je le crains.
Rédigé par : Georges F. | 14 mai 2009 à 20:09
Je trouve que Georges a tout à fait raison... Les bras m'en tombent, Wrath. Vous vous croyez peut-être drôle, mais vos propos sont pitoyables.
Dans votre propre intérêt supprimez ce billet, ou du moins sa dernière phrase : Léo Scheer serait en droit de vous faire un procès, en diffamation. Et, sincèrement, votre mal-être crève les yeux, vous devriez consulter quelqu'un, et cesser de vous en prendre à la sphère éditoriale tout entière. Cette attitude ne vous vaudra que des ennuis.
Rédigé par : Schlabaya | 14 mai 2009 à 21:03
Moi, je pense qu'il y a un fantasme: celui de ne pas travailler pour avoir le temps d'écrire. Le peu que j'ai écrit, c'était quand je travaillais avec des obligations familiales, maintenant que je n'ai plus besoin de travailler, je n'écris pratiquement plus.
C'est fou ce que l'on peut rêver de nourriture quand on a faim... mais une fois rassasié l'odeur de la nourriture nous écoeure... il en va de même du temps...
Rédigé par : becdanlo | 14 mai 2009 à 21:38
Pourquoi Léo Scheer (ou Dhalia ?) l'attaquerait pour diffamation quand tous les autres pauvres auteurs, éditeurs, journalistes... ne l'ont pas fait ? (Ou pas encore peut-être ?)
Aucun intérêt puisqu'il n'y a aucune crédibilité dans les propos de cette jeune femme.
Moi j'attaquerai uniquement si cela pouvait porter atteinte, mais là c'est elle-même qu'elle descend avec des propos aussi mièvres et insultants.
En fait ses posts sont le reflet de ce que cette demoiselle pense d'elle.
Sans doute a t-elle déjà tenté de "coucher" mais que personne n'a voulu ?
Qui sait après tout ?
Bref note aprés note je ne vois qu'une chose : une thérapie à laquelle tout le monde assiste en direct.
C'est du reality blog !
Rédigé par : poupouille | 14 mai 2009 à 21:49
J'ai suivi le lien de Leo machin, mais pas trouvé de photo du satyre ...
Il est si laid que ça ?
Rédigé par : Novi | 14 mai 2009 à 22:05
Après ph.j qui essaye de nous faire chialer en vantant les maisons d'édition exemplaires (ahah), voilà les neuneus de service qui découvrent la promotion canapé.
Bah ouai, ça existe. Plus dans certains métiers que dans d'autres. Le cul fait vendre. Pas que les livres, les auteurs aussi ! (je ne mets pas de e à auteur, c'est d'une bêtise).
Vivement la prochain billet : "attention l'eau, ça mouille" et le gang des pleureuses pour hurler :"l'eau, ça n'a jamais mouillé, vous délirez complètement. Vite un psychiatre" !
Rédigé par : monk | 15 mai 2009 à 02:38
Moi aussi j'aime être entouré de jolies femmes. C'est un crime ? Cela va en faire du monde au procès !
Le monde des expats anglophones à Paris...tiens cela ferait un très bon pitch !
Armagnac anyone ?
Rédigé par : Gondolfo | 15 mai 2009 à 09:38
Comme déjà dit, la localisation physique du serveur est très importante. Par ailleurs, il est malaisé de faire un procès d'opinion en France à une résidente anglaise... heureusement. Enfin, bonnes âmes, sachez que la reproduction ou la citation de propos diffamatoires constitue une nouvelle diffamation susceptible de poursuites. Bref, si Wrath est dans la mouise, Georges F. l'est tout autant.
Rédigé par : Gadrel | 15 mai 2009 à 09:42
Georges F. n'est certainement pas "dans la mouise", puisque, s'il a cité les propos diffamatoires de Wrath, ce n'est certainement pas pour les cautionner : il les désapprouve clairement. On n'a donc rien à lui reprocher.
Rédigé par : Schlabaya | 15 mai 2009 à 10:13
@gondolfo
Oui,l'on sait tous que les jolies femmes aiment à entourer des mecs moches et trés cons...
Y a le dernier bouquin de Mordillat qui décrit cet irrésistible phénoméne assez bien d'ailleurs...y cite aussi quelques noms d'acteurs du show bizz répondant bien à la caractéristique.
Rédigé par : Novi | 15 mai 2009 à 11:17
Le problème avec le droit, c'est que n'importe qui s'imagine le comprendre. Cher Schlabaya, sachez que s'il suffisait de désapprouver un texte diffamatoire pour pouvoir le reproduire, la diffamation n'existerait plus du point de vue juridique. Imaginons que je publie un texte de deux pages totalement diffamatoire sur un homme politique mais que je l'introduise d'une phrase prétendant n'avoir fait que répéter les propos dégoûtants d'un inconnu entendu dans la rue. Selon votre "interprétation", il n'y aurait pas lieu à poursuites ? Personne ne serait dupe. Cela me rappelle les techniques utilisées par Sade, notamment dans Justine, où l'on a droit à quelques centaines de pages de sévices et un paragraphe final où il les condamne...
Rédigé par : Gadrel | 15 mai 2009 à 11:36
Je doute que Léo Scheer ne lève ne serait-ce qu'un demi-sourcil à la lecture de ce pauvre dernier paragraphe. Il en a vu d'autres, dans le genre. Pas de quoi fouetter un lionceau. C'est juste une balle dans le pied que se tire Wrath. Une de plus.
Rédigé par : NLR | 15 mai 2009 à 11:40
D'ailleurs, à force, il reste quoi de vos petons, Wrath ? Vous chaussez du combien là ? Vous devriez faire un peu attention, quand même. On n'aimerait pas vous voir avec des moignons.
Rédigé par : NLR | 15 mai 2009 à 11:43
Gadrel, comparez donc ce qui est comparable. Georges F. n'a pas cité deux pages des élucubrations de Wrath pour ensuite faire mine de les condamner. Sa démarche est tout autre : il a cité un court extrait et a exprimé très clairement sa désapprobation et sa consternation. Un tribunal irait-il le condamner pour ce fait ?
"Le problème avec le droit, c'est que n'importe qui s'imagine le comprendre." Le droit, comme vous le savez, est complexe, et les magistrats ont pour tâche d'interpréter la loi afin de l'appliquer aux divers cas particuliers. Dans la mesure où les intentions de Georges F. ne prêtent pas à confusion, on peut difficilement lui reprocher d'avoir cité un passage comme il l'a fait. On pourrait peut-être lui chercher noise s'il l'avait diffusé partout, de sorte que tout le monde puisse les lire, mais il l'a fait sur ce blog, où ces propos figurent déjà en toutes lettres.
Rédigé par : Schlabaya | 15 mai 2009 à 13:02
Wrath, je suis souvent d'accord avec vous, j'aime votre côté irrévérencieux, mais là, croyez en une ex-avocate...Supprimez votre passage sur Monsieur Scheer...Le fait que vous soyez à l'étranger ne vous protège pas.
Rédigé par : LysNoir | 15 mai 2009 à 13:51
@ Gadrel : Erreur d'inattention de ma part, j'aurais dû écrire "de sorte que tout le monde puisse LE lire".
Sinon, puisque vous semblez inquiet quant aux éventuelles poursuites dont l'infortuné Georges F. pourrait faire l'objet (selon vous), je vous conseille la lecture de son blog (voir lien sous sa signature). A vous de voir s'il a vraiment besoin de vos mises en garde et si vos propos sont vraiment de nature à l'impressionner...
Rédigé par : Schlabaya | 15 mai 2009 à 14:13
@LysNoir: Si vous voulez vraiment un exemple de diffamation, allez faire un tour ici:
http://www.leoscheer.com/blog/2008/06/17/602-lise-marie-jaillant-dite-wrath
Est-ce que j'ai menace Leo Scheer de proces pour autant? Non, je prefere ignorer (et compter mes visiteurs supplementaires...)
Rédigé par : wrath | 15 mai 2009 à 14:31
@wrath : et en quoi il a diffamé sur toi? Sinon, je ne pense pas non plus que wrath ait diffamé contre LS. Il a bien le droit de s'entourer de jolies femmes et wrath a bien le droit de lui poser des questions, tout le reste n'est que suppositions et interprétations.
Rédigé par : cassiopée | 15 mai 2009 à 15:00
Moi, je suis prêt à envoyer une jolie dame du milieu de l'édition au septième ciel en échange d'un best-seller à mon nom.
Rédigé par : Francois Martini | 15 mai 2009 à 21:23
Wrath a juste omis de dire ( mais elle l'ignore sans doute) que Jean Rhys était un grand écrivain, et que dans "The wide Sargasso sea", elle a écrit le "prequel" de Jane Eyre, avec une modernité absolue et une plume magnifique. Le talent n'est pas donné à tout le monde...
Rédigé par : pan | 16 mai 2009 à 11:25
Eh ben Wrath, me voilà persona non grata ? Qu'ai-je fait pour me faire censurer mes messages ? 'Faut absolument t'engueuler pour que ça passe ??
Rédigé par : le koala | 16 mai 2009 à 11:37
@ Koala : vérifie tout de même si tu n'es pas passé en "page 2" des commentaires : au-delà d'une certaine quantité, une telle page est ajoutée et malheureusement le clic sur les commentaires amène en page 1. Je me suis fait avoir plus d'une fois et j'ai diffamé la pauvre Wrath.
Rédigé par : 24hcolo | 16 mai 2009 à 12:07
par contre le clic sur le nom de l'auteur du commentaire amène bien en page 2 (si elle existe) :)
Rédigé par : becdanlo | 16 mai 2009 à 13:16
P.A.
Homme cherche femme pouvant l'entretenir. Si possible dans un certain luxe, uniquement à la campagne. (France, Italie, Espagne.)
Écrire un mail avec proposition chiffrée. Photo souhaitée.
Rédigé par : Georges | 17 mai 2009 à 18:57
@ m'sieur Novi : je vous zaviez réponduche, mais censuré fut. God knows...
Rédigé par : Gondolfo | 18 mai 2009 à 15:13