Léo Scheer est à peine rentré de vacances qu'il entreprend déjà des poursuites contre mon blog. Son avocat, Maître Emmanuel Pierrat, m'a envoyé l'email suivant:
"Monsieur Léo Scheer a relevé sur ce blog, la présence de propos diffamatoires et injurieux à son encontre, notamment à l'adresse suivante.
Ces propos sont, en effet, notamment les suivants :
1) Le titre de l’article : « Léo Scheer, éditeur ou escroc ? » ;
2) L’illustration accompagnée de la phrase : « Touche pas à mon escroc » ;
3) Dans le corps de l’article :
« Je ne croyais pas qu'un éditeur ayant pignon sur rue puisse flirter avec l'illégalité. (…) » ;
« Le lendemain (mardi 30 juin), Léo Scheer annonce sur son blog que "Crevez-tous, useless cunts" est disponible online. Bien sûr, ce n'est pas lui qui a ouvert le site qui héberge le vrai /faux CTUC. Non, non ! Une telle démarche serait illégale, comme l'a rappelé Becdanlo en citant le code de la propriété intellectuelle. Or chacun sait que Léo Scheer est un éditeur honnête et vertueux (…) » ;
« Quand j'ai envoyé mon manuscrit à des éditeurs, je n'ai même pas pensé que mon texte puisse être piraté et pastiché sans mon autorisation. Or c'est bien Léo Scheer ou son entourage qui se sont emparés de mon texte pour en extirper des "extraits" parodiques. Ces escrocs sont d'ailleurs presque à visage découvert, allant jusqu'à reprendre la formule de mon email « le plus célèbre manuscrit du Net » (…) » ;
« (…) Soyez conscients que Léo Scheer joue sur le flou juridique du web. Un exemple ? L'absence de cadre juridique de la collection Manuscrit (…) » ;
« (…) En clair, sachez que si vous confiez votre roman à LS, il en fait ce qu'il veut : l'ignorer (la plupart du temps), le copier et le parodier si ça lui chante. Comme me le disait un auteur publié chez LS, « je ne sais même pas comment je vais pouvoir trouver un autre éditeur après être passé chez eux » (…) ».
Je vous rappelle que l’article 29 alinéa 1 de la loi du 29 juillet 1881 dispose que :
« Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l'identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés. »
De même, l’article 29 alinéa 2 de cette même loi définit l’injure comme « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ».
Or, la diffusion de certains de ces messages litigieux impute des faits à mon client qui portent manifestement atteinte à sa considération, celui-ci subissant ainsi un grave préjudice moral et professionnel.
Quant aux autres propos, ils sont manifestement injurieux.
Par conséquent, je vous mets en demeure de cesser toute diffusion des propos diffamatoires et injurieux susvisés, notamment par votre blog.
Je vous mets également en demeure de me faire savoir les mesures que vous entendez prendre pour réparer le préjudice d’ores et déjà subi par mon client.
En l’absence d’une réponse satisfaisante aux demandes susmentionnées sous vingt-quatre heures à compter de la réception de la présente, mon client m’a donné instruction ferme de prendre toutes les mesures propres à assurer la défense de ses droits.
Vous devez de ce fait considérer la présente comme une mise en demeure de nature à faire courir tous les délais, intérêts et autres conséquences que la loi et les tribunaux y attachent.
Par ailleurs, conformément aux règles déontologiques qui régissent mon Ordre, je reste à la disposition de votre avocat pour tout entretien qu’il pourrait souhaiter avoir."
Eh bien, ma réponse est claire: JAMAIS je ne censurerais mon blog. Ce que j'ai dit n'est en aucun cas diffamatoire. Mais comme disait Pierre Jourde à une époque, peut-être vaudrait-il mieux qu'il y ait un procès, histoire de révéler au grand jour les dessous pourris de l'édition...
Je compte sur mes lecteurs pour défendre la liberté d'expression sur le web: relayez l'information, avant que les chiens de garde ne tentent de fermer mon blog...
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