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Revues littéraires

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11 juin 2009

Commentaires

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Don Lo

"Et pourquoi pas créer un groupe de wannabes organisant son propre concours, avec l'aval d'un jury d'écrivains publiés?"
Parce que, selon le théorème de Wrath, les écrivains publiés l'ont été par copinage. Ils ont bien assez de copains comme ça dans le milieu et ne veulent pas y voir entrer les wannabes, même en les jugeant.

becdanlo

@Don Lo: effectivement, quand on voit des auteurs qui rament encore à leur onzième roman, on se dit qu'ils ne sont pas mieux lotis que nous (sourire)

Don Lo

Becdanlo : arrête de contester le théorème de Wrath, c'est mal !

becdanlo

@Don Lo: wrath a très souvent raison... mais pas toujours (sourire). Elle a raison de dénoncer les pratiques de l'édition officielle, le monde du copinage et tout le reste... mais on ne peut pas systématiquement tout "négativer"... beaucoup de wababees ne sont pas irréprochables non plus. Ils veulent être publiés dans les maisons prestigieuses, vivre de leurs écrits... en fait ils veulent être intégrés au sérail. Etre publié par M@nuscrit, donner la main dans une édition associative ce n'est pas assez bon pour eux... Il me semble que les peintres, les plasticiens savent être plus solidaires entre eux, créer des mouvements, des "écoles"... bref s'investir autrement...

LeReilly

Pourquoi ne pas faire de concours au mérite ? Parce que le concours est permanent, bien que parfois obscur, ça s'appelle les comités de lecture.

Et pour répondre à la question de ta lectrice, les éditeurs ne souhaitent pas de se défendre d'accusations de copinages parce que :
- Ils s'en foutent
- Ils ont autre chose à faire.

Francesca

Pourquoi ne pas le mettre toi, en place, ce fameux concour, Wrath ? Tu pourrais même créer le priw Wrath ( Waouw ! je sens déjà la polémique !).

Benoit

Le plus juste ne serait-il pas de tirer au sort parmi tous les wannabes un nombre donne d'heureux beneficiaires autorises a etre publies? Fini le copinage then haha...

Nicole

@Francesca
Vu la fréquentation de ce blog, le pire c'est qu'à mon avis, elle recevrait plein de manuscrits.
@Wrath, je crois que c'est une idée à creuser. Moi je veux bien lire les textes et faire partie du Jury qui pour être équitable, devrait être composé exclusivement de blogueurs non publiés. Problème: faut trouver un éditeur pour l'heureux gagnant...Arg, on en revient toujours au même point:-D

David

"pour que l'écriture soit de nouveau au centre des préoccupations"

Il faudrait déjà qu'elle soit au centre des tiennes, or tu n'en parle jamais.

wrath

@Nicole & Fransesca: OK, je m'occupe d'organiser ce concours :)

Carole

Mais des concours d'écriture, il en existe pleins, en France, en Belgique... Ce ne sont pas des buts en soi mais des tremplins pour aller vers les éditeurs, en étant déjà un peu labellisé. Si dans ta lettre d'accompagnement, tu mentionnes, lauréat de tel et tel concours de nouvelle... c'est déjà une première reconnaissance qui permet d'être lu plus attentivement. Le parcours est long pour être édité, mais il est plus sûr de le jalonner en franchissant certaines étapes, dans l'orde, au lieu de focaliser sur une seule façon de faire. Beaucoup d'écrivains commencent par les concours de nouvelles , pourquoi n'en parles-tu pas plus souvent? Ces concours, ce n'est pas aux éditeurs de les organiser. Alors oui, organise ton propre concours si tu veux, ou rendez-vous sur Bonnesnouvelles où il y en a toute une tripotée (renseignez vous aussi en Belgique et dans tous les pays francophones). Participer à ce genre de concours n'a rien de dévalorisant et n'empêche pas d'écrire un roman, mais permet de se faire la main sur un format court et de se faire repérer, dans un premier temps.

becdanlo

@Carole: l'inconvénient de faire beaucoup de concours de nouvelles, c'est qu'on devient performant pour les formats courts... pas facile de garder la distance ensuite pour le roman. C'est comme si on demandait à un coureur de 100 mètres d'être aussi un bon marathonien. Les concours de nouvelles aident à acquérir une notoriété mais ils sont peut être un handicap pour l'écriture longue?

 Georges F.

Carole a raison : des concours de nouvelles, il en existe déjà plein.
Je donne d'ailleurs le lien :
http://www.bonnesnouvelles.net/lesconcoursdenouvelles.htm
Il faut le reconnaître, certains sont lamentables, organisés par de petits jurys qui décernent leurs prix aux auteurs qui leur sont les plus proches, géographiquement ou affectivement. D'autres couronnent des textes pompeux, pleins de clichés, dont on ne voudrait plus pour une dictée dans le primaire. D'autres encore sont de juteuses petites affaires qui pratiquent un discret racket sur le dos des auteurs naïfs (parfois en plusieurs tours : on paie à l'inscription, puis à la sélection, puis à la publication).
A côté de tout cela, il existe d'excellents concours, en France et en Belgique, comptant dans leur jury des auteurs bien publiés, sélectionnant des oeuvres parfois étonnantes, mais souvent intéressantes. Ils attirent d'ailleurs des centaines de candidats.
Je ne vois donc pas l'intérêt d'organiser un concours de plus, ni pour les éditeurs, ni pour Wrath (même si l'idée est sympathique). D'autant plus qu'un bon concours met souvent plusieurs années à le devenir, à prendre sa vitesse de croisière... pourquoi mal refaire ce qui existe déjà ?
Mais je dois mettre un bémol aux espoirs de Carole : les éditeurs se contrefichent presque tous * des concours de nouvelles, de leurs palmarès, de leurs recueils et lauréats. Ils ne savent pas quels sont les grands concours et les foireux, ça ne les intéresse pas. J'en parle en connaissance de cause : j'ai commencé par les concours de nouvelles avant de passer à l'édition. J'en ai parlé avec plusieurs bons éditeurs. La seule passerelle entre ces deux mondes, concours et éditions, c'est la volonté des candidats qui, en écrivant des textes pour les premiers, préparent un peu à la fois des recueils pour les seconds.
Et encore...
Il y a parfois des mauvaises surprises, car :
-> les concours tendent à privilégier un certain classicisme (il ne faut pas "déranger") alors que les éditeurs privilégient l'originalité (il fauit déranger).
-> la qualité de finition que demandent les éditeurs est plus élevée que celle des concours. On peut se voir contraint ( à juste titre) de récrire et récrire encore des textes précédemment couronnés en grands concours.

Je précise, afin d'éviter les commentaires méchants, que ce billet ne reflète pas seulement une expérience personnelle ; c'est une expérience collective. Nous étions une petite bande qui, il y a quelques années, hantait le monde des concours, avant d'accéder, à peu près en même temps, au monde de l'édition, et nous avons tous fait le même constat.
Cela dit, je garde un fort souvenir des concours de nouvelles, de leur idéalisme, de l'ambiance de leurs remises de prix, des amitiés que l'on y noue.
Sans ces concours, je n'aurais jamais écrit.

Je relis ce billet : pas une ligne de polémique, c'en est inquiétant.

* Il y a quelques exceptions : Quadrature, D'un Noir si Bleu, par exemple. Autre exception, l'éditeur Au Diable Vauvert, qui organise chaque année son propre concours (le Prix Hemingway, richement doté : 4.000 euros. Ce qui attire beaucoup d'auteurs, amateurs ou publiés). C'est un concours à thème imposé : la corrida.

Olivier

"Or il suffit d'ouvrir un roman français récent pour se rendre compte de la médiocrité de notre littérature."
NOTRE littérature... Vous progressez, Wrath.

becdanlo

Il est intéressant le commentaire de Georges F. : On le pressentant bien que les concours n'étaient pas forcément un tremplin vers l'édition. Mais dans la catégorie des bénéfices, outre "l'aguerrissement" des candidats à l'édition, ne pourrait-on pas ajouter une certaine notoriété ? On imagine quand même qu'Emmanuelle Urien a dû finalement se faire connaître par la multitude des concours qu'elle a remportée ?

François Martini

Non, elle a dû se faire connaître en étant publiée.

becdanlo

@Francois: il y a des dizaines d'interventions que tu peux commenter ici... Oublie-moi, merci.

François Martini

Oh, je n'avais pas vu que c'était toi l'auteur de cette remarque dans doute fausse à laquelle je répondais. Je te demande pardon.

Cécile de Quoide9

"il suffit d'ouvrir un roman français récent pour se rendre compte de la médiocrité de notre littérature."

Forcément, si tu te contentes de Marc Lévy...

Robert

Tiens, justement M. Lafon organise un concours jeunesse.

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