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Revues littéraires

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09 juillet 2009

Commentaires

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Friend

Pas mal du tout ce texte. Une rage réfléchie. Tu as fait des progrès, Wrath. Un petit conseil: enlève la dernière phrase et c'est un texte presque parfait. Peut-être même le début d'un vrai roman.

Continue.

Et le bonjour à Vancouver (tu devrais t'y plaire). Et n'oublie pas que c'est la ville de résidence de Douglas Coupland, un excellent auteur.

So long.

FX

J'aime bien le passage sur la classe sociale, c'est finalement très vrai.

d'une autre rive

Salut Wrath, je te découvre à peine j'aime ton écriture et j'admire ton courage, tu as du talent ça finira par éclater au grand jour.
Amicalement

becdanlo

Moi aussi, j'ai aimé le passage sur la classe sociale... sinon, pour le reste: rien que du bon sens !

Pirate

Je voulais devenir un grand poète -
Je suis devenu un petit PIRATE -
Sur cale sèche -
Trésor perdu en mer

david ferraro

@Wrath : je te félicite pour cet accès de lucidité. Ce que tu écris est globalement juste et rachète bien des posts qui me semblaient excessifs ou carrément à côté de la plaque. Tout à fait d'accord avec ton passage sur les classes sociales.
Tu possèdes une qualité que même tes détracteurs, dont je ne suis pas en dépit des apparences (j'ai souvent forcé la note), devront un jour te reconnaître : c'est ton respect absolu de la liberté de parole sur ton blog, une qualité qui t'honore.

Tu vas beaucoup aimer Vancouver, mais Montréal c'est mieux, les Rocheuses en moins. Enfin, c'est une opinion qui n'engage que moi.

Surtout, continue à écrire.

Marco

Pas d'accord avec tout mais oui, l'ensemble de ton billet est bien vu, posé, et contrairement à Friend la dernière phrase ne me paraît pas de trop. Allez, encore 4 ans comme ça et c'est bon, ton non-découragement sera récompensé. Non, je rigole, ça sera peut-être 8. Ou 12. Blague à part, bonne route et bonne inspiration à Vancouver.

François Martini

Tout ceci est très vrai, et déjà écrit et explicité noir sur blanc dans Écrire, de Jean Guenot, qu'il aurait suffit de lire pour le savoir (Guenot est convaincant). Écrire date, dans sa première édition, de 1977. Rien de nouveau sous le soleil, mais la jeunesse est un grave inconvénient : les jeunes manquent de curiosité.

Bref, que de temps perdu à réinventer le fil à couper le beurre.

Écrire, guide pratique de l'écrivain :
http://monsite.wanadoo.fr/editions.guenot/page1.html

Nikita

Il en va de l'honnêteté intellectuelle de base : oui, ce texte est largement le moins con du blog ! Même s'il "cible" et donne des conseils à tout autre chose que des romanciers et/ou des artistes, il est assez mesuré, pour une fois. Un bon début de guide marketing, quoi.

elise frickinson

Vancouver, c'est bien le lieu de destination des classes moyennes européennes, et son université attire tous ceux qui ne pourront jamais aller dans une grande université américaine.

Vous avez définitivement renoncé à faire partie de l'élite, wrath. Tant mieux, vous ne maîtrisiez de toute façon pas les codes pour en faire partie.

Nicole

Je suis rassurée de vous voir déterminée à profiter de votre diplôme (faire l'IEP de Paris, avec tous les efforts que cela demande, les galops, grands oraux et autres, et renoncer à monnayer ce diplôme pour écrire seule sans appui, c'était suicidaire, vu votre jeune âge).
Puisse toutefois Vancouver vous apporter l'inspiration pour écrire votre futur roman, tout en ne perdant pas de vue qu'il est aussi difficile, si ce n'est plus, d'écrire un best seller qu'un petit livre destiné à un public choisi.
PS: j'ai bien aimé l'expression "bouffées délirantes". Et j'espère que vous continuerez à bloguer.

Pirloui

Chère Wrath,

Expliquez nous, je vous prie, ce que signifie "qualité littéraire". Puisque vous semblez le savoir si bien.

le koala

Eh bien eh bien Wrath, en voilà des tombereaux de compliments. J'y ajouterai le mien, car il est vrai que ton billet est bien vu. Dans la mesure toutefois où tout le monde a été gentil et que je suis pour ma part atrocement contrariant - hein ? - chiant, oui, j'ai deux observations critiques affreusement acides:

1° Les "bilans de ta vie", à moins que tu ne sois atteinte d'une leucémie, je te conseille quand même d'attendre la soixantaine pour les dresser; le côté "je fais le bilan de mon existence à moins de trente ans", c'est peut-être bon devant un chasseur de tête, mais dans la vraie vie, ça fait un chouia poularde-qui-se-tripote.

2° effectivement, dans ta dernière phrase, tu es clairement mégalo. Et prétentieuse. Et bouffie d'orgeuil. Ce que je ne comprend qu'à moitié d'ailleurs, vu le nombre de leçons de modestie que tu as prises (et que tu as eu l'honnêteté de nous faire partager), ainsi que la perte de tes illusions. Sans doute cette perte n'est-elle que partielle. J'ignore ce qu'il faut te souhaiter: conserver ce qu'il en reste, en nourrissant par là-même cette paradoxale candeur qu'on trouve chez toi parfois - "paradoxale" puisque par ailleurs tu es combative, et prête effectivement à te défaire des oripeaux de l'illusion benoîte - ou s'il faut te souhaiter de t'affranchir définitivement de ces "bouffées délirantes" d'optimisme que tu nous prête, mais auxquelles tu cèdes toi-même sans forcément te l'avouer, ou alors après coup.

En mon fors intérieur, dont tout le monde se fout certes, je pencherai pour la seconde hypothèse. Je vais être un peu brutal: c'est faux, évidement, tu n'as pas perdu toutes tes illusions, la persistance de ton ambition le montre assez bien. Il y a donc des marches à descendre, encore. Ce sera encore douloureux. Mais tu écriras mieux, après...

Enfin ! C'est la vie qui va décider, en vertu sûrement de sa dynamique propre. Alors "bon vent", comme on dit sur Thalassa.

(on peut pas toujours citer Drieu la Rochelle)

...

Qu'est-ce que je voulais dire encore. Ah oui. Si tu deviens effectivement une écrivaine méga-connue qui vend à donf' des bouquins par palettes, que dis-je par flotilles de porte-conteneurs, tu me pistonnes auprès de ton éditeur, hein. 'Faut pas déconner.

François Martini

@ Koala : le bilan, on le dresse chaque année, c'est le dépôt de bilan, qui marque la fin de la vie (d'une entreprise, par exemple).

François Martini

Elle pourrait le publier en ligne dans la collection M@nuscrits…

(OK, je sors).

Pirloui

Je demandais à Wrath de nous expliquer ce que signifie "qualité littéraire" puisqu'il semble qu'il y a une définition objective de la chose, mais je doute qu'elle réponde.

J'étends donc ma requête à tous les lecteurs de ce blog. Si vous lisez ceci et que, comme Wrath, vous avez la science infuse, faites en profiter le pauvre béotien que je suis.

Merci.

le koala

Diriez-vous, à contrario, que l'idée même de qualité littéraire est totalement dépourvue de fondement et qu'il ne faut pas raisonner dans ces termes-là ?

Pirloui

Jamais de la vie. Seulement je vois Wrath débiter son petit sermon et je lis ses "critiques". Or il se trouve que, dans bien des cas, elle est, lorsqu'elle donne son avis sur un livre ou un film (entre autres), tellement à côté de la plaque que je me demande comment réconcilier son absence de bon goût et sa certitude affichée de connaître ce qui définit la qualité artistique (littéraire ici) d'une œuvre.

le koala

Je partage partiellement votre point de vue, et ai déjà critiqué Wrath à plusieurs reprises sur ce sujet. Notamment il est clair, pour moi, que la qualité d'une oeuvre ne se mesure pas au succès qu'elle rencontre: Wrath a tendance à assimiler les deux, par facilité peut-être, et pour conforter l'apparente cohérence de ses ambitions personnelles. Cela dit vous soulevez un sacré problème: les critères du bon goût et de la qualité littéraire... Bon, nous sommes rarement d'accord, mais je crois qu'on se défie pareillement du relativisme à tous crins - c'est déjà ça.

david ferraro

@le koala : pas du tout d'accord avec ton affirmation au sujet de la dernière phrase de Wrath. En quoi une telle phrase est-elle prétentieuse, mégalo et bouffie d'orgueil ? Il t'arrive aussi de céder au découragement, non ? Il doit t'être difficile certains jours de demeurer motivé avec la quantité de lettres de refus qui tu reçois. Ou tu es fait en caoutchouc mousse.

La qualité littéraire, ça se discute... On peut brandir la notion d'objectivité et croire avoir raison, il y aura toujours place au débat. En excluant les ouvrages commerciaux et marketés et la production conventionnelle, nous sommes ici dans une zone grise, et bien malin celui qui peut prétendre savoir objectivement ce qu'est cette satanée qualité littéraire. Subjectivement, ma foi, c'est une autre paire de manches. Si on convient que Marc Lévy n'est pas un écrivain et que Christine Orban n'est pas à l'origine d'un courant qui laissera des traces dans l'histoire de la littérature, dès que nous abordons les ouvrages dits littéraires, chacun a son point de vue, lequel peut être plus ou moins défendable... Comme personne n'a la science infuse, et que même les critiques les plus autorisés, à une époque donnée, que l'on relise Sainte-Beuve, se sont fourvoyés, je me garderais de me prononcer de façon définitive sur des oeuvres qui n'ont pas encore passé l'épreuve du temps. Ce qui ne signifie pas qu'on ne met pas Modiano devant Beigbeder, et Jean Échenoz devant Paule Constant. On hiérarchise, et c'est normal. Toujours au sujet de la qualité littéraire, convenons aussi qu'il y a le savoir écrire qui procède d'un talent véritable et le savoir écrire qui ne relève que d'une connaissance de la langue écrite. Ne pas oublier que Dostoïevski écrivait mal, selon les canons de l'époque, et que le style de Balzac était jugé lourd. Si on ne doit pas céder au relativisme à tous crins, qui est une maladie de cette époque, gardons quand même une certaine réserve face aux oeuvres de nos contemporains que nous admirons.

Pour en revenir à Wrath, j'ai déjà écrit que son jugement littéraire était celui d'une midinette, et je crains fort que cette insuffisance à juger un livre, un film, ou une pièce autrement qu'à l'aune du succès que ces oeuvres rencontrent auprès du public, soit chez elle rédhibitoire. Quand on ajoute à ses jugements à courte vue, sa volonté d'être publiée, le succès médiatique anticipé et les gros tirages, on aboutit à cet auteur improbable qu'est Lise-Marie Jaillant. C'est ça Wrath. Beaucoup, beaucoup de volonté, même si elle ignore comment la canaliser correctement, et peu ou pas du tout de jugement. Mais bon...

Pirloui

@le koala.
S'il y a une seule chose que m'a appris ce blog, c'est que mademoiselle Jaillant n'a strictement aucun repère en matière de questions esthétiques (ce qui la force à assimiler qualité artistique et succès commercial... si rien d'autre ne renseigne, il faut bien s'en remettre aux statistiques de vente.)
C'est d'ailleurs tout le fond de son problème : elle croit que ce qu'elle écrit est de qualité et cela lui fait penser qu'il est injuste qu'elle ne soit pas publiée. Or, si Lisa Marie savait ce qu'est la qualité littéraire (si elle avait quelques indices), elle serait bien obligée de se rendre à l'évidence et d'envisager une carrière dans la charcuterie. Ou l'immobilier. Et surtout, son blog n'existerait pas.

Par ailleurs je ne sais pas bien quels sont ces points de désaccord que vous mentionnez. Si ce n'est la petite provocation dont vous vous êtes rendu coupable dans cet autre fil (et que j'ai prise pour ce qu'elle est), je ne me souviens pas d'avoir quoi que ce soit d'autre à vous reprocher.

le koala

C'est un désaccord qui ne prêtera pas à conséquence, heureusement David, et ce pour deux raisons: 1° je suis effectivement fait de cahoutchouc mousse, ou bien encore de latex; 2° il ne " m'arrive pas de céder au découragement", je suis né découragé, nuance.
Mais quand malgré tout je ressens comme un surcroît d'accablement, quand le poids d'une résignation cosmique et d'un destin dostoïevskien pèsent sur mes épaules, mon premier réflexe ne consiste pas à me dire qu'étant un "natural-born writer", j'accoucherai forcément un jour d'un succès mondial. Chez moi le découragement n'aboutit pas mécaniquement à cet excès étrangement inverse. Quand je suis découragé, j'ai plutôt tendance à déprimer (oui je sais, c'est à peine croyable; j'ai des attitudes de 'ouf parfois).
C'est dans le cas de Wrath que la chose, telle qu'elle la présente, m'intrigue.

Mais après tout, pourquoi toujours tout opposer ?? On peut être "déprimé", éprouver des doutes, estimer que le plus probable est décidément de ne pas être publié, et continuer à écrire. C'est peut-être bien ça, un "natural born writer".

@ Pirloui: j'avais vaguement souvenir qu'on s'était engueulé, mais je confese avoir oublié à propos de quoi, aussi. bof. vous aviez dû me traiter de gauchiste et moi de facho, enfin, du traditionnel quoi ;-)

Pirloui

Sans vouloir vous donner tort, je pense que vous me confondez avec quelqu'un d'autre. Gauchiste ni facho ne sont des qualificatifs que j'emploie.
Il semble donc n'y avoir rien d'autre que notre "désaccord" sur la place à réserver au 6e arrondissement dans la monde de l'édition.

david ferraro

Nuançons, donc, puisque le caoutchouc fait office ici d'amortisseur et le latex de deuxième peau. Eh bien, ça ne doit pas être joyeux tous les jours dans la maisonnée, le koala, ou c'est qu'il s'agit d'un gai découragement, de déprimes bienvenues, d'un spleen si agréable qu'on a nulle envie de connaître les joies et délices d'une existence où le "natural born writer" se muerait en "writer" tout court.

Don Lo

D'accord avec les 3 leçons de Wrath, pas forcément avec leur contenu.
Leçon 1 : oui, surtout si l'on n'est pas sûr de son talent, réussir une vie professionnelle permet au moins d'être utile à quelque chose.
Leçon 2 : oui, il ne faut rien espérer. L'espoir ne sert à rien, il faut se battre, y aller, chercher et comprendre les règles, s'en servir plutôt que de s'en plaindre.
Leçon 3 : oui, voir leçon 2.

wrath

@Nicole: "j'espère que vous continuerez à bloguer." Bien sûr! Mon blog est pour moi une source de divertissement incessant (voir le psychodrame de Léo Scheer cette semaine).

@david ferraro: "Il doit t'être difficile certains jours de demeurer motivé avec la quantité de lettres de refus qui tu reçois." Ce qui est vrai pour le Koala est vrai pour la majorité des wannabes. Recevoir des lettres de refus, c'est forcément un coup au moral. Mais encore une fois, les refus n'ont rien à voir avec la qualité littéraire.

@Pirloui: Pour moi, un texte de qualité, c'est un texte qui parle du réel (et pas simplement des mots mis les uns à côté des autres). Si vous lisiez plus attentivement mon blog, vous verriez que mes goûts sont très éclectiques: de Drieu à Jodi Picoult, de Houellebecq à Lionel Shriver, de Mauriac à Ellis. Je refuse de lire seulement "les bons livres" (= réservés à une petite élite qui s'auto-félicite de son capital culturel).

david ferraro

@Wrath : que la lettre de refus porte un coup au moral de l'auteur, c'est bien ce que j'écrivais au koala, qui semble être ces temps-ci dans une phase de déni et s'entête à endosser le costume du bonhomme Michelin. Bof ! une lettre de refus de plus, qu'est-ce que j'en ai à foutre, on va organiser une exposition avec toutes ces lettres de refus bidon à l'intention des wannabes du monde entier, avec un droit d'entrée symbolique. Ça alimentera la petite caisse. Re-bof ! De toute façon, un "natural-born writer" peut se dispenser de publier. On exhumera mes restes dans cent ans avec mes manuscrits protégés sur des clés usb en titane, et la postérité se chargera de chanter des louanges à ma gloire. Et puis, nous sommes entrés dans une ère où le livre papier est appelé à disparaître comme support. Alors que l'on soit publié ou non, la question ne se pose même plus. Je ferai tout de même remarquer au koala, que j'aime bien en passant, que l'on existe comme auteur/écrivain dans la mesure où le livre existe et que l'on est lu par quelques personnes, à tout le moins, sinon il y a un léger problème... On peut bien se persuader du contraire, l'épreuve du feu, désolé, demeure la publication.

Renaud

Qui c'est qui veut devenir un écrivain ?

"La méthode à Werber" (Best-seller mode d'emploi)

http://bibliobs.nouvelobs.com/20090710/13695/la-methode-a-werber

Pirloui

@Wrath.
Je note avec intérêt que vous commencez votre réponse par "pour moi". Je vous en félicite. N'est-il pas possible que la qualité littéraire signifie autre chose pour d'autres personnes ? Qu'est-ce qui vous autorise à affirmer que cette dernière n'a aucune importance pour les éditeurs ? Rien. Vous n'avez aucune possibilité de prouver ce que vous avancez.
Par ailleurs, votre saillie sur le réel n'a strictement aucun sens. Je n'ai, pour ma part, jamais lu de livre qui ne soit qu'un suite de mots les uns derrière les autres et rien d'autre. Qu'est-ce que le réel pour vous exactement ?
Finalement, je lis très attentivement votre blog. Et l'éclectisme de vos gouts ne dit absolument rien de votre capacité à juger des questions esthétiques. Au contraire, il laisse plutôt envisager votre impuissance face à ces questions. Car enfin, aimer Shriver et Drieu n'a pas beaucoup de cohérence.

Eclair de lucidité

@ wrath

Grosso modo, Wrath se rend compte qu'elle a gaspillé 4 ans de sa vie pour la publication hypothétique de son livre, parce que l'édition est majoritairement réservée à des fils à papa.

A ce stade-là, sa carrière professionnelle est finie.

Comment bosser dans une entreprise après un tel parcours, si ce n'est pigiste dans un magazine ?

Elle s'est embêtée à faire l'IEP Paris, les galops pour être à la ramasse à Londres, digne de bénéficier du RMI en France.

Pas joli, joli tout ça !

François Martini

On peut apprécier Drieu parce qu'il était mal pensant, Jodi Picoult parce qu'elle est sympa, Huysmans pourl la richesse de sa langue et admirer Marc Levy parce qu'il vend beaucoup.

Faut pas être sectaire, Broke.

(P.S. : je n'aime lire aucun des quatre, mais j'admire Levy pour la raison que j'ai dite plus haut.)

Pirloui

@François Martini
Mais on ne peut pas apprécier les 4 pour des questions de qualité littéraire. Puisque pour au moins deux d'entre eux, la qualité littéraire est un élément qui fait défaut.

François Martini

@ Pirloui : On ne peut pas, en effet, apprécier Picoult et Levy pour leurs qualités littéraires. L'intérêt se situe donc ailleurs.

Mais une jeune dame française qui va travailler en Angleterre, puis envisage de s'expatrier plus loin encore de Saint-Germain-des-Prés (Vancouver) peut-être réellement faire croire que la qualité littéraire serait l'une de ses préoccupations majeures ? Je ne crois pas.

Même dans l'hypothèse où elle détesterait la France et, particulièrement Saint-Germain-des-Prés, elle chercherait à émigrer dans une autre grande ville à intense vie culturelle : Rome, Berlin, Venise, etc. Pas Londres ou Vancouver.

Pirloui

@François Martini
Tout le système Wrath tient sur cette énorme escroquerie. Si elle est incapable de juger de la qualité esthétique d'une œuvre, toutes ses accusations tombent à l'eau.
Le fond de l'histoire c'est qu'elle est incapable de juger de la qualité de quoi que ce soit (il n'est qu'à la lire descendre La Route de McCarthy ou l'Elephant de Van Sant), ce qui lui interdit de faire son autocritique et la pousse à penser, par paresse intellectuelle, que son absence de publication n'a rien à voir avec la qualité de ce qu'elle écrit.
Ne dit-elle pas d'elle-même qu'elle est profondément inadaptée à la médiocrité de son époque ? On rigole.

le koala

Voui, le fait est que critiquer Cormack mac Carty est un exercice bien dangereux - il faut avoir des arguments solides. Même si on peut à la rigueur affirmer que Mc carty a pu être "irrégulier", des livres comme Méridien de sang et surtout Sutree sont des joyaux. Le deuxième est le plus beau portrait de paumé américain que j'ai lu. Cela dit et pour défendre un peu Wrath il y a aussi des auteurs que l'intelligentsia porte au pinacle sans qu'on puisse intimement comprendre pourquoi. J'ai en tête l'exemple de Thomas Pynchon. "tout le monde" - enfin non, mais le-monde-qui-croit-compter - a lu "V". personne ne l'a compris. Tout le monde a trouvé ça formidable. Comme s'il suffisait d'être hermétique et décousu pour frôler le génie. A ce compte-là c'est un type comme Burroughs qui devrait décrocher la palme de l'estime collective, vu que "le festin nu" part en vrille dès les premières pages. Ou alors le Tenesse Williams d' "une femme nomée Moise". Bref, le coup de l'hermétisme comme manifestation du talent, on nous l'a déjà fait trente-six fois. Qu'une bande de guignols 'hype' fasse semblant d'avoir compris en tirant sur leur cigarette ultra-fine et en prenant des mines entendues ne fera jamais un écrivain. Enfin.
@david Ferraro : je crois qu'on ne s'est pas bien compris sur ce coup-là. je serais "dans une phase de déni" et me prendrai pour le bonhomme Michelin , ma foi, c'est histoire de prendre un peu de recul. Le déni, franchement, je ne comprends pas. Pas grave.

KzKz

Wrath, tous tes commentateurs ont l'air en phase avec ta note… dont acte, c'est moi qui dois avoir tort. Mais se décourager d'écrire, et de ne faire qu'écrire, sous prétexte qu'un premier roman a été refusé partout me parait manquer de sérieux. Je comprendrais que voir refuser ton troisième roman te fasse penser qu'il vaut mieux te consacrer à autre chose. Mais à ton âge, et là où tu en es de l'écriture, alors pour une fois St Germain a eu une saine réaction : tu n'as pas la résistance nécessaire à être auteur. Mais tu animes bien ton blog, c'est toujours ça.

david

Ah, les éditeurs ! Et l'écriture. Et la vie. Oui.

Sylvie Wolfs

Je suis d'accord avec cet article.
Je voudrais ajouter (pour en connaître quelques-uns) qu'il n'y a pas que les "Wannabees" qui souffrent, des auteurs déjà publiés (parfois chez des "gros") se font virer régulièrement, et ont bien du mal à retrouver chaussure à leur pied. Et en ce moment, c'est pire, bien pire... Que d'ordinaire.
J'ai été publié en 2008, par un éditeur "moyen". Cela ne veut rien dire. Je ne suis pas plus heureuse depuis... Même moins, finalement.
Les éditeurs : et si la solution était de s'en passer, tout simplement ??
Je préfère vendre 300 livres dans la joie et la bonne humeur que de laisser "le monde de l'édition" écraser ma passion, se foutre de mes rêves, de moi, et ne voir le livre que comme un objet commercial (là est le vrai problème).
C'est dur, injuste. Mais, aussi et surtout, risible...
A quoi bon vouloir grimper dans le train quand on a un cheval ? Soyons des APACHES !!
:)

Sylvie Wolfs

Marité de Vos

D'accord avec toi Wrath.
Ma fille m'a un jour donné sa réponse à mes affres d'écrivain non publié:
Si tu veux être éditée tu n'as qu'à écrire un livre que les éditeurs veulent éditer.
Elle avait douze ans...

Michele lee Marcela

D'ACCORD AVEC TOI WRATH, MAIS PENSE QUE TU AURAIS PU ETRE CHERCHEUR, PROFESSEUR DE LITTERATURE, ECRIRE DES CRITIQUES.. PENSES-Y, MA CHERE WRATH, TU DONNERAIS DE L'ENERGIE A TES ELEVES.. VOILA. JE SUIS PROFESSEUR ET PUBLIE DES MANUELS SCOLAIRES, DES RECHERCHES ETC. MAIS JE NE VIS PAS DE LA PLUME MAIS DE MON METIER DE PROFESSEUR.. JE REVAIS D'ETRE PROFESSEUR DE FACULTE ET ECRIRE. DONC J'AI REALISE MON REVE AUX USA.. MON REVE AMERICAIN FRANCOPHILE

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